Élodie et Vanessa rouent de coups Sonia dans un bus devant ses enfants

Elles n’ont pas supporté la référence à leur passé. Résultat, pour un coup de sang, ce dossier qui aurait dû rester l’histoire d’une banale querelle de gosses s’est envenimé au point d’atterrir devant le tribunal correctionnel de Rouen.

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C’est donc au cours d’une habituelle balade que Sonia D., jeune mère de famille, s’est fait agresser dans un bus de la ligne T3. Ce 8 mai 2014, elle était accompagnée de ses trois enfants ainsi que d’une amie, elle-même en promenade avec ses enfants en bas âge.

« Ton fils tu ne l’auras pas bien longtemps »

Tout part d’une dispute mineure entre les enfants des deux femmes. Une passagère intervient pour désigner l’un des enfants de Sonia D. comme étant le responsable du conflit. La mère de famille fait volte-face et reconnaît tout de suite l’intervenante. Il s’agit de Vanessa T., 28 ans, une ancienne camarade de classe. Elle est accompagnée de sa sœur Élodie, âgée de 26 ans.

Aussitôt, Sonia D. demande à la jeune femme de se mêler de ses affaires, les choses s’enveniment et la mère énervée finit par faire référence au passé « d’enfants placés » des deux sœurs.

Selon Sonia D., les deux sœurs lui seraient tombées dessus, lui aurait porté des coups et tiré les cheveux, ce qui lui vaudra trois jours d’incapacité temporaire de travail.

L’une des deux sœurs aurait alors soulevé le plus jeune des enfants par les épaules et s’exclamant : « De toute façon, ton fils tu ne l’auras pas bien longtemps. ». Élodie T., elle, endosse l’entière responsabilité des coups portés, arguant du fait que l’évocation de son passé l’a fait sortir de ses gonds.

Vanessa D. est condamnée à une peine d’un mois d’emprisonnement avec sursis, sa sœur Élodie D. à deux mois d’emprisonnement avec sursis.

Paris Normandie

Monique provoque un accident puis crache, mord et écrase les testicules des policiers

Agressivité. Après avoir provoqué un accident, la Vernonnaise de 57 ans avait insulté, mordu et craché au visage des policiers.

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Les rues de Vernon sont calmes en ce début de soirée du 13 février 2015. Il est 19 h 40, il fait nuit. La circulation est fluide. Soudain, à la suite d’un ralentissement rue d’Albufera, une voiture sans permis vient violemment percuter les véhicules arrêtés.

Après un moment de flottement, les différents protagonistes sortent de leur véhicule pour constater les dégâts. C’est alors qu’ils se font vertement invectiver par Monique D., 57 ans, habitant Vernon, conductrice du véhicule en cause.

Accablés d’insultes et de propos incohérents, les victimes décident d’appeler la police. Les policiers ont toutes les peines du monde à extraire la femme de son véhicule, dans lequel elle s’était retranchée, criant par la vitre ouverte : « Je suis handicapée, mon fauteuil roulant est coincé. Pis, vous avez pas intérêt à me toucher », le tout agrémenté de termes choisis, parmi les plus orduriers. Les policiers arrivent à leur fin et la font monter dans leur fourgon.

À peine entrée dans le véhicule, la Vernonnaise griffe un agent à la main, en mord un autre au bras, descend le pantalon d’uniforme de l’un des fonctionnaires, tout en profitant de cette action pour lui écraser les testicules. Sur sa lancée, elle crache au visage du premier agent une glaire sanglante (il sera fait état par la suite qu’elle est porteuse du virus de l’hépatite C).

Ce comportement déchaîné de la contrevenante et son statut d’handicapée ont incité les fonctionnaires de police à faire appel à leurs collègues sapeurs-pompiers pour la prendre en charge. Ces derniers sont accueillis suivant le même protocole et avec la même verdeur verbale.

Le procureur de la République réclame pour cette multirécidiviste (huit condamnations pour les mêmes délits à son casier judiciaire) une peine de douze mois de prison ferme.

Malgré les sourires du parquet à l’énoncé des faits, la prévenue écope de huit mois de prison ferme, de l’interdiction de conduire un véhicule terrestre à moteur pendant trois ans et de la confiscation de sa voiturette.

Paris Normandie

Françoise rouée de coups par son voisin Francis, en allant lui souhaiter bonne année

C’est avec le visage couvert d’hématomes que Françoise, une Noyonnaise de 58 ans, s’est présentée ce vendredi au tribunal correctionnel de Compiègne. Devant les juges, face à son agresseur, elle raconte simplement le jour où elle s’est vue mourir.

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« C’était le 1er janvier. Je suis allée chez Francis, qui habite lui aussi Noyon, pour lui souhaiter la bonne année. Je sais qu’il vit seul avec ses animaux, alors je me suis dit que ce serait bien qu’il ait un peu de compagnie. Nous avons bu un verre. J’avais la tête qui tournait, alors je lui ai dit que je voulais partir. C’est à ce moment-là qu’il a commencé à s’emporter. Je ne pouvais pas sortir de chez lui car il avait enlevé la poignée de la porte. »

Hors de lui, Francis, 73 ans, se déchaîne sur son invitée. Avec une chaise, il la roue de coups, puis la frappe avec ses poings, l’attrape par le cou, par les cheveux… « Je suis allée à la fenêtre pour appeler à l’aide. Heureusement que les secours sont arrivés car il m’aurait tué. Je me suis vue mourir », confie Françoise. Lorsque les sapeurs-pompiers entrent dans l’appartement, ils sont saisis par les nombreuses traces de sang, sur le sol, sur le mobilier. Françoise est transportée à l’hôpital. Elle a les orbites fracturées. « C’est impossible d’opérerm’ont dit les médecins. »

Malgré son petit gabarit, Francis est coutumier du fait. C’était la cinquième fois qu’il comparaissait pour des faits de violences. Sa défense : l’amnésie. « Je ne me souviens plus. » Condamné à dix-huit mois de prison, dont six mois ferme, Francis ne semble pas réaliser qu’il retournera en cellule. Il a pourtant déjà fait de la prison, presque quatre ans au total.

Le Parisien

Adrien et Dorian agressent une femme et violentent la police

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Cinq mois de prison pour un bonnet… Tout a commencé la nuit du 13 décembre 2014, devant le bar English pub, dans le quartier Saint-Leu à Amiens. L’un des fêtards se fait voler son bonnet, et la situation dégénère. Une jeune femme explique aux policiers qu’on lui a déversé un verre de bière sur la tête ; elle dit avoir reçu un coup de poing au visage ; puis avoir été brutalisée à la tête contre une voiture en stationnement. Et alors qu’elle était inconsciente au sol, on lui aurait porté de violents coups de pied.

Sur place, les policiers ont affaire à deux jeunes hommes qu’ils connaissaient très bien : les frères Carpentier, Adrien et Dorian. Ils étaient très alcoolisés. Leur interpellation a été mouvementée. Les insultes ont fusé sur les fonctionnaires. Au commissariat, leur excitation a persisté. À la barre, ce jeudi 14 janvier, les deux prévenus, âgés de 24 et 26 ans, ne reconnaissent que les insultes. Ils nient avoir violenté les fonctionnaires, encore plus avoir agressé la jeune femme.

Adrien Carpentier, déjà condamné à 17 fois, est sanctionné de cinq mois de prison. Dorian Carpentier, écope pour sa part de deux mois de prison.

Courrier Picard

Thierry comparait pour outrage, menaces, violence envers les surveillants de prison

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Il s’agit d’une comparution immédiate. Les derniers faits datent du 31 décembre. Mais Thierry Iguale comparaissait devant le tribunal correctionnel d’Ajaccio, présidé par Marie-Josèphe Muracciole, pour des faits plus anciens mais identiques : outrages, menaces et violences.

Le tout, au sein de la maison d’arrêt d’Ajaccio. Connu pour des faits de violences, des infractions à la législation sur les armes et pour des cambriolages, le quinquagénaire incarcéré depuis un an et demi a demandé un délai au tribunal afin de préparer sa défense.

Au cours de l’année 2015, il s’est fait remarquer à plusieurs reprises par les surveillants ou encore ses codétenus. « Vous comparaissez pour outrage, menaces, violence. Vous avez notamment dit à un surveillant : « Va te faire enc…, allez tous vous faire enc… », tout en lui crachant dessus« , rapporte dans un premier temps la présidente. Le 6 novembre Thierry Iguale aurait d’autre part commis des violences sur un autre détenu.

Mais le 31 décembre, il s’en est à nouveau pris au surveillant de la prison, toujours le même. « Tu es un enc…, je vais te trouver dehors. De toute façon je peux te tuer ici, tu le sais« , relate à nouveau Marie Josèphe Muracciole.

Sans surprise, Marie-Josèphe Muracciole, prononce le maintient en détention en attendant la prochaine audience.

Corse Matin

Junior tabasse avec son père Guy, le papa d’une fille qu’il a violé

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À la barre du tribunal de Verdun, ce mercredi, ils n’ont pas l’air très proches. Normal, ce père et son fils sont en froid. « Mais rien à voir avec cette affaire », souligne Guy*, le papa, âgé de 49 ans. Celui-ci et son fils Junior*, 20 ans, ont d’ailleurs le même avocat : ils doivent répondre ensemble d’actes de violence commis en réunion le 8 mai dernier, à Bouligny. Durant leur procès, qui a duré 1 h 30, le juge Jouanny devait se faire une opinion sur leur culpabilité.

Le soir des faits, Roland*, la victime dans cette affaire, est à la recherche de Junior. Il veut discuter avec lui à propos de sa fille. Une procédure est en effet en cours : Junior est accusé de viol sur la fille de Roland mais aussi de harcèlement au téléphone. Les deux hommes finissent par se trouver. On ne sait pas bien ce qui pousse Junior à rentrer chez lui et à prévenir son père, Guy, de la présence de Roland à l’extérieur. Guy dort paisiblement, ce soir-là : il se lève tôt le lendemain pour travailler. Mais quand il apprend par son fils que Roland est dehors il sort.

S’en suit une bagarre violente entre les deux hommes. Roland écope de 20 jours d’ITT. Guy l’assure, il n’a fait que se défendre :

« Quand je suis sorti il m’a frappé. Et il m’a dit qu’il allait me tuer. » Cette version n’est pas corroborée par la victime mais surtout pas par la femme de Guy. Il a porté le premier coup et il s’est « acharné » sur Roland. Junior, accusé d’avoir immobilisé Roland pendant que son père le frappait a changé plusieurs fois de version.

Elle requiert 4 mois de prison dont deux avec sursis contre Guy, trois mois avec sursis avec l’obligation d’effectuer un travail d’intérêt général de 105 heures.

Vosges Matin

Damien le marié et son cousin Maxime tabassent des invités

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«Je n’oublierai jamais la mariée en pleurs, berçant comme une poupée son gros bouquet de fleurs…», chantait tristement Brassens. C’est ce qu’a dû ressentir la mariée d’un village du Val d’Adour, ce soir du 14 septembre 2013, qui devait être celui du plus beau jour de sa vie et qui a tourné au fiasco intégral. Deux cousins sont à la barre, Maxime et Damien. Ce soir-là, on célèbre le mariage de Damien. La mère de son épouse toute neuve a invité Jean-Claude, son épouse qui a été la nounou de ses enfants et leur fils Vincent. Comme ils ne connaissent pas grand monde, ils restent un peu à l’écart.

Quand on en vient au bal, l’épouse de Jean-Claude veut le prendre en photo. Jusque-là, banal et bon enfant. Mais la mère du marié, qui a déjà un bon coup dans le nez, commence les moqueries. Le fils Vincent s’approche et la traite de «chiante», ce qui n’était certainement pas faux. La maman, courroucée, va se plaindre auprès de son marié de fils.

Lui aussi a déjà bien picolé et il voit rouge : Vincent reçoit une belle baffe et la bagarre commence. Aussitôt, Maxime, le cousin, s’en mêle, ainsi que le père du jeune, Jean-Claude. Voyant que tout cela risque de tourner au vinaigre, Jean-Claude, son épouse et son fils décident de battre en retraire et se dirigent vers le parking.

Mais Damien et Maxime veulent en découdre : ils poursuivent le malheureux Jean-Claude jusqu’à sa voiture. Damien porte un premier coup de poing qui envoie Jean-Claude au tapis. Alors qu’il est à terre, Maxime lui balance un grand coup de pied en pleine face. KO direct, fracture du nez, hématomes sur toute la figure, perte de connaissance. Les pompiers et la police vont débouler à la noce. «Quelle attitude pour un mariage !», déplore la présidente Élisabeth Gadoullet.

Pour Damien : 3 mois avec sursis et mise à l’épreuve pendant 18 mois. Pour Maxime : 6 mois avec sursis et mise à l’épreuve 18 mois. Ils devront indemniser la victime dont le préjudice sera fixé ultérieurement, comme réclamé par Me Claverie, partie civile.

La Depeche

Emmanuelle et son fils Kévin agressent les voisins et les gendarmes et écopent d’un sursis

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« La scène a été sauvage, impressionnante, ubuesque », scande le tribunal pour décrire ce qui s’est passé ce soir-là.

Une femme de 39 ans faisait sa pendaison de crémaillère en compagnie de son fils, d’amis, et de vagues connaissances. Pendant tout l’après-midi, l’alcool coule à gros bouillons et, vers minuit, après d’interminables nuisances, le ton monte. Un groupe d’une dizaine de personnes, la responsable de la crémaillère en tête, va chez les voisins, défonce le portail, frappe les personnes présentes et saccage les abords de la maison.

« Ça a été une nuit terrible pour moi et ma famille », témoigne un jeune père de famille. Sa femme était enceinte : elle a été frappée. Un enfant en bas âge était présent : il a été exfiltré chez d’autres voisins pour le mettre en sécurité tandis que le groupe vociférant tentait d’entrer de force dans le domicile.« Heureusement qu’on a réussi à s’enfermer ».

Une première intervention de la gendarmerie calme le jeu mais, plus d’une heure plus tard, les fêtards continuent de multiplier les nuisances et les militaires sont obligés de revenir. Ils interpellent la mère de famille, en complet état d’ivresse et qui les injurie, et la violence monte d’un cran.

Casque et hachette contre tasers

Les gendarmes sont pris pour cibles par des fêtards au premier étage de la maison qui jettent des projectiles. Ils répliquent avec des gaz lacrymogènes, sortent leurs tasers. Un des prévenus sort avec un casque vissé sur la tête et une hachette à la main. Un autre a une batte de base-ball. Un gendarme a été légèrement blessé.

Devant le tribunal, l’indigence des justifications des prévenus laisse pantois. « J’avais bu et ça me donne mauvais caractère », grommelle Emmanuelle D., la responsable de la crémaillère. « Je ne sais pas pourquoi je suis allée chez les voisins, pourquoi j’ai insulté les gendarmes et pourquoi ça a dégénéré ». Son fils, Kévin P., 19 ans, qui a été reconnu comme ayant porté le casque et la hachette, comme étant le plus excité de la bande : « Moi, j’ai tapé le voisin, c’est tout ». « Et la poubelle, qu’avec d’autres vous avez lancée en l’air ? », demande le tribunal. 

Allant au-delà des réquisitions du procureur de la République, le tribunal a condamné les prévenus tout en les admonestant : « Ne riez pas, à la prochaine comparution, avec des sursis avec mise à l’épreuve délivrés aujourd’hui, vous irez en prison ».

Paris Normandie

Un concierge roué de coups par Brian et Guillaume car excédé par le bruit

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À 9 h 20, la soirée se termine dans la confusion. Le plus petit des deux prévenus à la barre reconnaît du « chahutage » comme il dit, avec les gardiens de l’immeuble où ils faisaient la fête. Son compère parle de « corps à corps » avec les policiers. L’un des plaignants a tout de même subi cinq jours d’incapacité de travail« Nous sommes dans une soirée qui se termine bien tard », énonce le juge. Le 6 juillet dernier, Brian et Guillaume âgés de 23 et 25 ans font donc encore la fête à 9 h passée dans un appartement du Havre.

Excédés par le bruit engendré, les gardiens de l’immeuble interviennent. Rapidement, un coup de poing est porté au concierge masculin qui finit au sol. Il y reçoit de nouveaux coups à la tête. Sa collègue est aussi bousculée. Les policiers arrivent sur les lieux pour interpeller le duo. Brian s’est réfugié sur le balcon. « Il faut aller le chercher alors qu’il s’y agrippe, afin de le ramener dans le logement », décrit la procureure.

Brian se débat et ne se laisse pas menotter. Pareil chez Guillaume qui se plaint d’avoir eu le bras tordu. Les deux garçons, collègues de travail, maintiennent leur version de simple tohu-bohu.

Le juge devra démêler les versions avant le 4 février prochain, date où il rendra son délibéré. Le parquet a requis de la prison avec sursis à l’encontre de prévenus

Paris Normandie

Un musulman injurié et roué de coups alors qu’il récoltait des fonds pour une association

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Un chauffeur de taxi musulman a raconté comment il « pensait qu’il allait mourir » après avoir Subi des injures racistes et des vols en recueillant des fonds pour une association dans le sud de Londres. 

Muj Hussain, 31 ans, était allé collecter des fonds au pub Horseshoe à Thornton Heath le 24 Décembre, quand il a été attaqué.

M. Hussain marchait vers sa voiture à environ 22h30 quand quelqu’un aurait crié «f ****** Paki », avant d’être frappé à la tête et dépouillé des dons qu’il venait de récolter.

« Il m’a certainement ciblé parce que je suis asiatique et parce que je suis musulman. »

«Je pense vraiment que les musulmans britanniques souffrent à cause de cela, vous entendez tout le temps des gens ciblés. »

La police est toujours à la recherche du suspect.

Standard

Jonathan et Quentin, condamnés pour agression, vol et outrage a magistrat

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Deux jeunes Mirapiciens, Jonathan, 18 ans, et Quentin, 22 ans, comparaissaient pour des faits de violence et un vol commis au sein d’une école de Mirepoix, le 21 mai dernier.

La victime et Quentin vivent dans la même résidence. Il ne le supporte pas. Cet après-midi-là, avec son copain, ils aperçoivent un voisin à son balcon, ils l’apostrophent. Quentin grimpe sur le véhicule de la victime et lui jette une pierre au visage.

L’homme, appuyé sur sa béquille, finit par descendre dans la cour. Une bagarre éclate. Jonathan intervient pour défendre son ami. Le voisin a le nez cassé, plusieurs fractures aux phalanges et des plaies. Mais les deux jeunes ne s’arrêtent pas là.

Plus tard dans la journée, ils pénètrent dans un établissement scolaire de Mirepoix et y dérobent de la nourriture. «Pourquoi avez-vous eu cette brillante idée, après cette affaire désastreuse, d’aller à l’école ?», questionne la présidente. «On est en galère, c’est la vie», répond Jonathan. Lorsque les gendarmes se rendent au domicile de Quentin, ils trouvent une petite plantation de cannabis, une matraque télescopique mais aussi la carte bleue de la voisine… Il l’a trouvée, et l’a gardée, reconnaît-il.

«Sortez les mains de vos poches», lui demande à nouveau la juge assesseur. «Non désolé j’ai pas envie. Vous ne me respectez pas je vois pas pourquoi je vous respecterai». Claude Cozar, le procureur, signale l’outrage à magistrat. La présidente, elle, demande l’évacuation du jeune homme. Quentin a été condamné à dix mois de prison avec mise à l’épreuve pendant deux ans, interdiction de paraître dans la résidence, d’entrer en contact avec la victime, obligation de soins, de travailler et d’indemniser le voisin. Jonathan, pour sa part, écope de six mois de prison avec sursis et mise à l’épreuve.

La Dépêche

Thomas casse une bouteille de vodka sur son ami qui refuse de lui faire une fellation

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Le 6 décembre 2015, à Ouveillan (Aude), une soirée alcoolisée a mal tourné. Thomas a écopé d’un an de prison ferme, il a été écroué pour des violences sur une connaissance récente. De cette soirée du 6 décembre, le prévenu, Thomas, un Narbonnais 34 ans, ne se souvient de rien.

Le prévenu était invité ou « s’était invité » chez une connaissance récente à Ouveillan. « Vous connaissiez G. depuis 3 à 4 jours », a relaté la présidente. Un lien se tisse alors car la victime se chauffe au bois et le prévenu lui en propose.

« Vous l’avez frappé avec une bouteille de vodka »

Alors la présidente du tribunal a voulu rafraîchir la mémoire défaillante du prévenu sur le déroulement des faits :

« Quand vous êtes revenu des WC, vous vous êtes mis sur le canapé et vous lui avez demandé de vous faire une fellation. Puis vous l’avez frappé avec une bouteille de vodka avant de la lui casser sur la tête. Ça vous dit quelque chose ? ».

Le procureur de la République, David Charmatz, a rappelé les « six pages du casier judiciaire » du prévenu, ainsi que la demande du juge d’application des peines pour une révocation de sursis.

Car Thomas est loin d’être un inconnu des services judiciaires : six condamnations pour violence, deux pour stupéfiants, une pour vol.

Le tribunal a condamné Thomas à un an de prison ferme avec mandat de dépôt et révocation de son sursis.

Midi Libre

Adrien, Jeffrey et Marine, un trio machiavélique qui rackettait une jeune femme

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La victime vit chez ses parents à Fontaine-Bellenger. Elle est aide ménagère, et son entourage avait toujours considéré que ses relations amicales, datant du CFA, ne pouvaient qu’apporter de la joie à cette grande fille dite « fragile », que le trio sortait en balades ou en discothèque.

Surtout Adrien B. (20 ans actuellement) qui passait pour être son amoureux et l’aurait rendue un peu dépensière. Elle succédait à l’affection de Marine M. (19 ans) partie dans les bras de leur copain commun, Jeffrey D. (19 ans) de Guichainville, comme Adrien.

Totalement sous le charme de ce dernier, Virginie ne rechignait pas à « participer » aux dépenses du petit groupe. Elle se fit ensuite rouler grâce à une fausse facture (émise par son copain) pour un vélo loué à Rouen et pour lequel on réclamait 250 €. Puis Adrien se retrouva en prison d’octobre 2014 à mai dernier pour un an ferme, suite à un vol avec violence et destruction. Il était devenu « gradé » dans la délinquance, et encore plus avide d’argent pour régler ses besoins en cannabis.

D’ailleurs, depuis le printemps 2014, il s’était approché d’elle pour être plus près de son porte-monnaie, souligne la présidente, Marie-Christine Devidal. D’abord insistant pour obtenir 20 €, le Roméo devint menaçant, en compagnie du couple Jeffrey-Marine qui l’accompagna pour des retraits de fonds à Gaillon, au distributeur bancaire. Une dette de 800 € de shit incitait Jeffrey à se joindre aux besoins de son copain.

Entre l’amour fou et la crainte de déplaire, la pression… jusqu’aux menaces de rupture, Virginie (qu’ils ont avoué surnommer « la cinoque ») ne savait plus qu’obéir, sans rien dire à ses parents inquiets toutefois de lui voir perdre quatorze kilos en trois mois.  A la fin d’octobre, et en trois fois, elle avait payé 770 €, puis encore 250 € et encore 40 € le 4 novembre, vidant son compte. Une autre alerte pour les parents.

Son père, artisan-électricien, ému par l’apparente détresse de sa fille, recevant des SMS menaçants ou injurieux, ne pouvait pas déposer une plainte pour elle. Les amis l’avaient initiée à leurs fumeries, et Virginie refusait de les dénoncer. Pourtant, elle les mit au courant de l’installation de caméras de surveillance installées autour de la maison.

Le trio arriva chez elle le 29 novembre pour exiger cette fois 150 €. En forçant sa porte et avec quelques claques plus convaincantes, ils parvinrent à embarquer la jeune femme en voiture. Mais comme elle n’avait plus sa carte bancaire (détruite par son père), Virginie ne pouvait rien donner, même sous la menace d’être « enfermée toute la nuit dans une cabane en forêt ». Elle promit par contre de se rendre avec eux à Gaillon, à l’ouverture de l’agence, dès le matin suivant.

A 11h10 ce même jour, les trois extorqueurs étaient interpellés. Toutes les preuves de leur sinistre activité, et les images de leurs violences pour enlever leur victime, purent compléter les messages (SMS) de demandes d’argent, de rendez-vous et menaces attestées par les relais téléphoniques.

La victime, épaulée par Me Christelle Beauvalet, reste atteinte d’une « grosse empreinte psychologique » à mesurer, dans ce scénario monté depuis deux ans contre la « gentillesse de Virginie abusée, droguée, passée à tabac, harcelée et même menacée d’être conduite… à la prostitution ! » selon l’avocate. Elle va plaider le « psychisme détruit » de la jeune fille incapable de dire un mot, qui vient de vomir avant d’entrer dans le prétoire (!) persuadée, encore, qu’ils « vont la tuer ».

Adrien B. écope au final de trois ans de prison dont un avec sursis ; Jeffrey D. est condamné à trente mois de prison, dont dix-huit avec sursis ; Marine M. prend dix-huit mois de prison, dont douze avec sursis. Tous les trois seront soumis à la mise à l’épreuve requise et conduits à exécuter la partie ferme, immédiatement, sur un mandat de dépôt, soit respectivement vingt-quatre, douze et six mois, sans possibilité d’aménagement des peines.

L’Impartial

Fabrice frappe sa concubine, agresse ses voisins et jette des tuiles sur les gendarmes

Deux équipages de gendarmerie, un négociateur, une rue barricadée… La place François-Mitterand a connu un déploiement de forces de l’ordre d’une rare ampleur lundi matin. La cause ? Un Saint-Polois de 40 ans qui dit avoir « pété les plombs » et a agressé sa compagne, des voisins et les gendarmes. Il a passé le réveillon en prison.

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« Qu’on me condamne et c’est tout », lâche-t-il à une présidente Élise Hibon déjà agacée par l’absence de réponses. « Oui, mais pour ça, encore faut-il discuter des faits ! » Car il y en a : Fabrice Lebougre est entré dans un déchaînement de violences dans la nuit de dimanche à lundi.

« Une nuit où elle subit tout un tas de violences »

D’abord à 18 heures dimanche, quand une dispute l’oppose à sa concubine. Il sort de son domicile pour rendre visite à des voisins, qui feignent d’être absents. L’homme aurait alors envoyé un projectile à travers leur vitre, cassant leur chaîne hi-fi. Les gendarmes interviennent une première fois dans le quartier.

Un peu plus tard dans la soirée, il s’en serait cette fois pris aux volets d’autres voisins. Il aurait deux couteaux dans les mains. L’un des habitants tente de le désarmer avec un balai, sa voiture subit des coups… Nouvelle intervention des gendarmes.

L’individu rentre à son domicile, commence à boire du pastis. « Votre concubine décrit une nuit où elle subit tout un tas de violences », résume la présidente. Des baffes, des insultes, des crachats, des coups de pied… Les enfants entendent tout depuis leurs chambres. La mère de famille, effrayée, n’appelle les gendarmes qu’à l’aube, quand il lui met un couteau sous la gorge. Visiblement déterminé.

« Ça aurait pu tuer un gendarme »

Deux militaires débarquent à 6heures. Ils tombent nez à nez avec l’individu, armé d’un couteau. Ils font sortir la femme et les enfants. Mais le dialogue engagé n’y fait rien. Fabrice Lebougre les menace, se réfugie sur le toit. Envoie des tuiles, une centrale vapeur, et d’autres objets sur les gendarmes. D’où le déploiement hors normes et le recours à un négociateur. « Vous jetez tout ça de l’équivalent d’un troisième étage. Ça aurait pu tuer un gendarme ».

Il saccage encore la toiture de son voisin, pour se réfugier dans le grenier. La maison est évacuée. « Il a effrayé ma famille. À côté, il y avait mon enfant d’un an et demi », témoigne le locataire. À 10heures du matin, avec 1,12 g d’alcool dans le sang. « Ils ont été très pros, félicite la procureur. À aucun moment ils n’ont blessé ce monsieur. »

Le forcené, avec 17mentions au casier, est en récidive sur quasiment tous les faits qui lui sont reprochés. Il a passé son réveillon en cellule, pour commencer à purger une peine de 30 mois de prison, dont six avec sursis et mise à l’épreuve, avec obligation de travail, de soin et d’un suivi psychologique.

La voix Du Nord

Guillaume et Franck attaquent au couteau un gérant d’une supérette

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Pour une simple pochette contenant des documents sans valeur. Le responsable d’une supérette de Lillebonne a été attaqué en mai 2008 par deux individus armés de couteaux. Ils ont porté leurs lames à sa veste. Parce que celle-ci était renforcée pour la pratique de la moto, elle a amorti les coups. « Cet homme a certainement eu la vie sauve grâce à ce détail ».

Il cambriole un bar, un coiffeur…

Il s’agit essentiellement de vols par effraction dans le même quartier de Lillebonne où le Havrais résidait à l’époque. Avec un ou deux complices, dont un mineur, il cambriole un bar, un commerce de vêtements, un coiffeur… Ils pénètrent par une porte ou une fenêtre après avoir pratiqué une pesée. Ils volent des dizaines de bouteilles, des habits de marques à la mode, des cosmétiques. Une étiquette de vêtement sera retrouvée dans la cage d’escalier de Guillaume identifié aussi par un témoin.

Le gérant de la supérette est attaqué au petit matin. Il chute au sol. Quand il parvient à se dégager, il est encore agressé par le duo aux couteaux. Il finira par lâcher sa sacoche dont les protagonistes ne tireront aucun bénéfice.

Guillaume, est condamné à deux ans de prison dont la partie ferme est couverte par la préventive. Le mineur a déjà été jugé de quelques complicités par le tribunal pour enfants.

Par la correctionnelle, Franck, autre majeur, est reconnu coupable d’avoir aidé Guillaume dans un cambriolage. Avec vingt-cinq antécédents pénaux, il écope de dix mois ferme. Deux receleurs de biens dérobés étaient également poursuivis.

Paris Normandie

Johann, Steve et Tom jugés pour braquage et agression avec arme

DDM T BORDAS TOULOUSE LE 17NOV2014 UN HOMME GAGOULET A BRAQUE LE PETI

«La violence a commencé avant même qu’il n’y ait quoi que ce soit. J’ai été frappé tout le long, se souvient, devant les juges, le gérant d’une supérette de Gonfreville-l’Orcher, près du Havre, braqué le 24 novembre 2014.

Aussitôt, le quinquagénaire est gazé. « Je n’y voyais plus rien », résume-t-il. Parce que cela ne suffit pas aux braqueurs, le plus grand cogne.

Pendant que le premier frappe, les deux autres cherchent de l’argent et des bouteilles d’alcool. Le tiroir-caisse est vide. Ils se rabattent sur un rangement où se trouvent quelques dizaines d’euros et des jeux à gratter. Enfin, les voleurs vont finir par repartir, sous les yeux d’un témoin. Près de l’église, ils appellent un taxi pour redescendre au Havre.

Les enquêteurs remontent à Johann Jaisson, instigateur du braquage aux six antécédents pénaux. Chez lui, on retrouve un plan du déroulement du vol griffonné sur un papier, au cours de la soirée précédente.

Dans cette bien mauvaise affaire, son frère Steven l’a suivi et a gazé le commerçant.

Tom Brenant, dix condamnations au casier dont l’une aux Assises, a aussi violenté.

Trois ans de prison ferme sont prononcés à l’encontre de Johann et de Tom. Ils sont récidivistes du vol, contrairement à Steven qui écope de dix-huit mois ferme et d’autant avec sursis.

Paris Normandie