Céline jugée pour avoir tué par asphyxie ses 3 enfants

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Une mère d’une trentaine d’années, accusée d’avoir tué en 2013  par asphyxie ses trois garçons de 18 mois à six ans, est jugée à partir de lundi devant la cour d’assises de Saône-et-Loire.

L’affaire remonte à novembre 2013. La grand-mère, inquiète de ne pouvoir joindre sa fille, dépressive de longue date et en instance de séparation, passe à l’improviste dans le petit pavillon de la famille à Gergy. C’est elle qui découvrira les corps de ses trois petits-fils, morts par asphyxie sur leur lit. Les enfants, des jumeaux de 18 mois et un garçonnet de six ans, issus de deux unions différentes, ne présentent aucune trace de violence.

Céline Rubey, mise en examen pour « meurtre sur mineurs » de moins de 15 ans, encourt la réclusion à perpétuité.

La Provence

Déjà condamné à 39 reprises, Emile arrêté pour tentative de vol

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Déjà condamné à 39 reprises, Emile était à nouveau hier, présenté en comparution immédiate pour tentative de vol à la roulotte devant le tribunal correctionnel d’Avignon.

Samedi, Emile, dont le casier est si rempli que la présidente Nesme a demandé à la représentante du parquet de lui faire grâce de sa lecture, a une nouvelle fois était interpellé par les policiers de la Bac, rue du Rempart saint-Lazare. Il était en train de fouiller à l’intérieur d’une voiture.

En attendant, Emile qui s’exprime avec beaucoup de difficulté et qui parfois est carrément inaudible a été incarcéré. Il sera jugé le 29 décembre prochain.

La Provence

 

Frédéric frappe une fille car elle a refusé ses avances

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Un homme comparaissait devant le tribunal correctionnel de Monaco pour avoir brutalisé une jeune fille qu’il courtisait et qui avait refusé ses avances. 

Drôle de méthode de drague! Frédéric manifeste à sa manière sa domination masculine. Jusqu’à frapper l’élue de son cœur qui a osé repousser ses avances ? C’est la question qui a été soumise à l’appréciation du tribunal correctionnel de Monaco.

Le prévenu, un pompier volontaire presque quadragénaire et à la recherche d’un emploi, a écopé de quinze jours de prison avec sursis pour violences et voies de fait.

Il invite deux jeunes filles à boire

La scène se passe dans la nuit du 4 au 5 août dernier, route de la Piscine. Cet homme passe la soirée devant plusieurs verres à La Brasserie. Il lie connaissance avec deux jeunes filles, puis les invite à La Rascasse où il leur offre à boire. Après plusieurs consommations, ces dames quittent l’établissement. Frédéric leur court après.

Il tente de remettre une des femmes à sa place

Il les rattrape au niveau du port. Une dispute violente s’ensuit, au cours de laquelle il tente de remettre une des femmes à sa place en lui montrant bien qu’elle ne peut échapper à son courroux ni à son emprise. Il attrape alors sa victime par les épaules et la jette brutalement à terre.

 Nice Matin

2 jeunes maghrébines « filles de Harkis » agressées par des individus qui chantaient la Marseillaise en faisant le salut nazi

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Trois jeunes femmes ont été insultées et agressées samedi soir par plusieurs individus. «Ils nous ont dit : «Rentrez chez vous les Arabes» en chantant la Marseillaise.»

«Ça a commencé dans la boîte de nuit par des insultes du style: Rentre chez toi l’Arabe. Puis ça a continué dehors au fumoir. Les videurs nous ont mis dehors avec nos agresseurs et là, il y a eu les coups.» Gifles, coups de poing. «Ils chantaient la Marseillaise en faisant le salut nazi. On leur a dit qu’on était autant françaises qu’eux. Cela n’a pas suffi.»

Fouzia, 24 ans, et Ouarda, 30 ans, se sont fait agresser parce qu’elles sont d’origine maghrébine. «Nous sommes petites-filles de harkis. Nous avons un travail. Nous sortons parce que nous en avons la liberté, nous ne cherchons pas de problèmes. Les gens nous connaissent pour ça.» Avec elles, samedi soir, en boîte de nuit, Léa, 18 ans, qui a aussi pris des coups «parce qu’elle était avec nous tout simplement».

La rixe a été stoppée avec l’arrivée de deux voitures de policiers, ce qui a mis en fuite les agresseurs. Les jeunes filles se sont rendues à l’hôpital où cinq jours d’ITT ont été prescrits pour chacune d’elles. Hier matin, elles ont porté plainte au commissariat.

Fouzia et Ouarda, deux jeunes femmes belles et libres, comme peuvent l’être toutes les jeunes femmes françaises, ce que le monde nous envie, affirment : «Maintenant, nous n’avons plus envie de sortir de chez nous. Ce qu’il va se passer, c’est que nous irons travailler et de suite après, nous rentrerons».

Elles revendiquent leur appartenance à la France et à ses valeurs : «Il n’est même pas question d’intégration, nous sommes françaises depuis toujours.»

Peut-être plus encore que les coups qui leur ont été portés, que l’humiliation qu’elles ont subie, c’est l’indifférence générale des spectateurs lors de l’agression qui a choqué les jeunes femmes.

La Depeche

Kevin et Romain tabassent violemment leur ami pour une histoire de saucisson

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Le 16 octobre dernier, Kevin et Romain se rendent donc à Gruissan chez la future victime, avec laquelle ils avaient sympathisé peu de temps auparavant. Une soirée placée sous le signe du cannabis et d’une surconsommation d’alcool

Si au départ, tout se passe bien, l’apéro Playstation entre potes bascule soudain dans une agression acharnée de l’occupant de l’appartement.

Les lectures du récit de la victime et du certificat médical décrivent simplement une ahurissante pluie de coups. De poings, de pieds. Au visage, au nez, au thorax, dans les côtes.

Il y eut aussi une bouteille brisée sur le crâne, et un coup de couteau qui entailla la main et le poignet.

Un calvaire de plusieurs heures, avant que le Gruissanais ne parvienne enfin à s’enfuir de son domicile. Il resta longtemps caché dans un fourré avant d’oser enfin, au petit matin, taper à la porte d’un voisin.

Mais des deux prévenus, qui a fait quoi ? Romain, 31 ans, reconnaît à la barre l’attaque au couteau et la bouteille brisée.Le tribunal : ce dernier retiendra bien, in fine, la qualification de « violences en réunion ».

Sauf que Kevin n’était pas seulement poursuivi pour cela. « Il a aussi contraint la victime à s’agenouiller », affirme Me Muriel Mignot, l’avocate de la partie civile. « Lui maintenant la tête, le prévenu a mis son sexe dans la bouche de mon client et a cherché à lui imposer une fellation« . Celle-ci n’a pas eu lieu : à l’issue de l’enquête, les faits de viol furent donc requalifiés en agression sexuelle.

 Kevin, lui, dément avec force. « A l’apéro, on s’est disputé pour une histoire de saucisson. »

Midi Libre

Régis jugé pour avoir tué son épouse et mis son corps au congélateur

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Le drame conjugal de Taron-Sadirac-Viellenave ouvre la nouvelle session de la cour d’assises des Pyrénées-Atlantiques ce matin, à Pau.

Le 12 décembre 2013, Régis Lanne-Touyagué, 59 ans, a tué son épouse après une rencontre durant laquelle la femme de 54 ans lui a confirmé sa volonté de le quitter. Il avait ensuite dissimulé son corps dans un congélateur, lui-même caché sous un tas de bois, avant de conduire le véhicule de la victime jusqu’à Pau.

Régis Lanne-Touyagué comparaîtra ce lundi matin dans le box des accusés. Son fils et sa fille seront sur les bancs des parties civiles, en compagnie du père de Marie-Claire Lanne-Touyagué, et du compagnon avec lequel la victime entendait refaire sa vie.

Infirmière, Marie-Claire Lanne-Touyagué avait quitté l’Ephad de Garlin le 12 décembre, à 16 h 45, à la fin de son service. Son nouveau compagnon s’était inquiété de ne pas la voir revenir et avertissait la gendarmerie le lendemain matin.

Sud Ouest

Montpellier : des étudiants agressés par des identitaires ?

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Des étudiants ont été la cible d’une attaque en règle dans la nuit de vendredi 20 à samedi 21 novembre, au Peyrou.

« Ils venaient vraiment pour se battre, pour faire la chasse aux hippies. Ils en prenaient un et le passaient à tabac. C’était d’une rare violence avec des insultes racistes contre les rebeus. » Cet étudiant de 20 ans n’en revient toujours pas. Avec ses camarades de promotion, ils ont été la cible d’une attaque en règle dans la nuit de vendredi 20 à samedi 21 novembre.

« Des gens comme toi salissent l’Europe »

Vers 1 h 30, ces élèves en licence de théâtre à Paul-Valéry se trouvaient au Peyrou pour terminer leur soirée d’intégration. Certains faisaient de la musique et l’ambiance était bon enfant entre cette quarantaine de personnes. « Un groupe est arrivé et ils ont commencé à vouloir se battre, rapporte une autre étudiante, typée asiatique, qui s’est enfuie en courant avant d’être prise pour cible. Elle n’a rien eu.

Il se revendique des Jeunesses identitaires

« Mais une copine, Antillaise, a été agressée par des individus qui lui ont dit : “T’es fière d’être noire ? Des gens comme toi salissent l’Europe, reste chez toi”. Et un autre a eu le nez et des dents cassés. »

Selon l’étudiant de 20 ans, des coups de matraque télescopique et de casque de moto ont été portés, des bouteilles en verre jetées sur eux et une victime s’est retrouvée un couteau sous la gorge. Après la bagarre, il raconte qu’un des agresseurs a été attrapé et s’est revendiqué des Jeunesses identitaires, issu du Bloc identitaire, mouvement radical d’extrême droite. Tous les plaignants devaient déposer plainte dimanche 22 ou ce lundi 23 novembre.

Midi Libre

Qui est l’homme qui a abattu un douanier à Toulon? Il s’appelle Nicolas Philippe

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Il est 11 heures lundi lorsque cinq fonctionnaires des douanes, accompagné par un officier de police judiciaire, se présentent devant l’immeuble de Nicolas P., à Toulon. L’opération, « qui ne présentait pas de dangerosité particulière » selon une source judiciaire, vise à questionner le jeune homme, âgé de 28 ans, sur un colis suspect dont il est le destinataire. 

Dans ce paquet, intercepté à l’aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle en fin de semaine dernière, les douaniers ont trouvé une culasse d’arme de type fusil d’assaut M-16, en provenance des Etats-Unis.

Alors qu’ils pénètrent dans l’immeuble, les fonctionnaires se retrouvent face à Nicolas Philippe, vêtu d’un gilet pare-balles et armé « vraisemblablement d’un Glock 9mm », selon le procureur de Toulon, Xavier Tarabeux. Immédiatement, le jeune homme ouvre le feu, touchant mortellement Pascal Robinson, 41 ans, chef de groupe à la direction des enquêtes douanières de Marseille. Un deuxième douanier à ses côtés est blessé, mais réussit à riposter.

« L’auteur des coups de feu s’est alors emparé d’une autre arme de type réplique M-16 avec laquelle il s’est enfui. Il a ensuite ouvert le feu à l’encontre des forces de police, qui sont intervenues rapidement, avant de se diriger vers un parc, situé à proximité de son domicile. Dans ce parc, il y a eu un nouvel échange de coups de feu, au cours duquel un fonctionnaire de police a été blessé au bras. Le suspect a finalement été interpellé », détaille le magistrat en charge de l’enquête.

BFMTV

Stéphane condamné pour agression sexuelle sur une fillette de 6 ans

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Stéphane Thierry, trentenaire cargésien, répondait des faits « d’agression sexuelle » sur mineur de quinze ans. D’une voix de stentor où l’on ne sent pas poindre l’émotion, le président Jean Leandri expose les faits avec une froideur clinique : « En l’espèce en rejoignant la fille de votre compagne, née en décembre 2006 et donc âgée de six ans au moment des faits, sous la douche et frottant son dos et ses fesses contre votre sexe en érection. »

La nouvelle compagne du prévenu a deux enfants, un garçon et une fille, qui vivent avec leur père et viennent passer les vacances chez leur mère.

« Après les vacances de février 2013, la petite fille rentre chez son papa. Son frère dit alors à son père qu’il s’était passé quelque chose avec sa soeur », informe le président du tribunal, avant de lire les déclarations de l’enfant pour plus de « précision » :

« Ma soeur m’a dit que lorsqu’elle allait prendre sa douche Stéphane allait la retrouver et frottait son zizi contre elle dans la douche mais qu’il fallait le dire à personne. »

Vous décrivez que vous êtes obsédé par le sexe », poursuit le juge Leandri au motif que le détail est « éclairant pour la personnalité ».

« Libido très exigeante »

Interrogé sur les raisons de ses gestes, le prévenu assure ne « pas avoir d’attirance pour les enfants », ce que confirment les rapports d’expertises psychiatrique et psychologique.

S’il n’a pas d’explications sur l’épisode de la douche, le prévenu assure que cela s’est passé « une seule fois ». Le magistrat oppose que la fillette a présenté des troubles dès le mois d’octobre 2012, avec du psoriasis et un décrochage scolaire.

Jusqu’à une « anorexie mentale » qui nécessitera une hospitalisation et un placement sous perfusion.

Corse Matin

 

« Les paroles sont hyper fortes. Il y a 6 couplets et on vous égorge », Érika Moulet s’oppose à la Marseillaise

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Pour la nouvelle chroniqueuse de Cyril Hanouna, l’hymne national ne correspond pas à l’esprit des Français. Un avis que ne partage pas la plupart des chroniqueurs de Touche pas à mon poste !.

Mercredi soir, les chroniqueurs de Touche pas à mon poste! sont revenus sur l’émotion ressentie au moment où les joueurs de l’équipe de France de football ont entonné la Marseillaise dans le stade de Wembley la veille. Tous s’accordent pour saluer ce symbole républicain… A l’exception d’Érika Moulet.

Pour l’ex-journaliste de LCI, les paroles de l’hymne national, trop violentes à son goût, ne correspondent pas à l’esprit des Français: «Les paroles sont hyper fortes. Il y a 6 couplets et on vous égorge. Je trouve que l’hymne national français n’est pas bon pour des moments de paix.» On sent alors un malaise et une certaine tension sur le plateau.

Thierry Moreau est le premier à la contredire: «C’est bien de défendre la liberté aujourd’hui même si les mots sont un peu guerriers». Cyril Hanouna ne partage pas non plus l’avis de la jeune femme: «On ne va pas changer la Marseillaise quand même». Une question sur laquelle la nouvelle chroniqueuse de l’émission de D8 aimerait réfléchir.

Le Figaro

« On peut être nazi, mais un nazi stylé ». Quand les fascistes d’Europe se donnent rendez-vous à Rungis

Samedi 14 novembre, le Gud avait filé un rencard aux partis nationalistes européens, pour refaire le monde et faire la fête près de Paris. Un rassemblement évidemment interdit aux journalistes. Reportage.

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Ça déconne sec dans la voiture. Il y a Sophie*, il y a Jean et puis moi, journaliste infiltré. On part tous de la région Centre, pas loin de chez « notre pucelle nationale ». Un bon petit convoi de patriotes en ce samedi 14 novembre. On roule vers Rungis, dans le Val-de-Marne, « un département de bougnes ! » (bougnoules) hurle Edouard, bras tendu. Tout le monde éclate de rire en frappant des mains.

C’est là que se tient le congrès européen du Gud. Le deuxième du nom. Gud pour Groupe Union Défense, syndicat d’extrême droite nationaliste révolutionnaire, célèbre pour ses actions violentes et un temps interdit.

Au programme, une ribambelle de groupes de l’ultra droite européenne. En Guest Star ? Aube Dorée, la sulfureuse bande néonazie grecque. A part ça, des groupes d’Italie, d’Espagne, de Chypre, de Belgique, de Russie, d’Afrique du Sud, et avec, son cortège de militants.

Jean, 21 ans, les phalanges déjà abîmées

Forcément, tout le monde est impatient. Surtout Jean. Il a envie d’en découdre. Traduction : des ratonnades. Jean, c’est le plus excité de la bande. Il est tout jeune, 21 ans,  les phalanges déjà abîmées, quelques bagues au doigt et des marques de la tête aux pieds. Bien sapé. Le mois dernier, il a failli se faire la nana « d’un enculé de nègre ».

« On peut être nazi, mais un nazi stylé. »

Et c’est parti pour une séance de saluts hitlériens sur fond de musique punk glorifiant le Maréchal Pétain.

Entre blancs

On arrive vers 12 heures. Déjà une centaine de personnes présentes. Des jeunes, des vieux, des femmes et des gamins. Beaucoup de tatoués, surtout des crânes rasés, tous ou presque habillés de sombre. J’aime pas les clichés mais là, il y a une belle photo à faire. Ça fume des clopes, ça boit des bières et mange des saucisses « 100% porc ».

Ça discute attentats de la veille mais pas trop.

C’est la guerre là, il faut prendre les armes. On a la chance d’être entre blancs donc parlons-en … », propose un ancien qui n’a pas le temps de conclure.

Tout le monde se retourne. Stupéfaction. Voilà qu’arrive Logan Dijan, leader du Gud. Un tatouage qui ressemble fort au blason de la division SS Charlemagne sur le bras gauche. Il donne quelques consignes, un peu tendu. Dit qu’il ne veut pas en voir certains traîner ici. Tu m’étonnes, début octobre, il a cogné l’ancien leader du Gud à son domicile. Une castagne qui l’a envoyé éphémèrement derrière les barreaux.

« Pas de poing américain, pas de couteau ? »

Elam ouvre la première partie consacrée à l’actualité européenne. Elam, c’est un parti chypriote grec se vantant d’être « l’Aube Dorée » de Chypre. Il faut « reconquérir les territoires », lance-t-il, et « retrouver la liberté avec les mains et le sang ». Dans leur cas, expulser les turcs de l’île. Les gens hochent la tête, ça plait, applaudissements nourris dans une ambiance quasi militaire.

Au tour de Casapound de s’exprimer, parti fasciste italien, et de son leader, Gianluca Iannone, un géant à la longue barbe poivre et sel façon cascade de ruisseaux. Lui aussi dira de l’immigration que c’est un « venin ». Idem pour Aube Dorée juste après, qui rendra même hommage à ses militants emprisonnés. Rien, pour les victimes de l’attentat qui a frappé Paris la veille. Rien, à part qu’ils l’avaient « prévu », tous.

Surtout Hervé Van Laethem. C’est le fondateur de Nation, un mouvement identitaire belge prônant la rémigration.  « avant-garde de l’Europe et premier rempart contre le Djihadisme ». Et jure que « l’Europe vaincra ».

Oui, mais comment ? Au tour du Gud d’apporter un fragment de réponse dans son « plaidoyer pour une jeunesse rebelle ». « Les peuples blancs de la planète doivent s’unir (…) car nous ne sommes pas tous égaux », avance le jeune porte-parole.

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Fans de la Wehrmacht et de Jean-Marie Le Pen

En parlant d’arme, Jean veut me montrer quelque chose. Ça tombe bien, c’est la fin. Il file vers sa voiture, ouvre sa boîte à gants et brandit façon trophée une matraque télescopique « toute neuve ».

Près du stand de livres, là où ça vend du Robert Brasillach sans trompettes. A l’écart, là où des skins écoutent un chant de la Wehrmacht sous un ciel vidé d’étoiles. Dehors, où on adule Jean-Marie Le Pen au terme d’une journée sans soleil. Là près des toilettes, où sa fille « Marine est une pute » et le FNJ « une bande de bourgeois sans consistance ». Dans la salle des concerts, où une jeune femme fluette arbore un t-shirt « 88 » (pour « Heil Hitler »). Là enfin où des bras se lèvent comme des grues, formant un essaim de saluts nazis bourdonnant au rythme des basses.

L’Obs

Musulmans et laïcité: le troublant intégrisme de Marion Maréchal-Le Pen

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Marion Maréchal-Le Pen estime que les musulmans ne peuvent avoir le même rang que les catholiques en France. Le propos fait polémique. Mais pour la députée du Vaucluse, c’est l’ensemble de la société qui devrait se plier à la vision d’un catholicisme intégral.

Marion Maréchal pense que les catholiques sont au-dessus de tout. Y compris de la République. C’est en ce sens qu’il faut lire et comprendre sa dernière sortie dans le journal Présent, relative à la supériorité des catholiques sur les musulmans : « Il faut accepter de définir et de revendiquer quel est notre héritage et quelle est notre identité. Ça passe par l’affirmation de notre héritage gréco-romain et chrétien. Il faut dire que la France est une terre culturellement et très longtemps spirituellement chrétienne ».

Et de décréter: « Et dans ces conditions, si des Français peuvent être musulmans et exercer leur foi, il faut qu’ils acceptent de le faire sur une terre qui est culturellement chrétienne. Ça implique aujourd’hui qu’ils ne peuvent pas avoir exactement le même rang que la religion catholique ».

En vérité, elle ne subordonne pas seulement les musulmans aux prescriptions de la religion catholique (en tout cas à l’idée qu’elle s’en fait) mais l’ensemble de la société, y compris la République elle-même.

En octobre dernier, Marion Maréchal Le Pen a été l’invitée d’une émission diffusée sur Radio Courtoisie (en partenariat avec le site ultra catholique le Salon beige). Dans ce « Libre journal de la Résistance » (sic) la nièce de Marine Le Pen a pu, durant près d’une heure et demie, livrer le fonds de sa pensée politique.

Premier temps fort de l’entretien, le mariage civil, qu’il faudrait démolir. « Pourquoi garder le faux mariage et le PACS ? », commence par demander Grégoire Boucher à Marion Maréchal-Le Pen.

Réponse : « Y a une aberration qui est un héritage de la Révolution française qui fait qu’on est obligé de se marier à la mairie avant de pouvoir se marier religieusement. A quel titre? Je ne sais pas. Je trouve ça scandaleux, après tout on pourrait recevoir un sacrement sans devoir demander l’autorisation à la République française ».

Et d’ajouter: « Je vous signale qu’un certain nombre de musulmans n’ont pas ces complexes sans que la République en soit choquée… (…) Le complexe c’est pas leur truc… En revanche, c’est vrai qu’il y a énormément de mariages musulmans qui sont fêtés et qui ne sont pas passés par la mairie civile en amont sans que la République n’y trouve rien à redire ou s’en donne les moyens… Et peut-être que les catholiques ne devraient plus se laisser faire et réagir afin de forcer le débat à ce sujet-là ».

Deuxième temps fort, la suprématie de la religion catholique sur la République et les Droits de l’Homme.

« On a des gens qui iront mourir contre nous pour Allah, a-t-on en face envie de mourir pour la République ou pour la laïcité quand on voit comment ces termes ont été vidés de leur sens ? »…

Le débat ainsi posé, Marion Maréchal Le Pen s’en prend à l’Eglise catholique, notamment à la conférence des évêques de France, au motif qu’elle aurait renoncé à la supériorité du catholicisme sur les autres religions: « Au prétexte d’un relativisme que moi je combats, y compris en politique, pas seulement dans le domaine spirituel, qui voudrait qu’il n’y ait pas de vérité que finalement tout se vaut (…) et que finalement croire le Coran, la Torah ou la Bible serait équivalent à partir du moment où l’on croit. Je ne crois pas que Jésus Christ soit venu mourir sur terre pour porter un message qui aurait été remplacé quelques siècles plus tard par le prophète Mahomet« .

« Je combats la laïcité »

Enfin, dernier temps fort de l’entretien, la question de la fonction et de l’utilisation de la laïcité républicaine, que Marion Maréchal Le Pen évoque de manière surprenante :

« La laïcité est un outil utile contre la propagation (…) des revendications de certains musulmans. En revanche, il ne faut pas tomber dans le laïcisme, c’est-à-dire la religion de la laïcité, qui voudrait que l’on rejette la religion de toute sphère publique. La France est un pays chrétien, d’identité chrétienne, de racines chrétiennes, qu’elle a ce titre un héritage, des traditions, à connotation religieuse, en particulier catholique, et que la laïcité ne doit s’en prendre à cela ».

Challenges

 

Les actes anti musulmans ont augmenté de 300 % en Angleterre depuis les attentats de paris

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Les attaques anti-musulmans ont augmenté de 300 %  en Grande-Bretagne dans la semaine suivant les attentats à Paris, selon les chiffres publiés lundi.

Une majorité des attaques, soit 115, étaient contre les femmes et les filles âgés de 14-45 ans qui portaient une tenue islamique ( Voile) , selon les résultats rapportés dans le journal The Independent.

Les auteurs étaient principalement des hommes blancs âgés entre 15 et 35 ans , selon le rapport.

Les chiffres proviennent d’un rapport à un groupe de travail gouvernemental sur la haine anti-musulmans, compilée par Tell Mama, un service d’assistance téléphonique qui enregistre les incidents d’attaques physiques et verbales contre des mosquées et des musulmans.

Un grand nombre d’attaques se sont produites dans des lieux publics tels que les bus et les trains.

« Beaucoup de victimes ont rapporté que personne ne venait à leur secours ou même les consoler, ce qui signifie qu’ils se sentaient victimes, embarrassé, et seul ».

Yahoo News

Peine allégée pour Jérémie et Thibaut après agressions avec violences et injures raciales

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La cour d’appel de Montpellier a rendu son arrêt ce matin dans l’affaire du rugbyman gruissanais qui avait été violemment agressé le 11 janvier dernier lors d’un match entre Gruissan et Vendres.

L’auteur des coups et insultes à caractère racial, Jérémie Gineste, également entraîneur de l’équipe de Vendres, a été condamné à 12 mois de prison avec sursis, 5 ans d’interdiction d’exercer des activités d’entraîneur et 3 ans d’interdiction de fréquenter une enceinte sportive. Une peine considérablement allégée qui lui évite la prison ferme.

En première instance au TGI de Béziers, l’entraîneur avait été condamné à deux ans de prison dont un an ferme, une interdiction définitive d’exercer le métier d’entraîneur et 5 ans d’interdiction de fréquenter les stades. Entre-temps, le prévenu a fait appel et, à l’audience du 28 septembre, il est revenu sur ses déclarations pour reconnaître sa responsabilité dans les faits ce qu’il avait toujours farouchement nié malgré les témoignages. La cour d’appel a semble-t-il apprécié sa démarche et son mea culpa même tardif.

Un autre membre du club, Thibaut Pendaries, également reconnu coupable de violences et injures raciales, voit sa peine de 6 mois avec sursis confirmée. Il écope également d’une interdiction de fréquenter les enceintes sportives pendant 1 an.

L’indépendant

Deux dignitaires musulmans ont reçu des menaces de mort d’un groupuscule identitaire

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L’imam et le président de l’association des musulmans de Quimper, Anli Hamidani et Redouane Zouine, ont reçu des menaces de mort d’un groupuscule identitaire breton, et déposé une plainte, ont-ils indiqué lundi à l’AFP, confirmant une information du quotidien Ouest-France.

Les deux hommes ont déposé plainte dimanche au commissariat de Quimper, a confirmé une source policière.

Anli Hamidani et Redouane Zouine ont reçu vendredi une lettre dans laquelle avait été glissé un article de journal accompagné d’une photo sur laquelle leur tête avait été remplacée par une cible.

L’article était accompagné d’un mot leur demandant de partir. Il était signé de l’Adsav, un groupuscule identitaire et nationaliste breton.

Respect mag

Gilles condamné à du sursis pour agression sexuelle sur une fillette de 6 ans

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Gilles, la quarantaine, reconnaît des attouchements, des gestes sadiques sur une mineure, sa belle-fille, placée à l’aide sociale à l’enfance.

En 2006, quand elle avait 6 ans, puis en 2010, il reconnaît « avoir profité d’elle, notamment avec un thermomètre, lui avoir pris la température sans enlever l’étui, avoir eu des gestes déplacés au moment de la toilette ». 

L’assistante maternelle de la victime constate de son côté « des comportements sexualisés » de l’enfant « inexplicables ». Le tribunal correctionnel de Blois, le 22 avril 2015, condamne Gilles à 12 mois avec sursis pour agression sexuelle imposée à un mineur, à être inscrit au fichier national des auteurs d’infractions sexuelles et au civil, lui ordonne à payer 1.000€ au conseil départemental du Loir-et-Cher en réparation du préjudice moral.

Elise Tamil, avocat général, en retenant la responsabilité de Gilles, admet « l’inadaptation de la peine comme alerte insuffisante qui n’empêche pas la réitération », évoque une « pulsion de caractère pédophilique » au vu du rapport d’un médecin, requiert 24 mois avec sursis et mise à l’épreuve 2 ans avec obligation de suivre des soins et réparer les dommages.

 La Cour condamne Gilles à 24 mois avec sursis, mise à l’épreuve 2 ans avec obligation de suivre des soins, de ne pas rentrer en contact avec la victime, et réparer les dommages. Au civil, elle oblige Gilles à régler 3.000€ pour le dommage moral.

La Nouvelle République