Hendrix insulte et menace le personnel du tribunal de grande instance

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Dans le box du tribunal correctionnel du Havre, présenté en comparution immédiate, Hendrix refuse d’emblée l’assistance de l’avocat de permanence. Pourtant, dans le cadre d’un conflit devant le juge aux affaires familiales, il réclame un même avocat, à cor et à cri. Jusqu’à outrager et menacer une greffière du bureau d’aide juridictionnelle et une autre employée du tribunal de grande instance du Havre.

Des insultes au téléphone

Menacée et insultée, une seconde employée du tribunal a dénoncé les excès du prévenu. Elle le décrit avec les mêmes termes. Le 21 novembre, il promet de « venir le lendemain pour régler les comptes ».

 

Dix condamnations figurent au casier judiciaire quasi monochrome d’Hendrix. Neuf sont relatives à des outrages ou à des menaces. Il écope aujourd’hui de trois mois de prison ferme, avec mandat de dépôt, et d’autant de révocation de sursis.

Paris Normandie

Enceinte, Aurélie insulte, menace et crache sur des gendarmes

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La tête enfoncée dans le col de son blouson noir, remonté jusqu’aux oreilles comme pour se faire oublier, les traits tirés, le visage fatigué, les cheveux blond caramel mollement relevés en une maigre queue-de-cheval… Aurélie, 32 ans, n’incarne pas vraiment la future maman rayonnante. En récidive, la jeune femme enceinte, originaire de Pont-Audemer, comparaît devant le tribunal correctionnel d’Évreux, ce lundi, pour outrage, rébellion et violence sur trois représentants des forces de l’ordre.

La justice lui reproche d’avoir insulté, menacé, frappé, puis craché sur trois gendarmes, le 6 novembre à Quillebeuf-sur-Seine, au domicile de l’ex-femme de son nouveau compagnon. À minuit, les militaires ont été appelés par la prévenue pour un différend familial. À leur arrivée, ils ont été accueillis par des insultes et des menaces : «Si je croise ta femme, je la défonce, et pareil pour tes enfants », a-t-elle notamment proféré. Ont suivi une pluie de coups de poing, de pied et de crachats.

Recel, usage de stupéfiants, violence en réunion, conduite en état d’ébriété… Son casier judiciaire est déjà bien rempli« Quand vous n’êtes pas en prison, vous travaillez madame ? », s’enquiert la présidente du tribunal. « Je suis au RSA mais j’ai entrepris des démarches pour être aide à domicile », répond la jeune femme du bout des lèvres.

Le procureur requiert huit mois de prison ferme.

Paris Normandie

Eric, passager d’un TER arrêté après avoir menacé de poignarder un contrôleur

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Sans domicile fixe, Éric Slovinsky n’a que l’alcool pour compagne. Ce natif de Nancy âgé de 48 ans reconnaît boire « 15 à 17 litres » par jour. Mardi, il a déjà vidé « une dizaine de bières » et « trois bouteilles de muscadet » quand il monte dans un TER en gare de Saint-Dizier, direction Reims.

L’homme écluse une nouvelle bouteille quand le contrôleur arrive. Il lui demande d’arrêter de boire, puis décide de le verbaliser pour défaut de billet. Il n’en a pas le temps : le SDF le menace de mort en exhibant un couteau à cran d’arrêt, sans toutefois le diriger vers lui. « Fais attention ! Ne me tourne pas le dos ! Je pourrais te tuer  ! Je vais voir à Reims des copains qui sont plus dangereux que moi. J’en connais un qui pourrait te planter en moins de deux minutes ! », etc.

Le casier de son client est aussi lourd qu’un fut de bière : 21 condamnations, « au total 94 mois d’emprisonnement », calcule la substitut. « Oui, mais jamais de violences avec arme ! », réplique M e  Sellamna.

L’Union