Des hooligans parisiens s’en sont pris à des supporters turcs aux abords du Parc des Princes, avant Turquie-Croatie (coup d’envoi à 15h00).
Bon enfant jusqu’à une heure du coup d’envoi de Turquie-Croatie (15h00), l’ambiance autour du Parc des Princes s’est détériorée. Des hooligans parisiens ont attaqué des supporters turcs Porte de Saint-Cloud, à quelques centaines de mètres du stade.
La police est rapidement intervenue pour disperser les fauteurs de trouble, qui se dirigeraient vers la fan zone de Paris, sur le Champ de Mars.
C’est une liste non officielle, mais qui circule un peu partout dans les médias. Pour ce premier tour de l’Euro, cinq matchs sont classés « niveau 3 » sur une échelle de risques de 4 à cause du hooliganisme. On a malheureusement vu ce qu’il est advenu vendredi surtout samedi du premier, Angleterre-Russie, à Marseille. Le second, c’est Turquie-Croatie, dimanche, à Paris (15h). Et le climat s’annonce encore très tendu, notamment parce que les menaces se multiplient ces derniers jours envers les supporters turcs.
Des identitaires d’extrême droite voudraient s’en prendre aux supporters de foot turcs pendant l’Euro. https://t.co/hupGje4SQr
— Guillaume Perrier (@Aufildubosphore) June 6, 2016
A quel point sont-elles sérieuses ? Un groupe Facebook renseignant les supporters turcs sur les horaires d’entraînement, de match et globalement tout de qui se passe autour de la sélection, a publié jeudi un message peu rassurant, accompagné d’un extrait de l’émission « Pièces à conviction » diffusé le même jour sur France 3.
Mais pourquoi la Turquie ? Principalement car elle est composée à 98 % de Musulmans, et que cela en fait une cible privilégiée des hooligans d’extrême droitede toute l’Europe. « Nous avons toutes les autres nations sur le dos depuis des années, mais nous le savons, c’est ce qui fait notre force. Beaucoup de vos supporteurs ont peur de nous et de nos supporteurs », dit au site Breizh-Info un membre des Carsi, groupe de supporteur de gauche du Besiktas Istanbul. C’est ainsi que des t-shirts «Turkey not welcome» se vendent parmi leurs adversaires les plus extrémistes.
Début juin, une note de la préfecture préconisant une fermeture de la fan-zone parisienne pour ce match a fuité dans la presse. Ce ne sera finalement pas le cas. « Nous n’avons pas eu de demande en ce sens, dit-on à la préfecture de police de Paris. Cette note était destinée au Ministre de l’intérieur, mais c’était un simple document de travail. Ce match ne donnera pas lieu à un dispositif exceptionnel. »
Le préfet de police sur les dents
La volonté de ne pas alarmer est évidente, mais les faits contredisent toutefois la version officielle. Selon L’Equipe, Michel Cadot s’est rendu au Parc des Princes à trois reprises, cette semaine, pour s’assurer que le dispositif de sécurité était à la hauteur. Un dispositif renforcé par rapport à ce qui était prévu. Quelque 1.000 policiers et 1.100 stadiers sont réquisitionnés pour cette rencontre.
Les affrontements a Nice provoqués par des ultras niçois chantant la marseillaise
Quatre supporters niçois, soupçonnés d’avoir pris part à des heurts avec des supporters nord-irlandais samedi soir à Nice, ont été placés mercredi en garde à vue, a annoncé le parquet de la ville.
Les personnes interpellées sont considérées comme proches du milieu identitaire et des « ultras de la Populaire Sud », le principal groupe de supporteurs niçois, a précisé à l’AFP le procureur de Nice, Jean-Michel Prêtre, confirmant une information de France 3 Côte d’Azur.
« Les quatre Niçois sont déjà connus de la justice pour des faits de violence », a-t-il ajouté. Ils ont été placés en garde à vue notamment pour « violences volontaires commises en réunion ».
Après les violences qui ont émaillé ce samedi après-midi Marseille, des heurts ont eu lieu ce samedi soir dans le Vieux-Nice, à l’issue de la rencontre Angleterre-Russie.
La fête était pourtant pacifique. Imbibée certes, mais conviviale. Vers 23 heures, fans irlandais et polonais célébraient à grand renfort de bières leur rencontre à venir (ce dimanche à 18 heures à l’Allianz Riviera).
Quand une bande d’une vingtaine de Niçois, selon plusieurs observateurs qui ont assisté à la scène, sont intervenus dans une rue Saint-François-de-Paule transformée en pub à ciel ouvert.
Ces pseudo supporters nissart ont alors entonné la Marseillaise, puis Nissa la Bella, dans le but de « provoquer » les étrangers. L’étincelle qui a fini par mettre le feu au poudre est venue d’une bouteille lancée sur un fan de l’Ulster.
Des Ultras Niçois ont provoqué des supporters nord-irlandais dans le Vieux-Nice. Sept personnes ont été blessées.
Une bagarre a éclaté samedi soir à Nice, peu après la fin du match de l’Euro 2016 entre l’Angleterre et la Russie, impliquant des Ultras Niçois et des supporters nord-irlandais. Les violences ont fait sept blessés, dont un souffrant d’un traumatisme crânien, selon la préfecture. L’Irlande du Nord affronte la Pologne, dimanche à 18h à Nice.
La provocation de jeunes Niçois. Vers 23H, des Ultras Niçois ont provoqué des supporters nord-irlandais Cours Saleya, une voie piétonne du Vieux-Nice, et une bagarre a éclaté, avec des échanges de coups et de jets de bouteilles, selon la préfecture. Selon un policier nord-irlandais, « environ 20 à 30 jeunes Niçois ont commencé à jeter des bouteilles en direction des Nord-Irlandais qui ont répliqué en faisant de même, avant que la police intervienne et les sépare ».
Des supporters anglais provoquent les policiers et les marseillais
Plus de 200 supporters britanniques se sont affrontés avec des Marseillais jeudi soir sur le Vieux-Port à Marseille. La police a fait usage de gaz lacrymogène. Deux personnes ont été interpellées. Quatre policiers ont été légèrement blessés.
Des incidents ont éclaté sur le Vieux-Port de Marseille jeudi soir entre des supporters anglais et des Marseillais. Plus de 200 supporters britanniques se sont affrontés avec les forces de l’ordre et avec un groupe de jeunes Marseillais, a confirmé la préfecture de police des Bouches-du-Rhône.
Des incidents en deux temps sur le Vieux-Port
Ces incidents se sont déroulés en deux temps. Les supporters anglais, arrivés à Marseille depuis mercredi, ont une première fois envahi la voie publique, mais ont été contenus par des policiers présents dans le centre-ville.
Un peu plus tard, ils ont vouluen découdre. Visiblement éméchés et agités, ils ont ont lancé des projectiles, dont des canettes, sur les forces de l’ordre aux abords d’un pub du Vieux-Port.
Deux interpellations
Pour contenir ces supporters, il a été nécessaire d’utiliser des grenades lacrymogènes. Le retour au calme est intervenu dans la nuit de jeudi à vendredi vers 2h30.
Un Français âgé de 30 ans et un Anglais de 24 ans ont été interpellés. Le premier pour « violence avec arme par destination », le second pour « violence volontaire en réunion ».
Aucun dégât matériel n’a été relevé, mais deux policiers ont été légèrement blessés, ainsi que deux policiers municipaux. Côté supporters, un Anglais a aussi été légèrement touché, sans gravité.
Selon l’hebdomadaire Le Point qui s’appuie sur une note des renseignements français, les supporteurs turcs seraient les prochaines cibles désignées des hooligans de l’extrême-droite lors de l’Euro 2016 qui débute le 10 juin.
C’est sur la foi d’un rapport du service central du renseignement territorial en date du 7 avril que Le Point a révélé, samedi 4 juin, que les supporteurs turcs qui viendront en France pour suivre l’Euro 2016 seraient particulièrement ciblés par des militants de l’extrême-droite.
Dans ce rapport, «les policiers mettent en garde contre la mouvance violente identitaire française qui prendrait des contacts avec ses homologues européens pour s’attaquer aux musulmans. Et notamment pour s’en prendre à la Turquie et ses supporteurs», écrit l’hebdomadaire avant d’indiquer que «le promoteur de Pride France, un néonazi adepte des « fights » selon la note, a déjà créé des tee-shirts « Turkey not welcome »».
Tomasz Szkatulski, leader des skinheads néo-nazis de Lille, connu sous le nom de Gamin, est en effet réputé pour ses débordements lors des matches et l’exhibition de signes nazis.
Turquie-Croatie, match sensible
Parmi les cinq matches classés à haut risque par les organisateurs, figure déjà celui qui va opposer la Turquie à la Croatie, le 12 juin, au Parc des Princes.