Pédophilie: l’Eglise connaissait les agissements du père Preynat depuis 1978

Depuis qu’a éclaté, en janvier, l’affaire du Père Bernard Preynat, accusé d’avoir commis des agressions sexuelles sur des dizaines de scouts lyonnais dans les années 1970 et 1980, l’Eglise est soupçonnée d’avoir étouffé les agissements de ce prêtre et de n’avoir pas pris les mesures nécessaires pour l’écarter des enfants.

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Les éléments du dossier judiciaire  confirment que le diocèse de Lyon savait depuis longtemps l’attirance de l’aumônier pour les jeunes garçons – ce dernier a très tôt reconnu les faits – mais qu’à aucun moment elle n’a songé à saisir la justice.

  • Des alertes dès 1978

Une première famille s’est manifestée en 1978 auprès du diocèse de Lyon pour dénoncer les caresses qu’aurait commis l’aumônier scout sur leur jeune garçon. Le prêtre a été convoqué par son supérieur, et fut prié de ne pas recommencer. Il a replongé. Une nouvelle alerte est survenue en 1982. Une troisième en 1985. Puis une quatrième en 1990 qui a conduit au départ du curé de Sainte-Foy-lès-Lyon et à sa mise à l’écart chez les sœurs pendant six mois.

  • Une surveillance qui se relâche

Déplacé en 1991 dans une paroisse de la Loire, le prêtre a été surveillé de près par l’archevêché pendant quelques années. Le Père Alberti, « spécialiste des prêtres à problèmes », rendait visite très régulièrement au Père Preynat. Après quelques années, la surveillance s’est relâchée. Il faut attendre le 29 juillet 2015 pour qu’un cardinal, Philippe Barbarin, sur consigne de Rome, prenne un décret interdisant à Bernard Preynat « tout exercice du ministère pastoral et toute activité comportant des contacts avec des mineurs dans l’attente de la décision de la Congrégation pour la doctrine de la foi ».

Le Monde

l’Ancien et le Nouveau Testament contiendraient plus de violence que le Coran

Une analyse visant à déterminer quel livre saint contient le plus de récits violents a montré que la mention de la mort et de la destruction est deux fois plus présent dans l’Ancien Testament de la Bible que dans le Coran. 

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C’est Tom Anderson, un ingénieur britannique qui a passé au crible les livres saints des religions chrétienne et musulmane pour déterminer lequel contenait le plus de violences.

«Le projet a été inspiré par un débat public autour de la question si oui ou non le terrorisme lié au fondamentalisme islamique pouvait être provoqué par des propos plus violents que dans les autres grandes religions», a expliqué Anderson à The Independent.

Grâce au logiciel d’analyse de texte Odin Text, l’ingénieur a analysé à la fois la version internationale de l’Ancien et du Nouveau Testament, ainsi qu’une version en langue anglaise du Coran de 1957.

Grace à un algorithme, le logiciel a mis moins de deux minutes pour classer les mots en huit émotions différentes : joie, anticipation, colère, dégoût, tristesse, surprise, peur, anxiété et confiance. L’analyse a révélé que la Bible mentionnait beaucoup plus le mot «colère» que «confiance».

Une analyse plus poussée a montré que l’Ancien Testament était plus violent que le Nouveau Testament et deux fois plus violent que le Coran.

L’ingénieur a précisé que le but de l’analyse n’était pas de prouver que telle ou telle religion est plus violente qu’une autre et que les résultats restaient superficiels et ne devaient pas être interprétés comme officiels.

RT

« Élire une femme n’est pas conforme à la loi juive », une candidate au Consistoire central juif subit des pressions

Le Consistoire central juif se divise après la candidature d’une femme. Cette candidature ne fait pas l’unanimité en interne. Évelyne Gougenheim veut prendre la place de Joël Mergui, qui se représente à sa propre succession.

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Quel que soit le résultat, l’élection du 19 juin pour la présidence du Consistoire central aura quelque chose d’inédit. Pour la première fois en plus de 200 ans d’existence, une femme se présente pour prendre la tête de l’instance de représentation religieuse du judaïsme français. Évelyne Gougenheim, 60 ans, administratrice du Consistoire de Paris, sera opposée au président sortant Joël Mergui, 58 ans, candidat à un troisième mandat de quatre ans.

Fondé en 1808, le Consistoire central est soumis à une double autorité gère quelque 400 synagogues et les affaires religieuses (cacherout, conversions, mariages…) de la première minorité juive d’Europe, même si toutes les communautés ne sont pas sous sa tutelle.

Une candidature qui divise

Selon une source proche du dossier, Evelyne Gougenheim a fait l’objet de « beaucoup de pressions » pour ne pas se présenter, certains orthodoxes estimant que l’élection d’une femme à la tête de l’institution religieuse n’était pas conforme à la halakha, la loi juive.

Sa candidature, pourtant validée par la commission électorale, a été contestée lors d’une réunion du conseil du Consistoire le 10 mai, a indiqué cette même source. « Un administrateur a argumenté en disant que quatre dayanim (juges rabbiniques) avaient donné un avis négatif en disant qu’il était impossible qu’une femme soit présidente du Consistoire, mais on ne sait pas sur quel fondement. Tout cela est un peu honteux », a estimé Évelyne Gougenheim. « Tout d’un coup, on s’est retrouvé devant un Consistoire qui ne se réfère plus à la loi française, mais qui voudrait se référer à la halakha », a déploré la candidate.

« J’ai des soutiens en interne, mais j’avoue que la plupart des personnes à qui je parle me disent s’il vous plaît, ne me citez pas, j’ai peur des représailles », confie-t-elle. Joël Mergui n’a pu être joint ce mercredi 18 mai.

Le point