Articles par FDEBRANCHE

Mantes-la-Ville : des sandwichs au jambon moisi déposés devant la mosquée

Après les têtes de porcs, les croix gammées et les photos pornos, la bêtise islamophobe n’en finit pas de prendre diverses formes. 

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Les responsables de la mosquée de Mantes-la-Ville, dans les Yvelines, ont découvert jeudi 6 octobre dans leur boîte aux lettres un carton qui contenait « des sandwichs composés de pain de mie et de jambon qu’on a laissé moisir ».

Le jambon pourrait-il être halal ? Abdelaziz El Jaouhari, président de l’Association des musulmans de Mantes-Sud (AMMS) explique que ce n’est pas la première fois que son institution se voit déposer des lettres et colis suspects de nature islamophobe : « On a déjà eu de la terrine de porc dans la boîte aux lettres, des courriers anonymes d’insultes et de menaces. Sans compter les quatre pneus crevés de ma voiture devant chez moi… » Le président de l’AMMS a annoncé qu’il devrait porter plainte contre X.

Saphir News

Une journaliste arabe contrainte d’ôter son soutien-gorge pour couvrir la réunion d’un ministre israélien

Une journaliste arabe israélienne a dû enlever son soutien-gorge pour pouvoir couvrir la réunion hebdomadaire du cabinet.

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L’Association de la presse étrangère de Jérusalem (FPA), a publié une condamnation cinglante du bureau du Premier ministre après qu’il a été demandé à une journaliste arabe israélienne d’enlever son soutien-gorge pendant une fouille corporelle complète pour pouvoir entrer dans la réunion hebdomadaire du cabinet mardi matin.

« C’est le dernier exemple d’une longue série de vérifications corporelles intrusives et inappropriées contre des journalistes arabes israéliens par l’équipe de sécurité du Premier ministre », a déclaré la FPA dans ce communiqué.

« L’Association de la presse étrangère condamne cet acte de profilage racial, qui va non seulement à l’encontre des idéaux démocratiques d’Israël, mais fait une parodie du processus d’accréditation et soulève de profondes questions sur les affirmations répétées du Premier ministre, selon lesquelles il serait engagé envers l’égalité pour tous les citoyens d’Israël », a déclaré la FPA.

La FPA demande des excuses et un arrêt immédiat de ces pratiques

TTOI

Crise au FN : « C’est devenu plus qu’une pétaudière »

La guerre des chefs et la purge politique en cours, révélées par Presse Océan, virent au jeu de massacre.

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Les responsables du FN en Loire-Atlantique n’en finissent pas de régler leurs comptes après que Presse Océan a révélé, dans son édition du 6 octobre, les querelles intestines minant la fédération départementale.

Guylène Friard, élue FN de Sautron, a reçu une pluie de mails des cadres. « Je ne regrette rien de mes propos. Ils vont me court-circuiter ? Qu’ils essaient. Je suis une battante et j’ai reçu plein d’appels de félicitations de militants. Mais c’est devenu plus qu’une pétaudière. »

Éléonore Revel, 35 ans, couve sans doute les affaires du parti d’un œil distrait. La cadre FN, chargée d’assurer par intérim la direction locale après la démission de Samuel Potier, affirme que les tensions minant son parti appartiennent au passé. Sauf que des militants décrivent une fédération demeurant rongée par les querelles intestines.

Christian Bouchet, écarté des responsabilités départementales fin 2015, réfute avoir laissé, aux côtés de Marguerite Lussaud, « une fédération en ruine », selon l’accusation portée par Samuel Potier.

Flingages en règle

Qui pour reprendre le flambeau ? Éléonore Revel est tentée par le poste. Tout comme Alain Avello, 45 ans, élu régional, professeur de philosophie. « Alors là, s’il prend la tête, c’est une drôle de façon pour le FN de se déradicaliser, torpille Christian Bouchet. Avello a milité dans des groupuscules durs, comme moi par le passé. Si on le juge présentable, c’est que j’ai toujours été un grand modéré. »

« Le partage du fromage »

Un militant, en coulisse, enrage : « La vérité, c’est que l’on est mal. Alors que l’on est en position de faire le plein de voix. Le FN est devenu un parti de cadres, plutôt bourgeois, comme l’UMP ou le PS, qu’on se plaît tant à dénoncer. L’important, c’est le partage du fromage et d’être élu. »

Press Ocean

«Le sang bougnoule c’est dégueulasse il va couler à flots» les lettres racistes envoyées à la Grande Mosquée de Lyon

Vous, les Bougnoules, vous savez faire que des attentats, couper la tête des gens. (…) Vous êtes tous des assassins. La vengeance sera rude. On sait que le sang bougnoule, c’est dégueulasse, et il va couler à flots. » 

Ces trois lignes fleuries sont extraites d’une lettre fleuve adressée à la Grande Mosquée de Lyon. Des courriers d’insultes et de menaces, le recteur Kamel Kabtane en a tout un dossier. Il l’ouvre pour « Complément d’enquête » dans cet extrait du numéro du 6 octobre 2016.

Un autre exemple ? « Sale pourri, ton Mahomet est un pédophile assassin. Il a violé une petite de 9 ans, les organes génitaux lui sont sortis du ventre ouvert. Voilà, pourriture, ce que tu défends. Crève, meurs, sale Arabe. » 

La moins violente de ces missives ? Une carte postale − « Les gens pensent à nous même en vacances. C’est sympa ! » s’amuse presque Kamel Kabtane. Texte au dos de la photo d’un groin de porc : « Amitiés à tous de vacances. A bientôt, groin-groin. » La mosquée reçoit même des paquets de jambon en tranches…

France Tv

Lynchage de 237 Noirs par des Blancs en 1919 : le souvenir disparu d’une tuerie raciste en Arkansas

À Elaine, peu de traces subsistent du lynchage de 237 Noirs perpétué par des Blancs en 1919. Il s’agit probablement du pire incident racial ayant eu lieu aux États-Unis.

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La rue principale d’Elaine, un minuscule village d’Arkansas, saisit les voyageurs d’effroi. Il semble qu’une catastrophe ait laissé place à l’exode et que la rue soit restée paralysée dans le temps. Des édifices sont en ruines. La quasi-totalité des boutiques est fermée, vitrines et tables sont bien là, gisant aujourd’hui sous une épaisse couche de poussière. Dans un magasin abandonné, une affiche indique le retour du vendeur à 16 h30. Une seule et unique voiture est stationnée dans toute la rue.

Elaine, 550 habitants, meurt lentement, comme tant d’autres villages bordant les rives du fleuve Mississippi, qui perdent leurs bonnes âmes en raison de la mécanisation agricole et de la pauvreté qui gangrène cette région du sud des États-Unis. S’efface également peu à peu l’épisode qui rend le village d’Elaine si particulier: le lynchage faisant suite à des conflits agricoles de 237 personnes noires perpétué par des Blancs en 1919, le pire massacre raciste d’Arkansas et probablement des États-Unis. 

On estime qu’entre 1877 et 1950, après la fin de la Guerre civile et la Seconde Guerre mondiale, ont perdu la vie quelques 4000 Noirs lors de «lynchages raciaux» dans le sud des États-Unis, selon un rapport de 2015 publié par l’organisme Equal Justice Initiative. L’objectif consistait à renforcer le «contrôle racial» des Blancs «en victimisant l’ensemble de la communauté afro-américaine».

Peu de traces subsistent de cette tuerie dans ce village fantôme. Aucune plaque commémorative. Pour les résidents, s’ils s’en souviennent, cet événement reste flou.

Eddie et Linda Johnston, un couple de Blancs de 68 et 65 ans, sont réticents à l’idée d’évoquer ce massacre. Ils s’en souviennent vaguement, rien de plus. «Les personnes de notre génération n’en savent rien. Les préjugés étaient bien ancrés.», commente Linda dans sa maison située au bas de la rue principale. «Tu viens créer des problèmes?», me répond-elle lorsque je la questionne sur les relations actuelles entre Blancs et Noirs, qui représentent respectivement la moitié de la population.

Roy, Afro-Américain de 48 ans, explique qu’il a toujours vécu à Elaine et que, pendant sa scolarité, rien ne lui a été enseigné sur le massacre. À côté de lui, Telma, femme noire de 70 ans, acquiesce d’un signe de tête et m’indique l’endroit où les victimes ont dû être enterrées: non loin des barrages qui séparent la zone noire du village des interminables champs des environs.

Le massacre s’est déroulé le 1er octobre 1919. La veille, des paysans noirs avaient consulté un syndicat après des mois de plaintes concernant les abus de leurs patrons agricoles blancs. Un groupe de Blancs, craignant une révolte noire, tenta de faire échouer la réunion. Des incidents se produisirent à l’extérieur et un agent de sécurité blanc fut tué par balles. Le jour suivant, entre 500 et 1000 hommes blancs armés se rendirent à Elaine pour réprimer «l’insurrection». Ils laissèrent nombre de morts dans leur sillage. Aucun ne fut condamné, 12 Noirs le seront. Certains Blancs prirent des photographies d’eux-mêmes à côté des corps sans vie en arborant un air suffisant.

Le Figaro

Dossier Tabou : le maire de Sevran porte plainte contre 2 maires FN pour menaces de mort

L’émission « Dossier Tabou : l’islam en France, la République en échec », lors de laquelle Bernard de la Villardière s’est intéressé à Sevran n’en finit pas de susciter la polémique. Mais cette fois, c’est à la justice que le maire, Stéphane Gatignon (UDE), s’en remet. Il vient de déposer plainte contre deux cadres du Front national, David Rachline et Steeve Briois, respectivement maires de Fréjus et d’Hénin-Beaumont, pour menaces et provocation à la haine.

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En cause : les messages diffusés par des internautes sur les comptes Facebook des deux frontistes dans la foulée de l’émission. « Une belle ordure à exterminer avec le reste », « démission du maire qui a vendu son âme aux mécréants salafistes. Une petite bombe sur l’école le dimanche quand les responsables sont réunis. Et une bastos pour le maire »… La déferlante de haine a envahi les réseaux sociaux au point de bloquer les serveurs de la ville.

« Ce sont des menaces et des provocations d’une extrême gravité, des appels directs à attenter à ma personne », écrit l’élu dans la plainte, des centaines de captures d’écran à l’appui. Des messages qui à l’évidence ne figurent plus sur les comptes Facebook des intéressés. « Le FN cherche à faire de Sevran un laboratoire pour son action de stigmatisation ethnique » déplore le maire dans une déclaration de 4 pages aux habitants. « On ne peut pas dire n’importe quoi sur les réseaux sociaux, et même si les messages sont ensuite effacés », commente Me Bem, un avocat spécialiste des réseaux sociaux.

Sollicités par téléphone, Steeve Briois n’a pas donné suite. Quant à David Rachline, son cabinet a fait savoir qu’il n’était pas joignable en journée.

Le Parisien

Charente: pour jouer au PMU, Eric a commis 56 cambriolages par effraction

Pour financer ses paris hippiques, un Charentais de 57 ans a commis 56 vols avec effraction. Il a écopé de trois ans de prison mardi au tribunal correctionnel d’Angoulême.

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Eric Doberer aime les chevaux. Il aime les courses de chevaux encore plus. Mais pour jouer, il faut de l’argent. Et comme Éric Doberer n’a visiblement pas souvent les bons tuyaux, il a choisi de voler pour avoir les moyens de son addiction aux jeux.

 

Ainsi depuis 1980, il a déjà été condamné à trente-deux reprises pour, entre autres, une soixantaine de vols. Mises bout à bout, ses condamnations représentent trente-six ans d’incarcération, qu’il n’a effectués que partiellement par le jeu des remises de peines.

Le tribunal correctionnel d’Angoulême a ajouté mardi une nouvelle ligne à cet interminable casier avec une peine de trois ans de prison ferme, très en deçà des sept ans requis par la procureure Stéphanie Veyssière.

Les choses se sont accélérées depuis sa dernière sortie de prison, en juillet 2014. Quelques mois plus tard, cet homme solitaire âgé de 57 ans s’est mis à écumer la Charente, les Deux-Sèvres, la Dordogne, la Charente-Maritime et la Vienne. Au total, cinquante-six cambriolages ou tentatives dans des mairies, des écoles, des salons de coiffure, des communautés de communes.

Charente Libre

Jérôme agresse sexuellement une septuagénaire en plein centre-ville de Saint-Maixent

Un SDF a été condamné à 9 mois de prison suite à une agression sexuelle, mardi, en plein centre-ville de Saint-Maixent.

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Il vivait dans la rue, le voilà à l’abri pour neuf mois. Un SDF de 41 ans, Jérôme, a été condamné à 18 mois de prison dont 9 ferme, hier par le tribunal correctionnel de Niort suite à une agression sexuelle commise mardi à Saint-Maixent.

Il est un peu plus de 9 h ce mardi. Le SDF se tient près de la boulangerie Au pain Denfert, connu des Saint-Maixentais depuis quelques mois qu’il erre dans la ville. Une septuagénaire sort du commerce. « J’ai vu cette robe, elle était jolie ». Il la suit. La femme remonte l’avenue Gambetta, se retourne, voit qu’il est toujours là. Elle le laisse passer plusieurs fois. Mais quand il est devant, il se retourne sans cesse. Il repasse derrière elle et glisse ses mains sous sa robe, dans une rue à l’écart. Elle crie mais il n’y a personne aux alentours. L’homme sort son sexe en érection et assure qu’il veut « juste [lui] toucher les fesses ».

Finalement, la septuagénaire réussit à prendre la fuite et rejoindre la police municipale puis la gendarmerie pour alerter et déposer plainte. Moins de vingt minutes plus tard, grâce à sa description, l’agresseur était retrouvé.

La Nouvelle Republique

20 ans requis contre Yvan Modzalewsky pour le double meurtre de ses voisins

Yvan Modzalewsky jugé devant la cour d’assises de Haute-Corse, pour le double homicide de ses voisins, Germina Lacosta-Puigvert, 83 ans et son fils Fabien Simonet, 50 ans, tués à Poggio-di-Venaco en mars 2014. L’avocat général a requis 20 ans de réclusion criminelle contre le père de famille.

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ENTERRÉS PRÈS DE LA GARE

C’est à Poggio-di-Venaco, sur le perron d’une résidence transformée en logement social que Germina Lacosta-Puigvert, 83 ans avait été abattue avec son fils Fabien Simonet, 50 ans, le 21 mars 2014.

Leur voisin Yvan Modzalewsky, un père de famille de trois enfants, répond depuis lundi matin de ce crime devant la cour d’assises de Bastia.

Les corps avaient été retrouvés près de la gare du village trois jours plus tard.  Un conflit de voisinage opposait depuis plusieurs mois les deux familles. Au départ, elles entretenaient des relations amicales. Puis les victimes se sont notamment plaintes du bruit fait par les enfants du couple Modzalewsky. Le contentieux était connu de tout le village.

Agression sexuelle sur un octogénaire : le maire Etienne Dedieu de retour devant les juges

Étienne Dedieu, maire de Saint-Lizier, comparaissait hier devant la Cour d’appel de Toulouse pour une agression sexuelle présumée sur un octogénaire. Comme en 2015, en première instance, il nie ce qui lui est reproché.

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À la barre, le ton est tantôt révérencieux mais chancelant. Tantôt insistant, voire arrogant. «Ce n’était pas un baiser, on s’est juste effleuré les lèvres. Je ne sais d’ailleurs pas si c’était lui ou si c’était moi.» Étienne Dedieu, maire de Saint-Lizier, a comparu hier devant la Cour d’appel de Toulouse pour des faits présumés d’agression sexuelle perpétrés sur un habitant de sa commune, âgé de 80 ans. Devant le tribunal correctionnel de Foix, l’accusé a été condamné à 4 mois de prison avec sursis, 2 000€ d’amende assortie d’une inscription au fichier des délinquants sexuels identifiés. Des accusations qu’il a toujours niées. Alors peu après le délibéré, il a interjeté appel.

Le 11 novembre 2013, après le traditionnel pot de l’amitié consécutif à la cérémonie de l’Armistice, le premier édile licérois se retrouve seul dans la salle avec l’octogénaire qui officie comme choriste. Les deux hommes ont bu. «À deux ou trois reprises», selon le prévenu, leurs lèvres entrent en contact. Le plaignant est dans un état d’alcoolisation très avancé. Il est environ 14 heures. Désormais, il ne se souviendra que de se réveiller le soir à son propre domicile avec la main du maire sur sa braguette. Il évoque aussi un baiser «avec la langue». Des accusations que dément formellement Étienne Dedieu qui expliquera en garde à vue, avoir simplement veillé à ce que l’homme rentre bien chez lui : «J’ai attendu qu’il récupère puis je l’ai ramené chez lui et je ne sais pas ce qu’il a fait après.»

La Depeche

USA : Censurés sur Facebook, des islamophobes portent plainte pour continuer à insulter les musulmans

Deux organisations islamophobes américaines dont certains propos ont été censurés sur YouTube, Facebook ou Twitter, estiment qu’une loi leur garantit une « immunité contre les procès […], permettant à ces géants de pratiquer une censure approuvée par le gouvernement. »

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Deux organisations islamophobes américaines, l’Americain Freedom Defense Initiative (AFDI) et Jihad Watch, ont porté plainte contre Loretta Lynch, la procureure générale des Etats-Unis, l’équivalent du ministre de la Justice outre-Atlantique, rapporte le site spécialisé Ars Technica.

Pour les situer, Ars Technica rappelle que l’AFDI est considéré comme un groupe de haine par une association américaine (le SPLC) reconnue pour son suivi de l’extrême droite. L’AFDI était également en première ligne lors de l’opposition à la construction d’un centre islamique près de l’ancien emplacement du World Trade Center. Quant aux fondateurs de ces deux organisations, Pamela Geller et Robert Spencer, ils sont tous deux interdits d’entrée au Royaume-Uni à cause de leurs positions extrémistes.

Censurées, mais aussi menacées sur Facebook, Twitter ou encore YouTube pour leurs propos haineux envers les musulmans, ces deux organisations estiment que leur droit à la liberté d’expression est bafoué. Pour comprendre leur démarche, il faut connaître la conception de la liberté d’expression américaine, qui est totale: il n’est pas interdit par la loi de tenir des propos racistes comme c’est le cas en Europe, tant que ces propos n’appellent pas à la violence. Or les réseaux sociaux ou les sites de vidéo ne sont pas tenus de respecter ce premier amendement sur leurs plateformes privées, et assument clairement de modérer les propos haineux, bien qu’ils ne soient pas forcément illégaux aux Etats-Unis.

Le département de la Justice demande l’annulation du procès

Mais alors, pourquoi ces deux organisations n’ont-elles pas porté plainte directement contre ces sites, plutôt que contre la procureure générale? Ils estiment que le département américain de la Justice fait appliquer une loi anticonstitutionnelle, la section 230. Ce texte, crucial pour les sites internet aux Etats-Unis, affirme qu’un procès ne peut pas être intenté contre eux pour des propos ou des comportements de leurs utilisateurs sur leurs plateformes.

Il faut donc poursuivre directement les auteurs, et pas le moyen de communication qu’ils utilisent. L’AFDI et Jihad Watch estiment que cette loi offre à Facebook, Twitter et YouTube « une immunité contre les procès […], permettant à ces géants de pratiquer une censure approuvée par le gouvernement. »

L’avocat qui défend le département de la Justice estime que l’institution ne fait pas appliquer activement cette loi, mais qu’il s’agit simplement d’un outil de défense qui peut être invoqué par les sites internet durant un procès. Il rappelle également que le gouvernement américain n’a aucun contrôle sur les décisions de modération prises par Facebook, Twitter ou YouTube. Le département de la Justice a donc demandé la semaine dernière l’annulation du procès, estimant que les plaignants se trompent de cible, et devraient plutôt poursuivre les sites qui les censurent. L’AFDI et Jihad Watch préparent déjà leur réponse à cette demande d’annulation, attendue le 12 octobre prochain.

Un ministre israélien : «nous devons donner nos vies pour étendre israël en annexant la Cisjordanie»

Le ministre israélien de l’Education, leader du parti de droite conservateur Habayit Hayehudi (le Foyer juif), Naftali Bennet, a déclaré jeudi « nous devons donner nos vies » pour étendre la souveraineté d’Israël en Cisjordanie, rapporte le Haaretz.

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Bennett a prononcé un discours engagé lors d’une conférence à Jérusalem donnée en mémoire de Hanan Porat, personnage fort des implantations israéliennes.

Bennett a exhorté l’annexion de la Cisjordanie un jour après que des responsables américains ont fustigé Israël pour l’adoption du nouveau plan de construction de 300 logements en Cisjordanie dans l’implantation de Shiloh, en compensation de la démolition de celle d’Amona.

« En ce qui concerne la Terre d’Israël, nous devons passer des positions à l’action », a affirmé Bennett.

Pour le ministre, l’une des priorités du pays est de « réaliser le rêve que la Judée-Samarie fasse partie de la souveraineté de l’Etat d’Israël ».

« Nous devons agir aujourd’hui et donner nos vies (…) Comme l’a dit Hanan, nous n’avons pas le droit de diviser cette terre » s’est insurgé Bennett.

« Ni avec des mots, ni avec des actions, ni avec un cautionnement silencieux, ni avec des excuses discrètes. Ni avec des politiciens et ni avec des juristes », a-t-il rajouté.

« Le chemin des concessions, le chemin de la division a échoué », a dénoncé le ministre.

Le leader du parti de droite Habayit Haheyudi a par la suite visé plus spécifiquement les partis de gauche pour avoir déposé des pétitions à la Cour Suprême, réclamant l’éviction des avant-postes construits en Cisjordanie.

Il accuse ces responsables d’avoir recourt à des mesures légales pour court-circuiter la volonté du peuple.

« Ceux qui ne voient pas la colonisation en Terre d’Israël avec bienveillance ont abandonnés l’âme du peuple d’Israël », a déploré Bennett.

Le ministre a poursuivi son discours en promettant « solennellement » une « régularisation stratégique » de la colonisation.

La parlementaire de l’Union Sioniste, Tzipi Livni, a quant à elle, vivement critiqué les propos de Bennett jeudi.

« Le rêve de Bennett et de la minorité qu’il représente est le cauchemar d’Israël et de tout le peuple israélien: un état avec une majorité arabe et un conflit violent en continu ».

« Nous devons tous combattre ce cauchemar (…) Tous les masques sont finalement tombés », a commenté Livni.

I24

Apologie de terrorisme: Zemmour déclare « respecter » les terroristes de Daesh prêt à mourir



Propos de Zemmour sur les terroristes: une avocate de victimes des attentats saisit le procureur

Une avocate des victimes des attentats de Paris a saisit le procureur de Paris après des propos tenus par Eric Zemmour. Elle dénonce une apologie du terrorisme.

Le 27 septembre dernier, le polémiste a tenu une conférence à Versailles. En parlant des jihadistes, le chroniqueur de RTL a déclaré qu’il s’agissait de « gens qui meurent pour leur foi, (et qu’)on devrait être plus admiratif que méprisant ».

BFM


Zemmour fait l’«apologie du terrorisme» pour les familles des victimes du 13 novembre

« Apologie du terrorisme ». C’est ce qu’ont signalé les familles des victimes du 13 novembre par le biais de leur avocate et l’association SOS Racisme au parquet de Paris ce jeudi après les propos du polémiste Eric Zemmour dans Causeur. L’essayiste dit respecter «les djihadistes de Daech» qui sont des «gens prêts à mourir pour ce en quoi ils croient». Des propos qui ne passent pas pour ceux qui ont perdu des proches et sont «dévastés par une telle provocation», selon l’avocate Samia Maktouf.

Le Parisien


Interrogé par le magazine « Causeur », l’essayiste Eric Zemmour appelle à « arrêter de mépriser » les terroristes de l’organisation Etat islamique, trouvant dans leurs actes « quelque chose de respectacle ».

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Eric Zemmour a-il franchi la ligne jaune? Dans une interview qu’il donne au mensuel Causeur en kiosque ce jeudi 6 octobre, l’écrivain refuse la qualification « d’esprits faibles » des terroristes de Daech que donne le journaliste qui l’interroge. Et sa justification est radicale: « Quelle condescendance! Moi, je prends l’islam au sérieux, je ne le méprise pas! », s’indigne-t-il. Avant de lâcher: « Et je respecte des gens prêts à mourir pour ce en quoi ils croient. »

les actes de daesh « Il y a quelque chose de respectable »

Quand le journaliste de Causeur lui demande s’il respecte « des gens qui roulent en camion sur des enfants », faisant ainsi référence à l’attentat de Nice, l’ancien journaliste précise sa pensée: « Pardon de vous chagriner, mais l’Histoire c’est ainsi, des innocents meurent parce qu’ils sont dans le mauvais camp, ou au mauvais endroit au mauvais moment. Et oui, quand les gens agissent parce qu’ils pensent que leurs morts le leur demandent, il y a quelque chose de respectable », ose Eric Zemmour, comme le souligne le site Les Crises.

« On est dans le champ de l’apologie du terrorisme »

Les propos de l’essayiste rappellent ceux tenus par l’ancien membre d’Action direct Jean Marc Rouillan, qui avait qualifié de « courageux » les auteurs des attentats djihadistes du 13 novembre. Jean-Marc Rouillan a été condamné le 7 septembre à huit mois de prison pour apologie du terrorisme.

Contacté par L’Express, l’avocat pénaliste Manuel Abitbol estime que les affirmations d’Eric Zemmour « entrent dans le champ de l’apologie du terrorisme ». « Quand il dit respecter les djihadistes prêts à mourir pour ce en quoi ils croient, on retrouve tous les éléments », affirme-t-il. Et de détailler: « Il déclare explicitement ‘respecter’ des terroristes et il identifie clairement ces derniers. »

L’Express

France : 84.000 femmes âgées de 18 à 75 ans victimes de viols en un an

Le Haut Conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes (HCE) vient de rendre un rapport et propose une plus «juste condamnation sociétale et judiciaire» de ce crime…

Selon le HCE, en France, 84.000 femmes âgées de 18 à 75 ans et 14.000 hommes déclarent avoir été victimes de viol ou tentative de viol en un an. Or, seules 10.461 plaintes de femmes et 1.655 plaintes d’hommes ont été déposées. Sur ces faits, moins de 1.100 ont été condamnés judiciairement (765 hommes de plus de 15 ans, 304 hommes de moins de 15 ans et six femmes).

« Au final, moins d’un pour cent des violeurs sont condamnés »

« Parmi toutes les femmes violées, à peine 10 % vont porter plainte. Et pour ces 10 % de plaintes, seule une sur dix débouchera sur un procès aux assises aura lieu. Au final, moins d’un pour cent des violeurs sont condamnés », précise le Dr Piet au Parisien.

En France, environ 16 % des femmes déclarent avoir subi des viols ou des tentatives de viols au cours de leur vie d’après le HCE. Et l’autorité pointe d’ailleurs dans son rapport une « tolérance sociale » à l’égard des agressions sexuelles.

20 Minutes

Bastia : «Francia fora» affrontements entre policiers et nationalistes venus soutenir leurs camarades terroristes

Lors d’une manifestation de soutien à trois jeunes nationalistes actuellement jugés à Paris, des affrontements ont eu lieu avec les forces de l’ordre. Quatre policiers ont été blessés.


Quatre membres des forces de sécurité ont été blessés mercredi soir à Bastia lors d’incidents avec plusieurs dizaines de jeunes nationalistes corses dénonçant les réquisitions du ministère public contre trois de leurs camarades – auteurs présumés d’un attentat contre la sous-préfecture de Corte en 2012 – jugés à Paris.

Devant la cour d’assises spéciale de Paris, le ministère public a requis de 6 à 8 ans de prison contre trois militants de GI, Nicolas Battini, Stéphane Tomasini et Jean-Baptiste Verdi, âgés de 22 à 24 ans.

Les jeunes gens, certains cagoulés, ont lancé des cocktails Molotov et incendié des conteneurs à ordures sur la place du marché, au centre de Bastia. Un véhicule stationné a partiellement brûlé.

Un graffiti « Liberta, Francia fora » (Liberté, France dehors) a été tracé durant les échauffourées sur la façade la Banque de France située sur le cours Pierangeli reliant les places du marché et Saint-Nicolas. L’artère a ensuite été bouclée par un cordon de gendarmes mobiles.

Le Bien Public