Tout juste suspendu du FN, Nicolas Boher, ex-directeur de cabinet à Mantes-la-Ville, aujourd’hui en procès contre la mairie, se sent « harcelé » par le maire FN mantevillois, Cyril Nauth, au sein de la fédération.
La commission de discipline statuera lundi 10 octobre sur son sort. En attendant, Nicolas Boher, conseiller municipal d’opposition à Elancourt et ex-directeur de cabinet de Mantes-la-Ville, a été suspendu du FN. Il s’estime aujourd’hui victime d’une purge à double titre.
Par son attachement à Philippe Chevrier, ex-secrétaire départemental exclu en mai dernier. Par ses relations tendues avec le maire FN de Mantes-la-Ville Cyril Nauth, dont il fut directeur de cabinet avant de partir, puis d’être en procès avec cet ancien employeur.
A des différends d’ordre politique se mêle une opposition personnelle (que nous ne détaillerons donc pas, Ndlr) entre les deux hommes. Elle se solde aujourd’hui par un procès de Nicolas Boher à l’encontre de la mairie de Mantes-la-Ville, et par un rejet systématique de Cyril Nauth envers son ex-directeur de cabinet au sein de la fédération.
« C’est du grand n’importe quoi », répond à la purge alléguée François Siméoni. Le nouveau secrétaire départemental du FN mentionne « un renouvellement normal » des cadres yvelinois : « Tout fonctionne bien, à part un ou deux cas ponctuels (Vincent Texier, à Maurepas, est également visé par ce propos, Ndlr) qui vont se stabiliser. »
« Un certain nombre de personnes ont été exclues ou vont être traduites devant la commission de discipline, indique sobrement l’autre concerné, Cyril Nauth. Le ressort habituel est un peu toujours le même malheureusement, issu de choses qu’ils briguaient et n’ont pu obtenir. Ca ne va pas plus loin que ça. »
Une quarantaine d’affiches porteuses d’un message anti musulman ont été brièvement placardées à l’Université de Calgary, mardi avant d’être retirées par le personnel de l’établissement, a rapporté Global News.
«Chers musulmans, F*ck vos décapitations, F*ck votre charia, F*ck vos mutilations génitales, F*ck votre Taqiya, F*ck votre Mohammed, F*ck votre Coran. En d’autres mots… vous pouvez garder vos coutumes barbares… là d’où elles viennent… dans vos pays du 7e siècle. #GetTheF*ckOuttaHere», pouvait-on lire sur les affiches.
Ces dernières ont été vigoureusement dénoncées par la présidente de l’Université de Calgary, Elizabeth Cannon. «De voir quelque chose comme ça, c’est vraiment troublant. Personnellement, ça me met vraiment en colère et nous avons, évidemment, transmis le cas à la police de Calgary. Nous espérons que les contrevenants pourront être identifiés», a affirmé Mme Cannon lors d’un point de presse.
L’Association des étudiants musulmans de l’université de Calgary a aussi condamné le geste. «Les étudiants musulmans font partie intégrante de cette communauté inclusive et diverse. Nous condamnons la discrimination et toutes les sortes de discours haineux», peut-on lire que la page Facebook de groupe.
Loin d’avoir eu l’effet escompté, les affiches ont plutôt générées une vague de soutien envers les étudiants musulmans de l’université. Plusieurs élèves ont écrit des mots de support et de solidarité à leurs condisciples.
Dénommé Kroc Blanc, l’homme s’en prend également à l’Islam…
Si Éric Zemmour et Alain Finkielkraut ont leurs ronds de serviettes dans beaucoup de médias français, l’extrême droite s’est récemment trouvée un champ d’action tout aussi médiatique, le rap.
En effet, un dénommé Kroc Blanc a été un des premiers »rappeurs » à balancer des morceaux à la gloire d’un certain Jean-Marie Le Pen… Aujourd’hui, ce dernier revient en interpellant Kery James, qu’il accuse tout simplement d’être un musulman faisant dans l’anti-France.
Si l’interprète du morceau cherche évidemment à se faire du buzz et à créer une polémique sur le dos de Kery, il préfère s’afficher avec un masque… Alors Kroc Blanc, on n’assume pas ?
Le tribunal des référés de Liège a prononcé mardi en fin de journée une ordonnance qui interdit à la Haute école de la Province de Liège (HEPL) d’appliquer un règlement qui interdit notamment à ses étudiantes de porter un voile islamique. Le juge des référés a considéré que le port du foulard islamique n’est pas un obstacle à l’enseignement.
Dans son ordonnance, le juge des référés décide que le règlement d’ordre intérieur de la HEPL ne peut être appliqué en ce qu’il interdit de façon générale le port de tout couvre-chef, insignes, bijoux ou vêtements qui affichent de manière ostentatoire une opinion ou une appartenance politique, philosophique ou religieuse.
Le port du voile était plus particulièrement ciblé par ce règlement et était contesté par 16 étudiantes qui portaient le foulard islamique. Par l’application d’une modification récente de son règlement adoptée et publiée en juin 2016, le Conseil pédagogique de la Haute École Province de Liège (HEPL) souhaitait interdire « le port d’insignes, de bijoux ou de vêtements qui expriment une appartenance philosophique, religieuse et/ou politique » à l’intérieur de son établissement.
Les 16 étudiantes affirmaient que ce règlement portait atteinte à leurs droits fondamentaux et qu’il était discriminatoire. La HEPL et la Province de Liège affirmaient qu’il était imposé dans un concept de neutralité envers tous les étudiants. La HEPL avait fait part de certaines dérives existant au sein de l’école ainsi que de pressions sociales de plus en plus fortes de certaines filles voilées et de garçons musulmans envers les filles non voilées.
Dans son ordonnance, le juge des référés a relevé que l’article du règlement visé par la procédure ne paraît pas instaurer une mesure nécessaire et proportionnée à l’objectif poursuivi. Celui-ci est atteint par l’interdiction de prosélytisme et l’interdiction de se soustraire à une activité d’apprentissage en argumentant que cette activité est incompatible avec les préceptes d’une religion.
Le juge souligne que le port du voile n’est pas un obstacle à l’enseignement, ni une source de tension en soi. Il n’est pas un obstacle pour la plupart des activités d’enseignement, même s’il peut devoir être enlevé, à titre d’exemple, pour un contrôle avant un examen ou un stage.
L’ordonnance prononcée n’est pas assortie d’une astreinte. Les étudiantes réclamaient un montant de 10 000 euros par infraction constatée. Mais le juge des référés a estimé qu’il n’est pas démontré que la HEPL et la Province de Liège n’exécuteront pas sa décision.
Il est 16h30 ce dimanche à Sevran lorsque nous retrouvons Ousmane à la cité des «Radars». Comme souvent, lui et ses amis discutent, fument, ou jouent à la PlayStation dans un local situé juste devant la mosquée de la cité. C’est aussi à cet endroit qu’est venu tourner le journaliste Bernard de La Villardière pour l’émission Dossier Tabou diffusée mercredi 28 septembre sur M6.
Quelques jours après, cette bande d’amis parle encore de cette enquête intitulée «L’islam en France: la République en échec». À l’exception d’Ousmane, les personnes rencontrées ne souhaitent pas donner leur identité. Ils veulent se faire appeler Mehdi, Bertrand, Manolito et Vinks. Leur nom de famille? «”De la ville de Sevran”, parce que c’est mieux que de La Villardière». Ils ressassent les images de l’équipe de tournage agressée,largement relayées avant et après la diffusion du reportage.
L’altercation débute lorsqu’un des trentenaires met sa main devant une caméra. Ils réclament d’être salués. «Je ne peux pas dire bonjour, je suis en train de parler», répond l’un des caméraman.
«Je fais ce que je veux, je suis dans mon pays»
«Hey, toi arrête de filmer, trou du cul», dit Bertrand pendant qu’un autre insiste: «On veut dire bonjour». «On a dit bonjour, c’est bon tout va bien», rétorque La Villardière. C’est à ce moment que la situation s’envenime:
Bernard de La Villardière: – Vous nous laissez bosser, d’accord? Vous nous laissez bosser!
-Arrête de crier sur les gens.
– Partout où j’ai été dans le monde, on m’a laissé bosser.
– Et alors?
– Vous allez me laissez bosser? Alors! (…) Ça vous embête qu’on parle de cette mosquée? Ça vous gêne qu’on parle de cet endroit, ça vous gêne?
– À raconter de la merde, ouais ça nous gêne.
– Quelle merde? Ça te regarde? Je fais ce que je veux. Je suis dans mon pays, et j’ai le droit de faire ce que je veux, d’accord. (…) Arrête de me toucher, ok? Bon alors dégagez! Vous dégagez!
Bertrand ordonne alors aux journalistes de «se barrer» avant qu’il «éclate la caméra». Vinks demande à La Villardière «de ne pas leur manquer de respect» et de «ne pas (leur) parler comme à un chien». Il se montre beaucoup plus violent physiquement que les autres et donne un premier coup à l’épaule du présentateur puis un deuxième avant de l’attraper par la veste. Il tente de prendre une caméra et renonce finalement. Ses amis s’interposent et les journalistes quittent les lieux sous quelques menaces.
Ils expliquent aussi la raison de leur colère. «Venez, si vous ne manquez pas de respect, on vous accueille», dit Vinks à l’un des journalistes. L’auteur de la vidéo conclut: «L’approche elle est mauvaise (…) faut savoir s’exprimer mon ami dans la vie (…) tu n’as même pas fait un pas devant nous, tu es parti dans dans une allégation de merde. (…) La réalité elle est là messieurs. C’est tout. Passez une très bonne journée.»
«Salafistes et dealers de drogue… J’aurais préféré qu’il nous insulte de “connards”, au moins c’est ni suspect ni illégal.»
«Il a réagi comme un policier, à nous dire “dégagez”, et a été irrespectueux dès le début», se défend Vinks, 29 ans, qui raconte être un habitué des émissions du présentateur:
«Moi j’aimais beaucoup Bernard de La Villardière. Je regardais ses reportages le dimanche, je me disais que c’était un bon journaliste, un mec chaud qui n’a pas peur d’aller partout. Il me faisait voyager un peu. Aujourd’hui, je me dis que tout ce que j’ai vu a dû être bidonné, comme toute son émission sur l’islam.»
En plus des images de l’altercation, Ousmane et ses amis digèrent mal les deux qualificatifs («salafistes et dealers de drogue») utilisés pour les «discréditer».
«Aujourd’hui, la cité rigole en nous appelant comme ça, mais ça fait mal en réalité. Il nous a vus cinq minutes et décrète qu’on est soit salafistes, soit dealers. Comment il peut savoir ça?», interroge Ousmane. En réaction à cette affirmation, ces habitants que nous avons rencontrés (et qui ne représentent pas tous ceux de la vidéo) nous assurent «ne pas être musulmans pratiquants», ni dealers.
«J’aurais préféré qu’il nous insulte de “connards”»
Ousmane est par exemple livreur pour une grosse société de transport. On trouve aussi un chauffeur VTC pour Uber, un brancardier et un salarié de la Fnac. Manolito, 30 ans, regrette cette description:
«Ça fait mal d’entendre ça car il ne nous laisse aucune échappatoire. On est soit l’un, soit l’autre, mais dans tous les cas, aux yeux de la majorité des Français, on est hors-la-loi. J’aurais préféré qu’il nous insulte de “connards”, au moins c’est ni suspect ni illégal.»
«Moi j’ai une petite barbe, mais je ne suis pas musulman. J’avoue, c’est juste pour la mode que je la laisse pousser», renchérit Jérémy (qui a souhaité garder son anonymat), assurant «qu’ici, il y a toutes les confessions». «D’ailleurs, le seul barbu présentsur la vidéo [que nous avons flouté à sa demande NDLR] est celui qui tente de calmer le jeu et de nous séparer du présentateur», note-t-il.
Loin de regretter son acte, le groupe assure que «c’est le manque de respect du présentateur» qui a déclenché les hostilités. Pour le prouver, ils donnent l’exemple de la médiatisation de l’histoire de Quentin, un jeune habitant parti en Syrie.
«Beaucoup de journalistes sont venus filmer la mosquée, nous ont interrogés sur lui et il n’y a eu aucun problème. Pourquoi? Parce qu’ils étaient respectueux. Si Bernard de La Villardière nous avait salués, ou même s’il nous avait juste dit “je viens vous parler à la fin du tournage”, on l’aurait laissé tranquille», explique Vinks.
Quant à Bertrand, il conteste fermement avoir voulu s’en prendre au matériel de l’équipe. «Comme on le voit dans la vidéo, je dis au caméraman d’arrêter de filmer mon visage, mais il continue. C’est illégal. C’est là qu’on a un peu bousculé la caméra. Mais si on avait voulu les agresser ou voler les images, on ne les aurait pas raccompagnés en leur disant “passez une bonne journée”. Cela aurait été bien plus violent.»
«Le truc qui nous fait le plus mal, c’est la voix off des reportages.»
Au-delà de cet incident, les jeunes hommes regroupés au pied de la mosquée s’interrogent sur le travail des journalistes en banlieue. «Pourquoi il n’y a pas de vrais reportages qui montrent aussi des choses positives?» demande Manolito: «On a le choix entre un reportage complètement caricatural de M6 sur l’islam où en plus, la plupart des personnes interviewées disent qu’elles se sont fait avoir, ou les enquêtes bidons de la TNT sur la police dans les banlieues. Vous croyez vraiment qu’il y a que ça ici?»
Le groupe dit avoir compris «comment les télés fonctionnent»:
«Les journalistes viennent et assurent qu’ils diront la vérité. Une fois que le reportage est diffusé, il y a toujours des montages pour nous faire passer pour des voyous. Et quand on demande pourquoi, les journalistes répondent que ce n’est pas de leur faute, mais que c’est à cause du rédac chef.»
Pour Ousmane, enfin, le «truc qui nous fait le plus mal, c’est la voix off des reportages». «Celle qui commente des images qui ne correspondent pas à la réalité», ou celle qui les dépeint comme voyous ou terroristes.
Journée portes ouvertes à la cité «parce qu’on sait accueillir»
Sur les problèmes plus généraux montrés par l’émission Dossier Tabou, ces habitants de Sevran —«une fabrique de djihadistes» selon le présentateur— contestent ce qui est dit. «Oui il y a sûrement des jeunes qui partent en Syrie, mais moi par exemple, je n’en connais aucun», assure Mehdi. Et d’ajouter:
«Il y a ce que le reportage montre et la réalité. À la télé, on a par exemple toujours l’impression d’être en guerre avec la police, alors que c’est faux. On n’en veut pas à tous les policiers et on parle même avec eux, ici. Mais ça, personne ne le saura. Les gens penseront que Sevran, comme les autres quartiers, c’est une zone de non-droit où personne ne peut venir.»
S’ils reconnaissent «que certaines cités sont très chaudes», ils assurent qu’au quartier Rougemeont dans lequel ils vivent, tout le monde peut circuler librement. «L’élément essentiel, c’est le respect. On n’a de problèmes avec personne, mais si les gens comme La Villardière ne veulent pas apprendre à nous connaître, alors qu’ils nous foutent la paix», dit Vinks.
Tous les sept ont demandé à être reçus par le maire de la ville, Stéphane Gatignon, pour évoquer cet incident. Ils prévoient aussi une «sorte de journée portes ouvertes dimanche 9 octobre à la cité pour montrer qu’on sait accueillir». Et lancent cette invitation:
«On voudrait bien s’expliquer face caméra avec Bernard de La Villardière pour qu’il assume ses responsabilités et qu’il voit qu’on peut dialoguer.»
Contactée, la chaîne M6 s’est contentée de nous féliciter «d’avoir pu retrouver ces jeunes», mais n’a pas répondu à nos questions. Le présentateur, actuellement au Japon, n’a pas donné suite.
En attendant cette éventuelle rencontre avec La Villardière, Ousmane et ses amis promettent de «ne plus regarder ses émissions». Et de préférer à M6 la chaîne Discovery Channel, «qui doit bidonner un peu, mais moins que les autres».
La décision est devenue définitive : Robert Plant, 35 ans, sera jugé aux assises pour le meurtre de la joggeuse, commis le 24 janvier 2013 à Courbessac. La mère de famille avait été sauvagement attaquée alors qu’elle faisait son jogging en allant chercher ses enfants à l’école. Elle avait été égorgée et agressée sexuellement avant d’être abandonnée sur un chemin, situé près du cimetière. Retour sur cette affaire qui avait suscité une psychose sur le tueur de joggeuse.
L’affaire démarre lors d’une nuit de janvier, le cadavre d’une jeune femme est découvert à la sortie de Courbessac.Le corps porte de multiples traces et notamment au cou qui présente une très grande plaie qui montre que la malheureuse a été égorgée. Des traces d’agression sexuelle sont également constatées. Le corps est rapidement identifié, il correspond à celui d’une jeune femme dont le mari avait signalé sa disparition, inquiet de ne pas la voir rentrer.
Les faits se sont produits en mars dernier dans les rues de Valenciennes. Mais les deux victimes, âgées d’une trentaine et d’une vingtaine d’années, n’ont toujours pas retrouvé leur sérénité. Lors de l’audience de mercredi, elles ont d’ailleurs tout fait pour ne jamais croiser le regard de Jonathan Sarrazin, 27 ans, qui leur fait toujours peur. Et le tribunal l’a bien compris.
Cet après-midi-là, le 3 mars, l’une et l’autre avaient vécu la même scène d’horreur. Jonathan Sarrazin les avait successivement abordées en pleine rue – la plus jeune, puis la trentenaire quelques instants plus tard – sous le prétexte de leur demander une cigarette. L’une et l’autre s’étaient alors quasiment « excusées » de ne pouvoir le dépanner. Mais, dans la foulée, le jeune homme leur a fait des propositions écœurantes à caractère sexuel et s’est mis à les courser durant plusieurs minutes.
Face au tribunal, les deux victimes ont – courageusement – raconté leur calvaire et expliqué que, depuis cette agression, leur vie avait changé. La plus jeune, qui passait des examens le lendemain des faits, n’a pas eu les notes espérées et n’a pas pu intégrer l’école de son choix. La seconde, qui travaille « dans le social », a fait part de ses craintes et de ses appréhensions lorsqu’elle doit désormais faire face à des cas « lourds ».
Le tribunal a finalement suivi les réquisitions du parquet, en condamnant le jeune homme à deux ans de prison ferme et en révoquant un sursis antérieur de six mois.
C’est ce que vous explique cette semaine Oncle Obs, un homme qui n’hésite jamais à faire tomber son martel sur les lectures délirantes de l’histoire, pour rétablir le seul règne qui vaille, celui des faits.
Longtemps, la pauvre Jeanne d’Arc, qui en voulait aux Anglais, a été leur star absolue. Depuis peu, Florian Philippot, membre d’un parti fondé par d’anciens collabos et des activistes de l’OAS (Organisation armée secrète), ose se réclamer de De Gaulle, preuve qu’il ne recule devant rien. Au tiercé des grands héros de l’extrême droite, Charles Martel est toujours en bonne place.
Il y a peu encore, lors d’un reportage dans un bar d' »identitaires » qui s’est ouvert à Lille, notre amie Doan Buia découvert qu’un de leurs objets fétiches est un porte clé orné du numéro 732, date d’une certaine bataille de Poitiers.
Dans le fantasme que s’en font les nationalistes, le rude guerrier, en effet, à tout pour plaire : ce grand héros ne stoppa-t-il pas l’invasion des hordes d’arabes fanatisés prêts à déferler sur la France ? Non. C’est bien le problème dans cette affaire.
Toute la représentation que ces gens se sont de cet épisode n’a, sur un plan historique, absolument aucun sens.
C’est ce que vous explique cette semaine Oncle Obs, un homme qui n’hésite jamais à faire tomber son martel sur les lectures délirantes de l’histoire, pour rétablir le seul règne qui vaille, celui des faits.
Selon un rapport rendu public mardi, les discours politiques sont de plus en plus intolérants outre-Manche et les agressions racistes sont en hausse.
Le Conseil de l’Europe observe une « montée du discours de haine et de la violence raciste » au Royaume-Uni, où le référendum du Brexit semble avoir conduit à une « exacerbation des sentiments xénophobes ».
L’intolérance de « nombreux discours politiques ». Dans un rapport rendu public mardi, la Commission européenne contre le racisme et l’intolérance (Ecri) pointe « la nature intolérante de nombreux discours politiques » qui « sont axés en particulier sur l’immigration ». Outre les « messages d’intolérance » véhiculés par le parti anti-immigration et europhobe Ukip, le rapport cite pour exemple des propos tenus par le Premier ministre britannique David Cameron qui, interrogé sur la crise de Calais en juillet 2015, avait parlé de « nuées » de personnes traversant la Méditerranée. « Le référendum du Brexit (le 23 juin, qui a abouti au choix des Britanniques de sortir de l’UE) semble avoir conduit à une nouvelle exacerbation des sentiments xénophobes« , estime cet organe.
Le rapport avance également que les musulmans britanniques sont également « présentés sous un jour défavorable » par certains politiques. Le discours de haine continue d’être « un grave problème dans la presse populaire » et « les propos haineux en ligne, ciblés notamment sur les musulmans étaient en pleine expansion depuis 2013« , estime la commission, dans ce rapport qui rend compte de la situation dans le pays au 17 mars 2016.
Hausse des agressions antisémites et islamophobes. Dans ce cinquième rapport sur le Royaume-Uni, l’Ecri relève qu' »un nombre particulièrement élevé d’incidents violents à caractère raciste » se sont produits en 2013. Sur cette question, les experts pointent en particulier « une hausse marquée des violences contre les musulmans, ainsi que des niveaux records d’incidents antisémites l’année suivante« .
23 recommandations. Le rapport adresse au gouvernement britannique 23 recommandations, en appelant notamment « tous les partis politiques à s’opposer fermement au discours intolérant ». L’Ecri demande aux partis de « donner instruction à leurs représentants de s’abstenir de toute remarque péjorative à l’endroit d’un groupe de personnes en raison de leur ‘race’, de leur religion, de leur nationalité, de leur langue ou de leur origine ethnique », ou de leur orientation sexuelle.
Selon un collectif britannique de journalistes d’investigation, le Pentagone aurait dépensé 540 millions de dollars dans le cadre de cette campagne de propagande.
Plus d’un demi-milliard de dollars. C’est, selon les enquêteurs du Bureau of Investigative Journalism (BIJ), ONG basée à Londres spécialisée dans la réalisation d’enquêtes journalistiques, le montant d’une facture très salée dont se serait acquitté le Pentagone entre 2006 et 2011. Il n’est ici question ni d’armes, ni de soldats, ni de véhicules – simplement de propagande.
La sulfureuse agence de communication et de relations publiques Bell Pottinger, connue pour travailler avec toutes sortes de régimes (Syrie, Biélorussie, Sri Lanka…), aurait signé en pleine guerre d’Irak (2003-2011) un contrat ultra-lucratif avec Washington — 120 millions de dollars par an — afin de produire les contenus de ce programme « top secret ». Un ancien salarié de l’entreprise, le vidéaste Martin Wells, a révélé au Bureau of Investigative Journalism, les dessous de cette campagne, qui ont été publiés dimanche par le « Daily Beast » et le « Sunday Times » et relayés par France 24.
Outre des clips publicitaires anti-Al-Qaida, Martin Wells affirme que son ancienne entreprise produisait et montait de faux reportages vidéos aux images de basse qualité, de manière à les présenter comme des « productions de télévisions arabes ». Ils étaient ensuite vendus puis diffusés comme tels par les chaînes locales et continentales, sans préciser que l’armée américaine en était le commanditaire.
L’Irak, écrit le BIJ, était un eldorado pour les agences de communication : selon l’enquête, plus de quarante sociétés étaient rémunérées pour de la production de vidéos, de sondages, de placements médias. Bell Pottinger avait elle-même commencé à travailler en Irak dès mars 2004, une poignée de mois après l’invasion américaine, pour produire de façon très officielle des contenus promouvant la tenue d’élections démocratiques.
Fausses vidéos siglées Al-Qaida
Mais Martin Wells évoque une partie plus « sensible » de ce programme. La société Bell Pottinger, qui a employé jusqu’à 300 personnes — Britanniques et Irakiens — en Irak, aurait également eu pour mission de fabriquer de fausses vidéos de propagande portant la signature de l’organisation Al-Qaida. Objectif : piéger les personnes qui les visionnaient ensuite sur internet.
L’idée était en effet de se servir de ces clips comme appâts numériques. Les vidéos, gravées sur des CD, étaient encodées de manière à se connecter automatiquement à internet lors du visionnage, afin de permettre à la CIA de localiser l’ordinateur, grâce à son adresse IP. Ces CD, précise Martin Wells, étaient abandonnés par les forces américaines dans les habitations lors de perquisitions en Irak ; transmis sous le manteau, certains se sont retrouvés en Iran, en Syrie et même aux Etats-Unis.
Si le BIJ n’apporte pas d’information sur les conséquences de ces pistages, le Pentagone a bel et bien confirmé avoir eu recours aux services de l’agence Bell Pottinger durant cette période en Irak. L’ancien patron de Bell Pottinger, Tim Bell, a également confirmé au « Sunday Times » que sa société avait signé un contrat en relation avec des opérations militaires, « protégé par plusieurs clauses de confidentialité », et rendait compte régulièrement de ses avancées au Pentagone, à la CIA et au Conseil national de sécurité.
En 1956, près de 200 000 Hongrois fuient la répression. Les pays occidentaux se coordonnent pour accueillir cet afflux soudain de migrants. La dureté de la Hongrie de Victor Orban à l’égard des migrants contraste avec cet épisode de l’histoire, et choque certains Hongrois de Suisse.
Au fil des semaines, les nouvelles de son pays plongent Aniko dans l’inquiétude. Il y a eu les images de centaines de migrants, refoulés aux portes de la Hongrie. Les barbelés dressés le long de la frontière avec la Serbie et la Croatie, les policiers antiémeutes mobilisés en force. Et les invectives de Viktor Orban, premier ministre conservateur, contre des migrants dépeints en envahisseurs.
Mais ce sont surtout les réactions de sa propre famille qui heurtent cette Suissesse d’origine hongroise. Celle de ce cousin, qui affirme avoir sorti son arme, «au cas où», comme pour se préparer à une attaque. Ou son père, pour qui les migrants sont «le plus grand danger qui menace l’Europe aujourd’hui». «Ont-ils donc perdu la mémoire?», s’interroge Aniko, dans son salon d’un quartier de l’ouest lausannois.
Le rêve suisse
Elle pense aux 200 000 réfugiés hongrois qui, en 1956, quittaient le pays pour l’Europe, les États-Unis ou le Canada, fuyant le régime soviétique pour rejoindre le «monde libre». Ils étaient quelque 12 000 à se rendre en Suisse. Aniko n’a pas connu cet épisode de l’histoire. Elle est arrivée bien plus tard, dans les années 1990, avec sa mère qui rejoignait son mari à Bienne. Mais elle ne comprend pas que cette génération de Hongrois puisse se montrer si hostile aux migrants aujourd’hui.
«Les Hongrois de 1956 ont été extrêmement bien accueillis. Moi-même, qui n’étais pas réfugiée politique, 40 ans plus tard, j’ai pu aller à l’université, m’installer et fonder une famille ici. Il y a un American dream, il y a un Swiss dream aussi».
L’exode des Hongrois de 1956 ressemble bel et bien à une épopée à l’issue miraculeuse, à en croire les témoignages de ceux qui l’ont vécue. «Nous sommes partis dans l’urgence, avec rien d’autre que les vêtements que nous portions. Nous avons été accueillis à bras ouverts. Tout le monde était logé. On a pu continuer nos études ou trouver du travail», se souvient Henri, 82 ans, arrivé à Genève cet hiver où les troupes soviétiques écrasaient l’insurrection de Budapest dans le sang, provoquant la mort de 2500 personnes.
Une femme de 23 ans a été condamnée à trois ans de prison, dont un an ferme après une agression commise le 24 septembre à La Seyne lors d’une soirée entre filles qui a dégénéré.
«Je me suis pris une droite et j’ai envoyé une gauche». Mais cette jeune femme a surtout planté, avec une violence inouïe, la lame d’un couteau dans le crâne de l’amie qui l’avait reçue dans la soirée du 24 septembre à son domicile à La Seyne. Charlène R., une frêle fille de 23 ans a été jugée en comparution immédiate devant le tribunal correctionnel de Toulon pour des faits de violences aggravées.
Reconnue coupable, elle a été condamnée à trois ans de prison, dont deux ans assortis d’un sursis avec mise à l’épreuve. Comme le lui ont fait remarquer le président et le représentant du parquet, elle est passée très près de la cour d’assises.
Quant à la lame du couteau, elle est passée, elle, à quelques centimètres seulement, peut-on voir sur les photographies et les radiographies du dossier, de parties vitales. L’on voit clairement sur les images la lame plongée dans le crâne.
Malgré la vision effrayante et le choc, la victime s’en est sortie avec trois jours d’ITT et un traumatisme psychologique suite à l’agression qu’elle a subie.
Szegedi qui était connu pour ses positions extrémistes et ses déclarations antisémites, a aidé à fonder la Garde hongroise, qui portait des uniformes noirs qui rappellent le parti pro-nazi avec des Croix fléchées notoires qui ont régné brièvement en Hongrie pendant la Seconde Guerre mondiale où des centaines de milliers des Juifs ont été envoyés dans les chambres à gaz.
En 2012, il a décrit comment il fut ” choqué ” d’apprendre l’origine de sa grand-mère et son héritage juif, ajoutant : ” Tout d’abord parce que j’ai réalisé que la Shoah est vraiment arrivée “.
Rapidement, Szegedi a rejeté son passé d’extrême droite et a embrassé le judaïsme, y compris en prenant un nom hébreu Dovid, il a régulièrement assisté aux prières à la synagogue, mangé de la nourriture casher et a fait sa circoncision. Aujourd’hui, il est en train de planifier le déplacement de toute sa famille en Israel.