Articles par FDEBRANCHE

Un manuel anti-avortement distribué dans des lycées privés catholiques

Le « Manuel bioéthique » édité par la Fondation Lejeune est distribué en toute discrétion depuis 2006 dans des lycées privés catholiques sous contrat.

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« Un enfant » issu d’un viol « ne mérite pas la peine de mort », « certains avortements démembreraient les bébés », « le stérilet est une méthode d’avortement ». Ces allégations mensongères, provocantes ou encore excessives sont tirées d’un « Manuel bioéthique », distribué en toute impunité depuis 2006 dans des lycées privés catholiques sous contrat par la Fondation Lejeune. Cette fondation, dont la communication était assurée par Ludovine de La Rochère, présidente de la Manif pour tous, a été reconnue d’utilité publique en 1996. Elle milite activement contre l’avortement.

Le « manuel » controversé ne faisait pas de vagues jusqu’à ce que deux lycéennes de l’académie de Montpellier tombent dessus par hasard dans le bureau de la vie scolaire de leur école et en fassent part à un dessinateur en vogue sur les réseaux sociaux, Nawak. En partageant l’information, ce dernier a provoqué une cascade de partages et de commentaires indignés. Selon lui, « on est clairement dans un cas d’information mensongère. C’est intolérable qu’un lycée mette à disposition ces brochures. »

« Une de ses camarades s’est même évanouie »

Une mère d’élèves inscrites « dans un grand lycée privé parisien catholique et sous contrat » a été confrontée à ses brochures. Contactée par Le Point.fr, elle témoigne : « C’est surtout ma deuxième fille qui m’a alertée en 2013. Pendant la lecture du manuel où l’on découvre des témoignages terribles sur l’avortement, une de ses camarades s’est évanouie. »

Selon cette mère, le manuel était distribué aux élèves puis repris à la fin du cours pendant les séances de « formation humaine et religieuse qui propose différentes thématiques sociétales aux enfants ». Obligatoires au lycée privé, elles remplacent le catéchisme enseigné au collège, toujours selon ses propos. Selon l’Éducation nationale, « le directeur est pleinement responsable dans le cadre des activités qui n’entrent pas dans le cadre du contrat : la catéchèse… »

 

Le Point

États-Unis : Donald Trump n’aurait pas payé d’impôts pendant 18 ans

D’après le « New York Times », le candidat républicain aurait déclaré 916 millions de dollars de pertes en 1995 qu’il aurait ensuite déduit de ses revenus.

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Le mystère de la déclaration fiscale de Donald Trump a été partiellement éclairci samedi par de nouvelles révélations sur sa façon d’échapper à l’impôt, des révélations qui concluent une semaine désastreuse pour le candidat républicain à la Maison-Blanche.

Le New York Times a publié trois pages reçues anonymement, montrant partiellement la déclaration de revenus du promoteur immobilier en 1995 à New York, dans le New Jersey et dans le Connecticut. On n’y découvre pas le montant des impôts fédéraux payés cette année-là par Donald Trump, mais on y découvre qu’il déclara 916 millions de dollars de pertes, un montant qu’il pourrait avoir légalement déduit de ses revenus imposables pendant 18 ans.

L’article a fait l’effet d’une bombe dans la campagne électorale, à près de cinq semaines du scrutin, alors que Donald Trump refuse avec obstination de publier ses déclarations de revenus, une tradition de transparence pourtant respectée par tous les récents candidats à la Maison-Blanche. Donald Trump n’a pas dénoncé l’authenticité des documents.

« La seule information est que ce document fiscal vieux de 20 ans a été obtenu illégalement, nouvelle preuve que le New York Times, tout comme les médias de l’establishment, est une extension de la campagne Clinton, du Parti démocrate et de leurs groupes d’intérêts mondiaux », a déclaré son équipe dans un communiqué. « Je connais nos lois fiscales mieux que n’importe quel autre candidat à la présidence, et je suis le seul capable de les améliorer », a écrit sur Twitter Donald Trump.

Le Point

Macron s’attaque à la «laïcité revancharde» comme «arme» contre «la religion musulmane»

Dans un entretien à Marianne, l’ancien ministre de l’Economie s’est notamment prononcé contre l’interdiction du voile à l’université. Il s’émeut, toutefois, des écoles confessionnelles qui enseignent « la haine de la République ».

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Gilles, l’auto-stoppeur s’attaquait aux poitrines des conductrices en les menaçant avec un couteau

Un homme de 46 ans ciblait les femmes dans les magasins avant de les agresser sexuellement. Obnubilé par leurs poitrines, il proposait de leur offrir un soutien-gorge pour les dédommager. Il a été condamné, jeudi, par le tribunal correctionnel de Rennes.

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Le 4 août 2015, sur le parking d’un magasin, à Saint-Grégoire, une jeune femme est abordée par un homme qui lui demande de le prendre en stop. Réticente, elle finit tout de même par accepter de l’emmener.

Sur le trajet, la conversation dérive vers la taille de la poitrine de la conductrice… Puis, sortant un couteau, l’homme lui demande s’il peut toucher cette poitrine. S’arrêtant d’urgence sur la rocade, la jeune femme fait preuve de sang-froid et fait sortir l’homme de son véhicule.

Un soutien-gorge en guise de dédommagement

Le gobelet que l’homme avait oublié dans la voiture a permis aux enquêteurs de l’identifier, mais trop tard pour qu’il ne recommence pas.

En effet, trois jours plus tard, à Rennes, il s’attaque, selon le même mode opératoire, à une autre jeune femme. Cette fois-ci, il parvient à ses fins en l’agressant sexuellement alors qu’elle conduisait.

Pour dédommager les victimes après ce qu’il leur faisait subir, « l’auto-stoppeur » proposait de leur offrir un soutien-gorge.

Pulsion et stratagème

Âgé de 46 ans, Gilles Renard a été jugé, jeudi, par le tribunal correctionnel de Rennes pour ces faits.

« J’étais obnubilé par la jeune femme jusqu’à vouloir la toucher. C’est une pulsion. J’ai trouvé un stratagème pour avoir un contact, reconnaît-il à l’audience, J’ai beaucoup de mal à m’exprimer avec les femmes, alors j’utilise la violence. »

« Prédateur sexuel »

Décrit comme un « prédateur sexuel » par l’expert psychiatre, l’homme serait d’une « incontestable dangerosité en l’absence de traitement pour soigner ses pulsions sexuelles ».

Depuis son adolescence, il enchaîne les agressions sexuelles, ce qui lui a déjà valu de comparaître devant le tribunal correctionnel mais aussi devant le tribunal pour enfant.

Prison ferme

Une peine de deux ans d’emprisonnement ferme et un suivi sociojudiciaire avec injonction de soins pendant dix ans sont requis à son encontre.

Une peine que le tribunal augmente à trois ans de prison ferme, avec ce même suivi sociojudiciaire, en raison de la gravité des faits.

Ouest France

Israel va construire encore 98 logements dans une colonie de Cisjordanie occupée

En plus des logements prévus près de la colonie de Shilo, le projet d’une nouvelle zone industrielle israélienne dans l’ouest de Ramallah a été approuvé.

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Les autorités israéliennes ont donné leur feu vert à la construction de 98 logements dans une colonie de Cisjordanie occupée ainsi qu’à celle d’une zone industrielle israélienne près de Ramallah, a annoncé, samedi 1er octobre, l’ONG anti-colonisation La Paix Maintenant.

« Au moment où les dirigeants du monde se réunissaient pour commémorer la mémoire de Shimon Peres et la voie qu’il préconisait pour la paix, le gouvernement israélien crée un nouvel obstacle pour une solution à deux Etats », israélien et palestinien coexistant en paix, a souligné une porte-parole de l’ONG israélienne.

Les deux projets ont été approuvés mercredi par la haute commission de la planification de l’administration militaire israélienne après avoir obtenu au préalable le feu vert du ministre de la Défense, l’ultra-nationaliste Avigdor Lieberman, a précisé à l’AFP la porte-parole Hagit Ofran.

Les nouveaux logements doivent être construits près de la colonie de Shilo, au nord de Ramallah. « Il s’agit sans doute d’une compensation accordée par le gouvernement aux colons résidents dans la colonie sauvage d’Amona », a-t-elle ajouté.

La Cour suprême israélienne a récemment décidé qu’Amona, où vivent une quarantaine familles israéliennes sur une terre privée palestinienne, devait être détruite avant le 25 décembre. Les colonies sauvages sont des implantations illégales, non seulement aux yeux de la communauté internationale, mais aussi de la loi israélienne.

La colonisation, un obstacle au règlement du conflit

Par ailleurs, une nouvelle zone industrielle israélienne va être créée à l’ouest de Ramallah, près du territoire israélien. « Cette zone peut être considérée comme une nouvelle sorte de colonie car le gouvernement israélien va encourager les investisseurs à y construire des usines potentiellement attractives en raison de la proximité du site à la fois de Jérusalem et de Tel-Aviv », ajoute La Paix Maintenant.

Pour la communauté internationale, la présence de près de 600 000 colons israéliens dans les Territoires palestiniens occupés est l’un des principaux obstacles au règlement du conflit israélo-palestinien, vieux de près de 70 ans.

Vendredi encore, à l’occasion des obsèques de M. Peres, les dirigeants du monde, dont le président américain Barack Obama, ont lancé un nouvel appel à relancer le processus de paix moribond depuis des années.
Le Monde

Quand le Languedoc était terre sarrasine

Après s’être emparées du royaume espagnol des Wisigoths, les armées arabo-berbères conquièrent l’actuel Languedoc-Roussillon au VIIIe siècle. La région devient pendant des décennies la base arrière de nombreux raids vers Toulouse, Lyon voire, plus au nord, vers le plateau de Langres, ou encore vers Cannes. Sur l’île Saint-Honorat-de Lérins, on a retrouvé des traces d’une occupation dans un des premiers sites monacaux de la chrétienté.

Deuxième épisode d’une série de cinq vidéos consacrées aux traces laissées en France par les civilisations arabo-musulmanes, série proposée par Universcience.tv et extraite du webdoc « Nos ancêtres Sarrasins » visible en intégralité ici.

Le Monde

Corse : deux nationalistes auteurs d’attentats terroristes, remis en liberté

Deux nationalistes corses mis en examen pour des attentats commis en 2012 et en détention provisoire à Nanterre (Hauts-de-Seine) et Meaux (Seine-et-Marne) depuis près de 3 ans ont été remis en liberté ce vendredi soir, a-t-on appris auprès de leur entourage. 

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Membre de l’exécutif du parti indépendantiste Corsica Libera, Pierre Paoli, âgé d’une cinquantaine d’années, était détenu à Nanterre (Hauts-de-Seine). Il a été placé sous contrôle judiciaire et assigné à résidence à Nice, a indiqué le porte-parole de l’association de défense des prisonniers Sulidarità, Jean-Marie Poli.

Pierre Paoli avait été mis en examen en février 2015 pour «direction ou participation» à une série de 24 attentats commis en décembre 2012 en Corse-du-Sud, notamment contre des résidences secondaires appartenant à des continentaux. Ces actions destinées à dénoncer la spéculation foncière et immobilière et le bétonnage du littoral avaient été revendiquées par le Front de libération nationale de la Corse (FLNC).

Le président indépendantiste de l’assemblée de Corse, Jean-Guy Talamoni a annoncé la libération de Pierre Paoli et celle d’un autre militant de Corsica Libera, Marc Ganu, devant les élus corses réunis en session à Ajaccio. L’assemblée, dont la majorité est nationaliste depuis 2015, a applaudi ces mesures. Elles sont intervenues une semaine après une grande manifestation à Ajaccio pour l’amnistie des prisonniers «politiques», un qualificatif rejeté par les autorités françaises.

Marc Ganu, 48 ans, en détention provisoire à Meaux (Seine-et-Marne) depuis près de trois ans également, a aussi été remis en liberté vendredi soir. Il sera assigné à résidence chez lui, à Propriano (Corse-du-Sud). Comme pour Pierre Paoli, c’est le parquet qui avait obtenu en appel son renvoi en prison, en août dernier, alors que le juge d’instruction avait accepté leurs remises en liberté.

Le Parisien

Un élu FN crache et profère des insultes racistes à l’égard d’un conseiller municipal d’origine maghrébine

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« Jamais vu ça ». « Il a fallu séparer tout le monde ». « Invectives féroces ». « Il lui a craché dessus ! ». C’était soir de conseil municipal jeudi à Villeneuve-Saint-Georges, et si la météo y affiche très souvent « houleux », cette fois-ci, c’était plutôt « avis de tempête ». La mairie et un élu de la majorité ont porté plainte pour « injure raciste et agression physique » à l’encontre de Jean-Paul Espinar, conseiller municipal Front national, accusé d’avoir craché sur un conseiller de la majorité.

« C’est incroyable. On a vu la tension monter au fur et à mesure… », confie un observateur, présent dans l’assemblée. Il est passé 21 heures, les esprits s’échauffent, et s’achoppent. La mairie (Front de gauche) propose la cession de terrains communaux à une association culturelle turque déjà bien implantée localement. A droite on accuse la municipalité de « favoriser une communauté plutôt qu’une autre ». « Et les Français ? ? ? », renchérit-on au FN. « On continuera à se battre pour que tout le monde ait sa place dans cette ville », rétorque la majorité.

Le ton, monté bien haut, ne redescendra pas. Encore moins alors qu’est présenté le voeu du groupe Front de gauche défendant « le peuple kurde » contre l’actuel gouvernement turc, en toute fin de conseil. « Le gars du FN a dépassé les bornes, il a commencé à tenir des propos sur les étrangers… », raconte un membre de l’assistance. La séance est levée.

Espinar se dirige vers la sortie, passe devant les responsables de l’association turque évoquée plus tôt. « Vous, vous êtes français ? », leur lance-t-il. A trois mètres de là, Omar Chériguène, conseiller municipal (FG) l’interpelle alors, lui opposant qu’il n’a « pas le droit de leur parler comme ça ». Les deux hommes se rapprochent. « Et toi, t’es Français ? », lance alors, bravache, le frontiste, avant, selon plusieurs témoins proches de la scène, de lui cracher dessus.

« J’ai dû les séparer », raconte Philippe Gaudin (DVD), qui n’a, s’il n’a pas vu le crachat, affirme par contre avoir aperçu un coup porté par l’élu de la majorité sur le frontiste. Ce que dément Chériguène.

« J’ai entendu tire toi de là, on t’as assez vu », raconte quant à lui Jean-Paul Espinar, qui se rapproche alors d’Omar Chériguène. Il assure de son côté n’avoir « pas craché » sur son homologue et au contraire « reçu un coup sur la tête ». « Moi je suis chrétien, je crache pas », se défend encore le conseiller FN. « On l’a tous vu. », maintient pourtant une adjointe.

Omar Chériguène, ainsi que la mairie, ont déposé leur plainte ce vendredi après-midi. Jean-Paul Espinar affirme qu’il fera de même dès lundi.

Le Parisien

Un parti d’extrême droite danois distribue un spray anti-migrants

Estampillés « arme légale efficace » contre les migrants, des centaines d’aérosols ont été distribués samedi dernier par un parti d’extrême droite danois. L’agence de l’ONU chargée des réfugiés a vivement condamné cette initiative.

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Le week-end dernier, le parti anti-immigration Danskernes Parti (Parti des Danois) a déclenché un véritable tollé en organisant au Danemark une distribution de sprays symboliquement destinés à chasser les réfugiés. Si ces aérosols contenaient en réalité de la laque pour cheveux, ils illustrent la poussée xénophobe dans ce petit pays scandinave.

« Certains ont pris le spray, sans avoir l’air surpris »

France 24 a publié le témoignage d’une étudiante, à qui l’un de ces sprays a été proposé le samedi 24 septembre, au sud-est du pays dans la ville de Haderslev. En plein shopping, la jeune femme de 22 ans croise dans une rue quatre militants en pleine distribution.

L’un d’eux lui tend un spray, elle lui demande de quoi il s’agit.  » Il m’a répondu très sérieusement que c’était un spray anti-migrants. J’étais choquée », confie-t-elle. « Dans la rue, d’autres personnes ont trouvé cette démarche agressive. Certains ont pris le spray, sans avoir l’air surpris. »

Tollé et soutien aux réfugiés sur les réseaux sociaux

Mercredi, l’agence de l’ONU chargée des réfugiés a sévèrement déploré cette action. La ville de Haderslev « n’a pas été choisie au hasard », estime l’étudiante témoin de cette distribution. Elle accueille en effet un camp abritant près de 140 demandeurs d’asile selon la Croix-Rouge locale.

Après cette distribution controversée, de nombreux messages indignés ont fleuri sur les réseaux sociaux. Adam et Noah, deux jeunes Danois, ont ainsi diffusé lundi une vidéo « de compassion », qui comptabilise ce vendredi près d’un million de vues. Ils y distribuent un spray d’amour et de compassion aux passants, avant de les prendre dans leurs bras.

L’Express

«Délire islamophobe», la publicité «nauséeuse» de l’éditeur de Zemmour

La publicité de mauvais goût de l’éditeur d’Eric Zemmour «Délire islamophobe».
L’ex-ministre et candidate à la primaire écolo Cécile Duflot a eu le «vertige» en découvrant la dernière publicité en date pour vanter l’ultime fournée d’Eric Zemmour.

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Pour vendre le talent de cet «ennemi public n°1», l’éditeur Albin Michel a en effet utilisé des extraits de critiques négatives (ou presque : celle attribuée à Libération est en réalité le titre d’une tribune parue sur notre site écrite par un médecin). Ce qui choque Duflot -et on le serait à moins-, c’est la présence de la critique «délire islamophobe» (attribué à l’Obs) devenant d’après elle «argument publicitaire».

Libe

#DossierTabou sur l’islam: L’Observatoire de la laïcité déplore le «sensationnalisme» du reportage

Le socialiste Jean-Louis Bianco, président de l’Observatoire de la laïcité, a adressé jeudi un courrier à M6 et à Bernard de La Villardière…

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Dossier Tabou continue de faire réagir. Le premier numéro du nouveau magazine de M6, diffusé mercredi et intitulé « L’islam en France : La république en échec », n’est pas passé inaperçu.

De nombreux téléspectateurs ont été ulcérés par plusieurs séquences du reportage, dont une montrant une femme musulmane refusant de se faire soigner par un médecin homme dans un hôpital francilien et qui affirmait qu’elle « n’accepte pas » la laïcité. D’autres ont reproché à l’émission de Bernard de La Villardière de verser dans le sensationnalisme et de nourrir la stigmatisation dont font l’objet les musulmans.

C’est au tour de l’Observatoire de la laïcité de monter au créneau. Le socialiste Jean-Louis Bianco, président de cette instance chargée d’aider le gouvernement à faire respecter le principe de laïcité, a adressé jeudi un courrier à M6 et à Bernard de La Villardière.

« Le constat établi par l’Observatoire de la laïcité confirme la réalité, non depuis quelques années mais depuis plus d’une dizaine d’années, de replis communautaires et de provocations contre la République dans certaines zones périphériques et rurales, écrit-il. Pour autant, la généralisation des difficultés telle que présentée par ce reportage donne une vision déformée de la réalité. »

« Il est inexact d’affirmer qu’il y aurait, de la part d’agents publics, de « multiples arrangements » avec les lois de la République », dénonce-t-il, avant de souligner qu’« aucun recours n’a été intenté depuis la rentrée scolaire 2008-2009 contre l’interdiction du port de signes ou de tenues [religieux]. »

Jean-Louis Bianco souligne ensuite que « le chiffre avancé par le reportage de « 45 % d’habitants de la Seine-Saint-Denis » qui seraient de « confession musulmane » n’a aucune base scientifique », la loi française interdisant d’établir des statistiques religieuses.

Concernant la séquence de l’hôpital, il avance qu’« il ne s’agit pas de nier une réelle – mais peu courante – contestation des règles de droit. Mais en faire un phénomène général est infondé ».

« Je regrette tout traitement sensationnaliste de sujets aussi fondamentaux que la laïcité et la gestion des faits religieux. Notre responsabilité à tous est d’être pédagogues en rappelant quelles sont les libertés mais aussi quels sont les limites et interdits indépassable dans un cadre laïque », conclut le président de l’Observatoire de la laïcité.

Le Collectif contre l’islamophobie a publié jeudi une analyse sur « l’invariable échec des reportages « sans tabou » sur l’islam et les musulmans ». « Cette façon « d’enquêter » sur les/des musulmans, sur le mode de l’infiltration, en lien avec la radicalité et le terrorisme, problématise de fait le sujet étudié, faisant peser sur ses acteurs une suspicion permanente, sommés de s’expliquer, comme s’ils étaient mis en cause, par défaut », déplore notamment l’association.

20 Minutes

Règlements de comptes : Nicolas et François «caïds de Marseille» jugés pour l’assassinat d’un ado

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L’enceinte protectrice de la cour d’assises des Bouches-du-Rhône n’a pas suffi à dissiper la peur. Alors que débutait ce vendredi matin le deuxième jour du procès des «caïds de Marseille», jugés pour l’assassinat en novembre 2010 d’un jeune homme de 16 ans cité du Clos la Rose, dans le XIIIe arrondissement de la cité phocéenne, trois seulement des 47 personnes appelées à témoigner se sont présentées à la barre.

Depuis son ouverture, jeudi, le procès de deux frères Nicolas et François Bengler, se heurte en effet à l’absence des parties civiles et des témoins. Dernier recours pour briser la loi du silence : la cour a fait appel à la police pour contraindre un adolescent à témoigner.

Lenny,11 ans à l’époque des faits, aurait échappé à une tentative d’assassinat par les frères Bengler en 2010. Ce 21 novembre, le jeune garçon est grièvement blessé par une rafale de kalachnikov lors d’un règlement de comptes particulièrement sanglant, deux jours après que Jean-Michel Gomez, 16 ans, a été abattu dans la cité marseillaise du Clos-de-la-Rose, avec ce même type de fusil d’assaut.

Aujourd’hui âgé de 16 ans, Lenny devait témoigner ce vendredi, mais n’a pas osé, a expliqué son avocat, Me Frédéric Coffano. «Fragile, il se reconstruit difficilement», a-t-il ajouté. Pourtant, à la demande de l’avocat général, la cour a fini par délivrer un mandat d’amener à l’encontre de l’adolescent.

Le Parisien

Un élu FN : «Les femmes politiques sont plus obligées que les hommes de soigner leur apparence»

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Dans la revue Charles du mois d’octobre, l’élu frontiste aborde l’épineuse question de son soudain changement de look , lors de la campagne des régionales au cours de laquelle il a troqué sa fidèle moustache contre une barbe de trois jours, remisé ses vieilles lunettes pour une paire à montures épaisses et décidé de renouveler sa garde-robe de fond en comble.

Je pense qu’à la télévision, les hommes aiment les femmes politiques très élégantes. Je la verrais bien s’habiller au Bon Marché [grand magasin chic de la rive gauche de Paris, NDLR]. Ses dépenses doivent être consacrées à sa garde-robe. Les femmes politiques sont plus obligées que les hommes de soigner leur apparence. On attend beaucoup plus d’une femme sur ce plan-là. Quand une femme politique est élégante, belle, bien coiffée, elle a un atout supplémentaire.

«Pourquoi nous détestent-ils, nous les noirs?» rencontre avec le negrophobe Henry de Lesquen

La scène est surréaliste. Dans cette vidéo extraite du documentaire Pourquoi nous détestent-ils, nous les noirs ? – qui s’inscrit dans une trilogie à voir sur Planète+, dont le prochain sera diffusé le 3 octobre prochain à 20h55 – le comédien et réalisateur Lucien Jean-Baptiste interview Henry de Lesquen, le président de Radio Courtoisie, qui souhaite notamment bannir la musique nègre des médias publics.

Lorsque le comédien lui demande la définition de la musique nègre, la réponse fuse : « La musique nègre c’est l’expression de l’âme des populations de race congoïdées, les blancs sont les caucaïdes, et les noirs d’Afrique sont les congoïdes« . Et contre toute attente, un dialogue s’opère entre les deux interlocuteurs. « Vous avez une moitié de sang blanc », affirme Henry de Lesquen, très sur de lui.

Les Inrocks

Fausse rumeur sur des «cours d’arabe obligatoires» à l’école primaire, la direction a reçu des messages d’insultes

Une mère de famille du sud de la France a partagé, le 25 septembre sur Facebook, un mot de l’école de sa fille au sujet de l’enseignement de la langue arabe. Le mot invite les parents d’élèves de l’école primaire Reynier de Six-Fours-les-Plages (Var) à signaler s’ils souhaitent y inscrire leur enfant.

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La mention « partie à retourner obligatoirement à l’école » a interpellé cette mère, qui croit y voir le signe que ces cours d’arabe seraient obligatoires. « Devoir signer les papiers sur le carnet de liaison pour l’enseignement de la langue arabe en primaire, ça y est, encore un cap de franchi… », se lamente-t-elle. Repris par d’autres internautes, le mot a été partagé des centaines de fois sur les réseaux sociaux. Sauf qu’en réalité il n’y a rien d’obligatoire dans cet enseignement. Explications.

Ces cours d’arabe, d’une durée allant d’une heure et demie à trois heures par semaine, s’inscrivent dans le système d’enseignement de langue et culture d’origine (ELCO). Ces cours, facultatifs, sont proposés hors du temps scolaire et, comme leur nom l’indique, ils sont destinés aux élèves originaires de pays étrangers et portent sur la langue et la culture des pays. Au total, neuf pays sont concernés : l’Algérie, le Maroc et la Tunisie, mais aussi la Croatie, l’Espagne, l’Italie, le Portugal, la Turquie et la Serbie. Environ 850 intervenants étrangers donnent des cours dans le cadre de ce système à 80 000 élèves.

Contactée, la direction de l’école primaire Reynier de Six-Fours-les-Plages dit avoir reçu des messages d’insultes après la diffusion du message sur Facebook. Elle insiste sur le fait que cet enseignement n’est pas obligatoire, contrairement à ce qu’ont cru certains internautes :

« C’est en dehors du temps scolaire, comme des programmes, et c’est facultatif. Nous disons simplement aux élèves qui peuvent être concernés de lever la main pour qu’on leur distribue un papier. »

Sauf qu’il arrive que des enfants qui n’ont pas vocation à suivre ces enseignements demandent quand même le mot et le ramènent à leurs parents… Ce qui ne les engage à rien : rien ne les oblige à rendre le papier et encore moins à inscrire leurs enfants aux cours d’arabe.

Ce n’est pas la première fois que des rumeurs circulent sur l’enseignement de l’arabe à l’école. En mai, la députée (Les Républicains) Annie Genevard avait accusé le gouvernement d’introduire des enseignements « communautaires » à l’école. En réalité, le gouvernement prévoit de supprimer le système spécifique des ELCO sur trois ans, à partir de la rentrée 2016, pour les remplacer par des enseignements de langue étrangère classiques, et toujours facultatifs, sur le temps scolaire, avec des intervenants qui dépendent de l’éducation nationale.

Le Monde

Jugé pour trois cambriolages, Alexandre avoue être «finalement mieux en prison»

À chaque fois qu’il a pénétré par effraction dans un domicile à Toulon pour s’emparer de multiples objets, le malfaiteur a laissé des traces qui ont permis de l’arrêter.

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Et pour cause, les trois fois où Alexandre M., un Seynois âgé de 40 ans, a brisé des vitres, il a déposé du sang qui, après exploitation grâce à l’ADN, a permis aux enquêteurs de l’identifier et de l’interpeller.

AU LYCÉE MARIE-FRANCE

C’est ainsi que cet homme sans diplôme ni formation, qui enchaîne les séjours en prison, a été présenté en comparution immédiate devant le tribunal correctionnel pour répondre de trois vols avec effraction commis les 17 et 28 mars et 14 avril.

Parmi les victimes des larcins commis figure le lycée Marie-France où un vidéo projecteur avait été dérobé en avril. Une autre victime avait, quant à elle, déploré la disparition de bijoux, sacs, objets multimédias et numéraires.

RENVOYÉ AU 10 OCTOBRE

Il est apparu, lors de l’audience de jugement, que le prévenu avait été libéré de prison en février, soit quelques semaines avant la commission de ces faits.

«Ma situation n’est pas terrible. Finalement, je suis mieux en prison», a-t-il commenté pendant les débats.

 

Vu les risques de réitération, l’homme a fait l’objet d’un mandat de dépôt. Il a été incarcéré à la Farlède.

Var Matin