Articles par FDEBRANCHE

Palestine occupée : israël démolit les maisons de 20 Palestiniens à Jérusalem-Est

La municipalité israélienne de Jérusalem a démoli quatre habitations à Jérusalem-Est abritant 20 Palestiniens, soutenant qu’elles ont été construites sans autorisation.

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La municipalité israélienne de Jérusalem a démoli, mardi matin, 4 habitations à Jérusalem-Est, abritant 20 Palestiniens, sous prétexte qu’elles ont été construites sans autorisation.

Tayssir Abou Hawa, un dentiste palestinien, a indiqué à Anadolu que des équipes de la municipalité escortées par la police israélienne ont démoli un immeuble comprenant deux appartements lui appartenant, et un autre bâtiment de deux appartements également appartenant à son frère (Ahmed) dans le quartier d’al-Tur à Jérusalem.

Les appartements d’une superficie de 700 mètres carrés, ont été construits en 2010, a affirmé la même source, soulignant avoir reçu un ordre de démolition en 2013.

«Nous avons chargé un avocat de l’affaire, et payé des amendes exorbitantes, mais en vain», a déploré le Palestinien.

Abou Hawa a souligné que 20 personnes vivaient dans les appartements avant leur démolition.

L’Autorité palestinienne et l’Organisation des Nations Unies relèvent que les Israéliens ont intensifié les démolitions dans la ville ces derniers mois.

TRT

Laurent extorque 50 000 € à ses grands-parents pour payer sa drogue

Toxicomane, un Alciaquois de 33 ans a racketté ses grands-parents pendant 5 ans pour payer sa drogue, leur soutirant ainsi 50 000 €. Il vient d’être condamné à de la prison ferme et a été incarcéré.

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Gros consommateurs de drogues en tous genres (cannabis, héroïne et cocaïne), Laurent Somon, Alciaquois de 33 ans, était toujours en quête d’argent pour financer sa consommation. Ses faibles revenus sociaux ne suffisant pas, il s’est tourné, à partir de la fin 2011, vers ses grands-parents douvrinois pour leur soutirer de l’argent. Mais ses demandes ont été de plus en plus fréquentes et pressantes.

Un véritable racket à raison e 1 000€ par mois ! Pour parvenir à ses fins, il n’hésitait pas à user de pressions et de bousculades sur sa grand-mère de 79 ans et son grand-père de 80 ans aujourd’hui. À tel point que la septuagénaire a écrit à la préfecture, au parquet de Béthune et à l’Agence régionale de la santé dans l’espoir de trouver de l’aide.

Au printemps dernier, le parquet a donc saisi le bureau local de protection de la famille du commissariat de Béthune qui a ouvert une enquête. Mais l’Alciaquois ne s’est pas montré coopératif, refusant de répondre aux convocations.

Jugé en comparution immédiate mercredi, le trentenaire alciaquois a été condamné à 3 ans de prison dont un avec sursis et mise à l’épreuve. Les juges ayant décerné un mandat de dépôt, il a été incarcéré à l’issue de l’audience.

La Voix Du Nord

Prêtres pédophiles : 400 témoignages de victimes recueillis à Lyon par une association

Les révélations sur les scandales dans l’Eglise prennent une ampleur insoupçonnée. L’association «La Parole Libérée», basée à Lyon (Rhône), a recueilli depuis le mois de novembre 2015, 400 témoignages de personnes disant avoir été victimes de prêtres pédophiles, rapporte ce vendredi France Info.

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Parmi ces victimes, certaines parlent pour la première fois, plusieurs décennies après les faits,. On peut notamment citer le cas d’un homme âgé de 93 ans : «Il a été victime d’agression sexuelle dans son enfance. Sa femme est décédée et elle n’a jamais su», raconte auprès de France Info François Devaux, cofondateur de «La Parole Libérée».

L’association a été fondée par trois anciennes victimes du père Bernard Preynat, un prêtre soupçonné de pédophilie au cours des années 1980 et 1990. Ils ont également reproché au cardinal Barbarin de ne pas avoir dénoncé ce prêtre à la justice.

Un site internet pour que les victimes osent parler

«La Parole Libérée» avait également créé son site internet au mois de juin dernier (www.laparoleliberee.fr) permettant à toute personne abusée de se signaler, d’indiquer son âgé au moment des faits, le lieu de l’agression..Franck, le webmaster bénévole qui a développé cette fonction, est parti d’un constat. «Les victimes se sentent isolées et n’osent pas parler, persuadées qu’elles ne seront pas crues parce qu’elles sont seules», observe cet expert pour qui «l’union fait la force».

France Info précise également qu’une autre boîte e-mail a été créée par l’épiscopat français en avril dernier. Cette opération a permis de recueillir 80 témoignages de victimes.

Le Parisien

Patrick jugé pour avoir agressé sexuellement des personnes âgées et vulnérables

Le tribunal de Valenciennes a rendu son délibéré jeudi après-midi : Patrick Maclart a été reconnu coupable d’agressions sexuelles commises dans une maison de retraite de Saint-Amand-les-Eaux en juin 2014.

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Le quinquagénaire a finalement été condamné à cinq ans de prison ferme, cinq ans de suivi sociojudiciaire avec une peine de deux années supplémentaires en cas de manquement avec une obligation de soins, l’interdiction de paraître dans tout lieu accueillant des personnes âgées.

Des photos pornos dans son portable

Le 18 juin 2014 après-midi, une dame de 92 ans souffrant de la maladie d’Alzheimer avait été retrouvée dans une posture inhabituelle, dénudée, les jambes écartées, au deuxième étage de la résidence Estréelle. À l’étage du dessous, une autre dame, de 68 ans, avait pu dénoncer l’agression sexuelle dont elle venait d’être victime. Le quinquagénaire avait été vu par le personnel et capté par les caméras de surveillance à ces deux étages.

Dans le téléphone du Bourguignon, de nombreuses photos pornographiques de dames âgées avaient été retrouvées. L’une d’elles a été identifiée dans une maison de retraite de Colmar et une aide-soignante l’avait formellement reconnu, assurant qu’il s’était fait passer pour le neveu de la dame de 79 ans en avril 2014.

La Voix Du Nord

Un prêtre propose moins de viande à la cantine sur recommandations du Pape et la droite dénonce… «l’islam politique»

Le curé des Minguettes, Régis Charre, qui a évoqué la question lors d’un atelier public, dit avoir voulu simplement suivre les recommandations du Pape et son encyclique «Laudato si’», adressée aux catholiques en 2015, où François évoque largement les questions écologiques. Mais la droite locale a bien vite brandi l’épouvantail de «l’islam politique»…

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Au départ, c’était une belle réflexion spirituelle. Quand le père Régis Charre, le curé des Minguettes, a évoqué une option végétarienne dans les cantines de Vénissieux, en banlieue de Lyon, il ne pensait pas nourrir une polémique autour de l’islam.

Voilà ce qu’il a proposé devant une petite dizaine de femmes des Minguettes, et dont la presse locale s’est fait l’écho : les familles pourraient choisir pour leurs enfants un menu avec ou sans viande. Il suffirait de cocher la bonne case sur un formulaire et une option «végétarienne» serait ainsi offerte à la cantine.  L’an passé, le député Yves Jégo (UDI) avait tenté de généraliser le double menu à l’ensemble du territoire, grâce à un projet de loi, mais sa démarche n’avait pas abouti. De leur côté, certaines communes appliquent ce principe, en particulier Lyon. Dès lors, pourquoi pas Vénissieux, située au sud-est de la métropole ?

La droite locale agite l’épouvantail de «l’islam politique»

Dans la commune de 61 000 habitants, le débat a longtemps été compliqué sur le hachis parmentier. Depuis 2013 au moins, la maire (PC) Michèle Picard et son opposant (PS) Lotfi Ben Khelifa s’affrontent sur l’alimentation des cantines scolaires. Le deuxième réclame des plats de substitution quand la première s’y refuse, afin de ne pas «faire entrer le fait religieux» dans un établissement public, comme le résume le Progrès de Lyon, qui a suivi l’une des dernières joutes fin juin.

Depuis jeudi soir, la droite locale s’en mêle aussi, le conseiller d’opposition Christophe Girard (LR) dénonçant la position soutenue par le prêtre : «Le père Charre se fait l’apôtre d’une revendication qui relève à 99% de l’islam politique».

Le Pape François agite la réflexion sur l’écologie en 2015

Le halal, un faux débat. Avant-même que le représentant local des Républicains ne riposte, l’homme de foi se montrait prudent dans ses propos. Dans le boucan politique, il se tient à l’écart, officiellement non-partisan : «Est-ce à un prêtre d’émettre des propositions ? Je n’en suis pas certain. Disons simplement que je réfléchis… » 

C’est toute la cruauté de la simplification des idées et de l’air du temps, chargé en névroses sur la religion musulmane. Régis Charre plaçait ses motivations loin de la viande halal : dans un mélange d’écologie et de lutte contre les inégalités. Et aussi, de «fait religieux», mais pas celui auquel on pense.

En contestant l’escalope systématique du midi, le prêtre suit en réalité les prescriptions du Pape François. Sa «réflexion» correspond à l’encyclique Laudato si («Loué sois-tu») adressée par le chef des catholiques le 18 juin 2015, riche en références sur l’écologie et le réchauffement climatique, la lutte contre la pauvreté et les injustices sociales. «Ce texte était une révolution», selon le prêtre des Minguettes, puisque l’Eglise associait enfin «l’écologie environnementale» et «l’écologie des plus pauvres».

D’où la réflexion sur la consommation de viande. Le père Charre : «On ne peut pas, dans un pays riche, manger toute cette viande que ne peuvent pas s’offrir les pauvres – des pauvres qui d’ailleurs nous nourrissent… ». Le curé parle aussi des méfaits du steak sur «la santé». Mais sa motivation première réside bien dans «la question écologique».

Libe

«Reprendre l’Amérique aux Juifs», des tracts néo-nazis ciblent les Juifs à Jacksonville

Le bureau du sheriff de Jacksonville considère que les tracts sont l’expression de la « liberté de parole ».

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Des prospectus appelant à « Reprendre l’Amérique aux Juifs » ont été distribués à Jacksonville, en Floride, dans un quartier qui abrite des Juifs et plusieurs institutions juives.

Les tracts, qui affirmaient également que les Juifs « complotaient pour avoir l’esprit de notre gouvernement » et qu’ils appartenaient à ceux qui lisaient le tract de ne pas « les laisser détruire ce que vos ancêtres européens ont construit », ont été découverts dimanche matin dans l’allée du Jewish Community Alliance, dans deux synagogues à Jacksonville et les allées des maisons de la ville, a signalé le Florida Times-Union.

Ils ont été signés par le groupe néo-nazi basé à Detroit, le National Socialist Movement. C’est la deuxième fois en un an que des tracts affirmant venir du groupe ont été distribués dans la région.

Le bureau du shérif a enquêté sur les tracts mais a déclaré qu’aucun crime n’a été commis, puisque la distribution de ces tracts est un exercice de la liberté d’expression, a expliqué la porte-parole du bureau du shérif, Melissa Bujeda, au journal.

« Bien que la distribution de ces tracts soit légale dans le cadre du premier amendement, ils ont fait peur à beaucoup de personnes dans la communauté, et pas seulement les juifs », a déclaré le directeur régional de l’ADL Florida Hava Holzhauer. .

TTOI

A Hayange, le maire Front national veut expulser le Secours populaire

Un maire dispose-t-il d’un droit de regard sur les activités des associations installées dans sa ville ? Pour le frontiste Fabien Engelmann, maire d’Hayange (Moselle), la réponse est oui. Vendredi matin 30 septembre, un huissier, flanqué de la police municipale de la cité minière et de la directrice générale des services, devait se présenter au local du Secours populaire pour demander à l’association d’évacuer les lieux.

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Selon le maire FN, les responsables locaux du Secours populaire « utilisent l’image » de l’association « pour faire de la politique ». M. Engelmann met en cause certaines déclarations à la presse d’Anne Duflot-Allievi, présidente locale de l’organisation caritative, assimilées à de la « propagande promigrants ».

Cette dernière avait aidé le collectif anti-FN Hayange en résistance à organiser un repas pour des réfugiés. « Ce sont des gens qui ont une idéologie communiste. Qu’ils soient adhérents ou pas au Parti communiste, je m’en fous », lâche l’élu, qui réclame donc leur départ.

Ville durement frappée par le chômage

Depuis une dizaine d’années, les locaux sont gracieusement mis à disposition de l’association par la municipalité. L’accord, entériné lors d’un conseil municipal, n’est pas encadré par un bail. Un point sur lequel Fabien Engelmann entend s’appuyer pour justifier l’expulsion.

Dans cette ville durement frappée par le chômage, le Secours populaire distribue de la nourriture, des vêtements, et aide des familles dans le besoin. « Nous ne sommes pas engagés politiquement, on ne comprend pas qu’un élu veuille chasser une association qui vient en aide à 800 personnes sur sa ville, se désole la responsable départementale, Marie-Françoise Thull. Il aurait envie que les associations fassent à sa mesure. Il n’a pas compris l’indépendance à respecter. »

L’élu frontiste envisage d’octroyer les locaux à d’autres associations caritatives. Il explique avoir sondé des bénévoles de Fraternité française, un organisme dirigé par la députée européenne FN Mireille d’Ornano, dont la présidente d’honneur n’est autre que Jany Le Pen, femme de Jean-Marie Le Pen.

Contactée, Mme d’Ornano oppose une fin de non-recevoir à Fabien Engelmann. « Je ne veux pas, je ne suis pas en compétition avec le Secours populaire, assure-t-elle. Ils ont de gros moyens. Plus que moi. »
Le Monde

Colmar: Un prêtre catholique écroué pour viol et agression sexuelle sur une mineure

Un prêtre catholique de 58 ans a été mis en examen et écroué à Colmar, soupçonné de viol et agression sexuelle sur une adolescente, des faits qui remonteraient à plusieurs années, a-t-on appris jeudi de sources judiciaires et auprès de l’archevêché.

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Ce curé, soupçonné de viol par pénétration digitale, agression sexuelle sur mineure et abus de confiance, a été placé en garde à vue mardi, a-t-on précisé de mêmes sources. Selon l’archevêque de Strasbourg, Mgr Jean-Pierre Grallet, il a été mis en examen et incarcéré à Colmar.

Les faits auraient été commis il y a « une dizaine d’années », a indiqué Mgr Grallet, sans pouvoir préciser la période et la durée.

En outre, selon l’archevêché, ce curé, nommé en 2005 dans la paroisse de Wintzenheim, près de Colmar, détournait « des chèques destinés à la paroisse ». Il est soupçonné de s’être servi en partie de ces sommes qu’il aurait reversées à la jeune fille en vue d’obtenir des faveurs sexuelles, selon des sources judiciaires, confirmant des informations de la presse régionale.

Le Parisien

#DossierTabou : «Après Tintin au Congo, de La Villardière chez les Arabes»

Samia Orosemane a accepté de participer au premier numéro de Dossier Tabou, l’émission controversée de Bernard de la Villardière consacrée à l’islam et diffusée mercredi. Elle le regrette et explique pourquoi à L’Express.

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Le premier numéro de Dossier Tabou a rassemblé 2,4 millions de téléspectateurs mercredi soir. L’émission de Bernard de La Villardière sur « L’Islam en France: la République en échec » a suscité de nombreuses réactions. Dont celle de l’humoriste Samia Orosemane, qui avait pourtant accepté d’ouvrir sa porte aux caméras de M6. Elle explique à L’Express pourquoi elle le regrette.

Comment apparaissez-vous dans le film?

J’ai été filmée lors d’un déjeuner de famille, un dimanche, où Bernard de La Villardière s’est invité. Je ne devais recevoir que l’équipe technique. Mais quand j’ai ouvert la porte, il m’a dit qu’il s’était permis de venir car chez nous, ‘quand il y en a pour dix il y en a pour onze’.

Il a donc débarqué dans mon salon avec ses a priori et ses clichés sur les musulmans, il a demandé à l’une de mes soeurs si on ne lui mettait pas la pression pour qu’elle porte le voile. Je lui ai dit qu’on la frappait tous les jours mais qu’elle ne voulait pas comprendre. Je ne m’attendais pas à ce qu’au montage ce soit aussi glauque. J’ai le sentiment d’avoir été trahi.

Pourquoi avez-vous accepté de participer?

Ils m’ont dit qu’ils voulaient faire un portrait de moi, que le principe du documentaire était de décrire la pluralité de la communauté musulmane. Ca avait l’air sympa. Avec moi, ils voulaient montrer que l’on pouvait porter le voile et être humoriste. Etant donné que l’on dépeint souvent les femmes musulmanes comme soumises, j’ai trouvé que c’était positif, l’occasion de montrer le contraire, un autre son de cloche, quand les musulmans se plaignent de ne pas être bien présentés dans les médias.

Que reprochez-vous à ce documentaire?

Bernard de La Villardière écrit des scénarios à la Spielberg, avec des gros plans et des musiques angoissantes. J’ai regardé l’émission au second degré, mais je me demande ce qui s’est passé dans la tête de ceux qui l’ont pris au premier. Les gros plans de lui dans la mosquée en train d’écouter le prêche m’ont fait beaucoup rire. Après Tintin au Congo, de La Villardière chez les Arabes… Je suis capable d’écrire un spectacle entier sur mon expérience avec lui. Je pense à en faire une parodie, mais je n’arriverai jamais à dépasser l’original, à être aussi drôle que lui.

Quels moments vous ont le plus choquée?

Lorsque Bernard de La Villardière discute avec un aumônier en prison, qui ne sait pas bien parler français. L’homme explique qu’il vient dire aux jeunes qu’il ne faut pas faire de « bêtises ». Et là, Bernard de La Villardière lui répond: « Mais de quelles bêtises vous parlez? » L’aumônier répond « les attentats ». Et là il en profite pour lui lancer: « Mais ce ne sont pas des bêtises monsieur, c’est un crime ». Il joue sur la terminologie en faisant croire que l’aumônier minimise la gravité des attentats, alors que, simplement, il ne parle pas très bien le français. C’est honteux de faire ça.

« Vous me laissez faire mon travail! »

Et quand il se rend à l’heure de la prière devant l’Institut des cultures d’islam, dont l’un des étages est occupé par la Mosquée de Paris. Il intercepte tous les gens et leur demande s’ils sont là pour l’Institut des cultures d’islam, alors que c’est l’heure de la prière. Mais de quoi il parle? C’est l’heure de la prière, ils vont à la prière. Et son petit commentaire pour dire que Bertrand Delanoé a financé un lieu de culte en plein Paris…

Enfin, l’altercation avec les jeunes à Sevran, où il débarque avec sa caméra, se croyant tout permis. Les types lui expliquent qu’ils ne veulent pas être filmés. Et lui qui leur répond: « Non, mais vous me laissez faire mon travail ». C’est magnifique!

Vous dites que ce reportage ne profite qu’à ceux qui veulent diviser…

Ce documentaire est dangereux pour celui qui ne réfléchit pas et n’a jamais vu un musulman de sa vie. Si je n’avais pas été musulmane, après l’avoir vu, je voterais Front national! Je me demanderais ce que les musulmans viennent faire chez nous. « Il l’a dit le monsieur, à la télévision, il y a des sociétés secrètes, leur objectif est d’islamiser la France, on est plus chez nous ». Une femme le dit comme ça. J’étais morte de rire. C’est une partie de mon sketch, ça!

Il faut arrêter de dire que les musulmans veulent islamiser la France, on a déjà du mal à y pratiquer notre religion. On ne gagne pas de royalties à chaque fois que l’on convertit quelqu’un. En réalité, nous sommes des Français comme tous les autres, l’amour de la France et l’islam ne sont pas opposés. Je suis Française et musulmane, fière d’être les deux.

L’express

Le PDG d’Orange «Hollande m’a dit, j’ai eu Netanyahu, il faut que tu ailles en Israël» pour faire le mea culpa

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Il s’en souvient bien, c’était un dimanche. Le 7 juin 2015, Stéphane Richard, le patron d’Orange, reçoit un appel sur son portable. C’est François Hollande. « Il m’a dit : j’ai eu Benyamin Nétanyahou, il faut que tu ailles en Israël, ça se passera bien. » Cinq jours plus tard, le 12 juin, Stéphane Richard subit l’épreuve de la contrition publique avec le premier ministre israélien, organisée par l’Elysée. « Ce n’est pas un secret, dit alors M. Nétanyahou devant la presse, vos remarques de la semaine dernière ont été largement perçues comme une attaque contre Israël. »

Le 3 juin de cette année-là, au Caire, le patron d’Orange avait déclaré que si sa société avait la possibilité de rompre avec l’opérateur israélien Partner Communications sans s’exposer à des pénalités, elle le ferait dès « demain » et se retirerait du pays. En vertu d’un contrat de licence, Orange permettait à cette société d’utiliser sa marque. Scandale en Israël, où ces paroles avaient été interprétées comme une volonté de boycottage de l’Etat hébreu.

« Erreur de communication »

Attablé, mardi 27 septembre à Jaffa, au sud de Tel-Aviv, avec quelques journalistes français et israéliens, le patron d’Orange est revenu sur ce qu’il appelle une « erreur de communication », dont il s’estime « responsable à 100 % ».

« Je n’aurais pas dû en parler au Caire, dit-il. C’était le mauvais endroit. Et dans les mots choisis, j’aurais pu être plus précis dans la description de la situation et ne pas laisser le champ libre aux malentendus. »

Reconnaissant qu’il avait « totalement sous-estimé » la sensibilité de la question du boycottage contre Israël, objet d’une campagne dans de nombreux pays en réponse à la poursuite de l’occupation en Cisjordanie, Stéphane Richard dit avoir été « affecté » par cette « très mauvaise expérience ». D’autant qu’il juge « totalement erronnée » l’idée d’un boycott, qui « produit de l’exclusion »

En outre, comme s’il voulait inutilement répondre à des soupçons inexistants d’antisémitisme, le patron d’Orange a évoqué sa visite, la veille, sur le mémorial de Yad Vashem, à Jérusalem, où un arbre a été planté à la mémoire de l’un de ses lointains cousins, pasteur protestant.

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Stéphane Richard a participé à l’édition 2016 du festival DLD de l’innovation, un rendez-vous clé du secteur en Israël.
Le Monde

Insultes racistes, menaces de mort: Il se présente devant la maison d’une famille marocaine et dégrade ses voitures

Il n’a que 23 ans mais a déjà goûté à la prison, dont il est sorti il y a peu. Dans la nuit de samedi à dimanche, à Roumazières, il a un peu trop tâté de la bouteille.

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Vers 1h, ivre, agressif, il s’est présenté devant la maison d’une famille marocaine. Et il s’est déchaîné: insultes racistes, menaces de mort. Puis, il s’est emparé d’un bâton, s’en est pris à trois véhicules appartenant à cette famille, les dégradant.

A l’intérieur de la maison, le père de famille a retenu ses enfants et laissé passer l’orage d’insultes et de menaces. Au petit matin, il a porté plainte. Le jeune homme a vite été identifié. Il a été placé en garde à vue. Il a été présenté ce mardi devant le procureur de la République qui a demandé son placement en détention.

Le jeune homme a été écroué et il s’expliquera le 19 octobre devant le tribunal correctionnel d’Angoulême. Le caractère raciste de l’agression, des insultes et des dégradations a été retenu.

Charente Libre

«sale arabe, islamiste», Joseph condamné à 1 an ferme pour une violente agression raciste sur Mohand

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Joseph Adamczewski, 76 ans, de Montataire a été condamné ce mercredi à dix-huit mois de prison dont six avec sursis par la cour d’appel d’Amiens (Somme) pour injures publiques envers un particulier en raison de sa race et de sa religion et violences aggravées par deux circonstances. Absent à l’audience, comme il l’avait été en première instance où la même peine avait été prononcée par le tribunal de Senlis, il est privé de ses droits civiques civils et de famille durant trois ans.

Le 8 avril 2014, sa victime Mohand Anki, 75 ans, avait porté plainte au commissariat de Creil. La tentative de médiation par les services de la ville avec son voisin quant aux limites de leurs jardins ouvriers de Montataire avait échoué. Il l’avait insulté. Le service de surveillance de la voie publique de la ville de Montataire avait confirmé ajoutant comme propos tenus : « J’espère qu’il y aura un deuxième Hitler qui cramera ces Arabes, ces métèques et ces sales juifs qui pourrissent la France ». En réalité, Joseph Adamczewski l’insultait régulièrement : « sale arabe, islamiste » ; « retourne dans ton pays » ; « les Arabes caillassent des voitures ».

Le 22 avril, une nouvelle plainte était déposée par la victime. Alors qu’il retournait à sa voiture, Mohand Anki avait été frappé avec un objet derrière la tête, ce qui avait provoqué sa chute et une perte de connaissance. Il avait repris conscience alors que l’individu qui venait de le frapper lui tapait la tête sur le sol à plusieurs reprises. Il avait réussi à saisir sa matraque. La cour a noté « la gravité des faits ». Elle a accordé 3 000 € de dommages et intérêts à la victime.

Le Parisien

En Belgique, le secrétaire d’Etat à l’Asile et aux Migrations partage une vidéo raciste sur Facebook

Encore un ministre, belge cette fois, qui a trouvé « marrante » – ce sont ses mots – une petite vidéo raciste en croyant ne parler qu’à ses copains.

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Le ministre belge en question s’appelle Theo Francken et il n’est pas ministre de n’importe quoi, il est ministre, ou plutôt secrétaire d’Etat à l’Asile et aux Migrations. Bref, c’est pile le ministre qui ne devait pas « retwitter » ou « liker » un truc raciste. Le gif en question détourne une pub, dure 6 secondes, et montre notre ministre belge qui n’a pas encore 40 ans collant une ventouse sur la tête de ce qu’on imagine être un réfugié ou un clandestin noir pour mieux l’hélitreuiller, c’est-à-dire l’expulser.

C’est cette vidéo là qu’il a trouvé « marrante » et qu’il a complaisamment partagé avec la Belgique entière. C’était donc mardi, il y a deux jours, et depuis la polémique se déchaîne : tous veulent sa tête et il a d’ailleurs fait disparaître la vidéo de sa page FB.

L’auteur de ce gif animé de 6 secondes est un militant des droits de l’homme qui voulait dénoncer les expulsions de migrants du ministre Francken. Lui est a priori irréprochable.

Le problème, c’est que le ministre Francken, lui, a pris cette vidéo au premier degré, c’est-à-dire qu’il a trouvé « marrant » de coller une ventouse sur la tête d’un migrant pour mieux l’expulser du pays. Et puis surtout, ce n’est pas la première fois qu’il dérape, Theo.

On lui doit par exemple cette déclaration :

Puis-je juste dire que je peux imaginer la valeur économique de la diaspora juive, chinoise et indienne mais moins celle des Marocains, Algériens et Congolais ? Ou est-ce trop incendiaire ?

 

France Info

Le ministre fier d’avoir «tué beaucoup d’Arabes» appelle israël à annexer des colonies pendant les élections US

Le ministre de l’Éducation Naftali Bennett a déclaré lundi dans deux interviews à la radio qu' »Israël devrait saisir l’opportunité de la période de l’élection présidentielle aux États-Unis pour annexer des implantations de Cisjordanie telles que Ma’aleh Adumim et Ariel ».
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« Nous devrions imposer la loi israélienne sur les implantations en Judée-Samarie telles qu’à Ma’aleh Adumim, Ariel, Goush Etzion et Ofra« , a affirmé le dirigeant du Foyer juif.

M. Bennett a longtemps appelé Israël à annexer la zone C de la Cisjordanie. Il s’est exprimé à la radio israélienne un jour après qu’un certain nombre de vidéos montraient David Friedman, conseiller israélien de Donald Trump, s’exprimant en faveur « des droits des Juifs à rester en Judée et en Samarie. »

« Peu importe qui est entré à la Maison Blanche, l’annexion était quelque chose qui devait arriver. Nous ne pouvons pas espérer que le monde soit plus sioniste que nous sommes. Nous devons faire ce qui est juste pour nous », a ajouté M. Bennett.

« Chaque fois qu’Israël a cédé la terre dans le passé, ça a entraîné de la violence. La paix ne vient que lorsque vous êtes très fort. Quand tout le monde dans la région saura que nous sommes déterminés à ne pas donner encore « un centimètre » de territoire à nos ennemis, le monde nous respectera davantage et nous verrons alors moins de conflits », a dit M. Bennett.

 

I24

Fusillade à Houston qui fait 9 blessés : le suspect armé avec des insignes nazis était membre d’une fraternité juive

Nathan DeSai, 46 ans, a été tué par la police après avoir blessé 9 personnes, dont 1 grièvement, dans une fusillade.

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L’homme armé qui portait un uniforme nazi pendant une fusillade à Houston était membre d’une fraternité juive à l’université.

Nathan DeSai, 46 ans, portait deux armes et 2 500 balles réelles quand il a été abattu par la police lundi matin, après avoir blessé neuf personnes, dont une grièvement.

DeSai était membre de la fraternité Sigma Alpha Mu de l’université de Houston, ont annoncé mercredi des chaînes d’informations locales, citant d’anciens membres de la fraternité, qui disaient qu’il a aidé à relancer le club quasiment mort de l’université à la fin des années 1980. Les personnes non juives pouvaient aussi rejoindre la fraternité.

 

Perrye Turner, agent spécial responsable de la division de Houston du FBI, avait déclaré à Associated Press que les autorités ne pensaient pas que l’incident était de nature terroriste. La police locale ne s’est pas exprimée à ce sujet.

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« Non, il n’y a pas 28 % des musulmans qui sont radicalisés en France »

Depuis que l’enquête de l’Institut Montaigne, dont le rapport a été rédigé par Hakim El Karoui, « Un islam français est possible » a paru, le 19 septembre, des commentateurs ont proclamé que 28 % de musulmans seraient « radicalisés » en France.

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Une mise au point s’impose. Ni le terme de radicalisation ni aucun de ses dérivés n’est employé car il ne s’agit pas d’un concept scientifique rigoureux. « Radicalité » est devenu un mot fourre-tout pour désigner vaguement ce qui est perçu comme une menace non maîtrisée et un label hasardeux des politiques publiques dans un contexte de montée de la violence djihadiste depuis les attentats commis en France par Mohammed Merah en 2012.

Loin d’une logique de stigmatisation, l’enquête identifie les items d’attitudes autoritaires ou conservatrices en montrant leur déconnexion vis-à-vis des pratiques religieuses répandues, telle que la consommation de nourriture halal. A partir de ces résultats, on peut affirmer, données à l’appui, que l’intensification de la religiosité n’est pas associée à un basculement dans l’autoritarisme.

Méthodologie rigoureuse

Là où le débat public interprète, à tort, ces évolutions comme le signe d’une « conquête » de l’islam radical, cette enquête démontre l’indépendance de la religiosité et des attitudes justifiant l’inégalité entre les individus.
Le Monde