Articles par FDEBRANCHE

Jacky Martin condamné à 30 ans de prison pour le meurtre et la séquestration d’une étudiante

Jacky Martin, 54 ans, a été condamné dans la nuit de mercredi à ce jeudi à 30 ans de réclusion pour la séquestration et la mort de l’étudiante Anne-Sophie Girollet en 2005. 

Capture d’écran 2016-09-29 à 11.06.36.pngAu terme de près de six heures de délibéré, la cour d’assises de Saône-et-Loire, qui jugeait Jack Martin depuis le 13 septembre, a assorti sa condamnation d’une peine de sûreté de vingt ans, conformément aux réquisitions de l’avocate générale Karine Malara. Après le prononcé du verdict, l’accusé est resté impassible dans le box, tandis qu’un homme a lancé depuis le fond de la salle: «Assassin !».

Le Parisien

Centrafrique: 5 militaires français pourraient être radiés après avoir violemment agressé un vendeur de rue

Cinq soldats français vont être entendus ce jeudi par leur hiérarchie après avoir violemment agressé un vendeur de rue en Centrafrique. Pour tenter d’expliquer cet accès de violence, la défense des militaires invoque l’impact de l’opération Sangaris sur le mental des soldats.

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#DossierTabou sur l’Islam: «Bernard de la Villardière manipule tout le monde»

Widad Kefti et Sihame Asbague, deux journalistes et militantes antiracistes, avaient quant à elles anticipé la diffusion et prévu de « pirater M6 ». Mercredi, simultanément à la diffusion du magazine de la sixième chaîne, elles ont assuré un live sur YouTube pour proposer un regard critique sur l’enquête. Une alternative au titre en forme de pied de nez: « Dossier Tabouche ».


Stéphane Gatignon, le maire de Sevran, en Seine-St-Denis, n’apprécie pas du tout le ton « racoleur », selon lui, des émissions de Bernard de La Villardière. Il a pourtant accepté d’être interviewé dans le nouveau magazine du journaliste, « Dossier Tabou », diffusé à 21h ce mercredi sur M6 et consacré à la montée de l’islam radical. Il explique sur RMC.fr qu’il s’est senti « contraint » d’y participer.

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Pour les Palestiniens, Shimon Peres reste d’abord « un criminel »

Tout le monde ne fait pas l’éloge de l’ancien chef d’État israélien disparu dans la nuit du 27 au 28 septembre.

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Shimon Pérès est décédé à l’âge de 96 ans, dans la nuit du 27 au 28 septembre 2016. L’ancien chef d’État israélien et prix Nobel de la paix avait été admis à l’hôpital deux semaines plus tôt après une grave attaque cérébrale, et se trouvait en soins intensifs depuis.

Alors que beaucoup lui rendent hommage un peu partout dans le monde, on revient surtout sur la vie d' »un homme de paix », qui laisse un grand trou derrière lui. Mais si cette vision rassemble beaucoup de médias et personnalités occidentales, pour d’autres Shimon Peres ne laisse pas une image aussi positive.

Sur la version anglophone du site d’Al Jazeera, on apprend dans un premier article qu’après avoir formé une alliance clé avec des pays occidentaux comme la France et la Grande-Bretagne, qui allaient permettre de construire le réacteur nucléaire de Dimona et permettre à Israël d’obtenir la bombe nucléairePeres «a préparé un plan avec les deux puissances coloniales pour attaquer l’Égypte 1956 ce qui a débouché sur la crise du canal de Suez. Israël a envahi le Sinaï pour offrir un prétexte à une intervention franco-anglaise et saisir le canal de Suez. Mais ils ont dû se retirer sous la pression des États-Unis et de l’Union soviétique».

«On se souvient mieux de lui comme faisant partie de l’élite du parti travailliste sioniste responsable de la création d’un État juif en 1948 sur les ruines des terres palestiniennes.»

Ce sentiment est décrit plus en longueur dans un autre article du média qatarien. Ainsi pour son analyste de Moyen-Orient, Yehia Ghanem, beaucoup de personnes vont se souvenir de l’ancien chef d’État israélien comme d’un «criminel de guerre», à la lumière du bombardement de Qana en 1996.

«Les personnes qui font l’éloge de Peres ont soutenu Israël et ses crimes tout au long de son histoire. Le fait qu’il ait ordonné le massacre de Qana était et est toujours considéré comme un crime de guerre.»

L’échec d’Oslo

Pour Diana Battu, ancienne négociatrice palestinienne pour la paix, Peres est «un homme, qui depuis le début est un criminel de guerre».

«C’est quelqu’un qui a cru dans l’épuration ethnique de la Palestine, quelqu’un qui quand il s’est retrouvé au pouvoir s’est assuré que la terre palestinienne qui était occupée –pas capturée– a été accordée aux israéliens et transformée en colonies juives israéliennes, ce qui était des crimes de guerre selon la loi internationale».

Sur Twitter aussi, les voix discordantes ont pu se faire entendre. The Independent raconte ainsi que l’universitaire et écrivain palestinien Ali Abunimah a indiqué sur son compte Twitter que «Shimon Peres est mort sans affronter la justice pour ses crimes sanguinaires, en Palestine et au Liban. Une tragédie pour ses victimes, qu’elles trouvent la paix».

Slate

 

Le journal La Croix invite les catholiques tentés par le FN à « réfléchir »

Le FN ne passera pas par la Croix. Selon RTL, le quotidien catholique s’apprête à diffuser auprès de ses lecteurs un petit livret les invitant à « réfléchir » avant de glisser un bulletin Front national dans l’urne lors de la prochaine élection présidentielle. 

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100 pages en octobre

Le 7 octobre prochain, les 74.000 abonnés du journal recevront tous un livret d’une centaine de pages portant sur la politique du Front national. Pour autant, la direction du journal refuse d’y voir une « croisade » anti-FN, mais plutôt une « matière à réflexion ».

« Il n’est pas question de partir en croisade contre le FN », résume le patron du journal, Guillaume Goubert auprès de RTL. « Mais ces scores créent pour nous l’obligation de donner de la matière à nos lecteurs pour réfléchir avant l’élection » estime-t-il.

Alors que le vote FN ne cesse de progresser au sein de l’électorat catholique (32% aux dernières régionales), le journal a donc choisi de réfléchir à ce phénomène pour le comprendre. Pour autant, le livret distribué ne sera pas un tract assure-t-on en interne.

« On ne comprend pas nous-mêmes pourquoi le phénomène touche aujourd’hui autant de chrétiens. Alors, on a cherché à comprendre plutôt que de dénoncer », affirme le rédacteur en chef de la revue, Jean Merckaert.

BFM

Une ex-candidate FN condamnée à 3.000€ avec sursis pour avoir comparé Taubira à un singe

Anne-Sophie Leclère, ancienne candidate du Front national aux municipales dans les Ardennes, a été condamnée mercredi à 3.000 euros d’amende avec sursis pour injure raciale, après avoir comparé l’ancienne ministre de la Justice Christiane Taubira à un singe. Le parquet avait requis deux mois de prison avec sursis.

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Le tribunal correctionnel de Paris a prononcé une peine « symbolique », a estimé l’avocat d’Anne-Sophie Leclère, Me Jérôme Triomphe. Selon lui, les juges ont tenu compte du fait que l’ex-candidate avait « largement payé les propos qu’on lui reproche ».

Troisième procès

Le 17 octobre 2013, un reportage de l’émission Envoyé spécial sur France 2 montrait Leclère, propriétaire d’un magasin d’articles de pêche à Rethel, dans les Ardennes, qui s’efforçait de monter une liste pour les élections municipales de 2014. Questionnée alors sur un photomontage publié sur sa page Facebook et qui montrait d’un côté un petit singe et de l’autre la garde des Sceaux de l’époque, avec les légendes « à 18 mois » et « maintenant », Anne-Sophie Leclère avait notamment répété, « c’est une sauvage », et déclaré : « A la limite, je préfère la voir dans un arbre (…) que de la voir au gouvernement. » Elle avait ensuite été exclue du parti d’extrême droite.

Le tribunal l’a déclarée coupable du délit d’injure publique pour le photomontage, mais l’a relaxée pour le surplus. Elle avait expliqué à l’audience qu’elle ignorait que la caméra tournait. Il s’agissait du troisième procès d’Anne-Sophie Leclère, le premier où elle était présente.

De Cayenne à Paris

En juillet 2014, le tribunal correctionnel de Cayenne (Guyane), ancienne terre d’élection de Christiane Taubira, l’a condamnée à neuf mois de prison ferme et cinq ans d’inéligibilité. Condamnation annulée le 22 juin par la cour d’appel, qui a jugé « irrecevable » l’action menée par l’association Walwari (un mouvement cofondé par l’ancienne garde des Sceaux début 1993).

Mais, parallèlement à cette procédure initiée en Guyane par Walwari, le parquet de Paris, qui n’avait pas été averti par Taubira de l’existence de cette procédure à Cayenne, avait ouvert une enquête, qui a donné lieu à ce procès devant la 17e chambre du tribunal correctionnel de Paris.

Du fait de cette première procédure, la défense de Leclère estimait qu’elle ne pouvait être à nouveau poursuivie à Paris. Mais le tribunal a rejeté cet argument, ce qu’a regretté Me Triomphe, qui attend de s’entretenir avec sa cliente pour décider de faire ou non appel.

20 Minutes

La gestion d’un domaine côtier par la mairie FN de Cogolin critiquée par les magistrats financiers

Pour les magistrats financiers, la situation financière du Yotel est « saine », mais ils s’inquiètent néanmoins de projets d’investissements qu’ils jugent possiblement « problématiques » pour l’endettement.

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Le maire FN de Cogolin (Var) sait-il gérer le Yotel ? La Chambre régionale des comptes critique la gestion par Marc-Étienne Lansade, élu en 2014 de ce terrain « stratégique », un site de 13 hectares où était exploité un centre de vacances à vocation sociale entre 1980 et 2013, idéalement placé sur le golfe de Saint-Tropez et donné en location à une société dans des conditions contestées, dans un rapport rendu public fin septembre. Dans ce rapport, principalement consacré à la gestion de la commune avant l’arrivée du Front national, les magistrats financiers estiment que sa situation financière est « saine » mais appellent « à la vigilance », et s’inquiètent de projets d’investissements qu’ils jugent possiblement « problématiques » pour l’endettement.

En attendant de concrétiser un projet sur ce site qualifié « d’exceptionnel », le prédécesseur de M. Lansade, Jacques Sénéquier (DVD) avait signé en 2013 et 2014, pour chaque saison estivale, des baux commerciaux précaires avec un exploitant de camping. À son arrivée, le nouveau maire Marc-Étienne Lansade change de prestataire et confie pour 36 mois les lieux à une nouvelle société, Marina Paradise.

MANQUE DE TRANSPARENCE

Les magistrats financiers s’interrogent sur le choix de cette société, qui n’a été officiellement constituée que deux mois après la signature du bail, ne dispose que de 5.000 euros de capital social et ne compte qu’un seul salarié « ce qui semble a priori mal proportionné au montant du loyer de 600.000 euros pour trois ans ». Aucun dépôt de garantie n’a d’ailleurs été exigé par la commune. Le choix de la société s’est fait sans « aucune procédure formalisée d’appel à la concurrence », qui n’était pas légalement obligatoire, mais « aurait permis de rendre le mode d’attribution plus transparent qu’une simple négociation de gré à gré ».

Les juges s’étonnent également que le contrat permette de sous-louer à une autre société, ce que Marina Paradise a fait, confiant finalement les lieux à Homair Vacances, un grand groupe spécialiste des mobil-homes. Ce mécanisme, permis par la mairie « sans contrôle » permet au locataire « de dégager une marge au détriment de la commune », soulignent les magistrats.

Contacté par l’AFP, le maire a souligné avoir augmenté le loyer de 100.000 à 200.000 euros annuels par rapport à l’exploitant précédent : « si c’est du copinage, il faut pas être mon copain », a-t-il ironisé.

Boursorama

 

Il n’y aura pas de procès dans l’affaire de la petite Loana, battue à mort par sa famille

La petite fille de 17 mois avait trouvé la mort dans la nuit du 26 au 27 décembre 2013 à l’Hôpital américain de Reims, après avoir été battue à mort. Le 29 août dernier, après plus de 3 ans d’instruction, la justice a prononcé un non-lieu dans cette affaire.

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En prononçant un non-lieu, la justice a considéré qu’il n’y avait pas lieu de poursuivre les personnes suspectées, faute de charges suffisantes, dans l’affaire de la mort de la petite Loana, 17 mois, en décembre 2013.

A l’époque, la mère et son compagnon, originaires de Rethel dans les Ardennes, avaient été mis en examen peu après le décès du bébé, l’une pour non-assistance à personne en danger, l’autre pour violences volontaires ayant entraîné la mort.

Mais d’après Sébastien Busy, l’avocat de la mère de Loana que nous avons contacté, il a été impossible, durant l’instruction, de déterminer les circonstances exactes de la mort de la fillette. « Beaucoup de personnes sont passées dans cet appartement (la nuit du drame), explique-t-il. Il est impossible de savoir qui a fait quoi dans ce dossier, personne ne se souvient de rien ». Les principaux protagonistes étaient en effet sous l’emprise d’alcool et de stupéfiants. « Ma cliente elle-même déplore ce non-lieu. »

France 3

Vol de 52 kg de cocaïne au 36 quai des Orfèvres : Jonathan Guyot, l’ex policier peut être libéré avant le jugement

Il aura entraîné dans sa chute sa femme, l’un de ses frères, plusieurs de ses collègues et amis policiers. Soupçonné d’être l’auteur du vol des 52 kg de cocaïne au sein de son ancien service, Jonathan Guyot, 35 ans, a toujours clamé son innocence.

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Il accuse un certain « Kevin »

Jonathan Guyot a récemment confié à la justice, depuis sa cellule de Fleury-Mérogis (Essonne), qu’un certain « Kevin » serait à l’origine du vol de la coke du 36. Pour son avocat, M e Bertrand Burman, cette expertise repose sur des « termes totalement génériques que l’on retrouve dans les tous examens de personnalité ». Il pointe surtout la « situation personnelle et judiciaire » de son client, « à bout de tout ». « Il considère que les dés sont jetés, ajoute-t-il. C’est un homme qui a pris une grande leçon d’humilité. »

Incarcéré depuis deux ans et presque deux mois, Jonathan Guyot a vu sa détention provisoire, qui ne peut théoriquement dépasser deux ans, être prolongée de quatre mois en juillet. Il peut donc envisager d’être libéré avant le jugement de cette affaire.

Le Parisien

Thomas V. le policier arrêté avec des armes et des explosifs projetait un double assassinat

Un policier carolo de 35 ans a été interpellé lors d’une opération policière, lundi après-midi. Il avait été repéré par un service de renseignements étranger à la suite de l’achat d’armes et d’explosifs sur le darkweb. Il projetait vraisemblablement de les utiliser pour assassiner deux personnes.

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Le parquet de Charleroi a confirmé ce mardi le double mandat d’arrêt décerné à charge de Thomas V., un policier local de 35 ans appartenant au GSA (Groupe de Sécurisation et d’Appui) de la zone carolorégienne. Le juge d’instruction l’a inculpé d’importation illégale d’armes et d’une double tentative d’assassinat.

Le Soir

20 ans de réclusion criminelle pour Alexandre qui a tué un gendarme avec un véhicule volé

La cour d’assises d’appel du Var a condamné hier Alexandre Baudry à vingt ans de réclusion criminelle, pour le meurtre du major de gendarmerie Daniel Briere, 52 ans.

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Le 17 octobre 2012, à 14h35 à La Grave-de-Peille, le gendarme en civil, muni de son brassard fluo, s’était positionné sur la départementale 53, pour arrêter Alexandre Baudry, au volant de la voiture qu’il avait volée la veille.

Au terme de six jours de procès et deux heures de délibéré, les jurés varois ont considéré que l’accusé, 25 ans, avait volontairement foncé sur le gendarme, pour se soustraire à son arrestation, le percutant mortellement.

Var Matin

Wissous : «Tuons les tous, femmes et enfants», 7 hommes jugés pour racisme et islamophobie

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Ils seront sept sur le banc des prévenus. Sept hommes âgés de 39 ans à 77 ans qui devront répondre ce mardi devant le tribunal correctionnel d’Évry des faits de « provocation à la haine ou à la violence en raison de l’origine, l’ethnie, la Nation, la race ou la religion. » Des faits pour lesquels encourent un an d’emprisonnement et 45 000 € d’amende ces prévenus poursuivis pour des propos tenus sur Facebook.

Ces commentaires haineux répondaient à un message posté début septembre 2014 par Richard Trinquier, maire (LR) de Wissous, sur le prêt d’une salle municipale à l’association musulmane Al Madina. Un sujet abordé dans un contexte déjà tendu suite à la polémique née au cœur de l’été 2014 lorsque deux femmes voilées avaient été interdites d’accès à Wissous-Plage.

Si l’élu n’est pas lui-même poursuivi, son beau-père, Jean-Claude Le Clézio, figure parmi les personnes poursuivies suite à la plainte déposée par la Ligue des droits de l’Homme et l’association musulmane locale Al Madina. « Leur rêve sais (sic) de prendre l’Occident », avait commenté le septuagénaire avant de s’adresser directement à son gendre : « Tu as quelques portes flingue cela va devenir chaud. »

« Tuons les tous, femmes et enfants », avait répondu un internaute de 61 ans, Serge Potentier, le seul également poursuivi ce mardi pour « injure publique envers un particulier en raison de sa race, de sa religion ou de son origine. » Ce prévenu n’avait d’ailleurs pas hésité à affirmer que pour lui, « un bon crouille est un crouille mort ». Ce procès, qui devait se tenir le 15 mars dernier, avait été renvoyé à l’audience de ce mardi.

Le Parisien

Toulon : « sale arabe » « Rentrez chez vous », Khaled victime d’une agression raciste

Khaled B. est sorti lundi de l’hôpital Sainte-Musse, à Toulon. Verdict: fracture du poignet gauche et 45 jours d’ITT. En se rendant dimanche matin au vide-greniers du CIL de la gare, à Ollioules, ce Seynois de 48 ans était pourtant bien loin de se douter qu’il en sortirait le corps meurtri… et l’esprit tout autant.

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«J’ai été victime d’une agression raciste», affirme-t-il aujourd’hui, choqué. «J’étais avec ma mère, ma femme et mes trois enfants, quand le Caddie de ma maman a malencontreusement roulé sur les pieds d’un badaud. Il y avait du monde, ce n’était pas simple de circuler par endroits. Elle s’est excusée».

MENACES ET PROPOS XÉNOPHOBES

L’affaire aurait dû en rester là. Sauf que d’après Khaled B., l’homme, un quinquagénaire «costaud», est très vite devenu agressif. D’abord verbalement. «J’ai alors essayé de défendre ma mère, qui a 73 ans. Il s’est emporté et m’a violemment repoussé en me traitant de « sale arabe ». Il a aussi apostrophé ma famille: « Rentrez chez vous », leur a-t-il crié. Je précise que ma mère et mon épouse sont voilées».

Tombé à terre, Khaled B. peinait à se relever à cause de la blessure que l’on sait. «Les gens autour de moi ont bien tenté d’intervenir mais il les repoussait avec son casque. « Vous êtes avec eux », leur disait-il, presque enragé. « Que je ne vous retrouve pas sur mon chemin », a-t-il menacé avant de partir». Grâce au dispositif de premiers secours mis en place lors de ce grand marché aux puces, Khaled B. a pu rapidement être pris en charge. Et une ambulance s’est vite rendue sur les lieux.

Du côté des organisateurs, qui n’ont pas assisté à la scène, on assure que c’est bien la première fois qu’une altercation se produit pendant ce rendez-vous prisé des chineurs de l’aire toulonnaise.

Khaled B., lui, se dit convaincu d’avoir été victime d’une agression à caractère xénophobe. Le Seynois devait d’ailleurs se rendre au commissariat pour porter plainte.

Var Matin

Attentat terroriste à Corte: 3 nationalistes Condamnés à des peines de 5 à 8 ans de prison ferme

Des peines de 5 à 8 ans de prison ont été prononcées jeudi 6 octobre par la cour d’assises spéciale de Paris à l’encontre de trois jeunes nationalistes jugés pour un attentat contre la sous-préfecture de Corte en 2012.

France 3


Attentat terroriste : trois nationalistes corses jugés mercredi aux assises

Trois jeunes nationalistes corses, dont un petit-fils en fuite de l’ancien dirigeant du FLNC Charles Pieri, sont jugés mercredi devant la cour d’assises spéciale pour un attentat à la voiture-bélier contre la sous-préfecture de Corte en 2012.

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Âgés de 22 à 24 ans, Nicolas Battini, Stéphane Tomasini et Joseph-Marie Verdi, membres de Ghjuventu Indipendentista (Jeunesse indépendantiste), seront notamment poursuivis pour destruction ou dégradation de biens par l’effet d’une substance explosive et association de malfaiteurs en vue de la préparation d’un acte de terrorisme.

Les deux premiers avaient été arrêtés fin mai 2013. Battini est toujours en détention provisoire mais Tomasini comparaitra libre. Le troisième accusé, Joseph-Marie Verdi, petit-fils de Charles Pieri, est en fuite depuis le printemps 2013. Il est visé par un mandat d’arrêt.

Figure du nationalisme corse, Charles Pieri, plusieurs fois condamné par la justice, est sorti de prison en septembre 2015. Il purgeait une peine pour détention d’armes, après la découverte dans le jardin de sa maison de deux pistolets par les policiers de la sous-direction antiterroriste. Les enquêteurs cherchaient alors son petit-fils.

Le 1er avril 2012, vers 2h du matin, une voiture défonçait la grille de la sous-préfecture et pénétrait dans sa cour. Elle avait été incendiée et un engin explosif, qui n’avait pas fonctionné, avait été retrouvé. Le véhicule, une Peugeot 207, venait d’être volé à ses occupants, braqués par trois hommes cagoulés et armés d’un fusil de chasse. Juste avant l’attaque, ils avaient croisé un groupe de gendarmes qu’ils avaient menacés.

L’enquête s’était rapidement orientée vers le syndicat étudiant Ghjuventu Indipendentista, implanté à l’université de Corte. Ce syndicat affichait son nationalisme et son soutien à l’action du FLNC, qui a annoncé le dépôt des armes en 2014.

En garde à vue, deux proches de Nicolas Battini l’ont mis en cause dans l’attaque. Son ADN a été retrouvé dans une maison abandonnée à Corte où les enquêteurs ont découvert du matériel utilisé pour l’attaque de la sous-préfecture.

Il sera aussi jugé pour une attaque à l’engin explosif de l’Office de l’environnement de Corte, la nuit du 8 février 2012, qui n’avait causé que des dégâts matériels.

Joseph-Marie Verdi est mis en cause dans l’attaque de la sous-préfecture par un renseignement anonyme et au moins un témoignage. Son ADN a aussi été retrouvé sur une affiche électorale et sur un masque de carnaval abandonné près des gendarmes menacés avant l’attaque.

Le procès est prévu jusqu’au 7 octobre.

Paris Normandie