Articles par FDEBRANCHE

New York : Une unité de police spéciale contre les incidents racistes en recrudescence

 Le gouverneur de l’Etat de New York a réagi après que 437 cas d’intimidations contre des minorités ont été recensés pendant la semaine qui a suivi l’élection américaine…

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Des prospectus du Ku Klux Klan sur les pare-brise des voitures, une croix gammée taguée sur un train, des étudiants noirs qui reçoivent des images de lynchages sur leurs téléphones. Une longue liste d’actes inspirés par la haine, qui se sont multipliés aux Etats-Unis depuis l’élection de Donald Trump. L’observatoire de l’extrémisme, le Southern Poverty Law Center, dit ainsi avoir recensé 437 cas d’intimidations contre des minorités pendant la semaine qui a suivi le vote.vi l’élection américaine…

Face à cette « explosion » d’actes racistes qui le « rendent malade », le gouverneur démocrate de l’Etat de New York a annoncé dimanche la création d’une unité spéciale au sein de la police de l’Etat pour lutter contre ce genre de délits.

« L’odieux discours politique de la campagne ne s’est pas arrêté le jour de l’élection »

« Les crimes haineux ne sont pas seulement des péchés, ils sont illégaux », a lancé Andrew Cuomo lors d’un discours à l’Eglise baptiste abyssinienne de Harlem. « Avec des professionnels entraînés, nous enquêterons sur chaque incident et poursuivrons les auteurs aussi sévèrement que la loi le permet », a-t-il promis.

Sans citer le nom du président élu, le gouverneur de New York a relevé que « l’odieux discours politique de la campagne ne s’est pas arrêté le jour de l’élection, il s’est même aggravé en une crise sociale qui menace à présent notre identité en tant qu’Etat, en tant que nation et peuple ».

Après avoir mis en place une ligne téléphonique dédiée pour répondre aux appels de victimes potentielles, le gouverneur a aussi annoncé la mise en place d’un fonds pour assister les immigrés ayant besoin d’une protection juridique.

20 Minutes

Musulmanes et chefs d’entreprise

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Elles veulent dépasser les clichés et les a priori. Voilées mais autonomes, assurent-elles ; musulmanes mais françaises avant tout ; femmes mais aussi chefs d’entreprise. Elles étaient une vingtaine, hier, à tenir les stands de leurs entreprises respectives au salon 100 % femmes, organisé à Mareuil-lès-Meaux par l’association Saba, toutes solidaires. « Nous avons créé cette association après avoir fait le constat que la plupart d’entre nous avaient fait des études mais que les femmes avaient plus de mal que les hommes à entreprendre », explique Sarah Achaibi, 25 ans, la présidente.

« Mon mari me soutient »

Le salon visait à valoriser l’esprit entrepreneurial des femmes. Des femmes musulmanes surtout, même si l’association se veut multiconfessionnelle et multiculturelle.

Rares étaient les femmes non-voilées dans la salle louée par le centre islamique de Meaux, qui y tenait un gala caritatif au profit de la mosquée Al Badr, la veille. « Ce n’est pas parce que je porte le voile que je ne suis pas autonome et indépendante. Au-delà de ma religion, les hommes doivent arrêter de ramener les femmes à leur condition de femme. Nous sommes des professionnelles autant qu’ils peuvent l’être ! », affirme Amel. Divorcée et maman de deux enfants, elle a monté sa librairie ambulante il y a bientôt deux ans.

Achoik Mojaat, 31 ans, a interrompu ses études alors qu’elle attendait son deuxième enfant. Maman de trois enfants de 11 à 5 ans, elle est à la tête de Abaya Chic Dubai, une boutique de robes de soirées importées de Dubai, à Villejuif (Val-de-Marne) : « Mon mari me soutient et m’aide beaucoup à la maison. » Des conférences étaient d’ailleurs menées sur les manières de concilier sa vie de femme, de mère et de business women.

Le Parisien

Rohingyas : plus de 1.200 maisons rasées dans des villages musulmans par l’armée birmane

Plus d’un millier de maisons ont été rasées dans des villages musulmans de l’ouest de la Birmanie où armée et « rebelles », s’affrontent depuis octobre, selon des images satellite diffusées lundi par l’ONG Human Rights Watch.

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Ces images prises entre le 10 et le 18 novembre montrent que plus de 800 nouveaux bâtiments ont été détruits dans cinq villages de cette région de l’Etat Rakhine bouclée par l’armée depuis des semaines.
Cela porte à plus de 1.200 le nombre de maisons détruites ces dernières semaines, selon l’ONG.

Ces violences meurtrières constituent un défi pour Aung San Suu Kyi et son gouvernement, premier exécutif civil en Birmanie depuis des décennies.
Le gouvernement affirme de son côté que seules 300 maisons ont été détruites, par des « terroristes » soucieux de « semer la confusion entre les troupes gouvernementales et le peuple ».
« Au lieu de répondre par des accusations et dénégations du même style que l’armée, le gouvernement devrait regarder les faits », a réagi lundi le responsable Asie de Human Rights Watch, Brad Adams.
L’armée birmane est accusée de graves abus contre la minorité musulmane, du viol des femmes au meurtre de civils, des accusations difficiles à vérifier de source indépendante, l’accès à la région étant filtré par les autorités, et les journalistes interdits.

La rapporteur spéciale de l’ONU pour la Birmanie, Yanghee Lee, a appelé le gouvernement d’Aung San Suu Kyi à « une action urgente » pour protéger les civils en Etat Rakhine. Mais de facto, sur le terrain, l’armée, qui tient toujours les rênes des ministères de l’Intérieur et de la Défense, a le contrôle.

Le Parisien

Thierry, prof de boxe condamné à 4 mois ferme pour agression sexuelle d’une ado

Ce vendredi, le tribunal correctionnel du Mans a condamné un prof de boxe à dix mois de prison, dont six avec sursis. Ce quadragénaire avait abusé d’une élève de 14 ans. A l’audience, le costaud à voix de Calimero a minimisé la gravité des faits.

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Ce vendredi, Thierry, 42 ans, prof de boxe dans le nord-Sarthe, s’est pris les pieds dans le tapis du tribunal correctionnel du Mans, où il était jugé pour agression sexuelle sur l’une de ses élèves, âgée de 14 ans.

L’affaire démarre quand la mère de l’adolescente tombe sur le journal intime de sa fille. La jeune fan de boxe y raconte comment, de septembre 2014 à avril 2015, elle est tombée sous l’emprise de son coach. Jusqu’à lui faire une fellation dans une voiture, sur un chemin de campagne.

« Séducteur, pas dragueur »

Entendu, le prof nie, puis minimise. À l’audience, ce trapu à la mâchoire carrée, réputé coureur de jupons, reconnaît la relation, mais balance des formules qui cognent. « Je suis attiré sexuellement par les femmes, pas par les enfants. Et séducteur ne veut pas dire dragueur. »

« Dans sa tête, c’est un adolescent »

Sans empathie vis-à-vis de la victime, pleurant sur son sort, le costaud au ton de Calimero n’a pas semblé prendre la mesure de la gravité des faits. « Il prétend être un homme, mais dans sa tête, c’est un adolescent, tourné sur lui-même, incapable de distance », estime le procureur.

La première présentatrice ​voilée​ d’un JT​ au Canada

Au Canada, une journaliste voilée a fait ses débuts en tant que présentatrice d’un journal télévisé, une première dans le pays. Ginella Massa, Canadienne d’origine panaméenne portant le hijab (voile), travaillait déjà en tant que reporter depuis 2015, rapporte Al Arabiya. Mais cette fois, elle a franchi une étape de plus en se voyant confier la présentation du JT de la chaîne CityNews, basée à Toronto.

La journaliste s’est exprimée sur le sujet en expliquant qu’il ne s’agissait pas seulement « d’une grande étape pour elle » mais aussi pour le Canada. « J’espère que le fait d’être une femme voilée à l’écran pourra aider à changer les impressions sur ce que sont et peuvent faire les femmes musulmanes. C’est important dans le climat actuel ».  Elle a également remercié CityNews pour cette opportunité. « Je suis vraiment reconnaissante de travailler pour une chaîne qui perçoit l’importance de recruter du personnel de tous les horizons et qui reflète la diversité des communautés desquelles on parle », a-t-elle expliqué.

TSA

Policiers frappés, chants nazis, insultes et agressions racistes : 4 identitaires interpellés puis relâchés

Quatre membres de Génération identitaire, interpellés après une nuit de violences à caractère raciste en octobre, dans l’hypercentre d’Angers, font l’objet d’une enquête. Le parquet doit annoncer des poursuites ce lundi 21 novembre.

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Des chants nazis entonnés en plein centre-ville d’Angers. Des insultes racistes proférées en direction des personnes typées maghrébines ou noires. Et, souvent, une pluie de coups. Cette affaire qui remonte à la nuit du vendredi 21 au samedi 22 octobre dernier devrait connaître, ce lundi 21 novembre, des développements judiciaires.

Plusieurs faits

Cette nuit-là, vers 3 h, trois hommes sont placés en garde à vue. Les policiers de la brigade anticriminalité (Bac) les interpellent à l’angle des rues Lenepveu et David-d’Angers. Les faits d’une extrême violence ont connu plusieurs épisodes avec différents protagonnistes. Ils se déroulent d’abord dans la rue Bressigny, connue pour ses bars et ses restaurants rapides nocturnes, puis place du Ralliement. Et même au commissariat.

Six dépôts de plainte

Le bilan est lourd : six plaignants identifiés dont des policiers, qui ont été pris à partie. Les trois agresseurs présumés arrêtés cette nuit-là, âgés de 17, 19 et 39 ans, ont rapidement été identifiés comme militants de Génération identitaire d’Angers.

Situé à l’extrême droite, ce mouvement présente, sur internet, une profession de foi sans ambiguïté « face à la racaille, face à ceux qui veulent fliquer notre vie et nos pensées, face à l’uniformisation des peuples et des cultures, face au raz de marée de l’immigration massive ». Fondé en 2012, ce groupuscule se montre de plus en plus présent à Angers.

À nouveau en garde à vue

jeudi 17 novembre, à 9 h, les trois protagonistes et un quatrième homme ont de nouveau été placés en garde à vue. Ils ont été relâchés deux heures plus tard. Le parquet, qui prend cette affaire très au sérieux, tente de retracer précisément les étapes de cette soirée et les rôles de chacun.

Ouest France

Déjà condamné pour viol en 2009, Jean-loup jugé pour agressions sexuelles

Déjà condamné pour viol devant les assises en 2009, Jean-Loup écope de cinq ans d’emprisonnement ferme pour agression sexuelle.

PALAIS JUSTICE ILLUSTRATION

Il n’a pas sa langue dans sa poche et compte bien se faire entendre. Mercredi, Jean-Loup, 45 ans, dont dix-sept de prison et six de foyer, a largement animé les débats. Pas forcément à son avantage.

Les traces de coups, celles de sperme et de sang retrouvées dans l’appartement et sur Annabelle, posent question. Pour le prévenu, elle lui a fait une fellation sur son injonction, point barre.

La Nouvelle République

Anthony condamné à 3 ans ferme pour avoir tenté d’égorger un SDF

Hier après-midi, Anthony Baumel, marginal figeacois de 47 ans, était jugé devant le tribunal de Cahors en comparution immédiate pour avoir donné un coup de couteau à la gorge à un autre SDF de Figeac. L’agression s’est déroulée mercredi en fin de matinée dans les locaux du Secours catholique de la ville où sont, plusieurs fois par semaine, servis des repas aux plus démunis.

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Ce jour-là, Anthony Baumel arrive pour la distribution alimentaire, ivre et sous l’emprise de stupéfiants. «Vous vous êtes adressé à lui de manière un peu musclée, en lui demandant ce qu’il faisait là, en lui disant de dégager. Un témoin dit même que vous avez menacé de l’égorger», rappelle la présidente du tribunal. Les deux hommes qui se connaissent depuis près de vingt ans sont en conflit ouvert.

Le drame a été évité de peu : la lame a frôlé la jugulaire et a causé une plaie pénétrante de plusieurs centimètres. «A 3 millimètres près, le pronostic vital était engagé» précisera même le procureur de la République, Nicolas Septe lors de ses réquisitions.

Le tribunal a suivi les réquisitions du procureur en condamnant Anthony Baumel à 36 mois de prison ferme ainsi qu’à la révocation de son sursis de mise à l’épreuve de 4 mois.

La Depeche

Pierre, un violeur en série jugé pour agressions sexuelles sur une fillette

Des faits de viols, requalifiés en agressions sexuelles, commis par un récidiviste ont été jugés à Créteil selon la procédure rapide de la comparution immédiate, qui réduit les droits de la défense et ceux de la victime.

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« Si l’affaire n’était pas aussi grave, lâche un magistrat, on pourrait parler d’un Tribunal des flagrants délires. » Mardi dernier, Pierre P., un récidiviste, a été condamné à quinze ans de prison et à un suivi sociojudiciaire avec injonction de soins par le tribunal correctionnel de Créteil (Val-de-Marne) pour agression sexuelle.

Au départ, il s’agit d’un dossier de viol, un crime passible de la cour d’assises.

Tout démarre en août, lorsqu’une adolescente de 15 ans porte plainte au commissariat d’Athis-Mons (Essonne) à l’encontre de son grand-père adoptif âgé de 60 ans. Placé en garde à vue, il reconnaît les faits qui se sont déroulés par épisodes à partir de 2010, alors que la jeune fille était âgée de 9 ans, jusqu’en 2016.

Pierre P. avait déjà été condamné en 1997 à dix-huit ans de prison par une cour d’assises pour de multiples viols intrafamiliaux. A Créteil, il était donc en état de récidive légale. Le procureur a requis douze ans de prison.

Le Parisien

Gaëlle et Kévin jugés pour un rodéo en ville et un braquage d’un bar-tabac

Un rodéo en ville et le braquage d’un bar-tabac avec une carabine en présence d’une vingtaine de clients. Le passage à Chalon d’un couple de jeunes Bisontins, en janvier 2015, n’était pas vraiment passé inaperçu. Le tribunal n’a pas retenu la drogue comme une circonstanjugé pour un ce atténuante.a-beaune-le-couple-avait-abandonne-sa-voiture-endommagee-et-avait-braque-un-automobiliste-pour-fuir-avec-le-vehicule-photo-d-archives-anne-lise-bertin-1479502853.jpg

Le 12 janvier 2015 à 11 h 40, une Mercedes défonce la terrasse du restaurant La Réale à Chalon. Elle percute une voiture et, 5 minutes plus tard au bar l’Hippodrome avenue de Paris, un homme à côté du même véhicule asperge les passants avec une bombe lacrymogène. Pendant ce temps, une femme armée d’une carabine calibre 12 mm chargée entre dans le bar et hurle : « C’est un hold-up, donnez moi la caisse ! ». La braqueuse s’enfuit avec plus de 1 000 € en numéraires, au milieu de clients médusés.

« Donnes moi ta voiture ou je te bute ! »

Vingt minutes plus tard à Beaune, la même femme met en joue une conductrice pour tenter de lui voler sa voiture. Quelques instants plus tard, c’est un homme qui sort de la Mercedes avec la même arme et hurle à un automobiliste : « Donnes moi ta voiture ou je te bute ! ». Le couple parvient à s’enfuir avec la voiture volée mais sera finalement interpellé à Fixin, en Côte-d’Or toujours.

Des victimes traumatisées quelques jours après Charlie Hebdo

L’homme, au casier judiciaire chargé et au profil impulsif, joue de son côté la carte de l’amnésique. « Depuis le jour du nouvel an, je ne me rappelle pas.

Le procureur, Damien Savarzeix, a ciblé principalement le prévenu, Kévin Berardi, 26 ans parlant de coaction.

Concernant l’autre prévenue, Gaëlle Maillard, sans casier judiciaire, son avocate reconnaît des « défauts » mais avance qu’elle était « dans une démarche de dignité. Il n’y a pas d’emprise d’amour mais de la peur, elle s’est laissée embarquer, et lui aussi. »

La jeune femme a écopé de 4 ans de prison, dont 1 an avec sursis et mise à l’épreuve. L’homme s’est vu signifier une peine de 7 ans de prison ferme. Les deux détenus sont repartis en prison pour purger cette peine.

Le JSL

Sarkozy éliminé dès le 1er tour de #LaPrimaire


Exclusif Coup de tonnerre lors des Primaires de la droite et du centre. L’ex-président est éliminé dès le 1er tour. François Fillon et Alain Juppé sont au coude à coude.

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Depuis 2012, il ne rêvait que de ça: sa revanche. Etre réélu président en 2017. Mais ce soir, ce sont les électeurs de droite et du centre qui éliminent Nicolas Sarkozy. L’ex-président n’a pas réussi à convaincre sa famille politique qu’il était l’homme que la France attendait pour l’alternance. Son score varie entre 22 et 25%, selon les premières estimations à la sortie des urnes.

Nicolas Sarkozy est loin, très loin d’Alain Juppé et de François Fillon. Les deux ex-premier ministre font la course en tête avec plus de 31% des votes pour les deux. Il faudra attendre l’annonce officielle pour le détail. Mais le deuxième tour, la semaine prochaine, s’annonce passionnant. Car la dynamique enclenché par François Fillon met à mal la confiance d’Alain Juppé. Pourtant favori depuis plus d’une année.

Double surprise donc. L’excellent résultat de François Fillon et l’élimination de Nicolas Sarkozy. Est-ce la retraite politique pour l’ex-président de la République aujourd’hui âgé de 61 ans.

Pendant 7 ans, Jean-Marie violait sa belle-fille mineure au parloir sous l’oeil de la mère

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L’homme, décrit comme autoritaire, impulsif et violent, exerçait une emprise malsaine sur son épouse et ses enfants. Un quadragénaire a été condamné samedi par la cour d’assises du Vaucluse à 18 ans de réclusion criminelle pour avoir violé pendant sept ans sa belle-fille, de ses 10 à 17 ans. Ces agressions avaient notamment lieu au cours de visites en prison, sous l’oeil accommodant de la mère de la victime. Celle-ci a écopé de 8 ans de prison pour complicité en récidive.

Jean-Marie a 39 ans. Sa carrure est aussi imposante que son casier judiciaire, qui comporte 38 mentions. La victime, aujourd’hui âgée de 21 ans, révèle les faits en 2014. Peu avant, l’administration pénitentiaire a signalé le «climat tendancieux» des parloirs entre l’accusé, détenu pour divers délits, et sa belle-fille. Pendant certaines de ces entrevues, la mère de la victime occulte le hublot de la porte du parloir. Elle-même a déjà été condamnée à cinq ans de prison avec sursis par la cour d’assises du Nord : elle avait arrangé et filmé le viol de la nièce de son amant de l’époque. Quelques années plus tard, c’est aux viols de sa propre fille qu’elle assiste, à l’abri du regard des surveillants.

Alors que l’administration émet ses premiers doutes, un fils de l’accusé, né d’une précédente union, révèle également avoir surpris son père et l’adolescente en train d’avoir des relations sexuelles lors d’une unité de vie familiale au sein de la prison du Pontet (Vaucluse). «Je crois que ce n’est pas un pédophile, c’est une soif de domination, avance Me Hélène Blanc, avocate de la partie civile. Un besoin de s’approprier l’autre comme sa chose.»

Auparavant, les avocats de l’accusé avaient pointé «les variations des versions» de la jeune fille, avançant l’hypothèse d’une vengeance et d’un complot familial. «Vous nous dites dix versions différentes et vous voulez qu’on vous croit ?», lui a asséné l’un des conseils de son beau-père, Me Nadia El Bouroumi, la qualifiant de «menteuse». «Elle (avait) 10 ans, elle est sidérée par ce qui lui arrive, comment voulez-vous qu’elle parvienne à vous raconter ce qu’il s’est passé?», lui est-il alors rétorqué.

L’avocat général, Abdelkrim Grini, avait requis 18 à 20 ans de réclusion criminelle contre l’homme. La peine prononcée est assortie d’une période de sûreté des deux tiers.

Le Parisien

Palestine occupée : un juif d’extrême-droite menace une journaliste arabe qui prêche la coexistence

Au rassemblement Meir Kahane, Bentzi Gopstein montre une serpillière avec la photo de Lucy Aharish et affirme qu’elle « fera bientôt le ménage »

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Le dirigeant d’une association juive d’extrême-droite a rabaissé une présentatrice de télévision arabe israélienne jeudi, quand il a montré une serpillière portant sa photo et prévenu qu’elle ferait bientôt le ménage.

Pendant un évènement en hommage au rabbin extrémiste assassiné Meir Kahane à Jérusalem, Bentzi Gopstein, qui dirige l’association anti-assimilation Lehava, a attaqué les médias et juré de punir ses membres quand l’extrême-droite prendra le pouvoir.

« A toutes les serpillères des médias, soyez prêts à faire le ménage », a-t-il déclaré selon le site d’informations Ynet, en tenant une serpillère flanquée d’une photo de Lucy Aharish. « Parce que c’est ce que vous finirez par faire. »

TTOI

Des hooligans Français et Néerlandais règlent un compte vieux de dix ans

Des membres des noyaux durs des supporters de Feyenoord et de Nancy se sont donnés rendez-vous dans une forêt pour régler un conflit qui datait de 2006.

Le conflit date du du 30 novembre 2006. Ce soir-là, le match de Coupe de l’UEFA (l’ancêtre de la Ligue Europa) Nancy – Feyenoord a dégénéré en bagarre générale, lorsque des supporters néerlandais ont tenté de briser la barrière de plexiglas pour en découdre avec leurs adversaires.

Le match avait été interrompu pendant plusieurs minutes, avant que les affrontements reprennent avec les forces de police françaises. Le club de Feyenoord avait finalement écopé d’une amende salée et de deux matches à huis clos.

La facture étant toujours ouverte entre hooligans de Feyenoord et de Nancy – les deux fractions sont considérées comme faisant partie des plus violentes d’Europe -, ils se sont donné rendez-vous dans une forêt néerlandaise, près de Rotterdam, pour régler ce vieux contentieux.

Samedi dernier, les «hools» nancéens, qui pouvaient compter sur le renfort de quelques amis de Strasbourg, se sont donc présentés à 24 au lieu choisi pour ce «fight» du souvenir. Face à eux, 19 hooligans de Feyenoord. L’affrontement a été très violent – au passage, on peut remarquer que certains n’ont pas respecté la règle qui veut qu’on ne frappe pas un homme à terre.

Comme les hooligans n’avaient pas oublié de faire filmer leur affrontement, il a évidemment été publié sur les réseaux sociaux. Nous vous proposons ces images, en vous avertissant qu’elles peuvent choquer. Ce qui prouve malheureusement que le hooliganisme a encore de beaux jours devant lui.

Le Matin

Cogolin: encore 2 démissions frontistes et le maire FN sera déchu de son poste

Le premier magistrat FN de Cogolin vient d’enregistrer la dixième démission d’un membre de sa majorité. Encore deux et il faudrait retourner aux urnes, alors que l’on a pas atteint la mi-mandat.

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Et de neuf, et de dix! Avec les deux nouvelles démissions présentées cette semaine par des membres de sa majorité municipale (Jean-Jacques Gabert et Sarah Bagur), le siège du maire du maire de Cogolin, Marc-Etienne Lansade, ne tient plus que par deux petits fils, en fait par deux sièges.
Encore deux démissions et il ne tiendra qu’à l’opposition de décider si l’on retourne aux urnes.

Certes, il faudra que l’opposition de Michel Dallari s’entende avec les deux élus FN dissidents, Anthony Giraud et Pascal Cordé, mais leurs déclarations d’hier ne laissaient pas de place au doute: oui ils démissionneront aussi si ça fait tomber Marc-Etienne Lansade de son trône.

Ils expliquent seulement qu’ils choisiront leur moment. Pas forcément au lendemain des deux prochaines démissions mais sans doute plutôt une ou deux semaines plus tard.

FIN DE LA RÉCRÉATION 

Toujours est-il que ça tangue très fort sur le navire de la municipalité FN qui jusque-là donnait plutôt l’impression de porter beau, tout entier tourné vers des horizons lointains, d’immenses et ambitieux projets immobiliers.

La réalité du terrain quotidien est venue sonner la fin de la récréation. Il y a le feu à bord et il va falloir s’activer à commencer par l’éteindre. Marc-Etienne Lansade le peut-il encore?

Personne ne peut le dire aujourd’hui tant la ville est à fleur de peau, notamment après la diffusion du documentaire de France 3 où M. Lansade, en se moquant de sa ville, a provoqué une onde de choc dont on a encore du mal à mesurer l’échelle.

Var Matin