Articles par Fdebranche

Marion Maréchal-Le Pen (FN) menace le journaliste Gilles Leclerc : « On va vous avoir »

La scène a été relevée par les caméras du Petit Journal de Canal +. Un vif échange a opposé le journaliste Gilles Leclerc, patron de Public Sénat, à Marion Maréchal Le Pen lors de la cérémonie du « Trombinoscope » et la remise de prix « d’élu local de l’année » organisée mardi.

Grosse colère des élus FN après la cérémonie. « Il fallait mettre un préservatif pour venir« , tance Gilbert Collard. « Quand on relira votre discours dans dix ans… Je vous plains« , menace le député FN. « Vous avez été en dessous de tout […] Vous avez rampé« , poursuit le sénateur Stéphane Ravier.

Mais c’est Marion Maréchal-Le Pen, hors d’elle, qui va enfoncer le clou : « Franchement, c’est minable. Je suis regonflée à bloc », lance-t-elle au journaliste. « Mais on va vous avoir… Mais quand ça va arriver, ça va vraiment vous faire mal ! Vraiment, merci. Parce qu’on a des petits coups de mou et quand on a ça, on est motivés!« , a-t-elle précisé.

Trafiquant étranglé et brûlé, Thierry et Lorenzo voulaient éliminer un rival

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Dans leur monde de narcotrafiquants, on n’hésite pas à éliminer un concurrent. Et à faire disparaître les traces en brûlant le corps. À partir de ce lundi 26 janvier, la cour d’assises de l’Hérault va se plonger dans cet univers impitoyable des trafiquants de drogue. Thierry Holland, 41 ans, et Lorenzo Martinelli, 39 ans, se rejettent la responsabilité de la mort de l’Italien Giuseppe Oliva retrouvé calciné sur deux pneus, le 25 novembre 2009 à Mauguio, près de l’aéroport de Montpellier.

La scène s’est déroulée dans un appartement du centre de Montpellier, chez Thierry Holland. Mais ce dernier a toujours désigné son complice Martinelli comme l’auteur du coup de bouteille de whisky qui a assommé la victime avant de finir le travail” et l’étrangler.

Les nombreux témoins appelés à la barre – s’ils sont présents – devraient apporter de l’eau au moulin de l’accusation qui voit en Martinelli le meurtrier. Ce colosse de 2 m, déjà condamné pour détention d’arme et tentative d’extorsion de fonds, s’était vanté auprès de plusieurs individus d’avoir éliminé un concurrent. L’enquête a montré qu’Oliva était arrivé à Montpellier avec plusieurs kilos de cannabis et une grosse somme d’argent. De quoi attiser l’appétit de ses rivaux ?

Midi Libre

Une rumeur Internet sur deux est islamophobe

Rumeur93-HoaxbusterLe nombre de «  hoax  » évolue-t-il avec le temps ?

Guillaume Brossard : « Avec l’explosion des réseaux sociaux, la diffusion des hoax est beaucoup plus massive. Avant cela se limitait aux emails, aux forums et aux blogs… avec Facebook et Twitter, la «  viralité » est encore plus extrême. De plus, on est sur le fondement même de la rumeur : elle ne meurt vraiment jamais, elle se recycle, se transforme. L’exemple de Facebook est assez parlant. Sur ce réseau, les gens n’ont pas toujours grand-chose à raconter. Alors certains réutilisent, inconsciemment ou non, d’anciens messages ou en transfèrent d’autres sans se poser de question. Au fond, ce n’est pas vraiment différent des conversations à la machine à café où on se raconte les dernières rumeurs. Sauf qu’avant on touchait une à cinq personnes maximum et qu’aujourd’hui on peut même atteindre un million de personnes, sans lien temporel ni géographique. »

Leur thématique évolue-t-elle ?

« Depuis quelques années, le nombre de hoax est en hausse importante et ils sont de plus en plus à coloration politique et sociétale. Alors qu’ils n’existaient presque pas il y a dix ans. Avant, c’était surtout des légendes urbaines, les faux virus d’Internet… qui au final étaient faciles à démonter. Ce qui n’est pas le cas des hoax politiques. »

Constatez-vous des dérives ?

« Ce qui m’inquiète, c’est l’usage d’Internet pour diffuser des idéologies et notamment rependre l’islamophobie. Cela fait deux ou trois ans que nous le disons. Les messages qui mettent en cause l’islam ou les musulmans sont en augmentation très importante. Et ce n’est pas seulement un ressenti, c’est factuel.
« Aujourd’hui, 50 % des demandes de vérification de hoax qui nous sont envoyées concernent des faits islamophobes ou anti-musulmans. Ça en est même pénible pour nous car nous ne pouvons pas faire que ça. Nous sommes une ressource de bénévoles et on ne peut traiter que les plus grosses rumeurs. On est aujourd’hui malheureusement submergés par ces rumeurs. »

Hoax. C’est une information fausse, périmée ou invérifiable propagée spontanément par les internautes. www.hoaxbuster.com : le principal site de ressources contre les « hoax ». www.hoaxkiller.fr et www.rue89.com/hoax travaillent également à démonter les rumeurs d’Internet.

La Nouvelle Repblique

Une nonne se plaint de douleur au ventre, elle accouche d’un petit garçon

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Sœur Roxana Rodriguez est devenue bien malgré elle la religieuse la plus célèbre d’Italie. Sœur Roxana Rodriguez affirme qu’elle ne savait pas qu’elle attendait un enfant. Elle avait mis sa prise de poids sur le compte de ses troubles digestifs, et elle pensait également avoir une infection urinaire.

Selon le journal italien Corriere della Sera, la nouvelle maman a confié à une assistante sociale qu’elle était comblée et qu’elle se sentait «plus l’étoffe d’une mère que d’une religieuse». «Je ne me sens pas coupable et je compte le garder et l’élever. C’est un cadeau de Dieu. Je suis cependant inquiète du retentissement de cette affaire. Je ne vais jamais pouvoir retourner au Salvador, encore moins à Rieti», a-t-elle ajouté.

La mère supérieure du couvent a déploré que la nonne «n’ait su résister à la tentation». L’évêque de Rieti a pour sa part affirmé que la Salvadorienne devait quitter le couvent.

20 Minutes

Une candidate FN perd son investiture pour des propos racistes

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Investie par le FN pour les prochaines départementales dans les Pyrénés-Atlantiques, Marie-José Dussaucy n’est «plus candidate», a annoncé le secrétaire départemental du parti frontiste, après la publication sur son compte Facebook de propos «qui dépassent l’entendement».

L’ex-candidate avait suscité la polémique vendredi en publiant sur son compte Facebook :

«Vos grands-parents se sont battus afin que vous ne soyez pas allemand… battez vous pour ne pas devenir arabe»

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«Qu’on les mettent (sic) sur un bateau et qu’on le fassent (sic) couler au milieu de la mer ou de l’océan»

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La direction locale du Front national avait dans un premier temps défendu la candidate en indiquant que son compte Facebook avait été victime d’un piratage. Dimanche, Georges de Pachtère a estimé que le «délégué qui l’a investie a pu passer à côté de quelque-chose» et réclame des explications auprès de son ex-candidate: «Si elle n’apporte pas une preuve du piratage, nous demanderons son exclusion du parti pour ces propos qui dépassent l’entendement», a-t-il dit.

Le Parisien

 

Son chiot est refusé dans l’avion, elle le noie dans les toilettes de l’aéroport

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Une Américaine a noyé son chiot de deux semaines dans les toilettes de l’aéroport régional du Nebraska (centre des Etats-Unis) parce qu’elle n’avait pas été autorisée à prendre l’avion avec l’animal, a rapporté un média local hier.

Cynthia Anderson, 56 ans, a été arrêtée vendredi pour maltraitance envers un animal, selon le journal The Grand Island Independent.
Elle voulait embarquer à bord d’un avion avec son chiot, mais l’accès lui a été refusé parce que le chien, un Doberman, était trop jeune et n’était pas transporté dans les règles.

Selon un policier interrogé par le journal, la quinquagénaire originaire de Floride a alors emmené le jeune chien dans les toilettes de l’aéroport où elle l’aurait noyé dans une cuvette

Le Figaro

MàJ: Les armes des attentats de Paris seraient liées a l’extrême-droite

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Les trois personnes entendues la semaine dernière dans le cadre de l’enquête sur un trafic d’armes en bande organisée entre le Nord et la Belgique ont été mises en examen et écrouées, a-t-on appris lundi de source judiciaire.

Etaient cités en vue d’une mise en examen les chefs « d’exercice sans autorisation, en bande organisée, d’activité intermédiaire pour la fabrication ou le commerce de matériels de guerre, armes ou munitions » et « d‘association de malfaiteurs en vue de la préparation de crimes et de délits punis de dix ans d’emprisonnement« , notamment, dans un communiqué du parquet de Lille.

Le Figaro

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Ce trafic d’armes aurait un lien avec les actes terroristes qui ont secoué la France en ce début d’année, porte de Vincennes, dans le magasin Hyper Cacher. Entre les mains de Coulibaly, des armes de guerre fournies par un radical installé chez nous, en Belgique..

Le domicile cominois de Claude Hermant a été ciblé par les autorités car il était suspecté d’être une cache d’armes. Si l’opération n’a pas permis de mettre la main sur les armes recherchées, plusieurs « documents pouvant intéresser l’enquête » ont été saisis.

Selon de nouvelles informations fournies par nos confrères de la Voix du Nord, certaines armes de ce trafic auraient servi aux actes terroristes survenus à Paris entre le 7 et le 9 janvier. La police judiciaire de Lille se penche sérieusement sur l’affaire de la prise d’otage dans l’Hyper Cacher. Les armes en possession de Coulibaly pourraient provenir des stocks de Claude Hermant.

Sud Info

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La spectaculaire opération policière menée dans la soirée de mardi à Comines, à la frontière franco-belge, serait liée à un «trafic d’armes» et a été menée à la demande des autorités françaises, a indiqué mercredi le parquet de Tournai (ouest de la Belgique).

C’est la mouvance identitaire qui semble visée puisque, selon le journal Nord Eclair, une figure locale des ultras d’extrême droite, un certain Claude Hermant, ainsi que son épouse, sont en garde à vue dans les locaux de la police judiciaire de Lille.

L’opération a été exécutée par des policiers belges, accompagnés de deux collègues français. Les forces de l’ordre craignant la présence d’explosifs dans une maison, identifiée comme la possible cache d’un trafic d’armes, le service de déminage avait été appelé en renfort. Une trentaine d’habitations et plus de 80 personnes avaient été évacuées pendant plus de trois heures dans cette commune proche de la frontière française.

Début janvier, dans une enquête sur les extrêmes dans le Nord, Nord Eclair dressait le portrait de Claude Hermant : «mercenaire en Angola, Congo et Croatie, leader officieux de l’ex-Maison flamande à Lambersart, professionnel de la sécurité, notamment pour le Front national» lillois. Tout un CV.

Le Parisien

200 personnes pour la messe en hommage à Elodie Kulik, violée et brulée en 2002

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Comme chaque année, le père d’Elodie Kulik, jeune femme violée et tuée en 2002 dans la Somme, a fait donner une messe en hommage à sa fille. Entre 150 et 200 personnes étaient rassemblées en l’église de Monchy-Lagache, ce matin. L’émotion est toujours là.

L’empathie, la solidarité, encore forte 13 ans après que Jacky Kulik a perdu sa fille, Elodie, dans un drame qui continue de défrayer la chronique judiciaire. Le corps de cette femme de 24 ans avait été découvert le 12 janvier 2002 par un agriculteur entre Cartigny et Tertry (Somme), partiellement calciné. Elodie avait été violée, étouffée et brûlée.

Autre élément insupportable : les pompiers avaient enregistré deux appels téléphoniques, de quelques secondes, où l’on entendait la jeune femme hurler. Grâce à l’ADN, les enquêteurs identifieront un supect, Grégory Wiart, décédé quelques mois après le meurtre. Sur les enregistrements des pompiers, il y aurait au moins deux voix d’hommes. Les amis de Grégory Wiart ont donc été auditionnés et un homme, Willy Bardon, a été accusé.

France 3

2 policiers trafiquants de drogue arrêtés à Roissy

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Les deux policiers ont été interpellés dimanche vers 11h30 alors qu’ils venaient de contrôler des passagers en provenance de Punta Cana, en République dominicaine. En poste depuis quelques années à l’aéroport de Roissy, ils ont été arrêtés en possession de deux valises qu’ils venaient de récupérer auprès des passagers contrôlés. Chaque valise contenait 20 kilos de cocaïne.

Les deux policiers de la PAF sont deux délégués syndicaux : un brigadier chef de 53 ans et un gardien de la paix de 35 ans, rapporte Europe 1. L’arrestation a eu lieu dans le cadre d’une commission rogatoire délivrée par un juge d’instruction parisien. Ils sont soupçonnés d’avoir fermé les yeux sur le passage de valises contenant de la cocaïne, transportées par des passeurs.

L’arrestation des policiers s’inscrit dans le cadre d’un coup de filet plus vaste, concernant une dizaine de personnes, toutes de nationalité française, qui ont été placées en garde à vue dimanche soir à Nanterre (Hauts-de-Seine) et Versailles (Yvelines).

Parmi les gardés à vue figure le commanditaire présumé du trafic, interpellé à Saint-Cloud (Hauts-de-Seine). Selon France 3, il aurait été grièvement blessé lors de l’intervention. Une source citée par l’AFP évoque une blessure par balle. Des proches du commanditaire et des deux policiers, dont leurs femmes et compagnes, ont également été arrêtés.

Dans ce trafic, le rôle des policiers interpellés pourrait avoir été crucial. Ils allaient chercher les passeurs « sur le tarmac de l’aéroport et en voiture sérigraphiée », en uniforme, « et leur faisaient franchir la douane », selon une source proche de l’affaire.

France TV

Une femme est emportée par la mer, Yacine la sauve

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Agé de 20 ans à peine, cet étudiant en LEA à l’université de Perpignan a passé l’été dernier sur les plages de Canet et Paulilles, en tant que sauveteur. Avant de témoigner, Yacine, du haut de son bon mètre quatre-vingt dix, tient à préciser qu’il ne se voit pas comme un héros.

« Je ne veux pas faire du malheur des autres une fierté pour moi.Je n’ai fait que ce qu’il y avait à faire. Inutile d’en faire trop, je veux surtout faire comprendre les risques et l’intérêt de la formation qu’on reçoit« . 

  • « Elle est partie comme une poupée de chiffons »

Ce dimanche, comme tant de badauds, Yacine est venu faire des images, à l’aide de sa caméra Go-Pro, sur la jetée de Canet.

« J’avais la caméra fixée sur ma poitrine. ça tournait et je m’apprêtais à téléphoner en même temps pour montrer les images en direct à ma mère. J’ai esquivé une première vague qui a juste mouillé mes chaussures.

Puis une seconde vague vraiment énorme est arrivée et la fille qui prenait des photos à 20 m de moi est partie comme une poupée de chiffons. Elle s’est fait déporter, elle a roulé sur les rochers et a atterri dans l’eau. Elle a crié, j’ai coupé ma caméra avant que la fille touche l’eau et j’ai posé mes affaires. J’ai évalué le danger.

Je suis descendu, je pouvais pas plonger au risque de me fracasser sur les rochers. Je me suis immergé dans l’eau, de suite une vague est passée par dessus ma tête. J’ai été secoué dans tous les sens. J’espérais tomber sur elle, mais sans en être sûr. Et puis j’ai senti une veste. Je l’ai agrippée. On était complètement ballottés par les vagues.

Quand je l’ai attrapée, je l’ai hissée sur les rochers, et là plusieurs personnes qui étaient descendues vers nous l’ont remontée. Il y avait notamment un autre pompier -en arrêt maladie pour blessure- qui savait exactement quoi faire. »

  • « Elle a perdu connaissance une fois sortie de l’eau »

« Aussitôt remontée, elle a expulsé l’eau qu’elle avait inhalé. L’autre pompier l’a mise en sécurité et puis elle a perdu connaissance. Alors on l’a reposée par terre. On a essayé de vérifier ses fonctions vitales et motrices. On n’a pas pu car elle tremblait trop. Et elle a repris connaissance. A ce moment, j’ai redemandé mon portable, car personne n’avait encore contacté les secours, et j’ai appelé.

La police municipale est arrivée et a fait évacuer les lieux à tous ceux qui n’étaient pas utiles. Le second pompier -qui se trouvait là par hasard comme moi- m’a aidé à couvrir la victime et à lui maintenir la tête. Comme il souffrait d’une blessure aux côtes, j’ai pris le relais car on craignait un traumatisme au rachis. Je grelottais de froid. Quand les pompiers sont arrivés, je suis parti le plus vite possible pour me mettre au chaud dans ma voiture, j’étais à deux doigts de l’hypothermie.

Je tiens aussi à remercier toutes les autres personnes qui ont participé à ce sauvetage et ont permis que ça se finisse bien. »

  • « Le lendemain, au téléphone, elle m’a dit merci »

Le lendemain, Yacine a appelé l’hôpital pour prendre des nouvelles de cette jeune fille, du même âge que lui, étudiante en droit à l’Université de Perpignan.

« Elle souffre du dos, mais elle n’a pas de grave blessure. Elle a été surprise que je l’appelle. Elle m’a dit merci et était contente de savoir que j’avais des images de ce qui s’est passé. »

L’Indépendant

L’élu FN Jean-Marc Degioanni déclaré inéligible

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Elu conseiller municipal à Grasse en mars dernier, puis conseiller communautaire, le frontiste Jean-Marc Degioanni vient d’être déclaré inéligible pendant dix-huit mois par le tribunal administratif, qui a invalidé ses comptes de campagne et l’a démissionné de ses mandats.

Motif: ses comptes sont considérés comme insincères car il n’a pas mentionné les frais de huit réunions publiques, pas plus que des frais de déplacements ou de téléphone. L’élu, qui annonce son intention de faire appel, explique que certaines salles étaient mises à disposition gratuitement, qu’il ne faisait pas de pots lors de ses réunions, qu’il a utilisé son téléphone personnel et fait campagne… à pied.

Nice Matin

Explosion des actes islamophobes Et derrière, quelles condamnations ?

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Chaque jour, la liste des peines exemplaires (voire d’exception) infligées aux personnes coupables d’avoir loué les actions terroristes des frères Kouachi et d’Amedy Coulibaly s’allonge.

Chaque jour aussi, la liste des délits ou crimes commis contre la communauté musulmane du pays explose. Mais on ne connaît que très rarement l’issue judiciaire de ces dernières procédures.

Le ministère de la Justice recense 399 procédures pénales ouvertes depuis l’attaque contre Charlie Hebdo. Sur ce total, 126 procédures pour « apologie d’acte de terrorisme » et « provocation à la haine raciale » ont été ouvertes. Mais les actes islamophobes ne sont pas comptabilisés en tant que tels. Le cabinet de Christiane Taubira explique à Rue89 :

« Les actes islamophobes sont intégrés aux 399 procédures, mais nous n’avons pas les détails. Si c’est une mosquée taguée, cela sera considéré comme une atteinte à un bien, conformément au code pénal. »

128 actes islamophobes depuis les attentats

L’Observatoire national contre l’islamophobie tient toutefois une comptabilité précise, communiquée sur la base des plaintes déposées auprès de la police et de la gendarmerie hors Paris et petite couronne. Au total, ils recensent entre le 7 et le 20 janvier, 128 actes islamophobes :

  • 33 actions (contre des mosquées notamment) ;
  • 95 menaces (insultes, etc.).

https://i0.wp.com/www.ism-france.org/photos/islamophobie%20270813.jpgUn chiffre record qui devrait largement dépasser la totalité des actes islamophobes – les chiffres concernant Paris et sa banlieue seront intégrés en février – recensés sur toute l’année 2014 (133).

Pour avoir des détails sur ces procédures, mieux vaut être très très patient. D’abord parce que dans la plupart des 128 cas, les auteurs des crimes ou délits n’ont pas encore été interpellés. Et lorsque les principaux suspects sont retrouvés, les parquets ne souhaitent pas communiquer sur les affaires en cours. Joint par Rue89, le président de l’Observatoire national contre l’islamophobie, Abdallah Zekri, le regrette :

« Lors d’une réunion avec le ministère de l’Intérieur jeudi, j’ai demandé à ce que l’on puisse avoir un compte-rendu de la Chancellerie sur les procédures et les condamnations. »

Le plus souvent, il s’agit de mosquées taguées (des croix gammées dessinées sur celles de Chalon-sur-Saône ou de Louviers par exemple) ou de musulmans insultés et parfois agressés.

Interpellés, mais laissés libres

Des incendies criminels ont également touché certains lieux de culte comme à Poitiers , Aix-les-Bains… Plus grave encore, certaines mosquées ou commerces tenus par des musulmans ont essuyé des tirs ou subi des explosions.

Rue89 a donc entrepris de recenser des détails sur les interpellations et condamnations judiciaires liées à ces procédures. Nous avons contacté plus d’une dizaine de parquets, différentes associations et le ministère de la Justice. Quatre cas sont déjà documentés :

  • A Poitiers, un homme de 38 ans a tagué « Mort aux Arabes » sur le portail de la mosquée. Interpellé le lendemain de l’attentat contre Charlie Hebdo, le suspect s’est excusé en évoquant « un acte imbécile ». « Bouleversé par cet acte terroriste », il est passé à l’acte très alcoolisé, a rapporté le procureur de Poitiers. Le parquet a toutefois estimé qu’il pouvait rester en liberté :

« Il sera convoqué devant le tribunal correctionnel, mais nous le laissons libre jusqu’à sa comparution. »

  • Le 12 janvier dernier à Rodez (Midi-Pyrénées), un homme aurait, selon le site Centre Presse, fait irruption dans la mosquée de la ville, muni d’un bâton, et aurait proféré des insultes à l’encontre de plusieurs pratiquants. Interpellé le soir même alors qu’il tentait de prendre la fuite, il a été relâché. Le parquet précise à Rue89 :

« Nous avons procédé à une perquisition chez cet individu qui semble par ailleurs souffrir de problèmes psychiatriques. Mais nous n’avons trouvé aucun bâton et personne n’est venu pour témoigner au commissariat. Le dossier sera donc classé sans suite. »

  • A Toulouse, c’est un homme armé d’un couteau de cuisine qui aurait fait irruption devant la grande mosquée pour « tuer un musulman ». Interpellé le 9 janvier, l’homme attendait une éventuelle expertise psychiatrique. A-t-il été remis en liberté en attendant son procès ? Est-il déjà passé en comparution immédiate ? Le parquet de la ville rose ne souhaite faire « aucun commentaire ».
  • La salle de prière musulmane de Delle dans le Territoire de Belfort a peut-être elle aussi évité le pire. Un homme de 45 ans a été mis en examen pour menaces contre un lieu de culte et détention de produits dangereux. Lors de la perquisition de son appartement le 12 janvier, les gendarmes ont retrouvé une armoire pleine de produits chimiques dont le mélange peut constituer un engin incendiaire ou explosif, ainsi que deux détonateurs. L’homme est « très très connu des services de police, notamment pour avoir détruit par explosif un bâtiment voici une quinzaine d’années à Belfort » mais le procureur a toutefois estimé qu’il n’était pas nécessaire de le placer en détention et a ordonné un simple contrôle judiciaire. Sollicité, le parquet n’a pas voulu donner suite.

Une justice laxiste face à l’islamophobie ?

Islamophobie-à-Martigues-Restaurant-interdit-aux-femmes-voilées-mais-pas-aux-chiensSi ces procédures ne sont pas nombreuses par rapport à la totalité des actes islamophobes, elles interpellent. En effet, les personnes poursuivies pour apologie du terrorisme ont, elles, dans la majorité des cas, été placées en détention avant de comparaître devant un juge. Et pour les personnes jugées, les condamnation à de la prison ferme s’accumulent.

Contactée par Rue89, la porte-parole du collectif contre l’islamophobie en France, Elsa Ray, se dit « même pas étonnée par ce déséquilibre » :

« Hélas, sur le terrain nous remarquons qu’il y a souvent deux poids, deux mesures. Il y a des peines fermes s’agissant des autres délits et crimes racistes ou d’apologie du terrorisme et nous nous en félicitions.

Mais lorsqu’il s’agit d’islamophobie, les victimes peinent à déposer plainte (la police décide souvent d’une simple main courante). Et lorsqu’il y a des condamnations, elles sont souvent très faibles. »

Rue 89

Le militaire Stéphane Richardot voulait faire sauter une mosquée

Police demainage sauter mosqueL’annonce d’un attentat à l’explosif à l’heure où la mosquée Essalam était remplie de fidèles a engendré une forte mobilisation des services de police dans le quartier La Conte à Carcassonne. Quelques minutes avant de se présenter dans l’entrée du lieu de culte, Stéphane Richardot, 67 ans, militaire en retraite, s’était rendu à la maire de Pezens, où il réside. «Il est venu deux fois ce matin (Ndlr : hier), explique un membre du conseil municipal. Vers 9 h 30, il avait rendez-vous avec un adjoint mais il souhaitait pouvoir le rencontrer à un autre moment».

Stéphane Richardot quitte alors la mairie, où ses passages sont fréquents (lire encadré). Mais peu avant midi, il revient vêtu d’un treillis et d’un pull kaki. «Il est arrivé à bord de sa voiture, les warnings allumés et de la musique militaire à fond», explique un témoin.

«Là, relate un élu, il nous a dit : à 13 heures, je fais péter la mosquée de Carcassonne, à 13 h 30 je mange à La Comédie, et à 14 heures, je vais place Carnot».

Quelques minutes plus tard, Stéphane Richardot remonte dans son Audi. Les services de la mairie de Pezens alertent les gendarmes qui relaient aussitôt l’information aux policiers.

Peu avant 12 h 30, l’ancien militaire du 3e RPIMa de Carcassonne stoppe son véhicule de couleur grise, le long d’une clôture longeant le lieu de culte. Se mêlant à la foule très dense des fidèles venant assister à la prière du vendredi, le sexagénaire était intercepté dans l’entrée par le président de la mosquée, Abid Bammou, qui raconte :

«Il m’a dit être là pour accomplir une mission, puis il a déposé sur la table se trouvant habituellement à cet endroit des tracts mentionnant «La France, on l’aime ou on la quitte !».

Les policiers, une fois sur place, n’ont eu aucune difficulté pour interpeller Stéphane Richardot. L’homme a été conduit immédiatement dans les locaux du commissariat de police pour y être interrogé, en même temps qu’était dressé un périmètre de sécurité autour du lieu de culte. Moins d’une demi-heure plus tard, un véhicule de la Sécurité Civile dépêché depuis Toulouse sur demande du préfet de l’Aude, avec à son bord deux spécialistes du déminage, arrivait sur les lieux. En l’espace de quelques minutes, la crainte d’une mallette piégée avec de l’explosif, qui était posée sur les sièges rabattus à l’arrière du véhicule, était dissipée.

Ce bagage ne contenait que des tracts, signés «Voix des Français – Renaissance 95», une association se disant indépendante des partis politiques, réputée d’extrême droite.

La Dépêche