
«Il me bat à coups de poing, à coups de pied et me dit qu’il est content de pouvoir enfin me tuer. Je crache du sang, je vois des étoiles, je ne peux plus me défendre.»
Alors qu’il devait subir son procès devant jury, Mathieu Vanasse-Carpentier, 30 ans, a décidé la semaine dernière de plaider coupable à 23 accusations, notamment voies de fait graves, agression sexuelle et menaces de mort.
Karine rencontre Mathieu alors qu’elle n’a que 18 ans. L’opérateur de machinerie âgé de 25 ans est beau, elle est très attirée. C’est son premier amoureux.
Il la bat une première fois lors d’un voyage à Cancún. Lorsque les parents de Karine, qui vivent dans l’Outaouais, apprennent les gestes de violence, ils recommandent à leur fille de laisser son copain. Karine va plutôt s’éloigner de ses proches.
«Il me disait souvent que c’était pour me dresser, que j’étais son chien», relate la jeune femme, aujourd’hui étudiante à la maîtrise.
Après un party très arrosé, Karine se fâche parce que Mathieu a conduit sa voiture en état d’ébriété. L’homme, déchaîné, se met à défoncer le capot et le pare-brise avant de s’attaquer à la jeune femme. Il la bat et réussit à la traîner jusqu’à leur logement de Sainte-Foy. Il verrouille la porte et lui annonce qu’elle ne ressortira pas vivante. Karine encaisse des dizaines de coups au visage et aux côtes. Mathieu lui fracasse la tête sur la céramique.
Lorsque l’homme finit par la lâcher, après des heures de martyre, Karine réussit à s’enfuir. Elle monte à bord de son véhicule rempli d’éclats de vitre, pieds nus, et va rejoindre une amie, à plus d’une heure de route. «J’étais difforme, j’avais l’air d’un monstre», se rappelle la belle jeune femme.
Quelques mois plus tard, Vanasse-Carpentier tente d’étouffer sa copine en pleine nuit, avec un oreiller. «Je n’arrêterai pas tant que tu vas respirer», lui répète-t-il.Mathieu Vanasse-Carpentier force aussi sa copine à prendre de la drogue et à poser des gestes sexuels qui la répugnent. Il va aussi la sodomiser contre son gré pour, dit-il, lui faire comprendre son propre désir.
Karine va laisser Mathieu en août 2011, après plus de trois ans d’enfer.Elle le dénonce deux ans plus tard lorsqu’elle craint qu’une nouvelle femme subisse les mêmes sévices.
Avant d’aller se coucher, Karine contrôle les voitures dans son stationnement et vérifie si ses portes et ses fenêtres sont bien verrouillées. Dans sa table de chevet, elle garde son passeport et un double de sa carte de guichet pour pouvoir se sauver rapidement.
Atteinte de choc post-traumatique, elle doit prendre des anxiolytiques et vit encore de douloureux retours en arrière.
Ancienne joueuse de basketball et ceinture noire au karaté, Karine s’entraîne tous les jours pour, dit-elle, «avoir un bon cardio pour pouvoir s’enfuir quand il sera libéré». «Même s’il a plaidé coupable, je suis convaincue qu’il va venir se venger», dit-elle.




Le duc d’York, qui passe pour être le fils préféré d’Elizabeth II, avait déjà été au coeur du tumulte dans les années 80 et 90 lorsque les jeunes héritiers Windsor avaient considérablement terni le blason de la reine. La séparation d’Andrew avec sa turbulente épouse Sarah Ferguson, avaient contribué à « l’Annus horribilis » de la reine, en 1992. Une année également marquée par le divorce et le remariage de la princesse Anne, les relations exécrables entre le Prince Charles et Lady Diana ainsi qu’un spectaculaire incendie au château de Windsor. Depuis, le prince Andrew, déjà épinglé dans sa jeunesse pour ses amours avec une actrice de films érotiques, Koo Stark, a continué à faire parler de lui. Pour ses fréquentations douteuses et ses voyages dispendieux qui lui ont valu le sobriquet de « Airmiles Andy« . Son « comportement déplacé » lors des voyages officiels et sa « grossièreté » ont également souvent été critiqués dans la presse. Le site WikiLeaks avait ainsi révélé les propos à l’emporte-pièce qu’il avait tenus au Kirghizistan où il avait notamment répondu à un convive évoquant des problèmes de corruption: « Mais c’est la France tout craché !« .



Selon le dernier rapport de Transparency International sur la lutte contre la corruption en Europe, le Parlement, l’exécutif et la justice sont les points faibles de la lutte contre la corruption en France.