Articles par Fdebranche

Le Bloc identitaire est-il mort ?

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Le parti d’extrême droite organise un rassemblement anti-Hollande, mais ne présentera aucun candidat dimanche.

Les apéros « saucisson et pinard », c’était eux. Les apéros « soupe au cochon » qui excluaient les SDF musulmans, encore eux. Le parti d’extrême droite le Bloc Identitaire, absent de toute la campagne présidentielle, tente, jeudi, de refaire parler de lui, en organisant un grand rassemblement devant le siège du PS. Le thème choisi : « Hollande n’est pas mon président ».

Ce rassemblement « happening » intervient après alors que le parti -présent principalement dans le sud – a échoué à présenter des candidats aux législatives de dimanche.
Où sont passées les ambitions de 2009 ?

Pour fixer le décor, rappelons que le Bloc identitaire est un parti relativement récent. Apparu aux cours des années 2000, il ne s’est constitué en parti politique qu’en 2009. Prônant la re-migration, organisant – dans la plus pure tradition des mouvements d’extrême droite – « des mouvements de sécurisation » à la sortie des écoles pour éviter le racket, le parti jurait alors qu’il faudrait désormais compter sur lui à toutes les élections.

« On ne participe pas pour faire de la figuration », assurait alors à Europe1.fr le nouveau parti, promettant qu’il s’inscrirait « durablement dans le paysage politique ». Un des dirigeants du parti, Philippe Vardon se voyait même comme une alternative dans les urnes aux déçus du sarkozysme : « Il existe aujourd’hui un large espace politique pour nous », disait-il en octobre 2009.

Trois ans plus tard, cet objectif est loin d’être rempli : le BI est totalement absent des législatives et, de retour à la case départ, se contente d’organiser des actions coup-de-poing devant le siège du PS.

MarcheDesCochons

Pendant l’année, le mouvement d’extrême droite a même connu des dissensions. « Au cours de la présidentielle, nous n’avons pas pu mener notre propre candidature à terme, [officiellement pour des causes financière ndlr]. Ensuite, nous avons organisé des consultations pour savoir si nous devions nous positionner et donner des consignes de vote au premier tour », explique à Europe1.fr Fabrice Robert, président du BI. A la question ‘faut-il s’allier au FN ?’, une majorité de membres du parti « a répondu non, estimant cela était contraire à l’ADN du parti que de se rallier à un tiers », ajoute le président du BI, qui oublie de dire que la réflexion a eu lieu dans la douleur, le BI ayant même dû exclure un des ses membres, Philippe Millau, pourtant membre de la direction.
Le Bloc se fait piquer son attachée de presse par le FN

La question de l’avenir du Bloc identitaire se joue pourtant bien là : le BI peut-il continuer à exister sans s’allier au Front national ? « Quand un parti arrive à une masse critique [le BI compte selon ses dires 2.500 militants], il faut savoir quelles perspectives il donne à ses militants dont certains ratissent le terrain depuis longtemps. Pour le Bloc identitaire les choses sont assez simples, soit il reste indépendant, soit il s’allie au Front national pour obtenir des postes », juge Jean-Yves Camus, politologue, chercheur associé à l’IRIS et spécialiste de l’extrême-droite.

« Pour les législatives, la direction du BI a quand même essayé de créer des alliances locales avec le FN. Notamment avec Philippe Vardon à Nice. En vain, le FN, qui tente de normaliser son image, a alors jugé trop radical ce parti », ajoute le politologue.

Au final, le FN n’a investi que l’attachée de presse du Bloc identitaire Catherine Blein, dans les Côtes d’Armor. Elle venait de quitter sa fonction pour prendre sa carte… au FN.
Le parti a « raté une marche »

Dans ce contexte, le rassemblement de jeudi du BI « témoigne surtout d’une envie de redonner de la visibilité à un mouvement qui vient de rater la deuxième marche », avance Jean-Yves Camus. Cette marche que le Bloc identitaire a ratée, c’est celle de la professionnalisation – du passage de l’association au parti politique.

« Nous sommes en train de grandir, de nous structurer », veut croire Fabrice Robert. « Et très concrètement, nous avons pour objectif de faire élire des conseillers identitaires dans 100 communes de France aux prochaines municipales ». 2014 sonne donc comme l’épreuve de la dernière chance pour le parti.

Europe1

Un membre du Vlaams Belang condamné pour incitation à la haine raciale

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Frans Wymeersch (Vlaams Belang), qui siège au conseil communal de Saint-Nicolas (Flandre orientale), a été condamné lundi par le tribunal de Termonde à une déchéance de dix ans de ses droits civiques pour incitation à la haine raciale et discrimination.L’ancien président de la formation flamingante Frank Vanhecke a, quant à lui, été acquitté.
L’affaire concerne un article, publié en 2005 dans le bulletin local du Vlaams Belang, selon lequel des jeunes allochtones étaient responsables de dégradations au cimetière de Saint-Nicolas. Frans Wymeersch, l’auteur de l’article, a été condamné pour ces faits à quatre mois de prison avec sursis.Le co-auteur, Marc Van de Velde, a également été reconnu coupable mais n’a pas été sanctionné. Les auteurs de l’article étant connus, Frank Vanhecke, éditeur responsable de la publication, a été acquitté. Le Centre pour l’égalité des chances et la lutte contre le racisme (CECLR) s’était constitué partie civile dans ce dossier.

RTBF

Le dépeceur de Montréal est un supremaciste blanc

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Maj : Des menaces adressées au Premier ministre canadien

D’après un mandat de recherche dévoilé hier par la chaîne canadienne CBC, Magnotta, au-delà du meurtre sordide dont il est accusé, est en effet également poursuivi pour avoir harcelé le Premier ministre canadien, Stephen Harper, ainsi que des membres du Parlement.

Luka Magnotta, né Eric Clinton Kirk Newman le 24 juillet 1982, a obtenu en 2006 de la justice canadienne de changer son identité.

Dans sa jeunesse, Magnotta aurait dérivé vers une idéologie raciste. Le site d’extrémistes blancs Stormfront.org, dirigé par un ancien leader du Ku Klux Klan, Don Black, a ainsi publié des messages datant de mai 2011 vantant ses prises de position ouvertement anti-immigration.

Le parisien

Maj : Le «dépeceur» de Montréal était vendredi à Paris

Luka Rocco Magnotta a été signalé dans un hôtel de Bagnolet, en Seine-Saint-Denis, dans la banlieue parisienne.

La police, alertée par un témoin, s’est rendue samedi dans cet hôtel. Le suspect, un Canadien de 29 ans en fuite, soupçonné d’avoir tué et dépecé un étudiant chinois à Montréal, avait quitté sa chambre, dans laquelle les enquêteurs ont retrouvé des affaires. Parmi elles, des revues pornographiques et des sacs vomitoires de la compagnie aérienne empruntée par le suspect entre le Canada et la France.

Les policiers ont également établi que le téléphone portable de Luka Rocco Magnotta a été repéré, samedi toujours, par une borne relais dans l’est parisien.

L’express

La chasse à l’homme mondiale se poursuit pour retrouver Luka Rocco Magnotta, un Canadien soupçonné d’avoir tué et dépecé un étudiant chinois à Montréal le 24 mai. Il est recherché en France et a laissé quelques traces sur internet.

Sa victime, Jun Lin, 32 ans, originaire de la ville  de Wuhan, dans la province du Hubei (centre de la Chine), qui serait arrivé au Québec en juillet dernier pour y faire ses études à l’université anglophone de Concordia, selon la police de Montréal.

Une manifestation d’extrême droite dégénère à Hambourg

Des affrontements opposants militants d’extrême-droite, mouvements anti-nazis et forces de l’ordre ont éclaté samedi à Hambourg en Allemagne. 3 000 partisans d’un mouvement d’extrême-droite comptait marcher dans le quartier de Wandsbek. Mais  selon le site en anglais thelocal.de, 10 000 manifestants anti-néonazis avaient décidé de les empêcher en créant des barrages et en enflammant des ordures.

Environ 1 000 policiers sont alors intervenus pour circonscrire les flammes avant de se heurter aux manifestants. Environ 700 personnes ont été interpellées. Hambourg est une ville où les manifestations et les affrontements entre mouvements d’extrême-gauche et d’extrême-droite se sont multipliés ces dernières années.

France TV

Saluts nazis et agressions racistes dans les stades en Ukraine

Les craintes de gestes racistes en Europe de l’Est semblent hanter les Britanniques. L’émission « Panorama », de la BBC, a enquêté sur les violences racistes dans le football ukrainien et polonais avant l’Euro de football, qui débutera le 8 juin dans ces deux pays.

Voici un extrait du reportage tourné lors d’un des derniers matchs en Ukraine, montrant des jeunes pratiquant des saluts nazis dans les tribunes et d’autres jeunes asiatiques frappés et pourchassés pendant le même match.

Condamné à perpétuité pour avoir brûlé ses deux filles

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Un Danois a été condamné à la réclusion criminelle à perpétuité pour avoir bouté le feu à ses deux filles de 9 et 10 ans.

Ses deux petites filles de 9 et 10 ans dormaient encore à l’arrière de la voiture quand Peter-Thue R. a sorti du coffre deux bidons. Il a aspergé d’essence la banquette arrière, le siège du passager puis a gratté une allumette. En quelques secondes, le véhicule s’est transformé en boule de feu…

«J’espère que les cris de vos enfants ne vous sortiront plus jamais des oreilles», a lancé le procureur de la cour d’assise lors de son procès à Potsdam. Imperturbable, Peter-Thue R., âgé de 41 ans, a continué à mâcher son chewing-gum en baissant la tête comme si tout cela ne l’intéressait pas.

Lorsque la police est arrivée sur les lieux du crime, le 10 août 2011, dans une forêt aux alentours de Berlin, il a raconté qu’il avait fumé une cigarette dans la voiture «à cause du vent dehors» et qu’ensuite il y avait eu une «explosion à l’intérieur». «Mais votre histoire ne tient pas debout!» a lancé le président du tribunal, Frank Tiemann.

«J’ai fait ça par amour, pas par haine», a-t-il rétorqué. Le Danois a essayé de jouer la carte du suicide collectif. Mais aucune trace d’essence n’a été retrouvée sur ses vêtements ni sur le siège du conducteur. Peter-Thue R. n’est pas resté plus de trois secondes à l’intérieur du véhicule! «Le temps nécessaire pour y mettre le feu», a estimé Frank Tiemann.

«Vous avez fait cela parce que vous ne supportiez pas que votre ex-femme réussisse sa vie privée et professionnelle après le divorce tandis que vous, vous étiez en situation d’échec total», a lancé le président du tribunal.

Un acte prémédité

Surtout, Peter-Thue R. n’a pas supporté que la justice accorde à son ex le droit de garde des enfants. «Vous vouliez la punir en tuant les enfants», a insisté Frank Tiemann. Pour les juges, la préméditation ne fait aucun doute puisque le Danois avait endormi auparavant Marlene et Line avec des somnifères prescrits par son médecin.

Comment un père de famille peut-il, par jalousie, en arriver à brûler vifs ses propres enfants? «Une profonde tristesse et du désespoir», a tenté d’argumenter son avocat. Peter-Thue R. avait perdu son travail après son divorce. Surendetté, sa vie n’avait plus de sens. «Le seul temps fort de sa semaine, c’était le tirage du Lotto», a expliqué un psychiatre dans son rapport.

«Et la seule fois où il a pleuré au procès, c’était en parlant de ses propres problèmes», a regretté l’avocat de la partie civile. Enfin, lorsqu’il a demandé à prendre la parole pendant l’énoncé des faits, il a dit: «Je veux aller aux toilettes.» Peter-Thue R. a été condamné jeudi à la réclusion criminelle à perpétuité.

Le matin

Législatives : la Licra demande aux candidats de s’engager à se désister pour contrer le FN

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Dans un communiqué publié jeudi, la Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme dit « se mobiliser pour faire battre l’extrême droite dans les urnes lors des élections législatives les 10 et 17 juin » et « donne l’alerte sur le risque de voir des candidats d’extrême droite entrer à l’Assemblée nationale ».

La Licra « demande donc à tous les candidats de s’engager publiquement en signant son « appel aux convergences républicaines pour faire battre le Front national » et fait remettre ce jeudi le texte aux sièges des principaux partis républicains en leur demandant de le diffuser largement dans les circonscriptions auprès de leurs candidats en les invitant à le signer. La liste des signataires sera publiée sur le site de la licra.

Le Monde

Le FLNC revendique la derniere vague d’attentats en Corse (23 en 1 semaine)

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Le Front de libération nationale de la Corse (FLNC) a revendiqué  la vingtaine d’attentats qui ont visé des résidences secondaires en Corse depuis la « nuit bleue » du 11 mai, dans un communiqué authentifié et remis au magazine d’information Corsica.

« Nous revendiquons la campagne menée ces jours derniers contre la dépossession de notre terre« , écrit le FLNC, en précisant que ses actions « ne constituent (pas) une mise en garde ou une menace en direction du nouveau pouvoir politique en place » mais « s’inscrivent dans (son) combat de ces dernières années face à l’accroissement programmé des menaces spéculatives sur notre terre ».

« La donne politique française n’a jamais pesé sur nos choix et il n’a jamais été dans nos intentions de vouloir influencer les échéances électorales qui sont les leurs« , indique le FLNC, ajoutant que les actions « étaient programmées de longue date ».

Appel au gouvernement socialiste

Selon le mouvement nationaliste, ces attentats vise « la dérive spéculative », « une des principales menaces pour l’intégrité » du « Peuple corse », précise le texte. « Aujourd’hui la dérive spéculative a aiguisé trop d’appétits, déclenché trop de mécanismes, pour certains mortifères (…) Nous ne laisserons pas faire. Nous ne laisserons pas s’installer impunément plus de 4.500 résidences secondaires étrangères par an soit plus de 45.000 en dix ans », sur une île qui compte « 300.000 âmes ».

Enfin, dans sa missive, le FLNC tend la main au nouveau gouvernement : « Aujourd’hui, nous retrouvons des socialistes au pouvoir en France. Nous leur rappelons si besoin en était qu’ils sont les héritiers de ceux qui ont construit avec nous les deux précédents statuts (créés par les ministres de l’Intérieur Gaston Defferre en 1983 et Pierre Joxe en 1991,NDLR) » de la Corse, précise le document de revendication.

Ces Européens qui émigrent en Afrique à la recherche d’un travail

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C’est aujourd’hui au tour des Européens d’émigrer vers l’Afrique. Accablés par la crise économique et la dégradation de leurs conditions de vie, de plus en plus de citoyens grecs, espagnols ou portugais fuient vers le Sud.

En avril dernier, quatre immigrés clandestins originaires d’Espagne ont été débusqués par les gardes-côtes algériens sur la façade maritime Ouest, selon le quotidien algérien Liberté du 17 avril 2012.

Ces jeunes espagnols comptaient se diriger vers Oran, en espérant etre embauchés par une des multiples sociétés espagnoles qui s’y trouvent. Selon Liberté, ils ont perdu leur travail au sein d’une société qui a fait faillite en Espagne et fait une demande de visas pour migrer en Algérie.

Les Portugais sont également nombreux à tenter leur chance en Afrique. Leur terre de prédilection : l’Angola,  ancienne colonie portugaise. Le 2 février, vingt Portugais ont été interpellés à l’aéroport de Luanda, capitale angolaise, par le service des migrations et des étrangers. Leurs visas ayant été jugés falsifiés, les autorités angolaises les ont ensuite renvoyés vers Lisbonne.

Mais selon un responsable angolais des services de migration, « ces Portugais se sont vus refuser l’entrée sur le territoire angolais pour diverses raisons : manque de moyens de subsistance, visa expiré, mauvais état du passeport, non-paiement d’une amende pour un précédent séjour illégal en Angola et outrage à l’autorité ».

Ces migrants ont affirmé à une chaîne de télévision avoir été enfermés dans une salle de l’aéroport où ils auraient été menacés. De quoi alerter le ministre des Affaires étrangères portugais qui a tenté de calmer la situation, promettant de « rechercher, avec les autorités angolaises, les voies et moyens pour prévenir ce genre de problèmes ».

Le nombre d’immigrés portugais en Angola est en effet en forte augmentation. En juillet 2011, 42 portugais ont été expulsés d’Angola, où ils travaillaient au noir.

Selon la revue Visao, ils seraient 30 000 à demander un visa de séjour chaque année. Le président de la Chambre de commerce et d’industrie Portugal-Angola, Carlos Bayan Ferreira, estime que 100 000 Portugais vivent déjà en Angola.

De son côté, l’Observatoire portugais de l’Émigration signale que le nombre d’expatriés portugais en Angola est passé de 21.000 en 2003 à 91.900 en 2010, soit une croissance de plus de 400% en l’espace de 7 ans.

Fin 2011 déjà, Hassan El Arabi, président de l’association Solidaire pour l’Intégration Socioprofessionnelle des Immigrés (ASISI) alertait au sujet de ce phénomène en Espagne :  » aujourd’hui, en Espagne, il n’existe pas de problème d’immigration mais plutôt un problème d’émigration. Lorsqu’on regarde la balance migratoire du pays, on voit bien qu’il y a plus de personnes qui s’en vont du pays que de personnes qui entrent.  »

Moins on est instruit, plus on vote FN

1087786_les-elections-departementales-2015-web-tete-0204249388146De nombreuses études le montrent, ce sont les jeunes ayant le moins d’instruction qui se tournent vers le Front national. Moins on est instruit, plus on vote FN.On observe que ce sont également ceux qui s’intéressent le moins à la campagne.

Leurs préoccupations sont, par exemple, plus portées sur la sécurité et moins sur l’éducation. Ils sont souvent très peu intégrés socialement, avec une certaine précarité professionnelle. C’est ce qui différencie cet électorat de celui de Mélenchon, par exemple.

L’Express