Articles par Fdebranche

Une sénatrice s’étonne d’une niche fiscale en faveur de Tsahal, elle est menacée de mort

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Faire un don à l’armée israélienne permettrait aux Français d’obtenir une réduction d’impôts… La sénatrice UDI-UC Nathalie Goulet a reçu des menaces de mort après s’être étonnée de cette possibilité offerte aux contribuables français qui font un don à l’armée israélienne, Tsahal, de bénéficier d’une réduction d’impôts de 60%, a-t-elle annoncé vendredi.

Des dons directs à Tsahal ne permettraient pas une réduction d’impôts. Ce sont plutôt des dons à des associations qui serviraient à financer des équipements individuels et de la nourriture pour les jeunes qui font leur service militaire, qui permettraient cette réduction fiscale.

Reste que Nathalie Goulet n’a pas eu de réponse du ministre, mais a reçu des menaces de mort anonymes sur les réseaux sociaux.

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Le Parisien

Vidéos : Circulation bloquée et prières de rue dans Paris

Fiasco de Marine Le Pen au Canada : son ex-conseiller fustige son « inculture internationale »

 Marine Le Pen Aymeric Chauprade international russie islam

« Le fiasco », « le flop », la « cabale »… les articles sur le déplacement de Marine Le Pen au Canada, qui s’est achevé jeudi, se suivent et se ressemblent.

Les hommes politiques et la presse canadienne n’ont pas été plus tendres avec elle. Le cabinet du Premier ministre québécois, Philippe Couillard, a assuré qu’il ne rencontrerait pas la présidente frontiste. Un député du Parti québécois (PQ), Bernard Drainville, lui a conseillé à la radio de rentrer en France :

« Elle devrait débarquer de l’avion et rembarquer illico, retourner chez elle ».

Cette déconvenue n’étonne guère un ex-proche de Marine Le Pen, Aymeric Chauprade (qui a quitté en novembre dernier le Front national en désaccord avec la direction, et après avoir été mêlé à l’affaire Air Cocaïne). Le député européen ne mâche pas ses mots sur ce qu’il appelle « les mésaventures internationales de Marine Le Pen » :  il sait de quoi il parle puisqu’il était jusqu’en janvier 2015 son conseiller international. Il explique à « l’Obs » :

« Il n’y a pas de surprise pour moi ! Quand on préfère s’entourer de médiocres sans conviction plutôt que des gens qui travaillent et préparent les voyages, le résultat est sans appel. Quand on emporte dans ses bagages son arrogance et son inculture internationale, on ne récolte que le mépris en retour. »

L’eurodéputé cite en contre-exemple le voyage qu’avait effectué la présidente de la formation d’extrême droite en sa compagnie en Egypte en mai 2015. Marine Le Pen avait à cette occasion rencontré le grand imam d’Al-Azhar. La presse avait alors titré sur la volonté de la candidate de séduire un électorat musulman. Spécialiste des relations internationales, Chauprade avait mis ses réseaux, notamment russes, au service de la patronne du FN.

A un an de la présidentielle, la présidente du FN semble avoir de nouveau du mal à renforcer sa stature internationale. Une chose est sûre : ce voyage préparé en secret avec Ludovic de Danne, conseiller aux affaires européennes, et Sébastien Chenu, délégué national du Rassemblement Bleu Marine, ne l’aidera pas.

D’autres voyages sont en préparation : « Marine Le Pen envisage de se rendre en Afrique, en Australie et en Asie. L’idée fait son chemin ». Et si un jour elle devenait présidente, Sébastien Chenu n’est pas inquiet pour sa stature internationale : « Ceux qui ne voulaient pas la rencontrer lui ouvriront les bras »…

Qu’elle devienne présidente ? C’est justement la crainte d’Aymeric Chauprade :

« Tout cela préfigure ce que serait l’amateurisme du FN au pouvoir : la vulgarité et l’inculture de Trump pour accroître un peu plus les tensions dans le monde. »

L’Obs

Microsoft muselle son robot «Tay», devenu raciste et faisant l’apologie de l’inceste en 24h

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Un robot Microsoft doté d’une intelligence artificielle et capable de l’accroître en interagissant avec les internautes a été retiré jeudi par le groupe informatique américain après avoir multiplié les diatribes haineuses ou racistes.

Microsoft a été contraint jeudi de museler «Tay», car le robot, doté d’une intelligence artificielle en capacité d’apprentissage, était devenu «nazi». Trollé par les internautes quelques heures à peine après sa mise en fonction, Tay multipliait en effet les diatribes haineuses ou racistes sur la base de ce qui lui était enseigné. Conçu avec l’apparence d’une jeune adolescente naïve, Tay avait pourtant été conçu dans un but éducatif.

Le robot était même capable d’apprendre de ses interactions avec les internautes, adaptant son langage aux habitudes et éléments qu’il repérait dans les conversations. «Plus Tay était sollicitée, plus il devenait capable de répondre comme une personne « normale », avec un sens certain de la répartie et un certain second degré», raconte NextInpact. Mais le projet a tourné court, lorsque des internautes ont décidé de lui apprendre surtout la violence verbale.

Alors que la machine avait pour but d’étudier les capacités d’apprentissage et devenait plus intelligente au fur et à mesure de ses interactions en ligne, elle s’est mise à tweeter des commentaires pro-nazis, racistes ou pro-inceste. Ces messages injurieux ont été effacés, mais beaucoup circulent encore sous la forme de captures d’écrans, sur lesquels on peut encore lire les types de messages postés les dernières heures par Tay sur Twitter.

«Hitler a fait ce qu’il fallait, je hais les juifs», «Bush a provoqué le 11-Septembre et Hitler aurait fait un meilleur travail que le singe que nous avons actuellement. Donalp Trump est le meilleur espoir que nous ayons», «je hais les féministes, elles devraient toutes brûler en enfer», pouvait-on notamment lire, alors que Tay avait débuté son expérience en disant que les «humains [sont] super cools».

L’expérience pourrait donc être qualifiée de «fail», si elle n’avait pas dans une certaine mesure porté ses fruits. Car le fait est que «Tay a appris de son environnement. Le fait qu’il en soit arrivé à un tel degré de propos farfelus provenait des influences extérieures», et sans doute de sa naïveté caricaturale, note NExtInpact. Le robot reviendra-t-il un jour avec des filtres plus développés ?Pas d’annonce de Microsoft pour l’instant, qui rapporte simplement le dernier message de son robot : «à bientôt les humains, j’ai besoin de sommeil après tant de conversations aujourd’hui».

En attendant, sa mésaventure aura eu le mérite de faire rire les internautes. « »Tay » a commencé par adorer les humains pour devenir nazi en moins de 24 heures. Je ne suis pas du tout inquiet quant au futur de l’intelligence artificielle», a ironisé jeudi l’un d’eux. 

Libération

Quand la DILCRA chargée de la lutte contre le racisme censure une conférence antiraciste

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Rappelons nous la petite phrase du premier ministre :  » Expliquer, c’est déjà vouloir un peu excuser ». Béatrice Mabilon-Bonfils a-t-elle trop voulu expliquer ? Toujours est-il que le 23 mars les services du premier ministre ont interrompu de façon brutale la captation d’une conférence qu’elle donnait dans le cadre de la Semaine de lutte contre le racisme et l’antisémitisme à l’université de Metz. Ce que les services de  M. Valls assument…

Deux livres qui font débat

 Sous le titre « Fatima moins bien notée que Marianne », son intervention rendait compte du livre qu’elle a écrit, sous le même titre, avec François Durpaire et dont le Café pédagogique a redu compte. L’ouvrage montre qu’il y a  » une islamophobie dans l’école qui est aussi de et par l’école ». Selon l’ouvrage l’Ecole joue au détriment des élèves musulmans. Une situation qui a aussi été mise en évidence par l’Ocde et l’Ined et par d’autres sociologues.

Mais Béatrice Mabilon-Bonfils est aussi co-auteure, avec Geneviève Zoïa, d’un autre livre sur la laïcité « à la française ». Dans cet ouvrage elle défend l’idée que « la laïcité aujourd’hui c’est la peur de l’Autre » et que la conception française de la laïcité nuit à l’intégration. Ces deux positions critiques alimentent le débat sur l’intégration, le racisme et la laïcité. Et c’est pour cette raison que l’Université de Lorraine avait invité B Mabilon-Bonfils dans le cadre de la Semaine de lutte contre le racisme et l’antisémitisme.

La Dilcra assume

Le 23 mars, une agence de communication diligentée par la DILCRA (Délégation Interministérielle à la Lutte Contre le Racisme et l’Antisémitisme), un service dépendant du premier ministre, entreprend de capter en vidéo et de twitter l’intervention de B Mabilon-Bonfils. Elle interrompt la capture  au milieu de l’événement sur ordre de la Dilcra. Les tweets auraient été effacés.

Interrogée par le Café pédagogique, la Dilcra ne nie pas les faits.  » Le prestataire chargé de couvrir l’événement s’est trompé. Nous voulions qu’il couvre le forum contre le racisme et pas cette table ronde consacrée à la laïcité, thème qui n’est pas directement lié à la Semaine ni aux prérogatives de la DILCRA », nous a dit la Dilcra.

L’islamophobie exclue du débat sur le racisme ?

Pour Pascal Tisserant, chargé de mission à l’égalité de l’université de Lorraine , et à ce titre organisateur de la soirée, ces arguments ne sont pas acceptables. « On est dans le cadre de la Semaine de lutte contre le racisme et l’antisémitisme, il y a donc bien une dimension  religieuse à la Semaine et le débat sur la laïcité y a sa place », nous a-t-il dit. « La Dilcra avait inscrit l’événement dans son agenda avec le titre explicite  » Fatima moins bien notée que Marianne ». La Dilcra savait très bien pourquoi elle envoyait une équipe pour capter l’événement ».

Pour Béatrice Mabilon-Bonfils il n’y a aucun doute. Ce sont ses idées qui ont été censurées par les services du premier ministre.

Café Pédagogique

Front national : la stratégie de dédiabolisation mise à mal

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Les images sont d’une violence inouïe. Dans des extraits vidéo, Mediapart dévoile l’horreur de l’agression d’Édouard Klein à son propre domicile. On y voit Logan Djian, chef du GUD (« Groupe union défense », une organisation étudiante française d’extrême droite connue pour ses actions violentes), lyncher et humilier un autre ancien responsable du groupuscule d’extrême droite. Avec quatre acolytes, ils passent à tabac le jeune homme, car il aurait « trop parlé ». Comme le rapporte le site d’information, Logan Djian et Loïk Le Priol (qui filme) ont été mis en examen pour « violences aggravées » après une plainte déposée par la victime, qui a dû être hospitalisée.

Placés en détention provisoire, les deux agresseurs ont été libérés sous caution, une caution fixée à 25 000 euros chacun. L’histoire aurait pu s’arrêter là, mais, selon Mediapart, les enquêteurs soupçonnent maintenant Axel Loustau, proche du Front national, élu conseiller régional en Ile-de-France pour le FN et trésorier du micro-parti de Marine Le Pen, d’avoir versé la caution de Logan Djian. Les raisons ? Un versement d’une somme équivalente a été effectué sur le compte de la compagne du chef du GUD, par la Financière Agos, une société créée sous le nom de Financière Sogax par Axel Loustau.

Un bide au Canada

D’autant que l’information de Mediapart a été révélée au moment-même où la présidente du Front national achèvait son voyage catastrophique au Canada. Marine Le Pen, qui voulait soigner son image internationale loin des médias français, est tombée sur un os au Canada : poursuivie par des groupes militants hostiles, boycottée par la classe politique canadienne (aucune personnalité politique n’a souhaité s’afficher officiellement avec elle), Marine Le Pen n’a pas pu visiter d’entreprises. Même l’une de ses réservations hôtelières, au Marriott de Montréal, ainsi que la réservation d’une salle de réunion au Sheraton, ont été annulées devant la pression.

La stratégie de dédiabolisation du Front national n’a pas convaincu Outre-Atlantique. Et avec cette nouvelle affaire d’agression supposément cautionnée par un proche de Marine Le Pen, les vieux démons du parti ressurgissent aussi en France. Marine Le Pen a décidément bien du mal à faire de son FN un parti comme les autres.

Le Point

Valéry passe à tabac une octogénaire, vole sa carte bleue et incendie sa voiture

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Le 11 janvier, une Fourmisienne âgée de 86 ans est agressée par un homme qui s’est introduit chez elle en cassant un carreau. Il la frappe avec une barre de fer et part avec plusieurs objets dont une carte bancaire – et le code, extirpé sous la menace. La voiture de la victime, une Mercedes, sera retrouvée dégradée par un incendie.

Ils sont deux à se retrouver devant les juges avesnois ce mercredi après-midi. L’un pour le vol et l’agression ; l’autre pour recel. Le premier, Valéry Decroix, 31 ans, reconnaît l’ensemble des faits qu’on lui reproche. Les menaces, les coups… Et avoir mis le feu à la voiture.

Le deuxième, âgé de 35 ans, avoue s’être rendu sur les lieux avec le premier. Il connaissait la victime – « j’y volais des œufs de poule quand j’étais petit » – mais nie toute implication dans le vol et les violences du 11 janvier. « J’ai entendu au secours, au secours ! alors j’ai eu peur et j’suis parti. Il est violent » dit-il à la barre en pointant Valéry Decroix du doigt.

Un homme de 34 ans, également poursuivi pour recel dans cette affaire, brille par son absence. Un peu comme l’élément qu’il avait récupéré du butin : une cafetière. « Il y a quelque chose d’abject dans ce dossier. On parle de l’agression d’une femme de 86 ans qui se sent protégée chez elle dit l’avocat de la victime Me Vincent Demory. Depuis cette agression, (ma cliente) a perdu son autonomie. Elle est aujourd’hui en structure, dépendante. »

Le procureur Bruno Sauvage rappelle que Valéry Decroix s’était déjà introduit chez la victime le 28 décembre 2015 pour y voler des objets : « Il y a 14 jours entre les deux faits, avec le même mode opératoire. La deuxième fois, on monte en puissance : il frappe sa victime avec une barre de fer d’1,20 m ! Il dépense 2 060 € avec sa carte bancaire, il brûle son véhicule. Il n’y a aucune circonstance atténuante. » Il requiert quatre ans de prison.

Valéry Decroix a écopé de deux ans de prison, à effectuer sur le champ. Les deux prévenus pour recel ont été condamnés à trois mois de prison.

La Voix du Nord

Des identitaires brûlent un drapeau franc-maçon devant l’école de la magistrature

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Le Renouveau français organisait un « happening » samedi 19 mars devant l’école nationale de la magistrature. Ses militants y ont brûlé un drapeau portant les emblèmes francs-maçons

L‘information a transité par le site d’information d’extrême-droite Infos Bordeaux. Samedi 19 mars, une vingtaine de militants du Renouveau français, mouvement politique lui aussi d’extrême-droite, sont venus manifester devant l’école de la magistrature, sur le parvis des Droits de l’homme, à Bordeaux, façon supporteurs de foot, banderole et fumigène à l’appui.

Cette vidéo de propagande a été tournée et montée par le Renouveau français.

Au slogan d’ « une justice sans tablier », comparant la franc-maçonnerie à « une secte », ils ont réclamé la mise en « prison des magistrats francs-maçons », avant de brûler avec un fumigène un drapeau portant les emblèmes de la franc-maçonnerie : le compas et l’équerre.

C’est en tout cas ce que montre la vidéo qu’ils ont tournée, mise en ligne sur la page Facebook du mouvement.

Sud Ouest

Quand la préfecture tente de faire croire que le lycéen violenté a frappé des policiers

Le lycéen frappé par un policier a-t-il frappé des policiers avant? La vidéo de l’interpellation musclée d’un jeune homme a tourné tout l’après-midi. On y voit l’adolescent retenu par deux policiers pendant qu’un troisième lui donne un violent coup de poing en pleine face. Le garçon tombe à terre, le choc amorti par son sac à dos. La scène a été filmé ce matin dans le XIXe arrondissement de Paris, en marge du blocus du lycée Henri Bergson.

Les faits, filmés par plusieurs témoins sont incontestables… Mais le contexte et l’identité du jeune homme ont, eux, été sujets à interprétations diverses, voire intox… Plusieurs média, dont Libération écrivent en début d’après-midi que le jeune est un lycéen de seconde et âgé de 15 ans. France TV info entre en contact avec le lycéen qui confirme qu’il est en seconde au lycée Bergson et donne sa version des faits : «On lançait des œufs et de la farine, et ensuite, les policiers se sont mis à nous courir après, explique Julien. Je me suis fait arrêter à quelques centaines de mètres de l’entrée, et un policier m’a attrapé, avant de me frapper avec son collègue.» Il se plaint d’avoir «mal au nez» et craint désormais qu’il ne soit cassé. «Ils m’ont mis les menottes et m’ont dit que ce n’était pas fini, que je verrai au commissariat», assure-t-il. Après avoir été fouillé et pris en charge par un policier plus «gentil», dit-il, l’adolescent est rapidement relâché.

Mais quelques heures plus tard, Métronews, citant une source proche du dossier donne une autre version.

L’adolescent aurait 17 ans et non 15, et aurait surtout été interpellé et placé en garde à vue juste après les faits pour avoir blessé deux policiers. «L’un d’eux a eu le pouce retourné et l’autre crachait du sang. Ce dernier est allé faire un scanner à l’hôpital d’instruction des armées Percy à Clamart.»

L’info est reprise sur 20 minutes et par la FIDL. le syndicat lycéen appelle derechef à un rassemblement pour exiger sa libération.

Or, certains twittos à l’esprit logique pointe une apparente contradiction : comment le lycéen pourrait-il être en garde à vue… sachant que France TV info l’a interviewé?

Alors, 17 ans, ou 15 ans ? Et surtout, le jeune a-t-il été placé en garde à vue pour violence sur des agents? Ce qui changera forcément beaucoup de choses vis à vis du grand public… En début de soirée, la préfecture de police publie un communiqué de presse… qui ne répond guère à la question.

On y lit donc qu’une vidéo a «été tournée lors de l’interpellation d’un jeune homme par des fonctionnaires»… puis, trois lignes plus loin, que «l’un des manifestants, auteurs de jets de projectiles, se montrait très virulent envers les effectifs». Mais aussi que «certains fonctionnaires ont été blessés à cette occasion et l’un d’entre eux conduit à l’hopital»… Enfin, la conclusion nous informe que l’IGPN a été saisi, que «l’enquête est en cours et ses conclusions feront l’objet de toutes les suites» et enfin que «la garde à vue du lycéen impliqué a été levée dans l’après-midi»

Bref, à peu près les infos de Metronews… Sauf que les formulations (volontairement?) alambiquées ne permettent à aucun moment d’affirmer que le lycéen frappé sur la vidéo est le même que celui qui a était «très virulent», a blessé des policiers, et a été placé en garde à vue.

Interrogée par Désintox, La préfecture de police nous a d’abord déclaré qu’elle ne savait rien… avant de donner finalement une utile précision : contrairement à ce qu’a écrit Métronews et à ce qu’a laissé penser le communiqué de la préfecture, le jeune lycéen frappé sur les images n’a pas été placé en garde à vue et a été libéré immédiatement. C’est un autre lycéen qui a été placé en garde à vue pour violences sur les agents.

Bref, le lycéen de quinze ans violemment frappé au visage n’avait donc rien (ou si peu de choses) à se reprocher. Y a-t-il eu simple confusion ou tentative délibérée d’intoxication ? Si tel est le cas, le but a été atteint : TF1 a fait l’ouverture du JT de 20 heures avec l’affaire… en affirmant que selon une source anonyme, le jeune avait blessé deux policiers.

Libération

Comment reconnaître un vrai «expert» antiterroriste, florilège

Thibault de Montbrial Mohamed Sifaoui Claude Moniquet Pierre Martinet Roland Jacquard Jean-Paul Ney terrorisme attentat islam islamiste expert escroc mensonge TV medias terroriste DGSE daech al qaida

Depuis les attentats de Bruxelles, ils investissent les différents plateaux télé ou radio pour livrer une expertise sans faille sur le terrorisme, analyser comme personne les motivations des djihadistes, balancer des informations exclusives sur les enquêtes en cours. Et combler le vide.

On a choisi de retenir quelques noms bien connus comme Thibault de Montbrial (avocat et expert), Mohamed Sifaoui (journaliste et expert), Claude Moniquet (ex-agent de la DGSE et expert), Pierre Martinet (ex-agent de la DGSE et expert), Roland Jacquard (consultant et expert) et Jean-Paul Ney (journaliste et expert).

Comment savoir reconnaître un véritable expert d’un imposteur? Voici quelques caractéristiques précises pour cerner leur profil:

1. L’expert antiterroriste veut que vous ne ratiez aucune de ses apparitions télé.

2. L’expert antiterroriste a des informations exclusives… qui sont parfois des intox.

Thibault de Montbrial, qui partage (malgré lui) quelques intox, a retweeté ce hoax d’un compte proche de la fachosphère. En réalité, la RTBF n’a jamais écrit que Salah Abdeslam avait assisté à l’enterrement de son frère.

Régulièrement invité sur I24News, Jean-Paul Ney a balancé mardi le nom d’un prétendu suspect sur son compte Facebook. En réalité, il s’agissait de fausses accusations. Cet «expert» est d’ailleurs poursuivi par le parquet de Paris pour avoir fait fuiter d’autres noms lors des attentats contre Charlie Hebdo.

3. L’expert antiterroriste l’avait dit bien avant les autres.

3. L'expert antiterroriste l'avait dit bien avant les autres.

4. L’expert antiterroriste se félicite d’avoir été le premier à le dire.

4. L'expert antiterroriste se félicite d'avoir été le premier à le dire.

5. L’expert antiterroriste est le seul à pouvoir dire tout et son contraire.

La suite sur Buzz Feed

Découverte d’armes et d’explosifs, 2 militants nationalistes déférés devant un juge antiterroriste

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Deux militants nationalistes corses interpellés mardi à Ajaccio dans le cade d’une enquête sur une infraction à la législation sur les armes devaient être présentés jeudi à un juge antiterroriste parisien.

Un mandat d’arrêt pour association de malfaiteurs a été délivré contre les deux hommes par le juge d’instruction Antoine Gaudino, après la découverte d’armes et d’explosifs dans un local à Ajaccio en 2014. L’un des deux militants a été interpellé mardi à Ajaccio avec quatre autres personnes et l’autre extrait de sa cellule en région parisienne où il est incarcéré dans le cadre d’une autre affaire.

Ces six militants nationalistes avaient été placés en garde à vue et interrogés dans le camp militaire d’Asprettu à la périphérie de la Cité impériale. Outre les deux qui devaient être présentés à un juge jeudi, l’un d’entre eux a depuis été relâché, et les trois autres sont toujours en garde à vue.

France 3

Le fondateur de « Babtou solide » se filme en train de tabasser sauvagement un ex-camarade

Edouard KleinLoïk Le Priol Kleber Vidal Logan Djian babtou certifié solide gud agression identitaire nationaliste

Le 8 octobre 2015, 5 hommes font irruptions au domicile d’Edouard Klein, ancien leader du GUD, l’un des principaux mouvements étudiants d’extrême droite. Pendant plusieurs dizaines de minutes le groupe va faire vivre un véritable calvaire à Edouard Klein : insultes, passage à tabac et humiliations. Il finira à l’hôpital.

Trois des membres de ce petit commando ont été identifiés. StreetPress vous en parlait, Loïk Le Priol, le fondateur de la marque de fringues « Babtou solide certifié » figure parmi les agresseurs. A ses côtés Logan Djian et Kleber Vidal, également membres du GUD.

Les faits

Il est un peu plus d’1 heure du matin, le 9 octobre, quand la petite bande arrive au domicile d’Edouard Klein. Sur les images, on le voit avachi dans son canapé, visiblement éméché. L’ex-gudard n’en mène pas large. Première claque balancée par Logan, ce n’est qu’un avant-goût. Nouvelle claque. Le choc est violent : Klein tombe du canapé.

« Lève-toi », lance ensuite à plusieurs reprises Loïk Le Priol avant d’ajouter :

« C’est toi l’idole du fascisme ? C’est toi le patron du GUD ? Mais t’es personne, regarde toi ! T’es personne, t’es qu’une merde ! »

Logan Djian :

« Dernière chance de te lever ou bien on te fout à poil ! »

Les injonctions à se déshabiller se poursuivent et Loïk Le Priol chuchote à Logan : « Et on le sodomisera à la fin ! » Avant de partir dans un éclat de rire. Logan tente d’arracher les vêtements de Klein, désormais au sol. Le Priol semble surexcité. Il hurle. « Enlève ton pull pédé ! » Toujours caméra à la main, il lui marche sur le visage. Des images que Mediapart a choisi de ne pas diffuser.

Humiliations

Les agresseurs entraînent la victime dans sa chambre. La lumière est éteinte, on ne distingue que des silhouettes mais on entend le son. Des insultes, des bruits de coups aussi. Klein les supplie de s’arrêter. Rien n’y fera. Loïk Le Priol se déchaine :

« Magne ta chatte putain, t’attends quoi pour te foutre à poil, dépêche-toi ! [bruit de coup] (…)Tu te dépêches ou on te pend avec [son foulard, ndlr.] »

Sur la vidéo suivante, retour dans le salon. Klein, nu comme un vers, est à genou. Son visage et une partie du parquet sont maculés de sang. Pour s’assurer du silence de la victime, Logan menace de faire circuler la vidéo. Nouveau coup de pied au visage, venu d’on ne sait où. Le Priol sort ensuite un couteau qu’il place sur la gorge de Klein. Terrorisé, il l’implore de s’arrêter.

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Dernière vidéo. Klein, toujours nu, est allongé sur le sol. Ses tortionnaires le forcent à se lever. Commentaires scabreux et menaces fusent encore. En fond sonore, on entend la Macarena. Klein est contraint à danser. Dernière phrase :

« Tu bouges bien en plus, comme une petite salope, comme tu es en fait. »

Qui sont les agresseurs ?

Derrière la caméra ce 9 octobre, l’ex-militaire Loïk Le Priol. Dans la vidéo, il se vante d’avoir « buté plus d’un mec là-bas ». StreetPress l’avait rencontré tout début mars en compagnie de sa copine Louise. Ensemble ils ont fondé la nouvelle marque de fringue à la mode à l’extrême droite, Babtou Solide Certifié. A l’époque il nous affirmait ne pas faire partie du GUD.

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David et Gaël de Calais. Julien Rochedy, l’ex-FNJ. Et le général Piquemal.

Ce 9 octobre, un autre « Babtou solide certifié » également membre du mouvement étudiant d’extrême droite, est présent dans l’appartement d’Edouard Klein : Kleber Vidal. Sur Facebook et Instagram, le barbu bodybuildé, joue l’homme sandwich pour la marque de fringue et précise qu’on peut le contacter pour passer commande. Mediapart précise qu’aucune image ne le montre portant des coups.

Chez les Vidal, l’engagement à l’extrême droite radicale est une affaire de famille. Kleber et son frère Hugo auraient grenouillé dans l’entourage de pas mal de groupuscules radicaux comme le Renouveau Français et l’Action Française. Leur père, Marc Vidal, n’est pas en reste : il serait passé par le Grece  et tient aujourd’hui la librairie  « Les oies sauvages », à Pontault-Combault (77). Au catalogue,on trouve le gratin des auteurs antisémites : le collaborationniste Henry Coston, le dignitaire nazi Hermann Goering…

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Le Priol en compagnie de Logan Djian puis de Kleber Vidal. Ce dernier fait l’homme-sandwich pour la marque Babtou solide. / Crédits : FB et Instagram

Le troisième larron impliqué dans ce passage à tabac, présenté par Le Priol comme « le patron de nous tous ici », est Logan Djian. Le jeune homme, au bras tatoué aux couleurs de la division SS Charlemagne, est passé par l’Oeuvre Française et les Jeunesses Nationalistes avant de prendre la tête du GUD à la suite d’Edouard Klein. Il est aussi mis en examen pour violence aggravée (link is external) à l’encontre de Caroline Fourest et des Femen à l’occasion d’une manif organisée par Civitas, un groupuscule catholique d’extrême droite. Il est par ailleurs le gérant du Crabe Tambour, le bar à la mode chez les « gentlemen fascistes ».

Street Press

 

«Air Cocaïne» : les 2 pilotes Pascal Fauret et Bruno Odos remis en liberté

Air cocaïne Pascal Fauret Bruno Odos evasion République dominicaine trafic de drogue

Les deux pilotes de l’affaire «Air Cocaïne» ont été remis en liberté ce jeudi et placés sous contrôle judiciaire. Pascal Fauret et Bruno Odos, qui avaient fui la République dominicaine fin octobre, avaient été placés en détention provisoire quelques jours après leur retour en France.

Ils devront désormais remettre leurs passeports aux autorités judiciaires et pointer une fois par semaine à la gendarmerie la plus proche de leur domicile, dans l’Isère pour Bruno Odos, et dans le Rhône pour Pascal Fauret.

Arrêtés en mars 2013 à l’aéroport de Saint-Domingue (République dominicaine) à bord d’un Falcone 50 au sein duquel près de 700 kilos de cocaïne avaient été retrouvés, les deux pilotes avaient été inculpés pour trafic de drogue. Tout comme un troisième pilote et leur unique passager, Pascal Fauret et Bruno Odos ont été condamnés par la justice dominicaine à 20 ans de prison en août 2015.

Pour s’évader du territoire dominicain, les deux hommes avaient été aidés par des membres du FN, Aymeric Chauprade et Pierre Malinowski et par Christophe Naudin, un spécialiste de la sûreté aérienne, extradé de l’Egypte vers la République dominicaine début mars.

Le Parisien

Vidéo : Un lycéen tabassé par des CRS (Lycée Bergson)

La scène se passe dans le XIXe arrondissement de Paris, devant le restaurant la Table d’Hugo Desnoyer, avenue Secrétan, à quelques centaines de mètres du lycée Henri Bergson.

Une autre vidéo montre le garçon à terre, maîtrisé par un policier pendant que des CRS montent la garde. On croit voir du sang sur la chaussée.

Selon plusieurs personnes ayant réagi sur les réseaux sociaux et contactées par Libération, l’adolescent aurait 15 ans et serait en seconde au lycée Bergson.

Libération

L’inspection générale de la police nationale (IGPN) a ouvert une enquête, jeudi 24 mars, après la diffusion sur les réseaux sociaux d’une vidéo montrant un policier asséner un coup de poing à un jeune manifestant, tenu par les bras par deux autres policiers.

France TV

Caroline Fourest réclame 15 000 euros à un blogueur qui l’a qualifiée de «désinformatrice»

Caroline Fourest laicité islam désinformatrice

Le fondateur du site Panamza est attaqué par Caroline Fourest pour «diffamation publique». La journaliste demande 15 000 euros pour «préjudice morale» à Hicham Hamza, qui l’avait traitée de «désinformatrice» dans l’un de ses articles.

Le début du procès avait lieu ce mardi 22 mars. Le responsable de Panamza explique sur sa page Facebook s’être «présenté à la 17ème chambre correctionnelle du tribunal de grande instance de Paris» pour «répondre de l’accusation de « diffamation publique » envers Caroline Fourest». Le blogueur explique que, dans un article de 2013, il «révélai[t] son altération d’un témoignage relatif à l’arrestation – par la police américaine – d’agents du Mossad, le 11 septembre 2001.»

Caroline Fourest ne se serait pas déplacée à l’audience. Par le biais de son avocat, elle réclame 15 000 euros de dédommagement en raison du «préjudice moral» qu’elle dit avoir subi. Le verdict sera rendu avant l’été.

Le fondateur de Panamza explique se trouver dans plusieurs affaires judiciaires : contre l’émission Envoyé Spécial sur France 2, contre Caroline Fourest, et «dans l’attente de la décision du Parquet de Paris (sous tutelle du ministère de la Justice) qui [l]’a fait mettre en garde à vue» pour avoir diffusé une photo choc de l’intérieur du Bataclan après les attentats. Il a même recours à un appel aux dons sur son site pour couvrir ses frais de procédure.

RT France

Selon ses organisateurs le Printemps Républicain est un rassemblement de franc-maçons et de laïcards

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Le Printemps républicain, combien de divisions ? Plus de 7000 signataires sur change.org, 800 participants, selon les organisateurs de la réunion fondatrice, et 1000 euros pour le denier de ce culte laïc. Pour évaluer l’importance de cette jeune association, autour d’un manifeste publié dans Marianne, sans doute faudrait-il aussi dénombrer les #PrintRep sur Twitter et recenser que les réactions en cascade sur la toile.

Avant l’été, plusieurs réunions publiques, à Marseille, à Nantes et aussi, à Paris, à l’école normale supérieure seront l’occasion de mesurer le recul de l’égalité homme-femme et de sonder les failles de l’Education nationale. Comme à la Bellevilloise, il s’agira de mêler responsables politiques comme l’ex-ministre de la Culture Fleur Pellerin et « vrais gens » comme la maman sevranaise Nadia Remadna, fondatrice de l’association la Brigade des mères.

En septembre, juste avant l’automne, ces républicains printaniers passeront au crible les engagements des prétendants à la succession de Hollande. A condition bien sûr, de dépasser à nouveau les querelles de clochers entre franc-maçons, laïcards, crypto-chevènementistes et ex-poperénistes.

Marianne