Après une altercation, le responsable FN portera plainte pour «séquestration» contre ses propres militants

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Le FN seynois n’en finit pas de se diviser. Lundi soir, un nouvel incident s’est produit sur la place publique. Plusieurs dizaines de militants sont menacés de suspension et visés par une plainte.

Fin octobre, Virginie Sanchez, alors responsable du groupe d’opposition municipal Front national, a été suspendue du parti par le secrétaire départemental Frédéric Boccaletti. Pour justifier cette sanction, ce dernier avait expliqué « avoir été giflé par un militant proche de Mme Sanchez qu’elle voulait faire embaucher ». L’incident s’était déroulé dans la permanence de campagne seynoise, située au rond-point Kennedy.

C’est à ce même endroit que, lundi soir, une trentaine de personnes, emmenées par Virginie Sanchez, a décidé de se rendre… tandis que Frédéric Boccaletti se trouvait à l’intérieur avec quelques partisans. Mais à leur arrivée, le service de sécurité du responsable varois a baissé le rideau et a dû veiller fermement à ce qu’il demeure ainsi.

COUPS DE PIEDS CONTRE LE RIDEAU DE FER ET INSULTES 

« Ça fait plus d’un mois que M. Boccaletti refuse l’accès de ce local aux militants seynois. Ça fait des années qu’on se bat pour le Front national, et c’est là toute la considération à laquelle on a droit? » Celle qui se dit toujours « fidèle à Marine Le Pen » en veut tout particulièrement à celui qui se trouve derrière le rideau: « J’ai été suspendue pour des raisons fallacieuses et je m’en expliquerai devant le conseil de discipline ».

Autour d’elle, la tension est palpable. Des insultes se font entendre; des coups de pieds sont même lancés contre le rideau de fer. Jean-Claude Canale, qui se présente comme étant l’auteur de la gifle et suppléant sur la liste de Damien Guttierez (1), lance: « M. Boccaletti est un petit dictateur, un menteur! »

Alain Baldachinno, élu seynois lui aussi suspendu du parti, tient à préciser: « Attention: qu’il n’y ait pas de quiproquo. Nous, on est venu parce qu’on paye notre cotisation et qu’on a le droit d’y être. C’est lui qui a demandé à ses gorilles de l’enfermer dedans hein? Qu’il ne vienne pas nous dire qu’on le retient ».

Quelques minutes plus tard, la police est intervenue pour disperser les « indésirables » (lire ci-dessous), et permettre ainsi à Frédéric Boccaletti de retrouver l’air libre.

FRÉDÉRIC BOCCALETTI: « DES MÉTHODES DE RACAILLES »

Contrairement à la mise en garde d’Alain Baldachinno, Frédéric Boccaletti portera bien« plainte pour séquestration ».

Joint mardi par téléphone, il ajoute qu’il l’assortira même de « menaces, insultes et intimidations ».

Il s’en explique: « Nous avions terminé notre réunion hebdomadaire, lundi soir à la permanence. La plupart des militants étaient partis, nous finissions l’apéritif, quand mes gardes du corps (dont il explique avoir « besoin pour ses déplacements » depuis l’histoire de la gifle, Ndlr) m’ont dit qu’une trentaine de personnes se dirigeait vers nous, dont Mme Sanchez. Étant donné les tensions qu’il y a en ce moment, j’ai demandé à faire baisser le rideau, d’autant qu’à l’intérieur il y avait des personnes âgées et mes deux enfants, de 8 et 10 ans. »

Puis il dit avoir entendu des cris et des coups contre le rideau. « J’ai alors voulu sortir par la porte qui se trouve à côté. J’ai été insulté: “Fils de p…”, “On aura ta peau”, “Tu ne seras pas toujours protégé”, etc. Là, M. Canale, encore lui, s’est jeté sur moi. Mais un militant et des gardes du corps l’ont retenu. »

Escorté par… les policiers

De retour à l’intérieur, le secrétaire départemental a appelé la police: « Les policiers ont dû faire un cordon de sécurité pour que je puisse rejoindre ma voiture, toujours sous les insultes et alors que j’étais avec mes enfants! Que les choses soient bien claires: je ne cautionnerai jamais ces méthodes de voyous. Et quand on empêche quelqu’un de sortir d’un lieu, ça s’appelle de la séquestration ».

Le chef varois du parti de Marine Le Pen l’annonce: « Toutes les personnes qui étaient là, du moins celles qui ont été reconnues sur les photos ou les vidéos, seront suspendues. Ce sont des méthodes délirantes, de racailles! Et Mme Sanchez est une irresponsable! ».


(1) Damien Guttierez était candidat FN aux élections municipales de La Seyne, à la suite desquelles il est devenu responsable du groupe d’opposition, avant d’être lui-même suspendu… puis remplacé par Virginie Sanchez. Il siège désormais “sans étiquette” au conseil municipal, tout comme d’ailleurs au conseil départemental où il avait aussi été élu sur une liste Front national.

Var Matin

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