Colonisation: Israel autorise 82 logements dans ses colonies de Jérusalem

La mairie de Jérusalem a accordé lundi des permis de construire pour 82 logements dans le quartier de colonisation de Ramat Shlomo à Jérusalem-Est.

Israël img b

Un couteau a été déposé près du palestinien exécuté par un soldat Franco-israélien

Une vidéo montre qu’un couteau a été poussé vers un assaillant présumé à Hebron, tué par un soldat franco-israélien. La vidéo a été montrée à la cour qui étudie la qualification de meurtre pour le soldat ayant tué l’assaillant présumé et déjà blessé.

La vidéo qui montre la falsification des preuves sur la scène de l’exécution d’Abed al Fatah al-Sharif a été rendue publique par Channel 2, alors que des procureurs faisaient leur déclaration à la Cour militaire de Jaffa.

Le tribunal entend l’affaire du sergent de Tsahal Elor Azaria qui a tiré une balle dans la tête d’Abed al Fatah al-Sharif alors que ce dernier s’allongeait, blessé, après une attaque au couteau présumée.

RT

 

Extrême droite en Israël : les déclarations surréalistes d’Avigdor Lieberman

L’ultranationaliste Avigdor Lieberman, l’homme qui vient de prendre ce lundi 30 mai la tête du ministère israélien de la Défense, compte à son actif un nombre impressionnant de déclarations racistes et populistes. En voici un triste florilège… Ici, une déclaration faite en 2015 à l’encontre des citoyens israéliens d’origine arabe : « Ceux qui sont contre nous méritent de se faire décapiter à la hache. »

Ce diaporama nécessite JavaScript.

L’Obs

Il vit dans une colonie de Cisjordanie et appelle à décapiter les Arabes, qui est Lieberman?

Deux ministres jettent l’éponge. Un général voit des similarités avec l’Allemagne nazie. Séisme politique?

F140203DV005-e1434011643380

Le vendredi précédent, c’est Moshe Ya’alon qui claquait la porte pour les mêmes raisons. Ancien chef d’état-major, ce politicien conservateur, membre du Likoud comme Netanyahou, était outré de devoir laisser la Défense à un civil inexpérimenté et incendiaire. «Des éléments extrémistes et dangereux ont pris le pouvoir», a-t-il prévenu dans un discours au QG de l’armée à Tel-Aviv. Il dit avoir «peur pour l’avenir».

«Graines de fascisme»

Ce n’est pas le seul. Soldat le plus décoré d’Israël, l’ancien premier ministre travailliste Ehoud Barak, qui fut aussi ministre de la Défense sous Netanyahou, estime que «le gouvernement a été infecté avec des graines de fascisme». Quant à Moshe Arens, qui pour sa part fut en charge des armées à trois reprises, il voit un tournant majeur dans la politique israélienne: «Un séisme est en vue. Cela prendra peut-être un peu de temps, mais il arrive.»

Le très controversé Avigdor Lieberman vit dans une colonie en Cisjordanie. Il veut réintroduire la peine de mort pour les palestiniens et appelle à décapiter les Arabes israéliens déloyaux. D’ailleurs, il estime que les Arabes citoyens d’Israël (20% de la population) forment une «cinquième colonne» et qu’il faudra qu’une partie soit transférée en territoire palestinien en cas d’accord de paix.

Tribune De Genève

Israël: 200 anciens militaires appellent à geler la colonisation et reconnaître Jérusalem comme partie palestinienne

En Israël, un groupe de 200 anciens cadres de l’armée, des services de sécurité et de renseignement, jette un pavé de la marre en signant un « plan pour sortir de l’impasse».

800px-Jerusalem_from_mt_olives_0

Le document appelle entre autres à geler les constructions dans les colonies et à reconnaître que Jérusalem devra faire partie d’un futur Etat palestinien. Une critique très claire de la politique du gouvernement de Benyamin Netanyahu.

Ce n’est pas la première fois qu’en Israël d’anciens militaires ou membres des services de renseignement critiquent la politique des gouvernements qu’ils ont servi lorsqu’ils étaient en fonction. C’est encore le cas avec ce plan intitulé « la sécurité d’abord »

Les 200 signataires estiment que le statu quo politique entre Israël et les Palestiniens est « une illusion » et qu’il est impératif de préserver les conditions d’une négociation avec les Palestiniens, même si le processus de paix est aujourd’hui en état de mort clinique.

Cartes à l’appui, les retraités de l’armée et des services de sécurité et de renseignement appellent le gouvernement israélien à des gestes politiques et économiques : geler la construction dans les colonies, reconnaître que Jérusalem-Est fera un jour partie d’un Etat palestinien, accepter l’initiative arabe de paix, ou encore freiner la crise humanitaire dans la Bande de Gaza. 

Le plan est publié au moment où l’ultra-nationaliste Avigdor Lieberman devient ministre de la Défense, aux côtés du Premier ministre Benyamin Netanyahu, dans un gouvernement de plus en plus marqué à droite.

RFI

Mahmoud Abbas veut que l’OTAN remplace Tsahal en Cisjordanie

Les leaders palestiniens veulent que l’OTAN remplace Tsahal en Cisjordanie dans le cadre d’un accord de paix durable et de la solution à deux Etats. Paris soutient la tenue d’une conférence après la rupture des négociations menées par Washington.

835277cible.jpg

«Maintenant nous discutons de l’initiative française. Son objectif doit être de mettre en œuvre la visions de deux Etats, sur la base de l’accord de 1967 sur les frontières avec Jérusalem-Est constituant la capitale de l’Etat palestinien, pour que les deux pays puissent vivre côte à côte, dans la sécurité, la stabilité et la paix, si tant est qu’Israël cherche la paix», a fait savoir le président palestinien Mahmoud Abbas dans un discours lors de la réunion des ministres arabes des Affaires étrangères réunis au Caire.

Au cours de cette réunion extraordinaire de la Ligue arabe, les chefs des diplomaties arabes ont adopté une résolution soutenant «l’initiative française et tous les efforts arabes et internationaux» pour des pourparlers de paix entre Israël et les Palestiniens.

Allant des négociations de paix précédentes et jusqu’à ce jour, l’autorité palestinienne insiste sur le fait que la Cisjordanie doit faire partie de sa nation souveraine et que la présence de l’armée israélienne représente une violation de leur droit à s’administrer. Tandis que les Nations unies qualifient la Cisjordanie et la bande de Gaza de territoires occupés, Israël les considère comme disputés.

L’idée d’introduire les forces de l’OTAN dans le pays du Moyen-Orient a été annoncée par Mahmoud Abbas au cours des négociations de paix précédentes. Selon l’idée initiale, l’armée israélienne doit rester dans l’Etat palestinien pour une période de transition de cinq ans après quoi elle sera remplacée par les forces de l’OTAN ainsi que par une police arabe palestinienne et des unités de sécurité.

Tel Aviv insiste de son côté pour que les forces israéliennes restent en Cisjordanie afin de se protéger de la menace perçue du «terrorisme palestinien». Pour solidifier ses revendications, outre la présence militaire, Israël construisait des colonies en Cisjordanie et à Jérusalem-Est, refusant plusieurs fois de négocier le statut de Jérusalem.

 

RT

Israël : un nouveau ministre démissionne et dénonce « un gouvernement extrémiste »

Avi Gabay quitte le ministère de l’Environnement pour protester contre la nomination de l’ultranationaliste Avigdor Lieberman à la Défense, à la suite d’un accord avec le Premier ministre Benjamin Netanyahu.

F140203DV005-e1434011643380.jpg

La nomination de l’ultranationaliste Avigdor Lieberman à la tête du ministère de la Défense n’est pas du goût de tous au gouvernement israélien. Le ministre de l’Environnement Avi Gabay, membre du parti de centre-droit Koulanou, a annoncé sa démission ce vendredi en guise de protestation.

Avi Gabay s’est dit « incapable d’avaler » la décision du Benjamin Netanyahu de donner à Avigdor Lieberman le portefeuille de la Défense, jusqu’alors aux mains de Moshé Yaalon, du Likoud, le parti de droite du chef du gouvernement. « Je ne peux pas accepter le départ de M. Yaalon, un ministre de la Défense professionnel », qui a dénoncé une tendance grandissante vers l’extrémisme au sein du Likoud et d’Israël en général, a-t-il déclaré.

« Un peu plus d’extrémisme dans la société »

« Le pays a le droit d’avoir un gouvernement de droite mais je ne crois pas qu’il soit juste de former un gouvernement extrémiste, a-t-il ajouté. Les événements politiques récents et le changement de ministre de la Défense sont pour moi des événements graves qui font fi de ce qui est important pour la sécurité de l’Etat et vont exacerber un peu plus l’extrémisme dans la société. »

L’Express

I24, la chaîne de Patrick Drahi, aide le Mossad à recruter

Sur i24, gloire au Mossad et honneur à Manuel Valls

sur-i24-gloire-au-mossad-et-honneur-a-manuel-valls,M338760.png

« Spéciale : Le Mossad recrute », titre le magazine Défense, sur i24 news. Je suis arrivé en avance pour l’interview de Manuel Valls par Paul Amar dans Paris-Jaffa, l’émission phare de la chaîne info de Patrick Drahi. « Comment rentrer au Mossad ? », interroge la présentatrice, Danielle Attelan, rappelant une très originale opération lancée la semaine dernière. « Le Mossad recrute sur la Toile avec une vidéo digne des meilleures séries d’espionnage. Faire campagne sur le Net, c’est une initiative étonnante pour une agence qui cultive le secret. » Et l’assassinat ciblé.

« Pour attirer des experts en cybersécurité », explique un reportage, le Mossad a fait paraître sur Internet et dans la presse « un message avec un code à déchiffrer pour pouvoir candidater ». Selon un expert, « quand vous publiez un défi comme celui-ci, vous montrez aux recrues potentielles que vous êtes sérieux et que vous ne voulez attirer que les meilleurs candidats ». Le Mossad n’est pas une vulgaire start-up exploiteuse de stagiaires.

Invité en plateau, Gad Shimron, ancien agent du Mossad, confirme qu’il s’agit d’« une opération de relations publiques » destinée à renforcer l’attractivité de l’agence, confrontée à « la concurrence de sociétés high-tech qui recrutent tous les diplômés » (et à celle des autres services de renseignement israéliens, ajoute-t-il).

« Comment avez-vous été recruté par le Mossad ? », demande la présentatrice.« Moi, tout simplement, un ami est venu me voir et m’a recommandé au Mossad »,répond Gad Shimron, racontant le bon temps du recrutement entre potes.

Pour finir, l’ancien agent évoque ses émouvants souvenirs de l’exfiltration des juifs éthiopiens dans les années 80, « une opération complètement folle de A à Z, chacun des agents était à la limite du cas psychiatrique », genre Les Douze Salopards mais en vrai, ça me fait kiffer. En plus, au Mossad, « on a une bonne retraite », ce n’est pas négligeable.

Paul Amar, le présentateur de Paris-Jaffa, apparaît pour saluer Manuel Valls. « Merci sincèrement d’avoir accepté notre invitation pour cette émission spéciale diffusée en direct par i24 et BFMTV en partenariat avec Libération et L’Express. Quatre médias qui vous offrent une forte visibilité et une vraie diversité éditoriale. »s

Paul Amar, lui, a l’habitude d’adopter les arguments du gouvernement israélien, ce qu’il fait une nouvelle fois dimanche soir, estimant que l’initiative de paix de la France constitue une ingérence : « Vous citiez Frédéric Encel, il était ici la semaine dernière, il parlait très brillamment des accords Sykes-Picot, quand l’Angleterre et la France avaient dessiné la carte du Moyen-Orient. On a le sentiment que c’est ce qui se passe aujourd’hui. » Notamment en déniant à Israël son droit à étendre ses colonies — pardon, ses « implantations », comme on dit sur i24.

Apolline de Malherbe s’inquiète : « Est-ce que ça veut dire que la France est plus ciblée que les autres pays ? » « Elle l’est, me terrorise Manuel Valls. Elle est peut-être aujourd’hui la cible numéro 1 de Daesh. » Flippant. L’Irak, la Syrie, la Lybie et le Yémen sont devenus des cibles secondaires de l’EI, la France est en première ligne et « la menace n’a jamais été aussi élevée ». « Mais ça fait dix fois que vous le dites !, s’indigne Apolline de Malherbe. Mais est-ce qu’on peut dire que la France est un pays sûr ? » « Le risque zéro n’existe pas. On ne le dit pas assez souvent, Israël aussi, cette démocratie qui est en guerre, est victime du terrorisme. » « Dont on parle très peu dans les médias français, d’ailleurs », intervient Paul Amar. « Oui », convient Manuel Valls.

Le Premier ministre s’emporte : « Retenez ce chiffre : 2 062 personnes dans ces filières, 9 300 personnes signalées et des milliers de personnes qui ont succombé à la radicalisation. » Euh… Quel chiffre ? « Ça, c’est des chiffres extrêmement précis », note Apolline de Malherbe. Ça dépend lequel. « Et en même temps, on a l’impression qu’un certain nombre vous échappe, Abdelhamid Abaoud vous a échappé alors qu’il était surveillé par la CIA, le Mossad. » « Le Mossad, dont tout le monde connaît le professionnalisme », précise Manuel Valls. Moi le premier. Comme le chef du gouvernement, j’admire par exemple l’idée d’utiliser un passeport français pour réaliser un assassinat ciblé à Dubaï en 2010 par le Mossad. Ça sort des sentiers battus.

Telerama

« Anti-arabes » et « pro colonisation », l’ultranationaliste Lieberman entre au gouvernement

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a conclu mercredi un accord sur l’entrée au gouvernement de l’ultranationaliste Avigdor Lieberman, appelé au poste crucial de ministre de la Défense supervisant les Territoires palestiniens.

image.jpeg

Après une semaine de laborieuses discussions, le Likoud et Israël Beiteinou, les partis de M. Netanyahu et Lieberman, ont annoncé s’être entendus dans la nuit pour que M. Lieberman prenne le portefeuille de la Défense et qu’un autre membre de sa formation devienne ministre de l’Absorption, autrement dit de l’immigration.

Ces derniers posent la question d’un durcissement de la politique à l’encontre des Palestiniens avec l’arrivée à la Défense de M. Lieberman, connu pour ses diatribes anti-arabes et son populisme belliqueux, dans un climat déjà tendu.

Quelques jours avant d’engager les négociations avec M. Netanyahu, M. Lieberman accusait le gouvernement de manquer de fermeté face aux attaques palestiniennes et de ne pas construire dans les grands blocs de colonies de Cisjordanie, territoire palestinien occupé depuis 1967.

Le retour de M. Lieberman «est une preuve supplémentaire du fait que Netanyahu préfère promouvoir l’extrémisme», avaient commenté les Affaires étrangères palestiniennes sans attendre la confirmation d’un accord gouvernemental.

Libe

Un jeune arabe battu par la police israélienne lors d’un contrôle

La brutalité policière à Tel Aviv entraîne des appels à « l’introspection ». « Je leur ai demandé d’arrêter » a dit aux policiers Maysam Abu Alqian, un arabe israélien d’Hura ; une enquête a été lancée pour violence présumée.

L’incident brutal présumé de la police a eu lieu au supermarché Yuda de la rue Ibn Gvirol de la ville. Pendant son premier entretien depuis l’incident, Alqian a contredit la version des évènements de la police.

Des témoins ont publié des critiques furieuses des policiers.

« A l’instant, devant la mairie, un employé de supermarché arabe est sorti pour jeter les poubelles. Un homme en short s’est approché et a dit : ‘montrez-moi vos papiers’ », a écrit Erez Krispin, un témoin, sur sa page Facebook.

« Mes papiers sont à l’intérieur. Qui êtes-vous ? », aurait répondu l’employé selon Krispin.

« A peine avait-il fini de parler qu’il a reçu des coups violents de l’homme et d’un ami qui était avec lui, a-t-il ajouté. Je n’ai jamais rien vu de pareil. Ses dents ont volé en l’air. L’arabe [israélien] était anéanti. »

Le Monde Juif

Un politicien anglais : « les Palestiniens sont les juifs du Moyen Orient »

Tony Greenstein a écrit sur Twitter que les « sionistes collaboraient avec les nazis » et que « les Palestiniens sont les juifs du Moyen Orient »

Capture d’écran 2016-05-24 à 15.45.46.png

Tony Greenstein, à qui l’adhésion au parti avait été refusée l’année dernière mais qui a pu s’inscrire depuis l’élection de son nouveau dirigeant Jeremy Corbyn, a écrit que « les Palestiniens sont les juifs du Moyen Orient, les nouveaux sous-hommes » – le terme nazi pour ceux qu’ils considéraient comme inférieurs – et il a accusé Israël d’utiliser « la même logique que celle que les nazis appliquaient ».

 

Selon le Daily Telegraph, Greenstein a auparavant écrit sur des forums internet que Margaret Thatcher était une cible « évidemment légitime » pour l’IRA et que les « sionistes collaboraient avec les nazis ».

Time Of Israel

Israël est «infecté par les graines du fascisme» selon l’ancien Premier ministre Ehud Barak

Alors que l’actuel Premier ministre de l’Etat hébreu, Benjamin Netanyahou, remanie son gouvernement de manière controversée, Ehud Barak l’a accusé de «fascisme», ajoutant que le «gouvernement doit être renversé».

Margalit-Israel-Prize2-1200.jpg

Barak, qui a dirigé le pays pendant plus de dix ans dans les années 1990, avant de devenir ministre de la Défense sous Ehud Olmert puis sous Benjamin Netanyahou, a commenté le dernier remaniement gouvernemental effectué cette semaine par son ancien supérieur.

En effet, Netanyahou a décidé de remplacer le ministre de la Défense Moshe Ya’alon par Avigdor Lieberman, président controversé du parti d’extrême-droite Israel Beytenou («Israël Notre Maison»), plutôt que de former une coalition avec l’Union sioniste, de centre-gauche.

Ya’alon a démissionné vendredi, à la fois du gouvernement et du parlement, assurant manquer «de foi» en Netanyahou, qui avait pourtant tenté de le contenter en lui offrant le poste de ministre des Affaires étrangères.

Dans une interview avec la chaîne de télévision israélienne Channel 10 vendredi, Ehud Barak a décrit ce départ de Ya’alon comme une «purge», assurant que cela «devrait être un feu rouge pour tous ceux d’entre nous observant ce qui se passe dans le gouvernement».

Il a ensuite déclaré qu’Israël avait récemment connu une série d’événements indiquant que ses gouvernement successifs sont «infectés par les graines du fascisme». Cela a commencé avec l’assassinat controversé par un soldat israélien d’un assaillant palestinien blessé, qui était au sol, a affirmé Ehud Barak, rappelant que Netanyahou avait alors soutenu le militaire.

L’ex-ministre a ensuite cité d’autres exemples, comme la proposition de retirer leur immunité aux députés accusés de soutenir le terrorisme.

«Ce gouvernement doit être renversé avant qu’il ne nous renverse nous tous [ses opposants]» a mis en garde l’ancien Premier ministre ajoutant qu’«il ne reste plus aucun leader sérieux dans le monde qui croit le gouvernement israélien».

RT

Report de la Conférence de Paix : l’Elysée recule-t-il face à Israël ?

877220-000_ap16x.jpg

Les Français vont-ils parvenir à lancer leur initiative de paix israélo-palestinienne ou le projet est-il déjà mort-né ? Même si les choses restent confuses, le Quai d’Orsay semble y croire encore. Mais la séquence des derniers jours est désastreuse.

Jean-Marc Ayrault décide de monter l’opération en deux temps : une conférence, le 30 mai, à laquelle participeraient les membres du Quartette (Russie, Etats-Unis, UE, ONU) et ceux de la Ligue arabe, à l’exception des Israéliens et Palestinien.

L’Etat hébreu réagit très vite, clamant son hostilité à ce qu’il considère comme une ingérence, l’idée de la communauté internationale étant de le contraindre à renoncer à son plan de colonisation des Territoires palestiniens, jugé illégal par l’ONU.

Résultat, quand Jean-Marc Ayrault débarque en Israël ce week-end, il se prend une volée de bois vert par le Premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, qui accuse Paris de «partialité» à la suite du vote récent, par le conseil exécutif de l’Unesco (où figure la France) d’une résolution sur la «Palestine occupée» visant à «sauvegarder le patrimoine culturel palestinien et le caractère distinctif de Jérusalem-Est». 

Mardi matin, Hollande annonce sur Europe 1 que la conférence est reportée à l’été, ce qui sent l’enterrement de première classe. Aux dernières nouvelles, Ayrault essaierait juste de trouver un créneau pour que son homologue américain soit présent. Mais il faut que ce soit avant le début du ramadan, donc avant le 6 juin. Pas gagné.

Libe

En Israël, l’impossible retour des chrétiens d’orient expulsés de leur village d’Ikrit

En 1948, la création de l’État d’Israël a entraîné l’exode de 800 000 Palestiniens, qui commémorent chaque 14 mai leur « Catastrophe » (Nakba, en arabe) tandis que les Israéliens fêtent l’indépendance.

Rase-1951-armee-israelienne-Ikrit-plus-peuple-quelques-jeunes-montent-garde-esperant-eventuel-retour-habitants-village_1_730_485

Dans le nord d’Israël, les habitants de l’ancien village arabe d’Ikrit ont été dispersés dans les alentours il y a soixante-huit ans. Depuis, ils essaient de rentrer chez eux.

LC160516-Israel_0_600_284Il faut le voir déambuler dans les herbes sauvages, le vieux Maarouf Ashkar, 87 ans, désignant du bout de sa canne une kyrielle de souvenirs invisibles à l’œil nu. « Tenez, là il y avait une maison, là une autre… Et ici, sur le versant le plus ensoleillé de la colline, celle de mes parents. »  De ce village arabe chrétien du nord d’Israël, à trois kilomètres du Liban, il ne reste qu’un cimetière et une église. Tout le reste a été bombardé par l’armée israélienne en 1951.

 

Chassés en 1948, ses 450 habitants palestiniens vivent désormais avec leurs descendants dans d’autres villages arabes de Galilée. En droit international, on les appelle des « déplacés internes » et non des réfugiés. Quant aux juifs israéliens, ils ne se sont jamais installés ici. Depuis soixante-huit ans, Ikrit est donc désert.

Alors pourquoi ne pas laisser ces Arabes chrétiens, devenus citoyens d’Israël, revenir chez eux comme ils le réclament ? « Israël redoute de voir des milliers d’autres Palestiniens s’engouffrer dans la brèche et raviver l’épineuse question du droit au retour », avance Shadia Sbait, Palestinienne très impliquée dans cette bataille.

L’église du village rasé par Israel

Ces habitants ont pourtant le droit de leur côté. Après en avoir fait la demande en 1949, ils ont été autorisés par la Cour suprême israélienne à revenir dans leur village en juillet 1951. Mais quatre mois plus tard, le jour de Noël, l’armée l’a entièrement rasé

La Croix

Israel détient un artiste de cirque palestinien depuis 5 mois sans procès

Un clown de l’école de cirque palestinienne de Cisjordanie est détenu sans procès par Israël depuis plus de cinq mois. Mohammed Abou Sakha a aidé des enfants handicapés avant d’être arrêté par des militaires israéliens sans avoir jamais été inculpé.

Capture d’écran 2016-05-16 à 20.49.35.png

Comme de nombreux autres enfants qui se rendent à l’école de cirque palestinienne, Mouhammad est handicapé. Mohammed Abou Sakha, 24 ans, faisait tout son possible pour améliorer le quotidien de ce jeune garçon.

 

De quoi Mohammed Abou Sakha est-il coupable?

Les malheurs de Mohammed Abou Sakha ont commencé le 14 décembre lorsqu’il a été arrêté alors qu’il se rendait à son travail en Cisjordanie, à Birzeit près de Ramallah. Il a ensuite été placé dans la prison de Megiddo, dans le nord d’Israël, avant d’être mis en détention administrative pendant six mois, le 25 décembre.

Le jeune homme a été arrêté par des membres du Shin Bet, l’agence israélienne de renseignement, qui pense que ce clown est lié au Front populaire de libération de la Palestine (FPLP) qu’Israël qualifie « d’organisation extrémiste ». L’école de cirque palestinienne dément pour sa part que Mohammed Abou Sakha soit relié à des groupes et a déclaré que sa vie était «dédiée au cirque» et que son seul crime était «de rendre des enfants heureux».

Comme son nom l’indique, la mission de l’école de cirque palestinienne est de former des enfants et de jeunes palestiniens à l’art du cirque et par ce biais, de «renforcer le potentiel social, créatif et physique des Palestiniens», indique le site de l’école.

Mohammed Abou Sakha est l’un des 700 Palestiniens qui sont en détention administrative en Israël. L’Etat hébreu justifie ces mesures par le fait que ce sont des mesures préventives qui ont pour but d’empêcher les Palestiniens d’attaquer des Israéliens.

RT

Les Palestiniens commémorent le 68e anniversaire de la Nakba

67 ans après la Nakba, l’exode de près de 800.000 Palestiniens expulsés de leurs villages lors de la Première guerre israélo-arabe, Hadja Khadra Djaâfri, palestinienne âgée de plus de 80 ans, se rappelle de son village, qu’elle a dû quitté lors de cette catastrophe pour s’installer depuis au camp des réfugiés de Dheisheh, au sud de Bethléem, en Cisjordanie. 

Hadja Khadra n’a plus revu Rafat depuis son expulsion avec près de 800.000 autres Palestiniens en 1948. Elle a révélé, rapportée par MaanNews, que des images de son village, ses habitants, ses enfants et ses prairies la hantent dans son sommeil depuis cette catastrophe.

« Nous avions des champs, des bétails, des blés,des poulaillers et ils nous ont tués, expulsés, méprisés, torturés .. », a-t-elle martelé. 

En 1948, près de 800.000 Palestiniens ont été expulsés de leurs villages lors de la Première guerre israélo-arabe, à la suite de laquelle les occupants israéliens se sont emparés de la Palestine.

Cette Nakba, « catastrophe » en arabe, est commémorée le 15 mai de chaque année. Des centaines de Palestiniens se sont d’ailleurs rassemblés sur l’esplanade des mosquées à Jérusalem après la prière de ce vendredi 15 mai 2015.

Des accrochages entre Palestiniens et soldats israéliens ont eu lieu, faisant 21 blessés en Cisjordanie et dans la bande de Gaza vendredi, selon des sources médicales et sécuritaires palestiniennes et d’après le Hamas. Les heurts ont éclaté près de Ramallah et au nord de Naplouse en Cisjordanie.

Huff Post