Un prêtre haut placé dans la hiérarchie catholique française et au Vatican est visé par plusieurs accusations de viol et d’agressions sexuelles.

Un prêtre haut placé dans la hiérarchie catholique française et au Vatican est visé par plusieurs accusations de viol et d’agressions sexuelles.


Selon Monseigneur Le Gall, il y aurait deux prêtres condamnés pour pédophilie dans le diocèse de Toulouse. Le premier l’a été en 1998 pour atteinte sexuelle sur mineurs de moins de 15 ans. Il a effectué sa peine et a l’obligation judiciaire de s’abstenir de tout travail avec l’enfance et la jeunesse. Et Monseigneur Le Gall l’affirme, « ce prêtre est retiré et n’a aucun contact direct ou indirect avec des enfants ».
Le second a été condamné à 18 mois d’interdiction d’exercice auprès des jeunes pour avoir fréquenté des sites pédopornographiques. Il est aujourd’hui placé dans « un ministère non paroissial, auprès d’adultes uniquement » mais le cadre de son logement ayant été modifié dernièrement pouvant « permettre des contacts indirects avec les enfants », Monseigneur Le gall indique avoir fait procéder à son déménagement.
D’autres signalements dans le diocèse
Par ailleurs, Monseigneur le Gall a indiqué avoir reçu d’autres signalements dans le diocèse sans donner davantage de précisions : « nous sommes en train de recevoir la parole des victimes que nous accompagnerons dans les démarches qu’elles entreprendront ».
En mars, un professeur a été mis en examen pour viols, agressions sexuelles sur une mineure. Il avait été violé par l’ancien aumônier de Pau

Les révélations concernant les responsabilités de l’ancien aumônier de Pau, condamné pour viol sur mineur, et désormais en charge d’une pastorale d’enfants près de Toulouse viennent éclairer, par ricochet, une autre affaire. Celle de sa victime.
Pour mémoire, ce prêtre a été condamné en 2005 à cinq ans de prison, dont un avec sursis, pour le viol d’un lycéen de 16 ans dont il était directeur de conscience. Les faits remontent à 1993 et se sont déroulés au presbytère et au domicile du jeune homme.
Or, il se trouve que ce jeune homme a, à son tour, été mis en examen pour viols, agressions sexuelles sur mineur de moins de 15 ans (une jeune fille de 14 ans) et corruption de mineurs le 11 mars dernier.
Ce professeur d’histoire-géographie aujourd’hui âgé de 39 ans avait été limogé de son collège, l’institution Jeanne-d’Arc à Tarbes, en juin 2015, après avoir montré une vidéo pornographique à ses élèves de sixième lors d’un voyage en car.
Le mis en examen ne nie pas la diffusion de la vidéo, mais il conteste les soupçons de viols et agressions sexuelles sur la jeune fille, dont les parents avaient saisi la justice en septembre 2015. Il a été placé sous contrôle judiciaire.
De nouvelles révélations viennent jeter le trouble sur une personnalité éminente de l’Eglise de France, le père Tony Anatrella, psychanalyste et membre de la commission pontificale sur la famille.Un laïc vivant en Rhône-Alpes a été victime de sa part d’attouchements sexuels en 2011.

Le témoignage recueilli par Sylvie Cozzolino, journaliste à France 3 Rhône-Alpes, dans le cadre de son enquête sur l’Eglise de France est explicite. Il provient d’un laïc vivant aujourd’hui en Rhône-Alpes et qui parle de ce qu’il a vécu voilà 5 ans. Il laisse peu de doute sur les pratiques du père Tony Anatrella, aujourd’hui 75 ans et membre éminent de la commission pontificale sur la famille et par ailleurs psychothérapeute.
Les faits remontent à 2011. La victime est alors majeure. A l’époque, un prêtre lui recommande d’aller consulter le père Tony Anatrella, qui officie à Paris. Ce prélat est considéré au Vatican comme « le spécialiste de l’homosexualité »,un mal qu’il se propose de soigner par une approche « corporelle« . Il considère en effet que l’homosexualité est un déréglement qui nécessite des soins. Et s’agissant de cette thérapie commencée en 2001, ce patient affirme que le père Anatrella l’a curieusement contraint à des attouchements sexuels durant la consultation. Provoquant chez lui un profond malaise.
Selon nos sources, deux autres de ses victimes s’apprêteraient cette fois à déposer plainte contre lui pour harcèlement sexuel. Des faits qui remonteraient à l’époque où le père Anatrella était aumonier au lycée Arago à Paris. Des témoins rapportent que l’archevêque de Paris André XXIII , son supérieur hierarchique, a été informé ces jours-çi de ces plaintes. Il aurait alors déclaré : « Une enquête, cela prend du temps »…
Ce n’est pas la première fois que les pratiques du prélat posent question. En 2006 déjà , deux plaintes avaient été déposées contre l’écclésiastique à propos de ses « consultations ». Elles avaient été classées sans suite.

En 2005, le prêtre Dominique Spina est condamné à quatre ans de prison ferme pour le viol d’un lycéen de 16 ans dont il était le directeur de conscience.
Sous la responsabilité de Mgr Aillet, évêque de Bayonne, ce prêtre exerce aujourd’hui un ministère important, à la tête de sept clochers dans le diocèse de Toulouse. À l’encontre de la position affichée récemment par l’Église de France.
Un prêtre du diocèse de Bayonne (Pyrénées-Atlantiques), mis en cause pour des faits de pédophilie remontant aux années 1990, vient d’être suspendu de toute fonction ecclésiastique, apprend-on, mercredi 27 avril, auprès du parquet de Bayonne.

C’est la mère de l’une des victimes, un adolescent à l’époque, par ailleurs un neveu du prêtre, qui a porté plainte auprès du parquet de Clermont-Ferrand.
L’évêché de Bayonne, dans un communiqué, a confirmé le signalement de l’affaire au parquet.
En France, l’Eglise catholique est confrontée à un scandale de pédophilie et d’agressions sexuelles, notamment dans le diocèse de Lyon. Le cardinal Philippe Barbarin, qui a reconnu « des erreurs dans la gestion et la nomination de certains prêtres », est visé par plusieurs plaintes pour non-dénonciation d’agressions sexuelles, la plupart en marge de l’affaire du père Preynat.
Cinq autres affaires d’agressions sexuelles ou de pédophilie ayant un lien avec le diocèse de Lyon ont émergé depuis, en cours d’enquête ou déjà jugées dans le passé. Et d’autres cas ont été signalés en Guyane et dans le Loiret, signe que les langues se délient après les révélations lyonnaises.
Le diocèse de Clermont a reconnu le 26 avril une « erreur d’appréciation » dans sa gestion d’un prêtre soupçonné de pédophilie. Il risque les assises pour un viol et des agressions sexuelles sur mineurs commis en Centrafrique.

La cour d’appel de Riom (Puy-de-Dôme) doit se prononcer mardi 26 avril sur l’éventuel renvoi du religieux devant les assises pour les faits reprochés, un viol et des agressions sexuelles sur mineurs, qui auraient été commis en Centrafrique entre 2007 et 2010.
Six mois après son retour de Centrafrique, où il a exercé son ministère pendant trois ans, l’ecclésiastique avait confessé les faits à l’archevêque de Clermont, Mgr Hippolyte Simon. C’est sous ses conseils que le prêtre, avait ensuite adressé lui-même un courrier au procureur de la République de Clermont-Ferrand le 31 janvier 2011, pour se dénoncer.
Saisi en avril 2011, l’Office central pour la répression des violences aux personnes basé à Nanterre a ensuite enquêté en Centrafrique, identifiant trois victimes mineures dont une de moins de 15 ans.
Prêtre dans le diocèse de Clermont depuis 1995, à Issoire puis à Clermont même où il s’est occupé des aumôneries des jeunes, le prêtre avait été nommé pendant l’enquête dans une paroisse de Riom, avant que toute activité ne lui soit finalement retirée lors de sa mise en examen pour viol et agressions sexuelles sur mineurs en septembre 2012.
Placé alors en détention provisoire et incarcéré à Saint-Étienne, il a été libéré et placé sous contrôle judiciaire quelques jours plus tard.

Un ex-prêtre du Tarn-et-Garonne, venu du diocèse de Lyon et aujourd’hui revenu à la vie laïque, a été mis en examen samedi à Montauban pour « agression sexuelle aggravée sur mineur« , a-t-on appris de source judiciaire. L’homme, Jean-Marc Desperon, 62 ans, a été placé sous mandat de dépôt et « sa mise en examen est conforme à ce qu’avait demandé le substitut du procureur », selon la même source.
L’ex-prêtre avait disparu à la suite de la publication il y a une dizaine de jours d’un article par Mediapart faisant état de la plainte d’un père pour « faits d’emprise » sur son fils, ce qui avait entraîné l’ouverture d’une enquête préliminaire du parquet. Dans cet article, il était aussi fait état d’attouchements de l’homme, alors qu’il était encore prêtre, sur un adolescent de Toulouse.
C’est une amie du suspect qui avait signalé sa disparition. Elle a aussi fait état aux autorités d’une confession de l’homme relative à des attouchements dans sa sphère familiale sur un mineur de 15 ans à Toulouse en 2005. Ce que Jean-Marc Desperon a ensuite reconnu. L’homme a finalement été retrouvé épuisé et endormi chez lui vendredi après-midi dans la petite commune de Finhan, près de Montauban, et a été interpellé.
Selon Mediapart, l’ancien prêtre aurait été « exfiltré » en 1994 du diocèse de Lyon, dont l’archevêque, le cardinal Philippe Barbarin, est accusé d’avoir gardé le silence sur des agressions sexuelles commises par des religieux dépendant de son diocèse.
L’homme d’une cinquantaine d’années est soupçonnée d’avoir dépouillé de leurs biens au moins deux femmes aujourd’hui décédées.

Un prêtre du Haut-Rhin, soupçonné d’avoir détourné à son profit de nombreux biens, a été mis en examen pour abus de faiblesse et écroué, a-t-on appris vendredi de source judiciaire. Ce prêtre d’une cinquantaine d’années qui officiait dans les paroisses de Wattwiller et d’Uffholtz, a été mis en examen le 6 avril pour abus de l’état d’ignorance ou de la faiblesse de personnes vulnérables mais également pour des violences sur ces personnes.
L’ecclésiastique a été incarcéré à la maison d’arrêt de Mulhouse. Son neveu a également été mis en examen quelques jours plus tard mais laissé libre sous contrôle judiciaire. L’enquête, menée par la brigade de recherche de Soultz, cherche notamment à établir le nombre de victimes.
Malade, l’homme d’Eglise n’exerçait plus depuis quelques mois. Il est soupçonné d’avoir dépouillé de leurs biens une femme de 70 ans et sa sœur, décédée avant la découverte des faits. Il leur aurait faire signer des actes officiels lui permettant de bénéficier notamment d’assurances-vie et aurait même réussi à devenir le propriétaire de la maison d’une de ses victimes.
Nouvelle affaire de pédophilie au sein de l’Eglise. Les faits se seraient déroulé cette fois au prestigieux lycée jésuite Saint-Louis de Gonzague, dans le XVIe arrondissement de Paris.

France Info a recueilli et diffusé, mardi 19 avril, le témoignage de Jean-Pierre Martin-Vallas, un ancien élève de cet établissement prestigieux de la rue Franklin. Lors d’une colonie de vacances organisée dans les années 60, le père L, l’un des responsables jésuites de l’établissement, se serait livré à des attouchements.
« Il s’est mis dans mon lit, il a commencé à me caresser le torse en passant ses mains sous ma veste de pyjama et à un moment »
Agé aujourd’hui de 70 ans, Jean-Pierre Martin-Vallas était alors de 8 ans au moment des faits. Jusqu’à 2010, il s’est toujours tu. Il a attendu la disparition de ses parents, qui étaient des proches du père jésuite, pour révéler cette agression.
Persuadé qu’il n’était pas la seule victime, il a alors contacté près de 1 000 anciens élèves pour recueillir d’autres témoignages, et assure en avoir reçu une dizaine particulièrement accablants. Il alerte donc l’établissement et réclame une enquête interne. Mais la direction de l’établissement la lui refuse.
Selon l’évêque de la ville, un prêtre a été mis en examen en 2012 pour pédophilie après un signalement de l’Église. Son procès pourrait avoir lieu l’an prochain

Mis en examen en 2012 pour des faits de nature pédophile après un signalement de l’Église, un prêtre d’Orléans s’est vu retirer ses derniers ministères par l’évêque de la ville, Mgr Jacques Blaquart, comme ce dernier l’a annoncé lundi lors d’une conférence de presse. Les faits remonteraient à 1993 et se seraient produits à l’occasion d’un camp du Mouvement eucharistique des jeunes (MEJ) où officiait ce prêtre en tant qu’aumônier, dans le sud-ouest de la France, a précisé l’évêque, qui a agi après avoir été contacté par une victime en 2011. « J’ai aussitôt saisi le procureur. L’enquête est en cours et aurait mis en évidence huit ou neuf cas d’attouchements sur mineurs, sur des victimes âgées d’une douzaine d’années », a ajouté Mgr Blaquart.
Le procès de ce prêtre, aussi aumônier auprès des Scouts d’Europe, pourrait avoir lieu l’an prochain. Selon l’évêque, il a reconnu les faits. Les prédécesseurs de Mgr Blaquart avaient eu connaissance de ses agissements et avaient pris « des mesures conservatoires » contre le prêtre, aujourd’hui âgé de 65 ans, pour éviter qu’il soit seul en contact avec des jeunes, mais ils n’avaient pas porté plainte, a-t-il ajouté. L’évêque a récemment supprimé les derniers ministères de ce prêtre. « J’aurais dû le faire plus tôt », a-t-il ajouté.

A l’entrée de l’église Saint-Laon, à Thouars, un petit cahier accueille les intentions de prière des fidèles. Hier, Michel Delahaye, l’un des bénévoles qui s’occupent de l’église, y a trouvé une phrase à caractère antisémite : « C’est dégueulasse, assène-t-il, ne cachant pas sa colère.
Dans la période actuelle, on a besoin de paix. Dans ce cahier, les gens écrivent un peu de leur vie. » Les propos haineux sont barrés du mot « pax », paix en latin. En dessous, la personne qui l’a écrit a ajouté une phrase de l’Évangile selon Luc : « Pardonnez-leur seigneur, ils ne savent pas ce qu’ils font ». Aucune décision n’a été prise sur la suite à donner. Les bénévoles de l’église veulent avant tout faire part de leur indignation.
Un prêtre soupçonné de pédophilie et signalé par son évêque a été placé vendredi 8 avril en garde à vue à Kourou en Guyane, a indiqué à l’AFP une source proche du dossier.

A la demande de l’évêque de Cayenne, Mgr Emmanuel Lafont, qui avait contacté le procureur, ce prêtre est « allé dénoncer ses propres agissements » à la gendarmerie de Macouria. Il a été placé en garde à vue vendredi matin, a précisé le procureur dans un communiqué.
Une enquête avait été ouverte à la suite du signalement de ce prêtre, né en 1949, par l’évêque de Cayenne, Mgr Lafont, et plusieurs plaintes ont été déposées contre lui. Il est notamment soupçonné d’attouchements sur un mineur de 14 ans, a ajouté le procureur. L’enquête est confiée à la brigade des recherches de la gendarmerie de Kourou.
Un évêque ouvert
Mgr Lafont, évêque de Cayenne depuis 2004, est plutôt considéré comme une figure d’ouverture au sein de l’épiscopat français. Ce missionnaire a notamment été prêtre en Afrique du Sud de 1983 à 1996 et s’est beaucoup engagé dans la lutte contre l’Apartheid.
Dans un tweet posté jeudi, il déclarait: « Est péché, selon la Parole de Dieu, tout ce qui blesse l’intégrité spirituelle, affective ou physique d’une personne surtout d’un enfant. »
Est péché, selon la Parole de Dieu, tout ce qui blesse l’intégrité spirituelle, affective ou physique d’une personne surtout d’un enfant
— Emmanuel Lafont (@Lafont_Emmanuel) 7 avril 2016

En pleine tourmente pédophile, l’Eglise catholique organisait une émission (1) sur ce sujet sur une de ses radios, RCF, le 5 avril 2016. Dans cette émission se prononcent Monseigneur Stanislas Lalanne, évêque de Pontoise, responsable de la cellule de veille de l’Eglise contre la pédophilie ; Anne-Marie Saunal , psychanalyste, psychologue, théologienne ; et Christophe Henning, journaliste à RCF, au magazine Pèlerin, spécialiste des questions religieuses, ainsi que la présentatrice.
A la 13ème minute, l’évêque de Pontoise affirme « qu’il ne sait pas si la pédophilie est un péché » ! Un scandale de plus pour un évêque.
La psychanalyste reviendra à la 16ème minute sur cet avis sur le péché énoncé par l’évêque, en le remettant en question.
Un auditeur choqué relancera le débat à la 19ème minute, et l’évêque aura l’occasion de revenir sur ses propos : « Quand on parle de péché, il faut reconnaître le mal qui est accompli, et il faut être capable de le combattre. C’est pour cela que je n’ai pas d’abord parlé de péché car je pense qu’il y a quelque chose de très grave dans ce clivage de personnalité. » [parlant de la psychiatre]. Vous l’avez dit vous-mêmes, on ne peut pas guérir totalement, j’espère qu’on peut aider la personne à ce que ses pulsions ne prennent pas le dessus. Mais je ne sais pas si on peut parler de péché à proprement dit. »

L’Eglise catholique en Slovaquie s’inquiète des tendances d’extrême droite d’une partie de son clergé. Le secrétaire de la Conférence des évêques admet avoir sous-estimé la situation avant les élections nationales du 5 mars dernier qui ont vu une forte poussée du parti d’extrême droite ‘LS Notre Slovaquie’ (LSNS).
Un nouveau prêtre lyonnais est soupçonné d’agressions sexuelles, a-t-on appris jeudi de source proche du dossier alors que le diocèse et son évêque, le cardinal Barbarin, sont dans la tourmente depuis la révélation de plusieurs affaires.

Selon le site internet M6info, qui a révélé l’information, il s’agit d’un prêtre du deuxième arrondissement de la ville, déjà ciblé par une enquête il y a plusieurs années. Celle-ci a été «réactivée» il y a quelques jours par la justice, a confirmé la source proche du dossier. La justice a ouvert aujourd’hui une enquête préliminaire visant des faits d’exhibitions et d’agressions sexuelles.
Selon M6, ce prêtre avait déjà fait l’objet d’une enquête en 2006 pour les mêmes faits, mais elle avait été classée quelques mois plus tard.