Condamné pour le viol d’un bébé de 4 mois, un ex-gardien de prison réclame sa libération conditionnelle
Alex M., un ancien gardien de la prison d’Andenne qui avait été condamné à une peine de 7 ans de prison par la cour d’appel de Liège en octobre 2013, a réclamé mardi sa remise en liberté devant le tribunal de l’application des peines. Une décision pourrait intervenir le 8 juin prochain.
Alex M. et sa compagne, elle aussi gardienne de prison, avaient été poursuivis et condamnés pour le viol d’un bébé âgé de 4 mois. Le couple s’était livré à des pratiques sexuelles débridées, avec des fantasmes orientés sur des actes avec des enfants et des animaux, dans lesquels ils avaient impliqué le petit-fils de la dame, un bébé âgé de 4 mois.
La dame sexagénaire avait été condamnée à une peine de 5 ans de prison avec sursis partiel. Son compagnon, qui niait les faits, avait été condamné à 7 ans de prison.
« Nous sommes opposés à sa demande de remise en liberté car il représente un danger pour la société. L’affaire a occasionné d’importants dégâts dans notre famille. Notre enfant bénéficie toujours d’un suivi« , a indiqué un membre de la famille.
Le tribunal de l’application des peines devrait rendre sa décision le 8 juin prochain.
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a conclu mercredi un accord sur l’entrée au gouvernement de l’ultranationaliste Avigdor Lieberman, appelé au poste crucial de ministre de la Défense supervisant les Territoires palestiniens.
Après une semaine de laborieuses discussions, le Likoud et Israël Beiteinou, les partis de M. Netanyahu et Lieberman, ont annoncé s’être entendus dans la nuit pour que M. Lieberman prenne le portefeuille de la Défense et qu’un autre membre de sa formation devienne ministre de l’Absorption, autrement dit de l’immigration.
Ces derniers posent la question d’un durcissement de la politique à l’encontre des Palestiniens avec l’arrivée à la Défense de M. Lieberman, connu pour ses diatribes anti-arabes et son populisme belliqueux, dans un climat déjà tendu.
Quelques jours avant d’engager les négociations avec M. Netanyahu, M. Lieberman accusait le gouvernement de manquer de fermeté face aux attaques palestiniennes et de ne pas construire dans les grands blocs de colonies de Cisjordanie, territoire palestinien occupé depuis 1967.
Le retour de M. Lieberman «est une preuve supplémentaire du fait que Netanyahu préfère promouvoir l’extrémisme», avaient commenté les Affaires étrangères palestiniennes sans attendre la confirmation d’un accord gouvernemental.
La mairie et l’association organisatrice de la journée de commémoration des victimes de l’esclavage colonial réfutent toute interprétation raciste d’un cliché qui circule sur les réseaux sociaux.
Les internautes, indignés, dénoncent « une incroyable photo ». A la mairie de Pierrefitte-sur-Seine, le cliché et, surtout, la polémique qui l’accompagne suscitent plutôt l’exaspération. Lundi 23 mai, une photo mettant en scène le maire de cette ville de Seine-Saint-Denis, Michel Fourcade (PS), et un jeune garçon de la commune a fait scandale : prise la veille, à l’occasion de la journée commémorative des victimes de l’esclavage colonial, organisée par une association locale, elle montre l’enfant – noir – tendant un parapluie pour protéger l’édile – blanc – de l’averse.
Massivement relayée sur les réseaux sociaux, la scène a aussitôt été taxée de racisme. Un comble pour les organisateurs de l’évènement, l’association Mémoire Ultra-marine, qui milite depuis plusieurs années à Pierrefitte-sur-Seine pour la reconnaissance des victimes de l’esclavage, et pour la mairie, qui a annoncé vouloir déposer plainte.
« Le gosse venait de lire un poème, et a tendu son parapluie »
« Je vais vous dire ce qu’il s’est passé », s’agace un responsable de l’association, contacté par francetv info : « Le gosse a lu [à la tribune] un poème d’Aimé Césaire, comme il le fait depuis trois-quatre ans à l’occasion de cette journée de commémoration. Il s’est mis à pleuvoir. Le garçon avait un parapluie, il l’a tendu. Voilà. »
Face à l’utilisation de cette photo hors contexte, le militant associatif rappelle que la structure organise des commémorations annuelles, des conférences ainsi que des projections sur le thème de l’esclavage colonial : « On ne vous voit jamais [les médias] quand les choses se passent bien. Cela fait huit ans que la journée commémorative a lieu. Et il suffit d’une polémique… »
A la mairie, Alexandra Rosinski, cheffe de cabinet de Michel Fourcade, regrette également « que cette histoire ait pris de telles proportions sur les réseaux sociaux ». « Il se trouve qu’il pleuvait et que le jeune garçon qui venait de lire le texte d’Aimé Césaire à la tribune avait un parapluie et qu’il a abrité le maire, comme cela arrive quand des personnes se succèdent lors de cérémonies protocolaires« , résume-t-elle à son tour à francetv info.
La gestion des HLM de la ville de Puteaux est épinglée par un rapport de l’agence nationale de contrôle du logement social, comme le révèle France Bleu 107.1 ce mardi. L’ANCOLS dénonce de nombreuses irrégularités.
Ce n’est pas la première fois que la gestion des logements sociaux de la ville de Puteaux est pointée du doigt pour son opacité et ses arrangements avec la loi. Mais année après année, la situation n’évolue pas. « Au contraire, c’est même de pire en pire » , se désole Christophe Grébert, conseiller municipal Modem et opposant historique à la toute-puissante maire Les républicains de cette (très) riche commune des Hauts-de-Seine, Joëlle Ceccaldi-Raynaud.
Dans leur rapport, ils déplorent le fait que seuls 17,5% des locataires sont éligibles à l’aide personnalisée au logement (APL) ! Malgré un niveau de ressources très supérieur à la moyenne en Ile-de-France, l’OPH de Puteaux ne leur impose que peu de surloyers. Seuls 13% des locataires en paient, et encore, l’office ne leur applique que la moitié du tarif imposé par la loi…
D’une manière générale, l’ANCOLS dénonce la « gouvernance globalement défaillante » des HLM putéoliens. Le vice-président de l’OPH a ainsi voté la vente de son logement à son propre profit en conseil d’administration sans que personne n’y trouve à redire…
Pour Christophe Grébert, les choses sont claires : « l’OPH est le bras armé de la politique clientéliste de la maire de Puteaux, qui est également la présidente de l’office ! L’OPH ne remplit pas son rôle social. On met des gens aisés, parfois riches dans ces logements. On attribue des logements pour les amis ou des raisons X ou Y, que je ne connais pas, mais que je devine parfois. » D’après l’élu Modem, près d’un conseiller municipal sur deux de la majorité est hébergé dans le parc social de la ville, l’un d’eux étant même propriétaire de trois logements, tout en bénéficiant d’un appartement de l’OPH.
Interrogé sur l’hommage qui lui a été rendu lors d’une cérémonie dans une université de Tel Aviv, et lors de laquelle il s’est vu attribuer le qualificatif de sioniste par un professeur (« Vous êtes l’un des seuls Premiers ministres qui ait soutenu Israël et qui soit sioniste« ), Manuel Valls a eu du mal à cacher sa gêne.
À la question de savoir si le socialisme français et le sionisme étaient compatibles, le Premier ministre a ainsi botté en touche : « Je n’ai jamais dit que j’étais sioniste, le sujet n’est pas là. Ce n’est pas du tout mon problème. Mon problème c’est de dire que le discours antisioniste est le premier pas, la porte ouverte à l’antisémitisme. »
Le salaire de Paul Hermelin, patron du géant de l’informatique, Capgemini, s’est envolé en 2015. +18% soit un total de 4,8 millions d’euros. L’enveloppe consacrée aux hausses des rémunérations des salariés français du groupe s’est de son côté considérablement amincie. En 2013, Paul Hermelin, grand patron de gauche, aurait pourtant trouvé l’opération « indécente »… C’est en tout cas ce qu’il expliquait dans un livre.
Paul Hermelin, le patron du géant de l’informatique, Capgemini, est un patron heureux. En 2015, son salaire annuel a augmenté de 18% pour atteindre 4,8 millions d’euros grâce, entre autres, à la distribution d’un paquet d’actions gratuites dites de « performance » (40 000 en tout) valorisées à 2,3 millions d’euros. Si les actionnaires ont validé l’opération, les syndicats, eux, sont loin de partager leur avis. « Il faut mettre cette augmentation en parallèle avec l’enveloppe consacrée aux hausses de salaires pour les 22 000 salariés français. Elle est passée de900 000 euros en 2014 à 806 000 euros en 2015« , s’indigne en effet Thierry Achaintre, secrétaire de la CGT Capgemini.
Et de poursuivre :
« Lors des négociations annuelles, la direction de Capgemini nous a expliqué qu’elle prônait la modération salariale parce que les perspectives économiques ne sont pas sûres et la concurrence est rude. Mais, apparemment, cette modération ne vaut pas pour tout le monde ».
Pis, cette modération, Paul Hermelin la prônait il n’y a pas si longtemps dans un livre, paru en 2013, Ceux d’en haut, une plongée dans le monde des « décideurs ». Déjà PDG à l’époque de Capgemini, l’intéressé n’hésitait pas à affirmer sa ligne de (bonne) conduite.
M-o-d-é-r-a-t-i-o-n
Ecoutons-le : « Quand j’ai fait des licenciements en 2002-2004, confie-t-il à l’auteur, j’ai diminué toutes les rémunérations à commencer par la mienne. Et quand a éclaté la crise des subprimes, j’ai coupé 30% des bonus parce qu’il fallait montrer que nous étions solidaires. En trois ans j’ai pris trois fois des stock-options – j’ai vu des mes yeux, un patron rafler 90% des stock-options de sa boîte, c’est totalement indécent ; moi quand j’en prends c’est 1,1%. (…) Je n’ai pas de goût pour l’argent. Ma passion c’est la musique… » L’opéra autant que le rap.
Aux Etats-Unis, comme en France, l’adoption du droit à avortement a fait l’objet d’un formidable débat dans les années 70. Mais alors que le dossier est clos en France depuis la loi Veil (1975), il n’a cessé d’être une plaie brûlante outre-Atlantique : une partie de la droite, imprégnée de religion, n’a toujours pas accepté l’arrêt de la Cour suprême « Roe vs Wade » (1973) qui reconnaît ce droit. La campagne actuelle fait resurgir la polémique.
Quasiment tous les candidats à la primaire républicaine se sont prononcés contre l’avortement. Et jeudi, le Sénat d’Oklahoma, par 33 voix contre 12, a voté un texte rendant l’avortement illégal et punissant de prison (1 à 3 ans) les médecins qui pratiqueraient un avortement sur le territoire de l’Etat. Il s’agit d’une provocation, car un tel texte entre directement en contradiction avec l’arrêt « Roe vs Wade ».
Le projet de loi avait été voté en première lecture par la chambre des représentants de l’Oklahoma, et il doit encore être signé par la gouverneure pour entrer en vigueur. Celle-ci, Mary Fallin, n’a pas encore annoncé si elle allait signer la loi.
Filippo Antonio De Cristofaro avait tué en juin 1988 la skipper italienne Annarita Curina pour lui voler son catamaran.
Sa cavale est le moins que l’on puisse dire rocambolesque. Un Italien, condamné pour un meurtre commis en 1988 a été arrêté au Portugal, a annoncé vendredi la police d’Ancône, sur la côte adriatique italienne. Filippo Antonio De Cristofaro avait tué en juin 1988 la skipper italienne Annarita Curina pour lui voler son catamaran, avec l’aide de son amante, une jeune Néerlandaise de 17 ans. Il avait d’abord endormi sa victime avec du valium avant de la tuer à coups de couteau et de machette puis de jeter son corps à la mer, non loin d’Ancone.
Retrouvé… Parti à bord du catamaran vers les côtes nord-africaines, le couple avait été retrouvé et arrêté quelques semaines plus tard dans un petit port tunisien. La jeune Néerlandaise a été condamnée à six ans et demi de prison tandis que De Cristofaro s’est vu infliger la réclusion à perpétuité.
…avant de s’évader en 2007 et en 2014. En juillet 2007, il avait profité d’une permission spéciale de sortie de prison pour s’évader. Retrouvé aux Pays-Bas, il a été extradé vers l’Italie et incarcéré sur l’île d’Elbe.
Mais en avril 2014, il a une nouvelle fois profité d’une permission spéciale de trois jours octroyée pour les fêtes de Pâques pour s’enfuir du pays.
Arrêté près de Lisbonne. Recherché un temps en Ukraine, en Albanie, en Franceou encore aux Pays-Bas, il a été retrouvé à Sintra, un petit village portugais situé à une trentaine de kilomètres de Lisbonne. Lors de son arrestation dans un train local en direction de Lisbonne, De Cristofaro avait sur lui de faux documents d’identité italiens et 5.900 euros en espèces, a précisé la police.
Gemma Hilton ( la victime ) à gauche, et Kelly Patterson ( la coupable ) à droite
GRANDE-BRETAGNE – Gemma Hilton, une mère de trois enfants âgée de 34 ans, avait subi en février dernier une violente agression dans un bar de Liverpool, lorsqu’une femme en état d’ébriété l’avait frappée au visage avec un verre. Cette dernière vient d’être condamnée à 6 ans de prison.
Dans « L’Esprit de l’escalier », Alain Finkielkraut dénonce la résolution de l’Unesco sur Jérusalem qui « remodèle l’Histoire en fonction des volontés qui s’affirment aujourd’hui dans le monde arabo-musulman » en niant les racines juives de la ville sainte.
Favorable à la création d’un Etat palestinien voisin d’Israël, l’académicien regrette que « le passé (soit) revu et corrigé » et « mis aux normes de l’idéologie du jour » lorsque l’Unesco réécrit le passé de Jérusalem pour complaire aux pays arabe-musulmans.
La séance publique de ce jeudi soir a donné lieu à de longues interventions de l’opposition dont certains élus pêchent encore par méconnaissance des règles et même des dossiers.
Deux ans après leur élection sur le banc de l’opposition municipale, les élus FN peinent encore à trouver leurs marques. Sur la forme, mais aussi sur le fond.
« Hors Sujet »
À l’image d’un Bruno Lemaire demandant combien coûtent à la Ville les six concerts du festival Radio France programmés le 13 juillet. « Rien, ils sont offerts par Radio France », répond Jean-Marc Pujol. « La réponse est dans la délibération, il suffisait de la lire », est obligé de compléter l’adjoint à la Culture Michel Pinell.
Le même Bruno Lemaire qui ignore qu’il peut voter les subventions aux associations « sauf à celles que vous ne voulez pas« a dû préciser Jean-Marc Pujol qui, deux ans après l’élection donc, en est encore à expliquer le mode d’emploi du conseil municipal.
Visiblement soulagée, l’opposition a alors demandé « de repousser alors le vote à la prochaine séance le temps de regarder à nouveau ou bien on s’abstient ». Ils se sont abstenus. D’autres élus FN confondent rap et graff, écrivent au salarié d’une association plutôt qu’au président pour demander des comptes sur une subvention.
Bref, les élus FN sont encore très souvent « hors sujet » comme le maire l’a résumé. Ils ne connaissent pas, ou mal, leurs dossiers malgré les indications laissées par un Louis Aliot absent, retenu à Strasbourg.
Une jeune fille était à vélo prés dans le parking d’un centre commercial avec son frère Eric Branch, quand ils ont été arrêtés par un officier hors-service qui était aussi un agent de sécurité du centre commercial.
« J’ai essayé de rouler loin, il m’a attrapé, m’a jeté contre la voiture de quelqu’un, a commencé à m’étouffer, me saisit par les cheveux, et a essayé de claquer mon visage contre le sol»
Stéphen C., 22 ans, comparaîtra lundi et mardi aux assises de Seine-et-Marne pour des viols et agressions sexuelles sur la petite sœur de son ancienne amie.
Les faits se seraient déroulés à Melun de 2012 à 2013, au domicile de la grand-mère de la victime. Celle-ci aurait commencé à être abusée alors qu’elle était scolarisée en CM2. Le violeur présumé a nié les faits en garde à vue, évoquant un complot contre lui. Il a ensuite concédé qu’en chahutant, il aurait pu toucher la poitrine de la fillette… Puis le suspect a fini par reconnaître les abus sexuels, indiquant « qu’elle avait tenté de le séduire et qu’il avait craqué ».
Titulaire d’un CAP en boulangerie et bénéficiaire du RSA, l’individu est décrit comme quelqu’un de violent et d’instable psychologiquement. Un expert psychiatre a relevé sa dangerosité en raison de sa froideur, de la banalisation de sa conduite et de la consommation régulière de cannabis.
La mineure, qui a fait une tentative de suicide par absorption médicamenteuse après les faits, souffre d’un traumatismeparticulièrement fort selon le rapport psychologique.
Alors que la crise des migrants ne désenfle pas, l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris a annoncé ce mardi la suspension provisoire d’un praticien. Il est soupçonné de racket sur des patients en situation irrégulière.
Aide à l’obtention de faux certificats médicaux, escroquerie, trafic d’influence, voire aide au séjour irrégulier. D’après le journal Le Monde, la liste des infractions reprochées à un hépatologue réputé de l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière est longue. Membre de l’équipe du service d’hépato-gastro-entérologie de l’établissement, Yves B. est soupçonné d’avoir demandé de l’argent en liquide à des patients bénéficiant de l’Aide Médicale de l’Etat(AME).
Le 3 mai dernier, quand un patient bénéficiant de l’AME évoque auprès d’un bénévole une consultation pendant laquelle on lui a demandé du liquide, ce dernier décide d’alerter l’AP-HP. D’après l’établissement public de santé, le patient « aurait versé à plusieurs reprises des sommes d’argent en espèce (…) pour obtenir la délivrance d’un certificat médical permettant d’initier la procédure de demande de titre de séjour pour raisons de santé« . C’est par un intermédiaire que le patient aurait été mis en lien avec le praticien. Et il serait loin d’être le seul concerné.
Selon Le Monde, l’AP-HP n’a pas encore été en mesure d’apprécier totalement l’ampleur de l’affaire : combien de personnes sont concernées ? Quel montant a été perçu ? L’AP-HP a cependant jugé les charges suffisamment sérieuses pour prendre des mesures. Elle a annoncé le signalement des faits à la justice et au Conseil de l’ordre compétent ainsi que la suspension à titre provisoire du médecin.
Hubert et Daniel sont Polonais. Ils vivent à Cracovie et sont en couple depuis 2015. Mais être homosexuel en Pologne n’est pas socialement accepté. Surtout sous le gouvernement de Pis, parti d’extrême droite, proche de l’Eglise.
Dans cette ville multiculturelle qu’est Cracovie, un incident a marqué les Polonais. Au point de d’éveiller une vague de médiatisation et de débats qui a ravivé les opinions progressistes ou conservatrices des citoyens. Il s’agit d’un lynchage. Physique et verbal. Le genre d’agression qui montre avec violence que le mariage n’est vraiment pas pour tous en Europe.
Le soir du 3 octobre 2015, Hubert et Daniel rentrent d’une pendaison crémaillère à côté de la rue Florienska. Ils ne sont qu’à trente mètres de chez eux quand Hubert décide d’acheter des cigarettes. Il se rend dans une boutique de nuit en face de leur domicile. Rien ne laissait présager que l’un des jeunes hommes finirait le visage tuméfié, avec un nez cassé. Pendant que son compagnon fait sa course, Daniel fume tranquillement une cigarette dehors. Comme le vendeur n’a pas de monnaie, Hubert sort en chercher auprès de Daniel. Il s’adresse alors affectueusement à lui, « mon cher, est-ce que tu as de la monnaie? »
« Vous devriez être morts »
Dans la foulée, le couple a seulement eu le temps de traverser la rue lorsque les insultes pleuvent de plus belle. Daniel ne comprend pas cette escalade de violence, « quand j’ai tourné la tête, j’ai immédiatement reçu le premier coup dans le visage.Nous avions juste à traverser la rue pour être à la maison, en sécurité ». Son compagnon, en colère poursuit, « celui qui a demandé si on aimaient s’enculer a commencé à tabasser Daniel ! ». La haine des inconnus explose, « vous n’avez pas le droit de vivre ni d’exister ! Vous devriez être morts ! ».
La police n’étant pas présente sur les lieux de l’agression, Daniel a rappelé les forces de l’ordre et une opératrice leur a recommandé d’aller au commissariat. Surprise, arrivé là-bas, le blessé tombe sur un lieu fantomatique, désert, sans personne pour l’accueillir.
N’ayant aucune lumière, il appuye sur un interrupteur pensant appeler un policier, mais il tellement sonné par les événements, qu’il ne parvient qu’à activer la lumière. En attendant qu’un officier vienne, pour patienter, il a filmé les lieuxpuis est allé fumer une cigarette dehors. Il a pu finalement faire sa déposition. Ses assaillants ont été arrêtés le 10 décembre et encourent jusqu’à trois ans de prison pour coups et blessures. L’homophobie ne constitue pas un facteur aggravant dans le code pénal polonais.