Articles par Fdebranche

La « fachosphère » s’attaque au pape François suite a son discours de paix aux #JMJ

French Interior minister Manuel Valls is seen as he inaugurates the exhibition "100 years of the judicial police in Paris" on November 08, 2013 in Paris. AFP PHOTO / KENZO TRIBOUILLARD

Certains ont peu goûté au message de paix du pape après les JMJ, allant jusqu’à se désolidariser du pontife, voire réclamer sa démission. Revue de tweets.

« Si je dois parler de violences islamiques, je dois aussi parler de violences chrétiennes. » Les propos du pape François, à son retour des Journées mondiales de la jeunesse de Cracovie, ont fait couler beaucoup d’encre. S’ils ont été largement salués comme un message de paix, d’autres les ont vus d’un très mauvais œil. À commencer par la fachosphère.

Ils ont beau se dire « catholiques » ou encore « chrétiens » dans leur biographie Twitter, rares sont ceux qui délivrent un discours de « paix et d’amour » comme le voudrait leur souverain pontife ou même la Bible.

« Ils », ce sont les internautes de la sphère réactionnaire et ultraconservatrice d’extrême droite à tendance xénophobe, connue sous le nom de « fachosphère ». Je crois que ce n’est pas juste d’identifier l’islam avec la violence, ce n’est pas juste et ce n’est pas vrai (…). Je crois qu’il y a presque toujours dans toutes les religions un petit groupe de fondamentalistes. Nous en avons.

En délivrant un message où il refuse de faire l’amalgame entre violence et islam, rappelant que les chrétiens ont leur lot de fondamentalistes, le pape François s’est attiré les foudres de la fachosphère. Certains ont déclaré ne pas vouloir être « représentés par le pape François » (sic) tandis qu’un hashtag #PasMonPape a été lancé. D’autres réclament même sa démission.

https://twitter.com/BAmodru/status/760056893633167361

https://twitter.com/MarieCASTELNAU/status/760019281111293953

https://twitter.com/Philde_France/status/759892866474790912

https://twitter.com/DeLogeres/status/759939869569224705

https://twitter.com/isataharmiller/status/759878248474042368

Le Point

Mort d’Adama Traoré : le «New York Times dénonce «l’impunité» de la police française

Adama traoré

Dans un éditorial consacré à la mort du jeune noir à Beaumont-sur-Oise, le quotidien américain fustige le racisme de la police hexagonale et l’indifférence du gouvernement.

«Black Lives Matter in France, Too» : dans un éditorial, qui reprend en titre le nom du mouvement de lutte contre les violences policières né aux Etats-Unis, le New York Times dénonce le comportement de la police française dans l’affaire Adama Traoré – ce jeune Noir décédé le 19 juillet lors de son interpellation à Beaumont-sur-Oise (Val-d’Oise).

Le décès de ce jeune homme de 24 ans, dont la mort reste toujours sans explication officielle, alors que deux expertises font état d’une «asphyxie», a entraîné «de violents affrontements entre les minorités en colère et des officiers de police», rappelle le quotidien américain, qui dresse un parallèle avec les émeutes d’octobre 2005 déclenchées après la mort de Zyed et Bouna dans un transformateur EDF à Clichy-sous-Bois – dossier dans lequel les deux policiers poursuivis ont d’ailleurs été relaxés, rappelle le quotidien.

«Culture d’impunité profondément ancrée»

Depuis, les manifestants ont repris à leur compte le mouvement Black Lives Matter, né de l’autre côté de l’Atlantique, se félicite le New York Times, qui ne s’étonne pas de cette réappropriation : «Il y a des différences importantes entre les histoires des relations interraciales aux Etats-Unis et en France, où le racisme prend racine dans le passé colonial français, explique le quotidien. Cependant, il n’est pas surprenant que le mouvement Black Lives Matter trouve un écho en France : les organisations de défense des droits de l’homme ont fait état ces dernières années d’une culture d’impunité, profondément ancrée au sein de la police française, et donnant lieu à des abus à l’égard des minorités», détaille le quotidien américain, qui cite notamment une étude de 2009 sur le délit de faciès, selon laquelle un Noir ou un Arabe (ou perçu comme tel) à six à huit fois plus de chances de se faire contrôler à Paris.

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Une élue menacée de mort par l’extrême droite après un tweet sur l’assassinat du père Hamel

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A l’origine, il s’agissait d’une simple blague, certes un peu douteuse… Sur Twitter, Julie Le Goïc, une conseillère municipale de la ville de Brest, a ironisé sur l’assassinat du prêtre Jacques Hamel à Saint-Etienne-du-Rouvray. Cette élue de gauche, « qui ne fait plus partie de la majorité » selon le maire de Brest, a posté un tweet qui fait aujourd’hui polémique. Dans un post, le mardi 26 juillet, elle déclare : « Du coup, le prêtre mort en martyr, il a le droit à 70 enfants de chœur au Paradis ? »

Des menaces de mort

Un commentaire qui est très mal passé sur les réseaux sociaux. Les internautes se sont livrés à un flot d’insultes et de menaces de mort à l’encontre de l’élue. La plupart en provenance de  l’extrême droite ou d’identitaires bretons.

https://twitter.com/Onkur1/status/759103336926867456

Julie Le Goïc, qui appartient au groupe Europe Ecologie-Les Verts, s’est dite « choquée par ce qu’une blague peut provoquer comme haine ».

20 Minutes

3 français parmi les 45 criminels les plus recherchés d’Europe, dont le néo-nazi David Gras

Jean-Claude Lacote David Gras Dominique Delattre europel recherchés

Europemostwanted.eu recense les criminels ou les suspects les plus recherchés des 28 pays de l’Union européenne

Le site permet, en effet, au grand public de communiquer à la police, sous couvert d’anonymat, des informations sur les suspects. Et cela a aiguillé les enquêteurs pour huit suspects. « Pour six d’entre eux, leur arrestation a eu lieu dans un pays différent de celui où ils étaient supposés avoir trouvé refuge », explique encore la police européenne. De la liste originelle diffusée en janvier, vingt-huit suspects restent à interpeller.

Au total, le site recense encore 45 profils (ENFAST en a donc rajouté 14), parmi lesquels trois Français : Jean-Claude Lacote, recherché pour « homicide volontaire, coups et blessures graves », David Gras, traqué pour « vol commis en bande organisé ou avec arme » et Dominique Delattre, alias « Dédé, la vieille, la vioque », suspecté lui aussi de « vol commis en bande organisé ou avec arme ».

Europe 1

Après avoir tenté l’aventure punk, David GRAS se tourne en 1986 vers le mouvement skinhead. Une conversion surprenante pour ceux qui avaient l’habitude de l’apercevoir dans la rue piétonne avec une crête et un rat sur l’épaule. Invité à s’expliquer sur cette mutation, il confiait alors « Quand j’étais punk, j’avais déjà des arrières-idées (NDLR: fascistes) qui ne correspondaient pas vraiment à ce que j’étais ».

Il endosse la panoplie prisée par la fachosphère de l’époque (boule à zéro, bombers et Doc Martens), se délecte des textes xénophobes du groupe musical « Légion 88 » (extrait: « France d’abord, blanche toujours! ») et revendique son appartenance à la mouvance nationale-socialiste, qui inspire alors des groupuscules comme « 3ème voie », le PNFE ou la Jeunesse Nationaliste Révolutionaire.

David GRAS impressionne par son physique idéal de SS: il est grand, aryen et doté d’un terrifiant regard psychothique. Il fascine les jeunes recrues par son discours radical. On le craint lorsqu’il parade en bande au centre-ville de Nevers, plus d’ailleurs pour sa réputation que pour ses coups qu’il distribue de façon parcimonieuse.

Il sait qu’il est dans les radars des Renseignements Généraux et évite de s’exposer bêtement à des poursuites. Mais la violence de ses propos (« t’as vraiment envie de te retrouver au fond de la Loire avec des bottes en béton? » ou « Un pistolet automatique 9 mm. Pan!… Pan!… ») laisse cependant peu de doute sur son aptitude au meurtre et à faire disparaître un corps. On ne lui connaît alors aucune attache affective ou sentimentale.

Serge VERON, ancien parachutiste et spécialiste des explosifs, monte avec David GRAS une équipe qui va multiplier en 2011 les attaques de fourgons blindés et de centres de dépôt de fonds, avec plus ou moins de succès.

Blog MediaPart

 

14 des 45 criminels les plus recherchés d’Europe arrêtés en 6 mois

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Les forces de police européennes ont localisé et arrêté ces six derniers mois quatorze individus figurant sur la liste des plus recherchés, grâce notamment aux tuyaux fournis par la population, depuis le lancement du fichier Europol des «most wanted», a indiqué vendredi l’Office européen des polices.

Les forces de police à travers l’Union européenne ont lancé ensemble le site www.eumostwanted.eu suite aux critiques essuyées au lendemain des attentats de Paris du 13 novembre concernant leur manque de coordination.

Parmi ceux récemment placés en détention, se trouvent le Belge Salah Abdeslam, suspect clé de ces attaques qui ont fait 130 morts, et Ibrahim Abrini, frère de Mohamed Abrini, un Belgo-Marocain impliqué dans les attentats de Paris et de Bruxelles.

Leur arrestation n’était pas directement liée au site, visité des millions de fois depuis son lancement le 29 janvier dernier.

Mais en février, le gourou roumain du yoga Gregorian Bivolaru, 64 ans, a été interpellé à Paris grâce aux renseignements reçus via la plateforme. La justice française a ordonné son extradition en juin vers la Roumanie où il est accusé d’exploitation de mineurs et de pédopornographie entre 2002 et 2004,.

Parmi les personnes les plus recherchées en Europe figuraient aussi un Belge localisé au Gabon, un Polonais découvert à Malte et un Suédois interpellé en Grande-Bretagne.

Poursuivi notamment pour double homicide, le patron italien de la maffia Ernesto Fazzalari, 46 ans, a été arrêté fin juin au sud de l’Italie, après vingt années de cavale.

«Nombre d’entre eux ont été arrêtés dans des pays européens», a déclaré à l’AFP la responsable de communication d’Europol Tine Hollevoet, mettant en lumière les avantages de la collaboration.

Sur la liste initiale de 45 noms, 28 individus sont toujours recherchés, et Mme Hollevoet encourage les citoyens européens à se rendre sur le site internet car de nouveaux noms sont ajoutés à cette liste.

L’Avenir

Grande Bretagne : Après le Brexit, plus de 500 incidents racistes recensés en 5 semaines

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L’ampleur de la haine qui a frappé la Grande – Bretagne post-Brexit est aujourd’hui détaillé pour la première fois par The Independent qui a eu un accès exclusif à une base de données de plus de 500 incidents racistes compilés ces dernières semaines depuis le référendum sur l’UE .

* Des bandes rôdent dans les rues exigeant des passants qu’ils prouvent qu’ils savent parler anglais

* Croix Gammées à Armagh, Sheffield, Plymouth, Leicester, Londres et Glasgow.

* Agressions, incendies criminels, excréments jetés sur des portes ou déposés dans des boîtes aux lettres.

* Des es enfants victimes d’insultes racistes aux côtés de leurs mères.

* Un homme à Glasgow arrachant le foulard d’une jeune fille et lui dire « vous devez obéir à l’homme blanc. »

https://twitter.com/Eeyinnotyouwin/status/747068589488902144

Independant

Des individus taguent des appels à « exterminer les Arabes » dans la ville Sissonne

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Des tags racistes d’une extrême violence invitant chacun « à exterminer les Arabes », ont été découverts rue Charles-de-Gaulle à Sissonne, mercredi matin. Rapidement, les services de la commune ont effacé les inscriptions, dont la signification a provoqué quelques réactions sur les réseaux sociaux. Si ce n’est plus visible à Sissonne, à Liesse-Notre-Dame, un drapeau nazi, une croix gammée et divers sigles ont été dessinés sur le mur de la chapelle située à côté de la fontaine miraculeuse.

Au sein de la mairie, on explique que cela reste en l’état en attendant la fin de l’enquête de gendarmerie. Cela fait plus d’un mois et demi que ces « dessins » sont présents, ce qui commence à agacer les riverains et bon nombre de Liessois.

L’Union

La mosquée en construction de la vile de Muret victime d’un incendie criminel

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La découverte hier matin d’un début d’incendie criminel devant l’entrée principale de la mosquée en construction de l’association musulmane muretaine (AMM) a provoqué un sentiment d’incompréhension parmi les dirigeants de cette association. Une enquête, confiée à la brigade des recherches a d’ailleurs été ouverte.

Dès les premières heures de la matinée une équipe de TIC (Techniciens en identification criminelle) et du LIPS (laboratoire de police scientifique) de Toulouse étaient sur place. Façade noircie sur toute la hauteur, trois portes endommagées, la toiture de tuiles de l’appentis calcinée. Tel est le bilan de cette tentative incendiaire.

Un ou plusieurs individus ont forcé un grillage entourant le terrain. Vraisemblablement ils ont répandu un produit inflammable au pied de l’entrée principale du bâtiment avant de prendre la fuite. Un peu avant 5 heures, le voisin le plus proche a prévenu Djamal Semaïl le président de l’association qui a alerté les sapeurs-pompiers. Ils ont mis peu de temps à éteindre le sinistre, évitant des dégâts plus importants.

La Dépêche

Collaborer avec Daech ? Aucun problème quand il s’agit de multinationales françaises

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Le 21 juin dernier, « le Monde » publiait une enquête édifiante et détaillée sur les arrangements de Lafarge avec Daech en Syrie. On y apprenait notamment que pour continuer à faire prospérer ses activités, l’entreprise a procédé à maintes négociations avec le groupe terroriste et accepté de lui payer des taxes. Aucun montant n’est précisé mais ce “partenariat” ayant duré plus d’un an, entre 2013 et 2014, on peut aisément imaginer qu’il s’agit de plusieurs milliers d’euros.

Des responsables politiques qui brillent par leur silence

Contre toute attente, ces révélations n’ont pas fait grand bruit, et peu nombreux ont été ceux qui s’en sont émus. Elles ont, certes, été relayées par la presse nationale et internationale mais ont vite disparu de nos radars.

Pire encore, rares sont les responsables politiques à s’être emparés du sujet et à avoir exigé que lumière soit faite. Les mêmes qui sont habitués à répéter en boucle qu’il faut lutter contre Daech par « tous les moyens à notre disposition » et qu’il ne faut faire aucune distinction entre les terroristes, ceux qui les protègent et ceux qui les financent, ont tout à coup brillé par leur silence.

Seule une élue parisienne (Danielle Simonnet) s’est indignée que la mairie de Paris puisse renouveler le partenariat qui lie Lafarge et Paris-Plages comme si de rien était. L’autre initiative notable vient de l’ONG SumOfUs qui a lancé une pétition qui a recueilli près de 40.000 signatures en quelques jours pour que la maire de Paris cesse tout partenariat avec le géant du ciment.

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Le #FLNC menace Daech en cas d’attentat et dénonce impérialisme « français » et extrême droite

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Dans ce texte transmis à Corse Matin, le groupe, qui avait annoncé en mai sa « démilitarisation », adresse aussi un « message à l’Etat français ». « Si un drame devait se produire chez nous », menace le FLNC, l’Etat aurait une part importante de responsabilité car il connaît les salafistes en Corse ». Précisant qu’ils « seraient au nombre de huit », le mouvement ajoute savoir « avec certitude que l’un des imams de Corse est un indicateur de police ».  « 

« Il faudra que la France cesse sa propension à intervenir militairement et à vouloir donner des leçons de démocratie à la terre entière, si elle veut éviter que les conflits qu’elle sème à travers le monde ne reviennent comme un boomerang sur son sol », ajoute encore l’organisation clandestine.

Appelant enfin « à la vigilance et au calme face à la barbarie », le FLNC souligne ne pas être « le refuge des frustrés d’une lutte raciale ou xénophobe » et dénonce « les idéologies fascisantes qui alimentent les esprits fragiles et les réseaux sociaux ».

L’Express

https://twitter.com/VegetaMoustache/status/758608052140531713

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« Sale noir », »sale bougnoule » « ta mère la juive » Stéphane, condamné pour ses propos racistes

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Ces mots avaient retenti le 1er décembre 2015 au commissariat d’Arras : « Ta mère est une juive. Hitler avait raison. Heil Hitler ! » À la barre du tribunal correctionnel d’Arras, mardi, le prévenu soutenait que c’est l’alcool qui lui avait fait tenir de tels propos.

ll « ne boi(t) plus depuis huit ans, du coup… » Le mélange whisky et cannabis aura peut-être été trop raide. Le problème, c’est que Stéphane Codevelle, Arrageois de 33 ans, déjà condamné dix fois, a prononcé pas mal d’autres injures, ce soir-là, quand les policiers sont intervenus chez lui pour des violences conjugales. Il avait d’ailleurs été jugé aussitôt après pour ces faits-là, et placé en détention jusqu’en novembre prochain.

Quand les officiers de police ont voulu l’interpeller, il s’est violemment débattu, mais pas seulement : « Lâchez-moi, je vais vous tuer, je suis Daech, je vais baiser vos femmes », leur avait-il lancé, avant de tenir des propos également racistes en garde à vue, traitant l’officier de police judiciaire en poste ce soir-là de « sale noir » et « sale bougnoule ».

Mardi, il comparaissait donc pour injure publique envers un particulier en raison de sa race ou origine, ainsi que pour apologie d’un acte de terrorisme et pour apologie d’un crime de guerre. Par chance pour lui, cette dernière mention a été écartée, le délai de prescription n’était que de trois mois !

Ce qui n’empêche pas le vice-procureur d’estimer que « l’alcool est un désinhibiteur », qui « libère la parole », et que les propos tenus par le prévenu « reflètent sa pensée. »

Stéphane Codevelle a été condamné à trois mois de prison ferme. Le Parquet en avait requis quatre.

La Voix du Nord

Des slogans pro-nazis et islamophobes tagués sur la mosquée de Bagnolet

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Dans la nuit du mardi 26 au mercredi 27 juillet, la mosquée de Bagnolet, en Seine-Saint-Denis, a été vandalisée. Une croix gammée a été taguée sur la porte d’entrée de l’établissement et plusieurs inscriptions islamophobes telles que « Fuck islam » ont été retrouvées sur les murs de la mosquée mais également sur les murs à proximité du lieu de culte, a-t-on appris mercredi.

La municipalité de Bagnolet a exprimé « sa profonde indignation et condamne fermement cet acte de profanation, un acte haineux, reflétant une banalisation de la haine de l’autre ». « S’attaquer ainsi à une partie de nos concitoyens au nom de leur croyance, c’est s’attaquer à la République toute entière », souligne-t-elle dans un communiqué

Abdé, un des fidèles de la mosquée qui a découvert les inscriptions au petit matin, y voit là une conséquence directe de l’assassinat du prêtre Jacques Hamel, la veille à Saint-Etienne-du-Rouvray. Il se dit « attristé » car les terroristes ont pour objectif « d’arriver à créer des conflits entre les religions ».

Les responsables de la mosquée ont provisoirement recouvert les inscriptions avec du papier. La mairie de Bagnolet en appelle, elle, aux « autorités compétentes pour diligenter une enquête rigoureuse, notamment à l’appui des images de vidéo-surveillance ». Elle appelle également tous les concitoyens « à faire preuve de sang-froid et de résilience en cette période difficile pour notre pays, où les attaques contre les fondements de ce que nous sommes se multiplient. »

SaphirNews

Le Havre : Des slogans racistes et islamophobes tagués sur les murs d’une école

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Que ce soit à l’entrée de ville, près de l’enseigne de fast-food McDonald’s, ou autour de l’école élémentaire Édouard Herriot, des tags à caractère raciste sont apparus. Sur l’un des murs de l’école, ou encore sur un immeuble qui longe le Boulevard François 1er, on peut voir notamment « Islam hors d’Europe. » Ils semblent avoir été réalisés durant la nuit, comme l’indiquent Annick et Claude, un couple habitant le quartier du Perrey depuis 13 ans.

« Ils n’y étaient pas hier, on a vu ça ce matin. Cela ne mène à rien et ne va pas apaiser les choses. On a peur que cela divise les gens, abasourdis par ce qu’il se passe, encore un peu plus. On condamne ces tags, il faut les effacer car cela peut en amener d’autres. »

D’autres Havrais sont révulsés par ces inscriptions condamnables. « C’est la première fois que j’en vois au Havre, c’est écoeurant, s’indigne Véronique, de passage dans le coin. Il n’y a vraiment aucun respect. » « C’est désolant, rajoute un jeune habitant le quartier. Cela va créer des amalgames qu’il ne faut surtout pas faire. Ce n’est pas normal de réaliser ce genre de tags, n’importe où. Surtout avec des propos de ce type, ce n’est pas acceptable. Mais à force, à force… »

Pris Normandie

Daech, la stratégie de la guerre civile

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Frapper, sans relâche, pour livrer la France au chaos et la faire sombrer dans la guerre civile. Au-delà de sa sauvagerie, l’assassinat mardi matin du prêtre Jacques Hamel, 86 ans, dans son église de Saint-Etienne-du-Rouvray (Seine-Maritime), répond à une stratégie précise de l’Etat islamique (EI). Elle était déjà à l’œuvre le 14 juillet, avec le massacre au camion sur la promenade des Anglais à Nice, ou en novembre à Paris, lors des attentats sur les terrasses et au Bataclan. C’est la même, encore, qui sous-tendait le meurtre d’un couple de policiers le 13 juin dans leur pavillon de Magnanville, en banlieue parisienne.

Chaos

Cette stratégie n’est ni secrète ni même cachée. Dès le début des années 2000, des théoriciens du jihad l’ont formalisée et publiée sur Internet. Leurs textes ont été repris et adaptés dans les publications que l’EI diffuse depuis 2014. L’objectif est de faire imploser ce que Daech décrit comme «la zone grise», celle où «infidèles» et musulmans vivent ensemble sans chercher à s’anéantir. Dans le monde rêvé de l’EI, il n’y a que deux camps : les mécréants et les musulmans. Les deux devront s’affronter jusqu’à la victoire finale des seconds.

C’est ce précepte qui est aujourd’hui à l’œuvre. Tous les moyens sont bons : des attaques à la kalachnikov dans les rues, des prises d’otages dans les boîtes de nuit, des kamikazes dans des aéroports ou devant un restaurant en Allemagne, des meurtres à la hache. Personne ne mérite d’être épargné, pas plus les enfants qui reviennent d’un feu d’artifice qu’un prêtre âgé qui célèbre une messe.

C’était le message d’Abou Mohammed al-Adnani, porte-parole de l’EI, en septembre 2015 : «Si vous pouvez tuer un incroyant […], alors comptez sur Allah et tuez-le de n’importe quelle manière.» Dans cette vague d’attentats annoncés, les chrétiens ne sont que des cibles parmi d’autres. A l’été 2015, Daech appelait ses partisans à viser «les églises», mais aussi «les lieux touristiques, les grandes surfaces, les synagogues, les permanences des partis politiques…»

Libération

Israël: 56 supporters de football d’extrême droite arrêtés pour violences et trafics d’armes

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Cinquante-six membres de « La Familia », un groupe de supporters d’extrême droite du club de football israélien Beitar Jérusalem, connus pour leurs dérapages racistes, ont été arrêtés, a indiqué mardi la police israélienne.

« Les arrestations qui ont eu lieu dans la nuit de lundi à mardi, ont été décidées à la suite d’actes de violence commis par des membres de +La Familia+ dans tout le pays », a affirmé la police dans un communiqué.

Ultra-nationalistes juifs, les membres –plusieurs centaines selon les médias– de La Familia sont régulièrement impliqués dans des incidents et coutumiers d’insultes anti-arabes et antimusulmanes. Le Teddy Stadium où évolue l’équipe qu’ils soutiennent est surnommé « l’enfer » en raison du climat d’hostilité et de violence envers les équipes adverses et leurs supporters.

La police est régulièrement contrainte de déployer d’importants renforts lors des matchs pour tenter d’empêcher des agressions. Les membres de La Familia arrêtés sont soupçonnés « d’avoir participé à des actes violents graves, à des trafics d’armes et d’avoir pénétré dans des stades en dissimulant des engins pyrotechniques interdits » dans ces lieux, a ajouté la police, précisant que ce coup de filet avait été rendu possible grâce aux informations fournies par une taupe parmi les supporters.

Pas moins de 400 policiers et gardes-frontières ont participé aux arrestations, qui pourraient se poursuivre dans les prochains jours, selon la police.

L’Orient du Jour