Harcèlement sexuel dans la gendarmerie : un an de prison avec sursis requis contre Ludovic et Julien

Deux gendarmes comparaissaient mardi devant le tribunal à Paris pour harcèlement sexuel. Ils sont poursuivis pour avoir tenu des propos obscènes devant une subalterne et de lui avoir proposé des rapports sexuels. Le parquet a requis un an de prison avec sursis à leur encontre.

Ludovic F., 37 ans, et son supérieur, l’adjudant Julien G., 38 ans, étaient poursuivis pour avoir tenu de façon répétée dans le temps des propos humiliants d’une crudité, d’une obscénité ahurissantes et proposé des fellations à une jeune gendarme venue tout droit de La Réunion pour faire ses preuves en métropole

Metro News


Harcèlement sexuel dans la gendarmerie: « Je te niquerais bien, quand est-ce qu’on baise ? »

Deux gendarmes gradés de Joigny (Yonne) comparaissent mardi 2 février à Paris pour avoir intimidé une subalterne en tenant des propos salaces. La victime a vécu pendant plus d’un an un véritable cauchemar dans le huis clos de cette brigade. Elle a décidé de sortir du silence pendant le procès.

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Gémissements suggestifs, propositions graveleuses, commentaires vulgaires… Deux gendarmes gradés de Joigny (Yonne) comparaissent ce mardi 2 février devant le tribunal correctionnel de Paris pour « harcèlement sexuel ».

Ils sont soupçonnés d’avoir fait vivre un véritable cauchemar à l’une de leurs subordonnées pendant plus d’un an, entre octobre 2012 et novembre 2013. La jeune gendarme, originaire de La Réunion, n’est parvenue à faire cesser cette situation intimidante qu’après avoir déposé plainte et s’être tournée vers l’association de défense des droits des militaires. Ses deux supérieurs, un maréchal des logis chef et un adjudant, ont été suspendus à la suite d’une enquête de l’inspection générale de la gendarmerie nationale (IGGN).

« Je te niquerais bien »

Aux enquêteurs, la victime a raconté avoir été harcelée sexuellement. Dans le huis clos de la brigade de Joigny, ces deux gendarmes auraient tenu des propos humiliants, auxquels metronews a eu accès : « Je t’ai entendu baiser avec ton copain ; il faut que tu me montres (…). Les Réunionnaises sont chaudes du cul, elles sont bonnes, elles aiment le cul« , aurait ainsi dit l’adjudant. Ce dernier lui aurait par ailleurs proposé pendant une patrouille « un plan à trois » ainsi qu’une fellation tout en gémissant de « manière suggestive ».

L’autre gendarme, maréchal des logis chef, est soupçonné d’avoir embrassé de force la victime sur la bouche. Les propos qu’il aurait tenus sont d’une crudité effarante : « Je te niquerais bien, quand est-ce qu’on baise ? Je vois bien tes dents autour de ma bite […]. J’aimerais […]  te mordiller les tétons ». Marie*, 26 ans, a aussi raconté au juge qu’il avait exhibé son bâton télescopique, avant de la prévenir : « Tu vas voir, je vais te l’enfoncer dans la chatte ». Il est aussi poursuivi pour avoir pointé son arme de service sur la victime.

Hiérarchie « complaisante » ?

L’enquête a établi que des témoins et des collègues de la victime avaient corroboré une partie des propos rapportés par Marie. Elodie Maumont. Selon elle, la hiérarchie a « fermé les yeux sur la situation ». Pire, elle a été « complaisante ».

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