Un député FN visé par 2 plaintes pour provocation à la discrimination et à la haine raciale, son immunité levée

Le Parlement européen a levé aujourd’hui l’immunité parlementaire de Jean-François Jalkh, eurodéputé et vice-président du Front national, visé par deux plaintes pour provocation à la discrimination et à la haine raciale en tant que directeur des publications du parti d’extrême droite.

CONSEIL NATIONAL DU FN A SEVRES

La première plainte concerne un « guide pratique de l’élu municipal Front national », publié en 2013 sur le site internet duFront national, qui invitait les futurs élus à privilégier les « Français » dans l’attribution des logements sociaux. La seconde est relative à une vidéo diffusée en juin 2014 sur le même site dans laquelle son ancien président, Jean-Marie Le Pen, s’en prenait à des artistes opposés au Front national, dont Patrick Bruel, Madonna et Yannick Noah, en lâchant : « On fera une fournée la prochaine fois ».

Le Parlement européen a levé l’immunité parlementaire de Jean-Marie Le Pen dans cette même affaire le mois dernier pour permettre qu’il soit jugé. Les eurodéputés ont estimé que les faits reprochés à Jean-François Jalkh dataient d’une époque où il n’était pas parlementaire et n’avaient aucun lien avec l’exercice de cette fonction.

Le Figaro

Haine raciale contre les marocains : 5.000 € d’amende requis contre Geert Wilders

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Le ministère public néerlandais a requis jeudi une amende de 5.000 euros mais pas de peine de prison à l’encontre du député d’extrême droite Geert Wilders lors de son procès pour discrimination et incitation à la haine à la suite de ses propos de 2014 sur les Marocains. Le dirigeant du Parti pour la Liberté (PVV) avait alors remis en cause le droit fondamental de ces derniers à exister en promettant qu’il y en aurait « moins » dans son pays à l’avenir.

Les procureurs néerlandais estiment que les trois chefs d’inculpation sont prouvés et que les propos incriminés avaient été tenus dans l’intention délibérée de viser un groupe ethnique particulier, en infraction avec la Constitution.

Au cours d’une soirée après les élections municipales de mars 2014 à La Haye, cet homme de 53 ans, absent à son procès, avait demandé à ses militants s’ils voulaient « plus ou moins de Marocains dans (leur) ville et aux Pays-Bas ».

Face à une foule scandant « Moins ! Moins ! Moins ! », il avait répondu dans un sourire : « Nous allons nous en charger ».

Ces propos avaient suscité le dépôt de 6.400 plaintes par des citoyens et des organisations.

Il s’agit du deuxième procès de ce type pour l’élu, relaxé en 2011.

Il encourt un maximum de deux ans d’emprisonnement ou une amende de plus de 20.000 euros, mais une peine sévère est peu probable, d’après les experts. Le verdict est attendu pour le 9 décembre.

Au parlement, les députés du PVV ont manifesté à la suite de ce réquisitoire en déployant une affiche de leur chef de file barré d’une croix rouge, comme privé de sa liberté d’expression.

LaLibre

Zemmour condamné à 3000 € d’amende pour «provocation à la haine envers les musulmans»

Ce jeudi, la cour d’appel de Paris a condamné le polémiste Eric Zemmour, jugé pour des propos envers les musulmans de France prononcés en 2014, à une amende de 3000 euros.

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Les magistrats ont confirmé la peine de 3000 euros d’amende, prononcée en première instance contre le polémiste Eric Zemmour.La cour d’appel de Paris a rendu son jugement, ce jeudi, dans le procès de l’ancien chroniqueur de France 2, jugé pour « provocation à la haine envers les musulmans ». En première instance, le parquet avait requis 10 000 euros d’amende. Le polémiste devrait également verser 1000 euros à trois associations, pour leur préjudice moral, et 1 euros à deux autres associations.

En octobre 2014, dans un entretien donné au journal italien Corriere Della Sera, Eric Zemmour avait considéré que les musulmans « ont leur code civil, c’est le Coran », mais aussi qu’ils « vivent entre eux, dans les banlieues » en refusant selon lui de vivre « à la française », en « mangeant par exemple du fromage » ou en « plaisantant dans les cafés et en faisant la cour aux jeunes filles ». « Les Français ont été obligés de s’en aller », avait commenté le polémiste, selon qui, le Front national est « trop à gauche du point de vue social » et « pas assez engagé contre le mariage homosexuel ».

L’hypothèse de la déportation des musulmans français

Dans cette interview, Eric Zemmour avait aussi estimé que l’hypothèse de la déportation des cinq millions de musulmans français, bien que « irréaliste », peut se comparer avec « les cinq ou six millions d’Allemands qui ont dû quitter l’Europe centrale après la guerre » ou avec l’expulsion d »‘un million de pieds-noirs » d’Afrique du Nord dans les années 60.

« L’histoire est surprenante. Qui aurait dit en 1940 que vingt ans après, un million de pieds-noirs allaient devoir quitter l’Algérie pour rentrer en France? », soulignait-il. Ces propos avaient été repérés et fustigés par Jean-Luc Mélenchon. SOS Racisme et la Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme (Licra) avaient notamment porté plainte.

L’Express

Extrême droite : le député islamophobe Geert Wilders jugé après 6 400 plaintes pour incitation à la haine raciale

Le procès du controversé député néerlandais Geert Wilders pour discrimination et incitation à la haine s’est ouvert lundi matin, en son absence, à quelques mois des élections législatives.

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Le député d’extrême droite néerlandais Geert Wilders change de tactique : il a annoncé qu’il serait absent du procès qui lui a été intenté, suite au dépôt de quelque 6 400 plaintes, pour discrimination, incitation à la haine et insultes. Les audiences prévues – une douzaine au total – devaient commencer lundi 30 octobre, dans un tribunal hautement sécurisé de Schiphol.

Alors qu’il se présentait jusque-là comme l’apôtre de la « parole libre » et devait, pensait-on, utiliser ce procès pour défendre son projet anti-immigration et anti-islam, le dirigeant du Parti pour la liberté (PVV) a indiqué qu’il serait seulement représenté par son avocat. Le ministère public pourrait toutefois exiger sa comparution s’il la jugeait indispensable.

M. Wilders dénonce le « procès politique » qui lui a été intenté et entend seulement s’expliquer devant ses collègues du Parlement de La Haye. Il affirme, en outre, que ce qui lui est reproché – vouloir « moins de Marocains » aux Pays-Bas – figure depuis longtemps dans le programme de son parti. Dans une lettre diffusée vendredi 28 octobre, il écrivait :

« C’est mon droit et mon devoir, en tant qu’homme politique, de parler des problèmes de notre pays. » 

« Je n’ai rien dit de mal, des millions de Néerlandais – 43 % de la population – veulent moins de Marocains, poursuit l’allié du Front national au Parlement européen. Pas parce qu’ils détestent les Marocains ou veulent qu’ils quittent tous le pays, mais parce qu’ils en ont assez de la terreur que font régnertellement de Marocains. » Ce qu’il a rappelé lundi matin avant l’ouverture de son procès dans un message en néerlandais et en anglais diffusé sur Twitter : « Les Pays-Bas ont un mégaproblème avec les Marocains. Se taire à ce propos est lâche. » Une sorte de pied-de-nez au tribunal, qui a indiqué qu’il rendrait son arrêt le 9 décembre.

« Figure carnavalesque »

Le procès porte, en fait, sur des propos tenus en mars 2014, à La Haye. M. Wilders avait demandé à ses militants s’ils voulaient « plus ou moins de Marocains dans (leur) ville et aux Pays-Bas ». Face à une foule scandant « Moins ! Moins ! Moins ! », il avait répondu en souriant : « Nous allons nous en charger ».

Acquitté lors d’un autre procès pour racisme, en 2011, le dirigeant populiste n’a, en tout cas, pas changé de cap. Au cours des derniers mois, il a répété que son objectif était de faire fermer toutes les mosquées des Pays-Bas et interdire le Coran. Cela lui a attiré les foudres de tous les partis, mais pas la disgrâce des électeurs potentiels : des sondages organisés en vue des législatives, qui auront lieu en mars 2017, affirment que le PVV reste la première formation du pays, devant le parti libéral du premier ministre Mark Rutte.

Il apparaît toutefois de plus en plus improbable que la formation populiste de M. Wilders puisse arriver un jour au pouvoir, même si son chef, qui se voit premier ministre, affirme l’inverse. Tous les partis rejettent désormais l’idée de gouverneravec lui. M. Rutte avait tenté de bâtir, en 2010, une coalition soutenue de l’extérieur par M. Wilders. Il a dû rapidement constater son erreur.

Le dirigeant du PVV encourt une peine maximale de deux ans d’emprisonnement, une amende de plus de 20 000 euros ou un peine de travaild’intérêt général. « S’il est acquitté, comme la première fois, cela renforcera certainement sa popularité, mais s’il est jugé coupable, cela découragera les gens de voter pour lui », a expliqué à l’AFP Meindert Fennema, auteur d’une biographie (non traduite) du dirigeant.

« Le PVV est un parti protestataire et sa chance de revenir au pouvoir m’apparaît nulle, écrit quant à lui l’historien et commentateur Maarten van Rossem. Wilders n’est plus un politique sérieux, mais seulement une figure carnavalesque, ce qu’il a, en fait toujours été. Cela n’empêche pas que l’on doive se demander d’où vient la colère qui anime ses supporteurs. »

Le Monde

 

Un Front National du Québec qui veut interdire l’Islam et démolir les mosquées, voit le jour

Le Front national du Québec, un groupe politique inspiré du parti du même nom dirigé par Marine Le Pen en France, devrait s’ajouter sur les bulletins de vote des 125 circonscriptions de la province en 2018, espère son fondateur.

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En entrevue à l’émission «Le Québec Matin», Daniel Boucher a tracé les grandes lignes de son parti politique. Outre la déclaration de l’indépendance du Québec dès son élection, le Front national souhaite interdire l’Islam et détruire les mosquées du Québec.

«Croire que l’Islam est compatible avec notre culture est comme croire que si vous nourrissez un alligator avec de la salade, qu’il finira par devenir végétarien», a écrit le parti sur son site internet.

M. Boucher a précisé ne pas souhaiter expulser tous les musulmans du Québec. Il affirme de plus que ce ne sont pas tous les musulmans qui sont «radicaux», ajoutant que ces derniers sont toutefois facilement identifiables puisque «c’est quand même assez visible».

«Tranquillement on noie les francophones dans la masse avec le multiculturalisme», a-t-il expliqué.

Fort d’une cinquantaine de membres, le parti cherche présentement à recruter davantage d’adhérents pour présenter 125 candidats aux prochaines élections.

Le Front national français s’en dissocie

Le parti du Front national de Marine Le Pen, mis au courant du projet de Daniel Boucher de créer un «Front national québécois», nie tout lien avec l’individu de Québec.

Daniel Boucher qui dit avoir fondé son parti à la suite d’une rencontre avec Marine Le Pen ment, selon le Front national français. «M. Boucher cherche manifestement à faire croire à une proximité entre lui et Marine Le Pen, et à une filiation politique entre le Front national et son mouvement», a indiqué par courriel Alain Vizier, le directeur du service de presse du Front national.

Celui-ci ajoute également que la photo de Marine Le Pen avec Daniel Boucher a été prise tout à fait par hasard lors de la visite de Mme Le Pen à Québec.

«Il n’existe aucun lien entre M. Boucher et Mme Le Pen», précisent les instances du parti, et ce «contrairement à ce que cet individu semble prétendre».

Tva Nouvelle

Pays-Bas: Le député d’extrême droite Geert Wilders en croisade contre les musulmans

Le député néerlandais d’extrême droite Geert Wilders, dont le procès pour discrimination et incitation à la haine doit s’ouvrir lundi après qu’il a promis « moins de Marocains » aux Pays-Bas, affirme être en croisade contre ce qu’il nomme « l’islamisation » de son pays.

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Adepte d’une rhétorique lapidaire, le politicien de 53 ans qui vit sous protection policière permanente divise un pays qui se targue pourtant de sa tolérance multiculturelle.

« Nous ne sommes pas xénophobes », a-t-il assuré récemment lors d’un entretien avec l’AFP : « nous sommes contre l’afflux d’une culture qui est contre toutes nos valeurs ».

Surfant sur la vague de la crise migratoire, la pire en Europe depuis la Seconde Guerre mondiale, son Parti pour la liberté (PVV) est passé en tête des sondages pendant la deuxième moitié de 2015 mais a récemment cédé sa place alors que les prochaines élections sont prévues en mars.

Parfois surnommé « Capitaine peroxyde », le député aux cheveux blonds décolorés ramenés vers l’arrière compare le Coran, qu’il qualifie de « fasciste », à « Mein Kampf », le manifeste politique d’Adolf Hitler.

Geert Wilders est l’héritier politique direct du populiste néerlandais Pim Fortuyn, assassiné en 2002, et dit défendre la liberté, « qui disparaîtra au moment où l’idéologie islamiste aura une présence plus forte dans ce pays ».

Il est également l’auteur du film anti-islam de 17 minutes « Fitna » (« discorde » en arabe), qui montre notamment des images des attentats du 11 septembre 2001 à New York.

Sa diffusion en mars 2008, malgré l’opposition du gouvernement néerlandais, avait provoqué de vives réactions dans le monde musulman.

Incitation à la haine

Geert Wilders, qui rejette l’étiquette d’extrême droite, veut faire interdire le Coran et mettre un terme à l’immigration en provenance des pays musulmans.

Après avoir été acquitté en 2011, il est à nouveau poursuivi pour « incitation à la haine » : lors d’un meeting électoral en mars 2014, il avait promis à ses partisans « moins de Marocains » aux Pays-Bas.

Ces déclarations avaient provoqué un exode au sein de son parti et une vague de protestation sans précédent, tout comme, plus récemment, son programme électoral, où il assure vouloir « fermer toutes les mosquées et écoles musulmanes ». 

 

 

Marié à une Hongroise, M. Wilders soigne son image à l’étranger, notamment aux Etats-Unis, où il prononce souvent des discours.

 

Il parle rarement de sa vie privée et n’a jamais réagi aux spéculations selon lesquelles il teint ses cheveux pour cacher de lointaines origines indonésiennes.

Le Point