Coiffeur et porte-voix de L’Oréal, Claude Tarantino jugé pour agressions sexuelles aggravées

Le coiffeur-entrepreneur qui a été mis en examen il y a huit ans pour agressions sexuelles aggravées sur des employées sera jugé par le Tribunal correctionnel de Metz (Moselle) fin mars. Le professionnel rejette toute agression et assure être proche de ses collaboratrices.

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Claude Tarantino, «coiffeur des stars» originaire de Rombas (Moselle) et qui a bâtit un véritable empire de la coiffure dans la région Grand-Est est renvoyé devant le Tribunal correctionnel de Metz le 30 mars prochain, suspecté d’agressions sexuelles aggravées, a-t-on appris de source judiciaire confirmant une information du Républicain Lorrain.

L’homme qui est le porte-voix de la célèbre marque de cosmétique L’Oréal est accusé par plusieurs ex-coiffeuses, employées, stagiaires ou apprenties d’agressions et d’attouchements sexuels.

Des jeunes femmes sont alors entendues et une dizaine est reconnue comme victimes par la justice. Une était mineure à l’époque des faits. L’avocat de l’accusé affirme dans la presse que son client n’est pas un «pervers» mais «tactile» avec ses collaborateurs féminins. «Parfois excessif, exigeant» mais «pas un agresseur sexuel» assure son avocat.

Loracrtu

Université de Bordeaux : croix gammée et un bâtiment saccagé

Des «casseurs» non identifiés ont saccagé mercredi soir et dans la nuit un bâtiment du Collège des Sciences humaines de l’Université de Bordeaux, détériorant du matériel et taguant des dizaines d’inscriptions extrémistes, a indiqué hier l’Université, qui a suspendu les cours.

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Ces dégradations – murs tagués, portes défoncées, matériel volé ou détérioré et un ascenseur vandalisé – ont eu lieu quelques heures après la manifestation bordelaise contre le projet de loi travail et alors que se tenait une assemblée générale d’étudiants.

Selon la préfecture de Gironde, «un groupe d’environ deux cents personnes, composé d’étudiants, mais aussi de militants et notamment des anarchistes, s’est introduit brutalement dans les locaux de la faculté pour y tenir une assemblée générale».

A l’étage abritant l’école de psychomotricité, une croix gammée a notamment été dessinée sur le front d’un nourrisson en plastique, une moustache hitlérienne sur un autre. Des cadavres de bouteilles et des restes de nourriture jonchaient le sol de l’amphithéâtre.

«Les estimations sont en cours, elles pourraient se chiffrer en dizaines de milliers d’euros», a précisé le président de l’université.

La Depeche

Un ministre belge convoque l’ambassadrice d’Israël après des destructions de biens palestiniens

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Le ministre de la Coopération au développement, Alexander De Croo, a convoqué mercredi l’ambassadeur d’Israël en Belgique, Simona Frankel, à la suite de l’augmentation jugée « inquiétante » du nombre de démolitions et de confiscations de structures palestiniennes dans la zone C de Cisjordanie observée depuis le début de cette année, a indiqué son entourage.

Israël a notamment détruit des structures financées par l’Union européenne et la Belgique au travers du consortium « Humanitarian support to contribute to the protection of Palestinians in the West bank from forcible transfer ».

M. De Croo a affirmé à l’ambassadrice que ces projets humanitaires étaient exécutés « dans le respect du droit humanitaire international », selon son cabinet.

L’UE s’oppose aussi aux démolitions, confiscations, expulsions, déplacements forcés et restrictions en matière de déplacement et d’accès imposées aux Palestiniens.

M. De Croo a indiqué qu’il allait prendre contact avec un certain nombre de partenaires européens pour envisager de nouvelles démarches afin de réclamer une indemnisation des dommages subis.

M. De Croo et son collègue des Affaires étrangères, Didier Reynders, avaient exprimé vendredi dernier leur « préoccupation » face à l’augmentation -qu’ils qualifient d' »inquiétante »- du nombre de démolitions et de confiscations de structures palestiniennes dans la zone C de Cisjordanie observée depuis le début de cette année.

La Libre

En Italie, les immigrés financent les pensions de 600 000 retraités

Les immigrés rapportent huit milliards d’euros par an à l’Italie, et ne lui coûtent que trois milliards. Les cinq milliards restant sont redistribués dans la population italienne.

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Les immigrés régularisés en Italie contribuent à payer les retraites de 600 000 Italiens, écrit mercredi La Repubblica, citant une récente étude.

« En 2014, les travailleurs étrangers ont versé environ 8 milliards d’euros de contributions » à la sécurité sociale, écrit le quotidien italien, citant un rapport rédigé par le magistrat Roberto Garofoli, chef de cabinet du ministre de l’Economie et des Finances Pier Carlo Padoan.

Dans le même temps, ils ont reçu « des retraites pour un montant d’environ 642 millions d’euros et d’autres prestations pour environ 2,42 milliards », soit au total un peu plus de 3 milliards d’euros.

Le rapport souligne cependant que les frais soutenus par l’Italie pour faire face à l’arrivée de plus de 150 000 immigrés en 2015 ont atteint le chiffre de 3,3 milliards d’euros. 

Les contribuables étrangers ont déclaré en 2014 environ 45 milliards de revenus sur lesquels ils ont payé près de 6,8 milliards d’impôts, ajoute le magistrat, qui s’est basé sur les chiffres du ministère italien.

Ces chiffres viennent une nouvelle fois démontrer la contribution que les immigrés donnent à l’économie de la péninsule et à sa population vieillissante.

Sud Ouest

Espagne : Une juge demande à une victime de viol si elle a tenté de « fermer ses jambes »

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Une association féministe espagnole a porté plainte contre une juge pour avoir « humilié » une victime présumée de viol. Cette magistrate, Maria del Carmen Molina aurait demandé, selon « The Telegraph » qui rapporte l’information, à cette femme, enceinte de 5 mois, si « elle avait fermé ses jambes » et si elle avait « fermé ses organes sexuelles ». 

« Cette question est offensante, dégradante et humiliante », a déclaré Blanca Estrella, présidente de l’association Clara Campoamor qui a demandé à ce que soit suspendue cette professionnelle de la justice. « Cela montre un manque total de rigueur professionnelle et de traitement éthique de la victime. »

La victime avait été entendue par la police avant d’être présentée devant la juge pour raconter les multiples abus sexuels et physiques qu’elle subissait de la part de son partenaire. Elle a expliqué avoir été choquée par l’agressivité des questions de la juge, qui visiblement a cherché par tous les moyens à minimiser les charges contre l’homme accusé.

La juge « a montré une défiance évidente à propos du témoignage de la victime, l’interrogeant sans lui permettre de répondre », a affirmé Blanca Estrella. « Ce genre de questions sont inutiles pour l’enquête et violent la dignité de la victime. »

La juge Molina a été convoqué pour raconter sa version des faits.

L’Obs

Ex-symbole de la gendarmerie au féminin, Seaade Besbiss porte plainte pour harcèlement

Seaade Besbiss, ancienne gendarme adjoint volontaire, a déposé une plainte devant le doyen des juges d’instruction de Nanterre pour dénoncer des faits de harcèlement moral à l’encontre de son supérieur hiérarchique. Son image avait été utilisée par la gendarmerie dans le cadre d’une campagne pour illustrer la place des femmes dans l’institution.

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Elle avait été choisie par le ministère de l’Intérieur pour incarner l’égalité hommes-femmes, posant en uniforme sur des affiches promotionnelles de la gendarmerie. Seaade Besbiss, une ancienne gendarme adjoint volontaire (GAV) affectée dans les Yvelines, se retourne aujourd’hui contre son supérieur. Selon nos informations, elle a porté plainte le 1er mars dernier pour harcèlement moral de la part de son supérieur hiérarchique auprès du doyen des juges d’instruction de Nanterre (Hauts-de-Seine). Dans sa plainte, que metronews a consultée, Seaade Besbiss, 28 ans, dit avoir subi de nombreuses remarques déplacées pendant un an et demi de la part du lieutenant qui la supervisait.

« J’étais seins nus »

Les faits se seraient produits entre janvier 2013 et mai 2014, lorsqu’elle était en poste à la brigade autonome territoriale de Noisy-le-Roi (Yvelines). Tout aurait commencé lors d’une patrouille de nuit. Son supérieur, le lieutenant D., lui aurait posé des questions sur sa vie amoureuse, ses expériences et sur le « désir d’avoir des relations d’un soir avec un officier ». Mal à l’aise, la jeune gendarme raconte avoir « coupé court à la conversation ». A partir de ce jour, la relation se serait dégradée. « Il était très froid, de mauvaise humeur et m’a surchargée de travail. Je ne lui reproche pas de m’avoir draguée. Mais de m’avoir fait payer mon refus », commente-t-elle auprès de metronews.

A l’appui, elle rapporte cet exemple de la danse orientale. La gendarme souhaitait suivre cette activité en dehors de ses heures de service. Mais son supérieur lui aurait alors répondu, selon son récit, que cette pratique n’était « pas compatible avec le métier de gendarme », avant de refuser de l’inscrire au tableau d’avancement. La gendarme dénonce aussi une violation de son domicile. Selon elle, le lieutenant D. se serait introduit dans son logement, à l’intérieur de la caserne, sans demander s’il pouvait entrer. « J’étais seins nus dans mon lit en train de me reposer », précise-t-elle, assurant avoir en sa possession des vidéos et des enregistrements audio pour appuyer ses dénonciations.

Un néo-nazi, un vrai, au parlement slovaque

Il s’appelle Marian Kotleba. Il a 38 ans. Depuis deux ans et demi, il dirige une région de la Slovaquie que tout le monde ignorerait si les nostalgies nazies de son leader n’avaient attiré quelques reporters depuis novembre 2013, lorsqu’il devint le gouverneur de la région de Banská Bystrica en promettant de chasser tous les Tsiganes. Marian Kotleba dirige le parti Notre Slovaquie, le parti de l’ultra-droite nationaliste. Lors des élections législatives hier, le parti a fait son entrée au parlement et conquis 14 sièges.

Pour l’eurodéputée social-démocrate slovaque, Monika Flasikova Benova, l’entrée au parlement des néo-nazis est « une grande honte ». Comme l’affirmait ce lundi matin le quotidien libéral Sme, « le parti LS-Nase Slovensko est plus qu’un simple parti radical, nationaliste et europhobe du type du Front National ».

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La photo ci-dessus le montre, il y a quelques années, dans l’uniforme qu’endossaient les soldats de la milice slovaque collaborationniste, mise en place par le régime nazi. Le zèle du régime slovaque de l’époque était tel, qu’il proposa, selon un papier publié sur le site de la BBC, de payer 500 marks à Berlin pour chaque juif déporté vers l’Allemagne. Les historiens estiment qu’environ 75 000 Juifs slovaques (83% du total de la communauté) furent déportés et tués dans les camps de la mort nazis.

Comme le précisait l’envoyé spécial de Libération en janvier 2014, «  Kotleba a possédé un magasin de vêtements pour nostalgiques nommé KKK, hommage morbide au Ku Klux Klan. Il a collaboré avec le parti néonazi allemand NDP. Et, surtout, il voue un culte obsessionnel à l’Etat slovaque clérical fasciste de 1939-1945, éphémère croupion du IIIe Reich, obtenu directement auprès de Hitler par un prêtre catholique, Jozef Tiso. Père de la première nation slovaque, ce dernier est resté à sa tête durant toute la Seconde Guerre mondiale, avant d’être pendu par les Soviétiques en 1947 ».

 

Ouest France

Un leader israélien propose d’ériger des murs entre les palestiniens et les colonies juives à Jerusalem

Le chef de l’opposition israélienne propose de diviser Jérusalem avec plus de murs et des checkpoints élevés, efficaces, bannissant 200.000 habitants palestiniens de la ville.

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La proposition faite par Isaac Herzog, formellement adoptée le mois dernier par le Parti travailliste, envisage une construction de nouvelles barrières en béton et des clôtures pour séparer 28 quartiers palestiniens à Jérusalem-Est des quartiers juifs et des colonies juives de la ville.

Si le plan Herzog devait être mis en œuvre, Israël réduirait la population musulmane de Jérusalem de plus d’un tiers de la ville à environ 10 %

«Ils vont nous mettre derrière un mur et les les 200.000 habitants palestiniens de Jérusalem ont besoin d’un permis spécial pour visiter la mosquée al-Aqsa? C’est une guerre religieuse « , a déclaré Aziz Oubid, co-propriétaire d’un magasin de pièces d’automobiles dans le quartier palestinien de Issawiya à quelques miles de la vieille ville.

The Washington Post

Allemagne : un curé noir lâche sa paroisse après des attaques racistes

Un prêtre catholique germano-congolais officiant en Allemagne a quitté sa paroisse bavaroise pour protester contre les attaques racistes dont il était l’objet du fait de son soutien aux réfugiés, a indiqué lundi son autorité ecclésiastique.

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 Olivier Ndjimbi-Tshiende, 66 ans, qui détient la double nationalité congolaise et, depuis 2011, allemande, a jeté l’éponge en indiquant ne plus pouvoir supporter le climat de haine à son encontre dans sa paroisse. Cette région est la principale porte d’entrée des migrants affluant en Allemagne depuis l’Autriche voisine.

Le prêtre a indiqué avoir reçu de nombreuses menaces de mort anonymes et fait l’objet d’insultes racistes, souvent publiques, émanant notamment d’élus locaux du parti conservateur CSU, branche bavaroise du mouvement de la chancelière Angela Merkel (CDU), qui contrôle depuis des décennies cet Etat régional très catholique.

Deux dirigeants de la CSU contraints à la démission

Arrivé dans la paroisse en 2012, le prêtre s’était récemment désolidarisé de prises de position anti-migrants de deux responsables locaux de la CSU – Sylvia Boher et Johann Haindl. La première avait dénoncé dans le bulletin de la CSU «l’invasion» des réfugiés, tandis que le second avait menacé le prêtre en le traitant de «nègre».

Le curé avait appelé en retour les fidèles et la CSU de la commune à ne pas oublier les valeurs chrétiennes fondamentales. Les deux responsables politiques locaux avaient été poussés à la démission à l’automne dernier pour s’en être pris en termes parfois insultants à Mme Merkel. Mais selon le prêtre, les menaces et insultes anonymes à son encontre ont redoublé par la suite.

Olivier Ndjimbi-Tshiendel a reçu des missives portant des messages tels que «Dégage à Auschwitz» ou «Après la messe, ton compte est bon», indique le quotidien de Munich Süddeutsche Zeitung.

Le Parisien

Cukierman: les enfants juifs sont « battus » dans de « très nombreuses écoles »

Dans de « très nombreuses écoles », les enfants juifs sont « battus, insultés parce que juifs », a assuré lundi le président du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif) Roger Cukierman, affirmant qu’aujourd’hui, par « crainte », seul un tiers des enfants juifs vont à l’école publique. 

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Interrogé sur Europe 1 à quelques heures du 31e dîner du Crif, Roger Cukierman a dit observer « un repli sur soi » de la communauté juive dont il constate « les dégâts particulièrement au niveau de l’école de la République ».

L’école laïque, petit à petit délaissée

« De mon temps nous allions tous à l’école laïque. Aujourd’hui il n’y a plus qu’un tiers des enfants juifs qui vont à l’école laïque, les deux autres tiers vont dans des écoles privées, payantes, juives ou chrétiennes », a-t-il dit.

Ces chiffres sont plausibles mais difficilement vérifiables en l’absence de statistiques ethniques ou religieuses sur les élèves à l’Education nationale.

Le seul chiffre connu est celui des établissements scolaires confessionnels gérés par la première minorité juive d’Europe (évaluée à un demi-million de membres), qui scolarisent environ 30.000 élèves.

BFM

Fâché par Cukierman, Dalil Boubakeur, va boycotter le dîner du Crif

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Le recteur de la grande mosquée de Paris, Dalil Boubakeur, ne se rendra pas lundi soir au dîner du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif), comme en 2015, en raison de « propos réitérés » à son encontre de la part du président du Crif, a indiqué l’entourage du responsable musulman.

Lundi matin au micro d’Europe 1, Roger Cukierman a jugé le successeur du recteur Boubakeur à la tête du Conseil français du culte musulman (CFCM), Anouar Kbibech, « beaucoup plus dynamique, ouvert » que son prédécesseur.

Déjà le 18 janvier, lors d’une réunion des Amis du Crif, le responsable de la vitrine politique du judaïsme français avait estimé qu’Anouar Kbibech parlait « beaucoup plus clair » que Dalil Boubakeur, en disant avoir « vraiment le sentiment que les choses ont changé » au CFCM.

BFM

 

Le dentiste néerlandais de la Nièvre jugé pour avoir mutilé une centaine de patients

Mutilations, violences sur personnes vulnérables, escroqueries, faux en écriture: le Néerlandais Jacobus Marinus – dit Mark – Van Nierop, surnommé « le dentiste de l’horreur » dans la Nièvre, est jugé à partir de mardi par le tribunal correctionnel de Nevers.

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A Château-Chinon (Nièvre), désert médical notoire, l’installation en 2008 de ce praticien, recruté par un chasseur de tête, était une aubaine pour les habitants, obligés depuis plusieurs années de faire près de 20 km pour réaliser des soins dentaires.

« Il a fait de gros dégâts », confie la jeune femme en évoquant « des personnes âgées qui ne peuvent plus parler » depuis qu’elles sont passées entre les mains de M. Van Nierop. Elle-même, après des soins, a été « sensible au chaud et au froid pendant six mois et ne pouvait plus boire », mais elle n’a pas voulu porter son cas devant la justice.

Sous prétexte de mettre à jour sa carte Vitale, le Néerlandais en profita même pour réclamer 1.400 euros de soins à sa mutuelle, s’étrangle-t-elle.

Surtout, la facturation de « quinze soins » en une seule visite sème le « doute » chez Mme Martin qui apprend par une assistante dentaire qu’elle n’est pas seule dans son cas.

– 120 victimes –

Au total, 120 victimes se sont signalées auprès du collectif, conseillé par un des avocats de la retentissante affaire du Médiator, Me Charles Joseph-Oudin.

La Depeche

Christophe Vacher adjoint au maire soupçonné de récupérer les chrysanthèmes du cimetière pour les revendre

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A Civrac-de-Blaye (Gironde), l’affaire porte un nom: le « cimetière-gate ». A la veille de l’élection de deux conseillers municipaux – le maire et sa quatrième adjointe ont récemment démissionné – le premier adjoint à la mairie est visé par une plainte de plusieurs administrés. Il est soupçonné d’avoir récupéré pour son compte les chrysanthèmes du cimetière de la ville, rapporte Sud Ouest.

Les faits remontent au 15 décembre dernier. Sans prévenir ses administrés, Christophe Vacher enlève lui-même avec l’aide d’un cantonnier tous les chrysanthèmes du cimetière. Des fleurs pourtant encore en « bon état », précisent certains habitants.

L’élu, également exploitant agricole, les rapporte dans ses serres, afin de « combler un trou à boucher », explique-t-il à Sud Ouest. « Ça me rendait service et ça facilitait le travail des cantonniers. » Face au tollé, Christophe Vacher fait machine arrière. Le 20 décembre, il ramène les 266 chrysanthèmes au cimetière, afin que les familles des défunts puissent les récupérer.

L’Express

Sous bracelet électronique, Romain lui tire une balle dans le testicule

Le 25 janvier, pour une affaire de mobylette troquée, le Guisard Romain Pinceel, déjà sous bracelet électronique, tirait dans l’aine d’une connaissance.

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Sur le banc des parties civiles, la victime du coup de feu du 25 janvier à Guise boue littéralement, les mâchoires serrées.

C’est ce garçon qui, un lundi rue des Docteurs-Devillers, se présente au domicile d’une connaissance avec laquelle il a l’habitude d’échanger divers objets via Facebook. Le dernier, une mobylette, pose problème. Un échange musclé de SMS invite la victime à passer chez Romain Pinceel. Celui-ci conclut la discussion par un dernier message qui arrivera trop tard à son destinataire : «  Toi, viens, sur ta vie, j’vais te trouer la peau. » Explicite et exécuté.

La porte à interphone passée, le trentenaire s’engage dans l’escalier. À peine a-t-il le temps de poser le pied sur sa première marche qu’une arme surgit d’un coin de couloir à l’étage. Le coup part, touche au but, à l’aine. Le blessé s’enfuit. Dans la rue, où il tombe, se relève, hurle, tombe à nouveau, vomit, un pompier volontaire le croise, veut l’aider, il refuse. Pris en charge par les secours chez sa mère, le Guisard manque de perdre un testicule, mais a la vie sauve.

verdict : quatre ans dont deux ferme, le jeune Guisard de 21 ans aura tout son temps pour réfléchir à la question, en prison.

Aisne Nouvelle

Agressions sexuelles : Henri Alonzo, l’ancien gendarme définitivement condamné

Il avait agressé sexuellement trois salariées de la Semiacs, l’entreprise qui gère les parkings de Nice. Henri Alonzo, ancien directeur général, qui avait fait carrière dans la gendarmerie, vient d’être définitivement condamné.

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Henri Alonzo

Comme le confirme à Nice-Matin Me Julien Darras, avocat de l’une des victimes, Henri Alonzo s’est en effet désisté de son dernier recours possible, un pourvoi en cassation formé le jour même de sa condamnation en appel.

Il avait écopé d’une lourde peine, 30 mois ferme, le 7 avril 2015, par la cour d’appel d’Aix.

Henri Alonzo purge actuellement sa peine à la maison d’arrêt de Luynes, près d’Aix-en-Provence.

Cet ancien gendarme de carrière n’en a pas pour autant fini avec la justice.

Il reste mis en examen dans le cadre du volet financier de cette affaire pour, notamment, favoritisme, prise illégale d’intérêt, corruption.

Nice Matin