Johan a dissimulé 24g d’héroïne dans un siège pour bébé

Jeune chômeur de 32 ans, le Laonnois a financé les 500 euros de marchandise en vendant son auto.

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En audience correctionnelle du tribunal de Laon, Johan Malecky, 32 ans, était entendu ce jeudi pour détention, importation et transport de stupéfiant. Le 14 août 2015, il a été interpellé en voiture à Fontaine-les-Vervins avec pas moins de 24 g d’héroïne et 2 g de cannabis, dissimulés dans un siège pour bébé.

Bien connu des services de police pour avoir commis de nombreux vols destinés à satisfaire son addiction.

Il a été condamné pour trafic de stupéfiants en février 2015 et a reconnu sa récidive, mais pas à la bonne date.

Conformément à ses réquisitions, le prévenu a écopé de deux ans d’emprisonnement dont un avec sursis, et toujours avec obligation de soin.

L’Union

 

Nicolas condamné à du sursis pour trafic de drogue

Les magistrats du tribunal correctionnel ont eu à juger un prévenu très particulier, hier, en comparution immédiate. Mardi, cet Angoumoisin de 35 ans avait appelé le commissariat pour se dénoncer lui-même : il se disait contraint à vendre de la drogue et voudrait mettre un terme à son activité.

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Quoique surpris par cette confession, les policiers ont aussitôt perquisitionné chez lui, découvrant 246 grammes d’héroïne. Nicolas Frison se met à table : il y a un an, un inconnu l’aurait abordé dans le hall de son immeuble en lui confiant un paquet de drogue qu’il devait absolument protéger jusqu’à son retour.

De « nourrice », le bénéficiaire du RSA et ex-toxicomane entre dans le rôle du dealer, avec des livraisons de 500 grammes qu’il cachera dans la litière du chat ou dans ses meubles.

Un réseau démantelé

Cette version ne manque pas de faire tiquer le tribunal : « Comment cet inconnu a pu savoir que vous étiez un ancien toxicomane et se présenter chez vous ? ».

Le prévenu restera en prison : il écope d’un an ferme et douze mois avec sursis, additionnés d’une obligation de soins et de travail.

Sud Ouest

Vol de coke au «36» : Robert ex-indicateur de Jonathan Guyot écroué

Un ex-indicateur de Jonathan Guyot, ce policier soupçonné d’avoir volé 52 kg de cocaïne en 2014 au 36, quai des Orfèvres à Paris, a été écroué après son audition.

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C’est un « acteur clé » qu’enquêteurs et magistrats n’espéraient plus… Hier soir, un homme de 34 ans, soupçonné d’avoir été l’un des principaux « tontons » (  NDLR : indicateur dans le jargon de la police) de Jonathan Guyot — cet ex-brigadier-chef de police, auteur présumé du vol de 52 kg de cocaïne dans la salle des scellés de son propre service, la brigade des stupéfiants (BS) de la prestigieuse police judiciaire parisienne — a été placé en détention provisoire.

Les investigations, notamment techniques, ont établi que Jonathan Guyot, âgé de 35 ans et père d’un petit garçon de 3 ans, avait appelé, à 9 reprises, ce suspect dans la nuit 24 au 25 juillet 2014, quelques minutes après les faits. L’impressionnante quantité de drogue dérobée, d’une valeur de 2 M€, n’a jamais été retrouvée.

Surnommé Robert, ce suspect s’est finalement présenté lundi — après la saisie de plusieurs de ses biens à l’étranger sous la « pression » de la justice française — dans les locaux de l’inspection générale de la police nationale (IGPN), la police des polices. Il s’était mis en cavale, dès le 2 août 2014, jour de l’interpellation de Jonathan Guyot sur son lieu de vacances à Perpignan (Pyrénées-Orientales). Ce dernier a été incarcéré quelques jours après son arrestation.

«Il a avoué que Guyot lui avait remis près de 100 kg de haschisch»

Selon nos informations, dès ses premières auditions, Robert — qui s’était installé au Maghreb après sa fuite — a révélé s’être vu remettre « plusieurs dizaines de kilos de résine de cannabis » par Jonathan Guyot, afin de les revendre. En revanche, il a fermement réfuté avoir réceptionné la cocaïne volée dans l’enceinte même du 36. « Il a avoué que Jonathan Guyot lui avait remis en tout près de 100 kg de haschisch au cours des mois précédant le vol de cocaïne, confie une source proche de l’affaire.

Jean-Baptiste, Laetitia, Thomas, et Tony condamnés pour trafic d’héroïne

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Fin 2015, les gendarmes avaient mis fin à un trafic d’héroïne dans le secteur de Gaillon. Trois hommes et une jeune femme comparaissaient ce jeudi devant le tribunal correctionnel d’Évreux pour usage, acquisition, transport et revente de produits stupéfiants, principalement de l’héroïne.

 

Tony, allias « Casquette », présenté comme le « cerveau », doit s’expliquer à la barre en même temps que sa petite amie de l’époque, Laetitia, son frère aîné Thomas (absent lors de l’audience) et son ami Jean-Baptiste, déjà incarcéré à la maison d’arrêt d’Évreux pour des faits antérieurs

 Tony écope de deux ans d’emprisonnement dont six mois avec sursis et mandat de dépôt, assortis d’une obligation de travail, de formation et de soins.

La jeune femme est condamnée à six mois avec sursis pour usage de stupéfiants.

Le frère aîné est condamné à dix-huit mois dont dix avec sursis, deux ans de mise à l’épreuve, une obligation de travail, de formation et de soins.

Le dernier prévenu écope de deux ans d’emprisonnement dont six mois avec sursis et mandat de dépôt, assortis d’une obligation de travail, de formation et de soins.

Paris Normandie

Benoît Quentin un trafiquant de drogue qui récidive

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Mardi à Saint-Quentin, Benoît Quentin a quitté le tribunal comme il y était arrivé, menottes aux poignets. Purgeant une peine de 8 mois pour une affaire de stups, il la rallonge de 16 mois, dont 4 de révocation d’un précédent sursis, pour acquisition, détention, usage et cession de cannabis et d’héroïne.

En octobre, dans le cadre de réquisitions par le procureur de la République, des surveillances sont réalisées par les forces de sécurité. Notamment devant le domicile du prévenu, connu pour s’adonner à quelques trafics.

Sur l’homme, un « képa » (une enveloppe) d’héroïne. De nombreuses allées et venues sont remarquées. Des gens qui entrent chez le natif de Saint-Quentin, où il est domicilié, qui en sortent 15, 20 minutes plus tard. Lorsque l’appartement du prévenu de 25 ans est finalement perquisitionné, son activité ne fait plus de doute.

Benoît Quentin dit n’acheter « jamais plus de 10 g une fois tous les deux jours ». « C’est 600 g en 5 mois », relève la présidente après un rapide calcul.

« C’est désespérant, note pour sa part la substitut du procureur, la pédagogie ne sert à rien avec Monsieur. » À défaut, donc, la prison.

Aisne Nouvelle

Près de 200 kg de cannabis avaient été retrouvés chez Laurent Honguer

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Dans trois sacs : 101 kg de cannabis, 30 kg de la même matière un peu plus loin dans la même pièce de l’appartement havrais. 209 grammes de cocaïne par-ci, 77 grammes par là. Dans la chambre ? 58 derniers kilos de résine. « Ce sont des quantités importantes, qui sortent de l’ordinaire, même au Havre», analyse le président de la correctionnelle du Havre, lundi. Les enquêteurs ont effectué une véritable pêche miraculeuse chez Laurent Honguer, le 8 janvier 2015.

Il gardait la drogue « pour les vrais trafiquants »

Sorti de prison quelques mois plus tôt, ce récidiviste de 35 ans se veut de sa voix innocente n’être qu’une simple « nourrice », gardien d’une telle marchandise « pour les vrais trafiquants ». Son copain Dodo Diagouraga, autre Havrais âgé de 28 ans, préfère endosser le rôle de livreur des trois sacs.

Le prévenu aux huit antécédents pénaux est interpellé quelques minutes plus tard. En garde à vue, il choisit de conserver le silence.

Pour avoir joué deux fois la « nourrice », Laurent Honguer écope de cinq années d’emprisonnement.

De son côté, Dodo Diagouraga est condamné à quatre années pour les trois sacs avoués. Les garçons devront régler une amende fiscale de simplement 80 000 €.

Paris Normandie

Anthony et Jimmy tabassent un jeune homme pour une histoire de drogues

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«On a affaire à un règlement de compte entre dealers », voilà comment l’avocate de la défense résume la scène de violence ayant eu lieu à Brionne le 21 mai 2014.

Dans cette affaire, comme souvent dans les règlements de compte, les versions divergent. Des faits demeurent cependant constants. Jimmy L. a gazé Anthony C. pendant qu’Anthony D. lui portait de violents coups de batte de base-ball. Les faits se sont déroulés chez un ami de la victime alors qu’elle fêtait son anniversaire. À l’origine du conflit, une dette de 50 000 €.

Anthony D. est condamné à 18 mois de prison fermes. Jimmy L. 8 mois de détention.

Paris Normandie

Kevin Dupuis, le dealer condamné à 4 mois ferme, mais voulait une peine plus lourde

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«J’y crois pas ! » s’exclame la présidente du tribunal correctionnel. Elle vient de prononcer une peine de huit mois de prison, dont la moitié avec sursis, à l’encontre de Kevin Dupuis, « petit dealer » avignonnais. Elle vient aussi de lui répéter, pour la seconde fois, de se taire quand elle parle. Et lui de répondre, petit sourire aux lèvres : « Vous pourriez pas me mettre que du ferme ? »

Un prévenu qui veut une peine plus lourde, ce n’est pas banal. « Eh bien faites appel, et demandez huit mois ferme ! » répond la juge Lefevre-Ibanez… Le tribunal hallucine. Il était déjà échaudé par l’insolence affichée par le jeune prévenu, arrêté avec 109 grammes de shit et 223 euros en liquide dans la rue.

 Le Dauphine

Prison ferme pour Dodo et Laurent, les trafiquants de drogue

Deux prévenus havrais comparaissaient pour trafic de stupéfiants au tribunal correctionnel du Havre, ce lundi 25 janvier 2016.

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Dodo D. était surpris en pleine livraison de 100 kg de cannabis chez Laurent H., le 8 janvier 2015. Les deux Havrais avaient été dénoncés la veille à la police par l’éternel « renseignement anonyme ».
Les deux hommes âgés de 28 et 35 ans, récidivistes du trafic de stupéfiants, étaient jugés ce lundi 25 janvier 2016 par le tribunal correctionnel du Havre.
Laurent H., chez qui 89 autres kilos de cannabis et 209 grammes de cocaïne avaient été perquisitionnés, veut s’en tenir à un simple rôle de gardien de la marchandise pour des dealers inconnus. De son côté, Dodo D. dit n’avoir transporté que les 100 kg, d’Harfleur à l’appartement havrais de son co-prévenu. Ils nient avoir été davantage impliqués dans le trafic.
Les juges les condamnent respectivement à cinq et quatre années de prison ferme. Solidairement, une amende fiscale de 80 000 € s’y ajoute. Plus d’infos dans nos éditions du mercredi 27 janvier 2016.

Gérald, Benjamin, Roman, Joey, les quatre dealers de cité devant la justice

Ils sont quatre et viennent du quartier de la Pierre Trouée à Étaples. Pendant onze mois, les gendarmes ont patiemment écouté et recoupé leurs conversations et SMS entrouvrant une fenêtre sur la vie ordinaire de petits dealers et consommateurs de stupéfiants.

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« Si tu veux je peux t’avoir de la pure. » Un SMS de plus dans un dossier qui en compte des dizaines. Face au tribunal, les quatre prévenus sont étonnamment ressemblants : mêmes jeans, mêmes chaussures… C’est un bout de la jeunesse du quartier qui est posé là, au milieu d’une salle d’audience du tribunal de Boulogne. Ils sont trois à avoir la trentaine. Un dernier a tout juste 21 ans. C’est aussi le plus ambitieux de ce groupe d’amis, se dépannant les uns les autres en cannabis, cocaïne et héroïne selon les arrivages et les stocks de chacun.

Les gendarmes ont fait les comptes : plus de 5 000 euros de drogues diverses lui sont passés entre les mains.

Et puis il y a ces « Émilie », « Teddy », « La Poule », autant d’amis, de fournisseurs ponctuels, qui prolongent le réseau à travers le quartier. « Il y a tellement de drogues là-bas », soupire l’un des prévenus.

Benjamin Ramet et Joey Oriez ont été condamnés à quatre mois de prison ferme et dix mois de prison avec sursis avec obligation de soins, de se former et de trouver un travail.

Mêmes obligations pour Gérald Douchin, mais il passera quatre mois derrière les barreaux et a huit mois de prison avec sursis.

Roman Decaix est condamné à six mois de prison avec sursis et dix mois de prison ferme, toujours avec les mêmes obligations. Le tribunal a révoqué un sursis de deux mois de prison d’une précédente condamnation.

La Voix Du Nord

Nicolas condamné pour avoir (encore) transporté 9 kg de cannabis

Un homme de 30 ans a été condamné ce lundi au tribunal d’Arras pour avoir transporté neuf kilos de cannabis. Il a été arrêté sur l’A1 le 7 janvier.

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On lui donnerait le bon Dieu sans confession. À la barre du tribunal, en comparution immédiate lundi, Nicolas Annette, 30 ans, fait plus que bonne figure. Il répond à toutes les questions, sans sourciller ni rien omettre.

« À cette audience, on pourrait croire qu’on a une discussion entre personnes de bonne compagnie, sauf qu’il y a neuf kilos de cannabis », rappelle la procureure Huerre.

Le 7 janvier, les douanes l’ont intercepté à bord d’une Mercedes Classe A achetée par son commanditaire. Il devait livrer neuf kilos de cannabis cachés dans la voiture, contre 3 000 € et surtout l’assurance qu’on ne viendrait plus le chercher pour ce genre de missions. Le hic, c’est qu’il est en récidive.

Jugement : trois ans de prison et 15 700 € d’amende douanière.

La Voix Du Nord

Sandra livrait de la drogue à son fils en prison

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La sœur achetait le cannabis, la maman le convoyait et le fils contentait ses codétenus. La petite affaire familiale a été jugée à Laon. 

Dylan, Sandra, Anastasia. Le premier est le fils. La deuxième sa mère, la dernière, la sœur. Un trio hirsonnais fracturé depuis que Dylan, âgé de 20 ans, vogue de condamnation en condamnation.

En mars 2015, le jeune homme est incarcéré à la maison d’arrêt de Charleville-Mézières. Trois mois plus tard, il est dans celle de Châlons-en-Champagne et c’est dans ces deux endroits que se déroulent les faits qui sont reprochés au trio.

Dylan le vend comme ça : « Mes codétenus me mettent la pression pour avoir de la drogue. J’ai demandé à ma mère d’en faire passer pendant les parloirs. » Le manège dure de mars à novembre dernier et à une quinzaine de reprises, en mère appliquée, Sandra, 43 ans, passe de la résine dans son soutien-gorge. Et tout cela grâce à sa fille, consommatrice à ses heures, qui dit se fournir à Lille. Onze entrées à Charleville, quatre à Châlons.

La mère pense livrer son fils pour sa consommation personnelle.

Dylan pose problème. Il est actuellement incarcéré dans le cadre d’un vol avec armes, une affaire criminelle.

Le casier judiciaire de Dylan Leforestier est porteur de seize condamnations. «C’est hallucinant », peste le substitut Haquin !

Sa mère et sa sœur écopent d’une peine de quatre mois de prison avec sursis. Quatre mois aussi pour Dylan, mais ferme.

Aisne Nouvelle

Dubaï : un français condamné à perpétuité pour trafic de drogue

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Un tribunal de Dubaï a condamné ce mardi à la prison à perpétuité un ressortissant français pour trafic de drogue, rapporte le quotidien émirati The National. Cette peine équivaut à 25 ans de prison selon le code pénal des Emirats arabes unis. Dans son édition en ligne, le journal précise que l’homme, identifié par ses initiales M.Y., a été reconnu coupable d’être «en possession de 66,5 grammes de cocaïne qu’il entendait vendre».

Il a été arrêté le 18 mai après l’interpellation pour consommation de stupéfiants d’un autre Français, qui avait indiqué à la police «avoir acheté de la drogue auprès de M. Y.», ajoute le quotidien. Ce dernier a avoué avoir vendu un gramme de cocaïne à 1.000 dirhams (près de 250 euros), selon le journal.

Un recours est possible dans les 15 jours

Le prévenu sera expulsé du pays une fois qu’il aura purgé sa peine, indique encore le journal en citant le verdict du tribunal. Un recours en appel est possible dans les 15 jours.

Dubaï est l’un des sept membres de la fédération des Emirats, dont la législation est très stricte en matière de stupéfiants. La possession de drogue y est passible d’au moins quatre ans de prison et le trafic est punissable de la peine de mort, souvent commuée en détention à perpétuité.

Est Republicain

Dylan faisait pousser du cannabis chez lui, il écope d’un sursis

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Tandis que le prévenu fécampois se tient debout à la barre, la présidente du tribunal correctionnel du Havre lève les épaules et souffle. Le discours de Dylan, 22 ans et huit fois condamné depuis 2007, peut désarmer.

À Fécamp, le domicile de sa petite amie est perquisitionné le 13 avril dernier. Les forces de l’ordre y découvrent seize plants de cannabis et tout l’attirail pour une bonne récolte. La jeune femme répond que cela appartient à Dylan.

Huit mois de prison avec sursis

Son agacement augmente quand le Fécampois indique être tout jeune père. « Vous êtes père de famille. Vous avez une petite fille de quelques mois ! Et vous continuez à fumer ! J’espère au moins que vous ne fumez pas devant elle ! » À la barre, un non de la tête est lâché. Puis, comme pour se dédouaner, Dylan précise que sa petite amie consomme également. Cela ne changera en rien les considérations du parquet

Celui-ci comporte de nombreuses peines pour violences. Un séjour en détention a déjà été purgé. Le tribunal suit les réquisitions en prononçant huit mois de prison avec sursis.

Paris Normandie

Charles l’évadé de la maison d’arrêt de Besançon retrouvé en prison en Belgique

En détention, on lui donnait le « Bon Dieu » sans confession. Détenu exemplaire, Charles Clinck, 52 ans, purgeait tranquillement une peine d’un an de prison, à la maison d’arrêt de la Butte, à Besançon. Il y était considéré comme « auxiliaire » et y circulait librement. Jusqu’à son évasion, le 7 octobre dernier.

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Motif de son incarcération : il s’était fait pincer au début du mois de juillet par les douanes, sur l’aire de l’autoroute A36 à Fontaine-lès-Clerval, transportant dans son coffre onze kilos d’herbe de la meilleure variété. De la « skunk », très largement dosée en THC, le principe actif du cannabis.

Il était en effet également attendu par la prison de Nivelles, une commune au sud de Bruxelles, pour y purger un reliquat de 40 mois de prison, d’une condamnation pour des fraudes à la TVA sur des voitures de grand luxe (Porsche et autres Ferrari ou Jaguar…), pour un montant évalué par l’administration fiscale belge dépassant 1,5 M€. Ce qui avait motivé sa fuite au soleil…

Quant à Charles Clinck, il devra être jugé en France pour son évasion. Ce qui aurait pu être fait avant sa restitution à son plat pays pour y subir l’intégralité des peines prononcées à son encontre ici ou là.

Est Republicain

Détention de stupéfiants et violences contre des policiers : Pierre-Jean relaxé

Au tribunal de Lille, le jeune homme, élève de terminale, a été condamné à quatre mois de prison ferme et à une obligation de soins pour usage, détention et transport de stupéfiants.

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Prévenu de violences sur des policiers, après une interpellation musclée, Pierre-Jean F. a été relaxé.

Pierre-Jean F. a été arrêté dimanche dans un parking souterrain de la rue Jean-Jaurès après une course-poursuite avec la police qui l’avait repéré au cours d’une patrouille, entre les portes de Douai et de Valenciennes. L’interpellation a été musclée avec échange de coups de poing. 

Prévenu de violences sur des policiers, Pierre-Jean F. sera néanmoins relaxé, son avocat ayant convaincu le tribunal que les coups de son client étaient involontaires. Pierre-Jean F. a néanmoins été condamné pour usage, détention et transport de stupéfiants. Lors de son arrestation, les policiers ont trouvé 0,7 gramme de cannabis dans ses poches ainsi qu’une somme de 555 euros. 

Mais au tribunal, le débat s’appesantit sur un sachet plastique trouvé à quelques mètres de lui et contenant 1,4 gramme d’héroïne et 1,6 gramme de cocaïne, et sur l’origine de l’argent trouvé. Pressé de questions par la présidente Audrey Bailleul, le prévenu va nier farouchement. Ses explications sont si fantaisistes que la procureure Dorothée Coudevylle ironise : « Vous êtes en train de nous dire que sur les 555 euros, vous en avez trouvé plus de la moitié sous une voiture ? Une chance pareille, ce n’est pas donné à tout le monde. »

La procureure requiert huit mois de prison dont quatre avec sursis et mise à l’épreuve.

Le tribunal suivra les réquisitions du parquet. Les quatre mois de prison ferme pourront être aménagés. Dès à présent, le jeune homme a une obligation de soins. Son suivi sociojudiciaire pendant deux ans lui interdit de sécher les cours sous peine d’être incarcéré.

La Voix Du Nord