Articles par FDEBRANCHE

Incendie à Pantin : des jeunes de la cité volent au secours des résidents… puis se font contrôler par la police

Au lendemain de l’incendie dramatique de Pantin où un homme de 58 ans a péri dans son appartement, les habitants de la résidence du 8, rue Auger sont encore sous le choc. Le sinistre a fait d’autres victimes : une jeune femme de 23 ans est toujours dans un état critique après avoir respiré des fumées toxiques, une femme de 85 ans, qui a été évacuée par la grande échelle, est plus légèrement blessée.

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Les résidents de cette copropriété en parfait état ont tous le sentiment de l’avoir échappé belle. « Nous n’avons pas entendu de bruit ni senti d’odeur suspecte », indique Malik, un rescapé. Ils n’ont même pas perçu l’alarme. « C’est mon fils qui l’a déclenchée », explique Céleste Lopes, l’ancienne gardienne qui vit au rez-de-chaussée.

Les occupants de l’immeuble ne tarissent pas d’éloges sur le groupe de jeunes « de la cité d’en face » qui ont volé à leur secours. « Ils sont montés dans les étages en criant au feu, ils ont frappé aux portes et ont aidé les gens à sortir. Ils nous ont sauvés », martèle Malik.

« Sans eux, il y aurait eu plus de morts »

Dans la confusion, samedi après-midi, la police a d’abord cru que ces jeunes gens étaient venus mettre le feu. Des témoins les avaient vus escalader la grille d’enceinte et s’engouffrer dans l’immeuble, puis en ressortir à toute vitesse (en fait chassés par les fumées).

Ils se sont fait interpeller une cinquantaine de mètres plus loin. Malik qui venait d’être secouru par ces jeunes gens, a tenté d’expliquer la méprise. « Mais ils étaient déjà maîtrisés par la police qui me disait de ne pas m’en mêler », raconte-t-il. Finalement le quiproquo a été levé, et les garçons relâchés. Malik sait seulement que ses sauveurs habitent l’îlot Scandicci, une cité difficile de Pantin. « Ce sont des jeunes héroïques, sans eux il y aurait eu plus de morts », insiste-t-il.

L’origine de ce feu particulièrement violent est toujours inconnue, même si la piste accidentelle est privilégiée. Samedi à 17 heures, lorsque les pompiers interviennent, ils n’arrivent pas à ouvrir la porte du studio du 2e étage d’où sont parties les flammes. Quand enfin ils y parviennent, ils découvrent un corps complètement carbonisé appuyé contre la porte d’entrée.

Le Parisien

«Belhanda n’est plus trop un joueur de foot, il prie beaucoup», Younes Belhanda ulcéré par les propos de RMC

Lors d’une interview accordée à l’Equipe, Younes Belhanda est revenu sur des propos polémiques qu’un journaliste de RMC a tenus concernant sa pratique religieuse. L’international marocain a dû attendre presque trois mois avant de réagir. Les détails.

Au mois d’août dernier, le journaliste Daniel Riolo avait déclaré sur les ondes de RMC que Nice a fait une « grosse erreur » en recrutant Younes Belhanda. « Belhanda n’est plus trop un joueur de foot. Il a un peu vrillé. Je ne sais pas si c’est encore un joueur de foot. Bref, il prie beaucoup quoi. Il est parti dans un autre monde », a lancé le journaliste.

Pour répondre, le Lion de l’Atlas a saisi l’occasion de l’entretien accrodé à l’Equipe pour éclaircir les choses. « C’est petit. Pourquoi parler de ça alors que je suis footballeur ? », demande Belhanda, avant de poursuivre: « Je suis musulman. Quel est le rapport ? Je suis quoi ? Terroriste ? Je suis musulman, je pratique l’islam, quel est le rapport ? »

Sport

La Russie ferme le bureau d’Amnesty International à Moscou

Les employés d’Amnesty International à Moscou ont eu une mauvaise surprise en arrivant à leur bureau à 10 heures, mercredi 2 novembre, situé au centre de la capitale russe. Posées à même le sol au milieu d’un petit tas de copeaux et de fils, les serrures ont été arrachées, l’alarme a été débranchée et l’électricité coupée. Un scellé sur la porte, portant le cachet de la ville de Moscou, interdisait à quiconque de pénétrer dans les locaux sans « la présence d’un responsable municipal ». Interloquée, l’équipe de l’ONG international de défense des droits humains a tenté de joindre le numéro affiché. Sans succès.

Capture d’écran 2016-11-02 à 21.55.39.png« Nous ne savons pas ce qui a incité les autorités de Moscou à empêcher notre personnel d’accéder à nos bureaux », a réagi dans un communiqué John Dalhuisen, directeur Europe d’Amnesty International. Mais, ajoute-t-il, « étant donné le climat actuel de la société civile en Russie, il existe manifestement de nombreuses explications plausibles ». En parallèle aux associations et organismes russes, promptement classés « agents de l’étranger » dès qu’ils contreviennent au discours dominant du Kremlin, les ONG internationales sont en effet de plus en plus dans le collimateur du pouvoir.

« La tête dans le trou des WC »

La fermeture du bureau d’Amnesty à Moscou intervient au lendemain d’une critique vigoureuse de son responsable, M. Nikitine, après l’émoi suscité par le sort d’Idlar Dadine. Condamné à deux ans et demi de prison, et expédié en septembre dans le camp pénitentiaire n°7, à Segueja, en Carélie (nord-ouest de la Russie), cet homme de 34 ans a dénoncé la torture qu’il y subit dans une lettre adressée à sa femme par l’intermédiaire de son avocat, et rendue publique sur le site Internet Meduza.

« Nastia [diminutif d’Anastasia], si tu décides de publier ces informations qui me concernent, essaie de les diffuser le plus largement possible. Cela permettra d’accroître mes chances de rester en vie », écrivait-il, avant de détailler les mauvais traitements infligés. Battu à plusieurs reprises, il racontait ainsi son enfer : « Il y avait jusqu’à dix ou douze personnes à me frapper à coups de pied en même temps. Après le troisième passage à tabac, ils m’ont fourré la tête dans le trou des WC du mitard. »

Suspendu par les mains menottées derrière le dos, menacé de viol et de mort pour le dissuader de poursuivre sa grève de la faim, Idlar Dadine est le premier prisonnier à avoir été condamné par l’article 212.1, introduit en 2014 dans le code pénal russe, qui punit jusqu’à cinq ans de prison toute personne participant à une manifestation ou un meeting « violant les règles ». A plusieurs reprises, M. Dadine avait, tout seul à Moscou, brandi des pancartes critiques envers le pouvoir – l’une d’elles proclamant seulement « Je suis Charlie ».

 

Le Monde

Suisse : Le gouvernement interdit un rassemblement d’extrême droite pour troubles à l’ordre public

Le Conseil d’Etat invoque de possibles troubles de l’ordre public pour s’opposer à la manifestation du Parti nationaliste suisse.

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Le Conseil d’Etat vaudois a interdit mercredi la «conférence sur le nationalisme» qui doit se tenir samedi prochain dans la région lausannoise à l’initiative du Parti nationaliste suisse (PNOS). Le gouvernement cantonal invoque les dangers pour l’ordre public pour justifier sa décision. Le fait que de nombreux partis et organisations de la gauche vaudoise appellent à contre-manifester justifie de recourir à la clause générale de police, précise-t-on de source officielle.

En conséquence, la police cantonale interviendra le cas échéant pour empêcher la manifestation et les organisateurs s’exposent à des poursuites pénales s’ils maintiennent leur projet. L’interdiction est valable sur l’ensemble du territoire cantonal et reste applicable si la date du rassemblement est différée.

Le gouvernement vaudois ne donne pas d’information sur le lieu prévu pour ce rassemblement, si tant est qu’il soit déjà connu, avançant des raisons de sécurité. On ne sait pas davantage si une commune avait déjà accordé son autorisation pour que la manifestation se tienne.

La polémique sur l’activisme des milieux d’extrême droite en Suisse a enflé après le concert ayant réuni le mois dernier près de 5000 fans de rock néonazi à Unterwasser (SG).

Appel à une contre-manifestation

Dans le canton de Vaud, à l’initiative de Solidarités, et sous le slogan «Pas de fascistes dans nos quartiers», un appel à contre-manifester samedi 5 novembre a été lancé. Partis de gauche et syndicats s’y sont associés.

Sur l’affiche du rassemblement des nationalistes prévu le 5 novembre, on trouve les noms de Sébastien de Boëldieu, un militant de l’organisation italienne CasaPound, qui revendique l’expérience fasciste comme inspiration, du Français Daniel Conversano, qui se réclame du «militantisme blanc et nationaliste», et du Vaudois Philippe Brennenstuhl, responsable de la section romande du PNOS, lui-même condamné en 2002 à trois mois de prison pour discrimination raciale. La partie musicale du programme est confiée au groupe lyonnais de rock identitaire Frakass.

A Genève, c’est une conférence d’Alain Soral qui est déjà annoncée pour le 12 novembre, également dans un lieu ne devant être communiqué qu’à la dernière minute.

Le Temps

Nuit de violences et agressions des voisins : 8 mois ferme pour Grégory

Que s’est-il passé dans la tête de Grégory Fouquet dans la nuit du 28 au 29 octobre dernier ? Pour des faits de violences commis au cours de cette nuit d’ivresse, le Compiégnois de 30 ans a été condamné, ce lundi, à 8 mois de prison ferme. Le tribunal de Compiègne a décidé de son placement en détention.

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Il faut dire que le profil du jeune homme est inquiétant. Vendredi soir, il décide, avec son frère, de boire de nombreuses bières. Puis, avec des amis, il vide une bouteille de vodka. Plusieurs heures après son interpellation, il présentait encore une alcoolémie de plus d’1,2 g par litre de sang. Entre-temps, Grégory Fouquet a passé à tabac une de ses voisines.

Selon lui, après avoir reçu un coup de couteau dans la cuisse, il décide de se réfugier dans un pavillon. Pour cela, il défonce la porte de sa future victime, après avoir lancé des pots de fleurs sur la maison. A l’intérieur, il tombe sur Sandrine*, s’ensuivent des coups de poing, de pied, et une morsure par le chien du prévenu. C’est pour ces actes qu’il a été condamné. Pourtant, Sandrine n’était pas seule à la barre.

Grégory, déjà condamné dans plusieurs dossiers, se serait présenté quelques heures plus tôt chez Luis* avec un autre homme pour le frapper, selon les dires de cette présumée victime. Le visage du sexagénaire, largement tuméfié, confirme en tout cas des coups. Sauf que s’il a bien reconnu Grégory sur des planches photographiques, les certitudes manquent sur l’identité de l’agresseur et sur l’horaire des faits. Pour cette affaire, Grégory Fouquet a donc été relaxé.

Le Parisien

Marseille : une jeune femme voilée agressée au cutter par un homme, témoigne

Une jeune femme voilée a été agressée à la sortie d’une bouche de métro par un homme lui reprochant, selon les déclarations de la victime, d’être une terroriste, L’agresseur, âgé d’une vingtaine années aurait fait référence aux signes religieux de la jeune femme, qui portait un hijab. 

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Un homme âgé d’une vingtaine d’année a agressé une jeune femme voilée à la sortie d’une bouche de métro dans le centre ville de Marseille. Selon la jeune femme l’agresseur aurait fait référence à sa tenue vestimentaire.La victime portait un hijab, un voile laissant le visage apparent. L’agresseur l’aurait assimilée à une terroriste, avant de lui asséner un coup de poing et de la blesser légèrement au thorax avec un objet pouvant être un cutter, a indiqué la Direction départementale de la sécurité publique.

La victime, qui a appelé la police et a été conduite aux urgences. Elle s’est vu prescrire deux jours d’ITT. L’enquête a été confiée à la sûreté départementale . les fonctionnaires de police assurent mettre « tout en oeuvre pour identifier et interpeller l’auteur » de cette agression.

Depuis les attentats, plusieurs tags islamophobes ont été constaté dans le département, notamment à Aix-en-Provence, a également indiqué le préfet de police des Bouches-du-Rhône, Laurent Nunez.

France 3

Meaux : poursuivi en diffamation par le FN, Vincent Morelle est relaxé

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Le tribunal de Paris l’a relaxé ce mercredi après-midi. Vincent Morelle était poursuivi pour diffamation par le Front national (FN). En cause, un article paru dans Libération, également poursuivi et relaxé, paru en janvier 2014. Dans les colonnes du quotidien, celui qui était à l’époque directeur de campagne de Béatrice Roullaud, devenue conseillère municipale FN à Meaux, détaillait les propos racistes et antisémites qu’il avait entendus au sein du parti.

Contacté, l’avocat du FN confirme la relaxe. « Lors de l’audience, le 13 septembre, les réquisitions du parquet allaient dans le sens de la relaxe car il considérait que les propos n’étaient pas directement dirigés contre le FN. » L’avocat ne sait pas encore s’il fera appel de la décision. À l’origine adhérent à l’UMP, Vincent Morelle, qui demeure à Nanteuil-lès-Meaux, avait rejoint le FN en 2013, « écœuré » par les querelles intestines entre Copéistes et Fillonistes.

Le Parisien

Des néonazis Allemands attaquent les réfugiés en quête d’asile dans la ville de Bautzen

Une cinquantaine de néonazis allemands ont attaqué des migrants en quête d’asile dans la ville de Bautzen (Land de Saxe, est du pays).

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Selon les médias locaux, les agresseurs ont scandé des insultes et des menaces à l’encontre des réfugiés avant de les attaquer à coup de pierres. La police est intervenue pour mettre fin aux violences, les migrants s’étant abrités dans le centre commercial Holzmarkt.

Au total, plus de 1 000 attaques visant des centres d’accueil de réfugiés ont été enregistrées an Allemagne en 2015.

Dailly Mail

Après Hayange, le Secours populaire menacé par le FN à Hénin-Beaumont

Le Secours populaire persona non grata à Hénin-Beaumont. La municipalité frontiste du Pas-de-Calais a demandé en fin de semaine dernière à l’association de rendre ce lundi les clefs de sa permanence, rapporte La Voix du Nord.

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En juin, la municipalité avait déjà demandé une première fois aux bénévoles de rendre les clefs du local qui appartient à la ville, afin d’effectuer des travaux de voirie. Ils avaient bénéficié d’un sursis.

En septembre, une autre municipalité FN, Hayange, avait également décidé de virer l’association caritative du local qu’elle occupait à titre gracieux depuis près de vingt ans, au motif qu’elle serait «pro-migrants».

Libe

 

Extrême droite : les identitaires utilisent de faux sites d’info locale pour faire leur propagande

« Trois nouveaux radars installés sur la rocade de Bordeaux » Le titre qui s’affiche à la « une » du site infos-bordeaux.fr, ne pose que peu question. Mais les autres articles mis en avant sur ce qui a tout l’air d’un site consacré à l’actualité bordelaise sont plus étranges :« Le local du Front national de nouveau vandalisé » ; « Des soldats d’Odin [milices d’extrême droite scandinaves] patrouillent dans les rues de Bordeaux » ; « Tentative d’incendie du futur centre de migrants » ; annonce d’une conférence d’Eric Zemmour…

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Sur la page d’accueil d’Infos Bordeaux, on trouve dix occurrences du terme « migrant », mais pas une seule pour évoquer le classement de la ville en tête des cités les plus « branchées » selon le guide Lonely Planet, qui a pourtant fait la une de la presse locale.

Le phénomène est le même sur Breizh Info, un site qui dit traiter « de l’actualité bretonne et internationale », et qui affiche dès sa page d’accueil douze fois le terme « migrants » et huit fois celui d’« islam »…

On pourrait faire le même constat sur Rhône-Alpes Info, là encore un site censément neutre et consacré à l’actualité régionale, sur Nord Actu, pour les Hauts-de-France, ou sur Lengadoc Info, son équivalent pour le Sud : autant de sites qui ressemblent à de petits portails d’information locale et qui n’annoncent jamais leurs réelles intentions, bien différentes. Seul un mot peut mettre en garde, et encore faut-il en connaître le sens : tous ces sites d’apparence banale évoquent le concept de « réinformation », une formule chère à l’extrême droite.

La mouvance identitaire, qui gravite autour du Bloc identitaire, groupuscule d’extrême droite héritier d’Unité radicale (dont l’un des militants, Maxime Brunerie, avait tenté d’assassiner Jacques Chirac en juillet 2002), est en pointe dans ces nouvelles stratégies. Et à l’instar des ultracatholiques d’Alliance Vita et de leur réseau de vrais faux sites d’information sur l’IVG, des groupes de militants d’extrême droite ont, ces dernières années lancé toute une série de vrais faux sites locaux.

Un réseau de sites « faux nez »

Malgré des apparences de sites d’information « neutres », il suffit de se promener quelques minutes sur Info Bordeaux, Rhone-Alpes Info et leurs homologues pour constater que quelques sujets (migrants, islam, chrétienté, insécurité) y occupent la majeure partie de la couverture éditoriale.

Plus ou moins mis à jour et fréquentés, il en existe désormais un par région française ou presque. Ils présentent de nombreux points communs, tant par leur nom que par leur forme générale, comme l’a noté le site « Debunker de hoax » spécialisé dans la vérification de rumeurs venues de l’extrême droite, qui a déniché nombre de ces faux nez.

LES « RÉGIONAUX » :

– Sur Rhone-Alpes Info, l’orientation du site n’est pas très difficile à deviner si l’on prend la peine de chercher un peu : le site mentionne dans sa page « A propos » (quelque peu cachée) le nom de Sébastien Jallamion comme directeur de publication. Celui-ci est relativement connu dans les cercles de l’extrême droite. Policier proche du FN (il est membre du mouvement « frère » SIEL, Souveraineté, identité et libertés), il écrit ainsi régulièrement sur le blog islamophobe Riposte laïque ou sur le site Boulevard Voltaire, lancé par Robert Ménard.

– Breizh Info se trahit également à quelques détails, comme ce titre de rubrique « La Bretagne orange mécanique » (allusion à un livre, La France orange mécanique, très populaire à l’extrême droite) ; cette interview du fondateur très islamophobde l’Observatoire de l’islamisation, Joachim Véliocas ; ou cette annonce d’un forum de la Fondation Polémia (créée par Jean-Yves Le Gallou, le théoricien cité plus haut). Parmi les membres de la rédaction, on compte d’ailleurs l’ancien président du mouvement identitaire Jeune Bretagne Yann Vallerie, ou un ancien candidat FN à Nantes, Thierry Monvoisin.

– Lengadoc Info est du même tonneau : parmi ses rédacteurs, Philippe Lambertin, qu’on retrouve dans les intervenants d’un colloque des identitaires du Midi en 2012 ; ou encore Jordi Vives, lui aussi présent sur le site des identitaires de la région, et contributeur au site d’extrême droite suisse Les Observateurs.

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– Nord Actu ressemble fort, graphiquement, aux autres sites de notre liste. Ici, le seul responsable identifié se nomme Antoine Decoster, un nom qui ne renvoie à aucun autre résultat. Par ailleurs, le nom de domaine est enregistré au nom de l’association Réinformation en Nord. Là aussi, il suffit de quelques clics pour y trouver un « entretien exclusif » avec le patron de Génération identitaire Flandre-Artois-Hainaut, ou de nombreuses reprises d’autres sites de la mouvance, comme Breizh Info.

LES « CITADINS »

– Infos Toulouse est un autre site local, auquel le site de France 3 Midi-Pyrénées a consacré un article, expliquant qu’il était tenu par quelques « étudiants », qui admettent leur proximité avec l’extrême droite. On y trouve ainsi des « tribunes libres » de militants de La Manif pour tous, une rubrique « islamisation » et une autre « vivre ensemble », deux mots-clés du jargon des militants d’extrême droite, ou une annonce pour le prochain « opus » de Dieudonné, « fin connaisseur de la haine médiatique ». 

– Infos Bordeaux est le plus discret : nulle mention de ses responsables dans la page « A propos », qui se contente d’évoquer une « agence de presse indépendante », qui « analyse les faces cachées de l’actualité, dont les grands médias ne parlent pas ». Plusieurs éléments permettent pourtant de deviner qui est derrière ce site : un renvoi vers TV libertés, webTV d’extrême droite ; ou celle d’un bandeau guidant vers un dossier sur le « mariage » homosexuel, où le terme est placé entre guillemets. Le nom du directeur de la publication du site, Bertrand Lescure, qui pourrait être un pseudonyme, ne renvoie aucun écho, sinon une chaîne YouTube contenant une quinzaine de vidéos stigmatisant les migrants, le mariage homosexuel ou l’islam.

– Paris Vox : La région parisienne dispose aussi de « son » site local de réinformation. Là encore, sous une apparence « banale », les titres et les sujets traités laissent peu de place au doute : évocation régulière d’actions de militants identitaires ou de militants de la mouvance La Manif pour tous, sans parler des conférences de la Fondation Polémia de M. Le Gallou. Quant aux contributeurs de ce site, le directeur de la publication, Xavier Neman, comme le rédacteur en chef, Pierre d’Her, sont tous deux membres actifs de la mouvance identitaire. Le premier est chroniqueur à Elements, la revue du Gréce (Groupement de recherche et d’études pour la civilisation européenne, l’un des creusets de l’extrême droite moderne) ; le second est trésorier d’une association, Solidarité identités, qui gravite dans la sphère identitaire.

– Nice Provence : Une nouvelle fois, sous des dehors de site d’informations locales, Nice Provence cache mal un certain tropisme identitaire. Et pour cause : son rédacteur en chef, Georges Gourdin, fut membre du bureau directeur du Bloc identitaire en 2012. Un autre chroniqueur, Pierre Lance, est également une figure intellectuelle à l’extrême droite.

Faire masse et tromper le public

L’objectif de tous ces sites est de contribuer à gonfler les résultats des recherches sur quelques thèmes, toujours les mêmes : islam, immigration, insécurité, défense des traditions, etc.

Forts tout au plus de quelques milliers de militants, les identitaires, grâce à ces tactiques, se font plus gros que ce qu’ils sont, et contribuent avec bien d’autres à mettre en avant des thèmes qui correspondent à leur agenda politique, bernant au passage des lecteurs qui cherchaient simplement une information locale.
Le Monde

Suède : Krister Allansson agresse sexuellement une centaine de mineures via le net

Un célibataire suédois de 47 ans qui avait persuadé plus d’une centaine de mineures de se dénuder devant une webcam a été condamné vendredi à sept ans de prison ferme.

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Krister Allansson, qualifié de « pédophile du net » par les médias, contactait ses victimes sur internet, via Facebook, l’application Kik qui permet de discuter sous pseudonyme avec des inconnus, la messagerie MSN ou encore le chat vidéo Chatroulette.

Se faisant passer pour une adolescente appelée Marie ou un adolescent, il obtenait de discuter par vidéo sur Skype. Là il montrait, au lieu de son vrai visage, une vidéo d’une jeune fille ou d’un garçon, et faisait prendre un tour érotique à la conversation.

En cinq ans, jusqu’à son arrestation en juin 2015, il a contacté au moins 116 victimes, âgées de 10 à 15 ans, l’âge de la majorité sexuelle. Les enquêteurs ont considéré qu’elles avaient subi des « agressions sexuelles aggravées ».

Le tribunal de Borås (sud-ouest) a condamné l’accusé pour une multitude de délits, outre les agressions sexuelles sur mineures, dont « corruption de mineures à des fins d’exposition sexuelle », « violation aggravée de l’intégrité » et production de « pornographie infantile » puisqu’il avait conservé des photos et vidéos.

Certaines des plaignantes ont témoigné par vidéoconférence lors de journées à huis clos du procès. D’après leurs avocats, elles ont raconté comment elles s’étaient senties abusées en découvrant qu’elles s’étaient déshabillées pour un homme d’âge mûr.

L’accusé récusait le terme de pédophile en expliquant qu’il n’était pas tenté par une éventuelle relation sexuelle avec une mineure. Il a affirmé pour sa défense qu’il voulait « tester les limites » des adolescentes, a rapporté le quotidien Borås Tidning.

La Libre

Contrôlé sans titre de transport, Guillaume tente de payer son amende avec une CB volée

À un moment, il a cru pouvoir abuser l’agent de la SUGE (Sécurité Ferroviaire) qui le contrôlait en gare de Cannes, samedi vers 19h30. 

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Sans ticket de transport, Guillaume M., Niçois de 20 ans, a tenté de s’acquitter de son amende avec une carte bancaire, mais malheureusement pour cet escroc, le boîtier de paiement ne fonctionnait pas sans contact.

Et voilà notre aigrefin fort dépourvu, car incapable de composer le code de sa CB! Pire, sur le papier d’identité qu’il brandit alors, ne figure absolument pas sa photo, mais celle d’un quinquagénaire dépouillé de ses papiers à Saint-Raphaël.

PAIEMENT SANS CONTACT

Sur le suspect, les policiers appelés à la rescousse dénichent encore deux autres cartes bancaires au nom de la victime, ainsi que plusieurs cartes de fidélité.

Et puis le reçu d’un achat, un paquet de cigarettes en gare de Saint-Raphaël, effectué grâce au paiement bancaire sans contact.

SORTI DE PRISON RÉCEMMENT

Placé en garde à vue, l’escroc était récemment sorti de prison, et déjà défavorablement connu de la justice pour cambriolage ou vol à la roulotte. C’est d’ailleurs dans une voiture, dont la fenêtre était restée imprudemment ouverte que Guillaume M. avait dérobé le portefeuille de sa victime.

Placé en garde à vue prolongée au commissariat de Cannes, le suspect devrait être déféré au Parquet de Grasse ce lundi, en vue d’une comparution immédiate devant le tribunal correctionnel.

Var Matin

En garde à vue pour vol et violences avec arme, Matthieu met le feu à sa cellule

Le tribunal de Rouen (Seine-Maritime) entendait ce vendredi 28 octobre 2016 et en comparution immédiate un individu accusé de vol à l’étalage et violences avec menace d’une arme.

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Ce vendredi 28 octobre 2016, au tribunal de Rouen (Seine-Maritime) a dû s’expliquer un jeune homme, accusé de vol à l’étalage et violences avec menace d’une arme, dans le cadre de la procédure de comparution immédiate.

Repéré par les caméras de surveillance

Ce jour-là, Matthieu Bimont déambule dans les allées de l’hypermarché Super Uau Grand-Quevilly (Seine-Maritime), près de Rouen. Il a l’intention d’y dérober plusieurs objets électroniques qu’il « pourra revendre », dit-il. Il vole une pince coupante pour cacher les blisters des articles, qu’il dissimule ensuite dans ses vêtements.

Repéré par les caméras de surveillance, il est arrêté par deux vigiles après son passage en caisse. Il devient alors agressif, en sortant un couteau de sa poche, proférant insultes et menaces« J’ai sorti mon couteau uniquement pour menacer », affirme-t-il à la barre.

21 mentions au casier judiciaire

Entendu en garde à vue, le jeune homme met le feu à une couverture de sa cellule, pour inhaler les fumées. Il devra être transporté à l’hôpital. Un casier judiciaire portant 21 condamnations pour vols en récidive, amène le Procureur à affirmer que « l’individu est dangereux et qu’une peine exemplaire s’impose ».

Le tribunal le condamne à 18 mois de prison, dont 10 avec sursis, assortis d’une mise à l’épreuve de deux ans.

Tendance Ouest

Jeffrey et Ambre égorgent un homme pour commettre un vol

Le procès de Jeffrey Miermont (30 ans) et de Ambre Gravensteyn (22 ans) débutera jeudi devant la cour d’assises du Hainaut à Mons avec la constitution du jury. Ils sont accusés d’avoir commis un vol avec violence à Marcinelle, entre le 30 novembre et le 5 décembre 2014, avec la circonstance aggravante d’avoir commis un homicide sur la personne de Bernard Deswijsen (64 ans), afin de faciliter le vol ou d’en assurer l’impunité.

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Le ministère public a retenu, à titre subsidiaire, deux questions: le meurtre et le vol avec effraction avec la circonstance que Jeffrey Miermont a commis les faits durant une période de probation car il avait écopé de deux peines de prison avec sursis prononcées par les tribunaux correctionnel de Dinant et Namur, en 2009 et 2011.

Découverte du corps

Interpellée deux jours plus tard par la police, la jeune femme a précisé que le corps de Bernard Deswijsen se trouvait dans son appartement situé le long de la rue Bierchamps à Marcinelle. Le corps baignait dans le sang et la victime avait été massacrée à coups de couteau et de ciseaux notamment. Une autopsie a été effectuée et de multiples plaies ont été constatées sur le corps de la victime, dont deux du côté temporal gauche avec une pénétration de plusieurs centimètres dans la boite crânienne.

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George Tron : une ex-collaboratrice de l’ancien secrétaire d’État, qui l’a accusé de viol serait menacée de mort

Selon « Le Parisien », une des deux ex-collaboratrices de l’ancien secrétaire d’État, qui l’a accusé de viol et d’agression sexuelle, aurait reçu à son domicile plusieurs courriers très menaçants.

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Alors que Georges Tron, actuel maire de Draveil (Essonne), est appelé à comparaître devant les assises pour viol et agression sexuelle, une de ses deux ex-collaboratrices, qui a porté plainte contre lui, aurait reçu chez elle des menaces de mort au début du mois d’octobre, selon les informations du Parisien.

« Le procès va arriver alors si tu veux pas avoir des problèmes, tu arrêtes de faire des problèmes et c’est mieux pour toi », aurait menacé l’auteur d’un premier courrier manuscrit. Dans une autre lettre, la menace se précise : « On sait où tu habites et on peut te fumer et tes enfants aussi ». Des menaces qui auraient été illustrée par un dessin de cercueil.
L’avocat de la plaignante a indiqué que sa cliente était « terrée chez elle », terrorisée par ces courriers mortifères. « Ma cliente s’est installée loin de Draveil et a repris son nom de jeune fille. Quelqu’un a malgré tout eu accès à son hall d’immeuble protégé par un code. C’est ce qui l’inquiète le plus », a précisé son avocat. Malgré cela, cette femme a de nouveau porté plainte contre le maire de Draveil : « La première a été classée devant l’absence de possibilité d’identifier l’auteur. J’espère que l’enquête va cette fois aboutir », a-t-il ajouté.

Le procès de Georges Tron devrait avoir lieu avant septembre 2017, soit après les législatives pour lesquelles il a été investi par le parti Les Républicains.

 RTL