Articles par Fdebranche

Stéphane Robert : il y a une « tradition d’entraînement paramilitaire » chez l’extrême droite

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Le politologue Stéphane Robert décrit les contours et les moyens d’action de cette mouvance que le patron de la DGSI voit entrer en guerre avec « le monde musulman »…

Les entraînements paramilitaires de l’ultra-droite sont-ils une réalité ?

Il y a effectivement une tradition d’entraînement paramilitaire dans ces milieux-là. Il y a eu des passages de témoins d’anciens de l’OAS, de l’extrême droite violente des années 1960-1970. Certaines structures néo-nazies et fascistes s’entraînaient jusque dans les années 1990.

Le font-ils encore ? Difficile à dire, il n’y a plus d’infiltration du renseignement dans ces groupes depuis très longtemps. Je suppose que oui, un groupe de skinheads picard, le White Wolf Klan, avait été arrêté en 2015 par les gendarmes, et eux s’entraînaient. Les entraînements au combat, vous en avez au Bloc identitaire. Officiellement, pour s’entraîner au combat de rue, officieusement pour canaliser la violence de ses membres.

20 Minutes

La directrice d’une ONG poursuivie en Serbie pour avoir parlé de «génocide» à Srebrenica

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Ce lundi, le monde entier commémore la tuerie perpétrée il y a 21 ans en Bosnie. Mais à Belgrade, il est dangereux de briser le tabou

Recevoir menaces et invectives est presque devenu une habitude pour Anita Mitic. À 26 ans, la directrice du bureau serbe de l’ONG Youth Initiative for Human Rights (YIHR, Initiative de la jeunesse pour les droits de l’homme) en est régulièrement la cible. «Il y a quelques jours, nous avons encore été publiquement pris à partie par un politicien pour avoir demandé de faire voter la reconnaissance du massacre de Srebrenica comme un génocide», raconte-t-elle.

L’exécution à Srebrenica, en Bosnie, de plus de 7000 musulmans à partir du 11 juillet 1995 par les forces serbes de Bosnie est l’un des sujets les plus sensibles dans le pays, vingt et un ans après les faits. Mais c’est également un puissant tabou dans la Serbie voisine. Si le président a demandé pardon pour le massacre, les autorités réfutent toujours le terme de «génocide».

L’une des principales activités de YIHR est d’œuvrer à la réconciliation régionale en poussant à reconnaître les crimes commis pendant les guerres des années 1990. L’organisation rend ainsi hommage aux victimes de Srebrenica chaque 11 juillet, jour officiel des commémorations.

La persistance de l’organisation est ce qui vaut aujourd’hui à sa directrice d’être poursuivie en justice pour avoir «illégalement organisé un rassemblement pour commémorer le «génocide» de Srebrenica» à Belgrade en 2015. «Nous avions prévu un rassemblement, autorisé, devant le Parlement. Il a été annulé au dernier moment en invoquant des raisons de sécurité», explique la jeune femme.

L’ONG décide alors de maintenir la manifestation, malgré les nombreuses menaces. Des groupuscules d’extrême droite les attendent sur place. «Ils nous jetaient des objets dessus, nous poussaient», se souvient Anita

Mitic. Quelques jours plus tard, elle reçoit une convocation au tribunal. Mais pas les membres des groupes ultranationalistes.

La Serbie connaît depuis plusieurs années une tendance inquiétante au retour au nationalisme des années 1990 et à la glorification des responsables de crimes de guerre. Dans son dernier rapport sur l’état de la justice transitionnelle, le Centre sur le droit humanitaire décrit la Serbie comme une oasis pour des milliers de criminels qui ne sont pas inquiétés par la justice serbe et pour ceux qui ont été condamnés par le Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie qui rentrent au pays accueillis en héros.

Ceux qui osent élever une voix discordante sont immédiatement dénoncés. Les députés qui demandent un vote sur la reconnaissance du génocide de Srebrenica sont des «traîtres» attaqués par leurs pairs. Les activistes qui parlent de devoir de mémoire sont pris à partie par les tabloïds et la télévision. «Une fois, une émission a même affiché mon profil Facebook sur grand écran», se souvient Anita Mitic.

Pas question pour autant d’abandonner la cause. Pour la jeune femme, la persévérance est la clef pour inverser la tendance. Ce lundi soir, elle allumera à nouveau des bougies en mémoire des victimes de Srebrenica. «C’est le plus persistant qui gagnera», assure-t-elle, convaincue que l’avenir lui donnera raison.

24 Heures

Mantes-la-Ville : des habitants victimes de racisme sur une plage normande

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En ce weekend ensoleillé, des milliers de Franciliens ont pris la direction de la Normandie pour rejoindre les plages. Ce fut le cas ce samedi pour une centaine d’habitants de Mantes-la-Ville (Yvelines) grâce à une sortie organisée par les centres de vie sociale (CVS) de la municipalité à Blonville-sur-Mer (Calvados).

Selon nos informations, les Mantevillois (enfants, adultes, personnes âgées) auraient été victimes de racisme. Le personnel de la plage leur aurait demandé « d’aller plus loin ». Ils auraient donc pris place sur un autre endroit pour se baigner, situé à plus d’un kilomètre. Mais le maire de la commune se serait présenté accompagné d’un policier municipal et la baignade leur aurait été interdite.

« On s’est vite aperçu que l’on gênait et que cela était dû à notre apparence (femmes voilées, familles d’origine africaines) » a affirmé l’une des participantes sur le réseau social Facebook. D’autres propos racistes auraient été entendus : « qu’ils retournent dans leur cité, ils n’ont rien à faire ici ».

Blonville est une destination prisée par des personnalités du spectacle ou de la finance. La tranquillité de sa plage de sable fin et son caractère familial lui a donné au début du XXe siècle le surnom de « Paradis des Enfants ».

Mantes Actu

Srebrenica: Il y a 21 ans, 8 372 musulmans étaient massacrés par les milices serbes de Bosnie

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Veuves ou filles de certains des plus de 8 000 hommes et adolescents musulmans tués en juillet 1995, par les forces serbes de Bosnie, des femmes pleurent, consolées par des proches. D’autres sont accroupies près des cercueils, en caressant l’étoffe verte ou y posant une fleur.  Retrouvées dans des fosses communes et identifiées depuis le dernier anniversaire, ces dépouilles vont être enterrées au mémorial de Potocari, près de Srebrenica, où les cercueils ont auparavant été disposés pour permettre aux proches de se recueillir.

A proximité, quelques hommes s’agenouillent et prononcent une prière. Plus loin, des familles attendent près des tombes creusées où les cercueils seront portés après la prière du midi qui sera prononcée par le grand mufti bosnien, Husein Kavazovic.

Selon les chiffres du Mémorial de Srebrenica, ce massacre a coûté la vie à 8 372 hommes, exécutés en quelques jours, cinq mois mois avant la fin de la guerre intercommunautaire en Bosnie (1992-95).

« Plus de mille personnes sont toujours recherchées », précise Lejla Cengic, porte-parole de l’Institut bosnien pour les personnes disparues. A ce jour, quelque 6 300 victimes du massacre ont été enterrées au mémorial de Srebrenica et 230 sur d’autres cimetières, selon la même source. Les restes de 350 personnes n’ont pas été inhumés, soit parce qu’elles n’ont pas été identifiées, soit faute d’accord des familles. Les morts de Srebrenica ont été retrouvés dans 77 fosses communes.

L’ancien chef politique des Serbes de Bosnie, Radovan Karadzic, a été condamné en mars par la justice internationale à 40 ans de prison pour crimes de guerre en Bosnie, et a notamment été reconnu coupable de génocide à Srebrenica. Soupçonné d’avoir ordonné ces massacres, l’ancien chef militaire des Serbes de Bosnie, l’ex-général Ratko Mladic est actuellement jugé par le Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie (TPIY) à La Haye.

Le Parisien

Salérans: Le camp d’été de l’organisation identitaire « Jeune nation » interdit par le prefet

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Prévu du 11 au 17 juillet dans un village des Hautes-Alpes, le rassemblement du groupe « Jeune nation », une émanation de L’oeuvre française et des Jeunesses nationalistes, a été interdit.

« Jeune nation » a en effet été relancé en 2013 par Yvan Benedetti et Alexandre Gabriac après la dissolution de leurs deux groupuscules L’œuvre française et des Jeunesses nationalistes. Alexandre Gabriac a été condamné en juin dernier, à deux mois de prison ferme pour avoir organisé une manifestation interdite à Paris. 

BFM TV

« White Power », croix gammées…, la chapelle de Liesse-Notre-Dame taguée d’emblèmes nazis

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Trois semaines. Trois semaines qu’ils souillent le mur de la chapelle de Liesse-Notre-Dame. Plusieurs tags nazis ont été découverts vers le 22 juin dernier à l’arrière de l’édifice religieux dans cette commune située à une dizaine de kilomètres au nord-est de Laon. Une croix gammée, un drapeau nazi flanqué de symboles SS ainsi qu’une inscription « Skinheads » ornent ce mur de briques rouges, rue de la Fontaine.

Ayant porté plainte, la mairie n’a pourtant pas fait nettoyer ces dégradations, au grand dam de certains habitants rencontrés. « Tant que l’affaire est en instruction, vous comprenez bien qu’il serait malvenu de l’effacer », justifie Pascal Becquet, premier adjoint au sein de la municipalité. La gendarmerie serait déjà venue réaliser des relevés, mais les élus veulent avoir le feu vert de la maréchaussée.

Dans un cul-de-sac, l’endroit est réputé plutôt calme : « Parfois quelques jeunes s’installent sur les bancs, mais c’est tout », témoigne ce riverain.

Aisne Nouvelle

 

La DGSI alerte sur le danger de l’extrême droite « qui n’attend que la confrontation »

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La Direction générale de la sécurité intérieure s’inquiète de la montée de l’extrêmisme en France et pas seulement celui des jihadistes de Daesh. Patrick Calvar, le patron de la DGSI redoute en effet « une confrontation entre l’ultra droite et le monde musulman ». C’est ce qu’il aurait précisé devant la commission d’enquête parlementaire sur les attentats de 2015, d’après une retranscription qui sera rendue publique ce mardi 12 juillet.

« C’est ce qui m’inquiète quand je discute avec tous les confrères européens : nous devrons, à un moment ou un autre, dégager des ressources pour nous occuper d’autres groupes extrémistes parce que la confrontation est inéluctable ». D’après Patrick Calvar, nous assisterons à « une confrontation entre l’ultra droite et le monde musulman – pas les islamistes mais bien le monde musulman« , insiste-t-il.

Le patron de la DGSI avait tenu des propos similaires le 10 mai devant la commission de la Défense nationale de l’Assemblée nationale. « L’Europe est en grand danger : les extrémismes montent partout et nous sommes, nous, services intérieurs, en train de déplacer des ressources pour nous intéresser à l’ultra droite qui n’attend que la confrontation« , avait-il alors affirmé.

« Il nous appartient donc d’anticiper et de bloquer tous ces groupes qui voudraient, à un moment ou à un autre, déclencher des affrontements intercommunautaires ».

RTL

La banque russe qui a prêté 9 millions d’euros au FN placée en faillite

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En 2014, l’établissement avait prêté 9 millions d’euros au parti dirigé par Marine Le Pen. Il s’est depuis vu retirer sa licence bancaire.

Des supporters portugais agressés aux cris de « La France aux français » et « Portugais dehors »

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La soirée était promise intense. Elle le fut en émotions durant l’ultime matche et ses prolongations. Et comme l’on pouvait s’y attendre, l’euphorie des supporters de l’équipe de France fut inexistante à l’issue du coup de sifflet final. La victoire du Portugal a provoqué une profonde blessure. Une blessure de rage pour certains supporters des Bleus qui ont montré qu’ils avaient le « sang chaud ».

Alors que les premières voitures arborant le drapeau vert et rouge pénétraient en ville, les esprits se sont échauffés le long de la rue de la Xavée. Certains supporters portugais furent bloqués par des barrières (celles du chantier près du Volontaire). Un peu plus loin, la « DS 3 » de deux jeunes femmes fut immobilisée à son tour et fortement secouée. Un supporter français est monté sur le capot et le toit de la voiture. D’autres supporters de l’équipe de France ce sont couchés sur la chaussée, bloquant ainsi les supporters portugais.

Des slogans comme « La France aux français » ou « Portugais dehors » ont été scandés. Au coin de la rue , quatre jeunes filles qui arboraient le drapeau de la victoire se sont fait traiter de « pucelles de chiottes ». Pas très élégant de la part d’une partie des supporters des Bleus qui se sont ainsi montrés mauvais perdants. L’on pourrait aussi écrire « c’est pas très sport tout cela ».

Remiremont Info



Nancy : des supporters portugais injuriés et gazés par une cinquantaine d’ultras français

Les spectateurs vibrent à l’unisson, commentent le match et vident des verres qui ne sont pas remplis que de jus de fruit. A quelques mètres de là, sur la place Stan, l’atmosphère est nettement plus feutrée. Pas de télévision en terrasse. Les clients sont plus âgés et plus calmes. C’est presque une soirée ordinaire. Seuls les cris qui proviennent des rues proches permettent de se rappeler que la finale de l’Euro est en train de se jouer.

Et puis arrive la 109e minute. Eder marque et assomme l’équipe de France. Ainsi que ces supporters. A Nancy, au coup de sifflet final, la déception est énorme. Les spectateurs quittent les bars et filent vers la place Stan. Ils laissent derrière eux des rues jonchées de détritus.

Au milieu des bouteilles cassées, des canettes écrasées et des verres en plastique, les fans des Bleus avancent comme des zombies. Traumatisés par la défaite. KO debout.

Très vite, des slogans anti-portugais retentissent. Rien que des mots. Au départ tout du moins. L’arrivée d’un supporter portugais sur la place Stan ne suscite en effet aucune réaction hostile. Il est tout seul avec son maillot de la Seleçao. Et circule sans problème.

Mais quelques minutes plus tard, les choses se corsent lorsqu’une centaine de ses compatriotes débarquent avec des drapeaux. La plupart sont en famille et l’ambiance est bonne enfant. Mais ils tombent sur une cinquantaine d’ultras français, bien décidés à jouer les prolongations. Ils injurient les supporters portugais et vont jusqu’à sortir des bombes lacrymogènes pour les gazer.

Vosges Matin


Saint-Brieuc. Un homme écroué après avoir volé un drapeau à un Portugais

Les Portugais klaxonnent, rient, chantent. Soudain, un premier jeune homme éméché arrache le drapeau rouge et vert qu’un Portugais agite à sa fenêtre. Il part en courant en cachant l’objet du vol sous son pull noir.

Un autre homme mal intentionné fait la même chose. Une supportrice portugaise, assise sur la fenêtre de la voiture, agite son drapeau. Le Briochin de 28 ans lui l’arrache. La voiture s’arrête net. Le conducteur et deux femmes sortent et lui courent après. Deux policiers en civil foncent pour éviter la bagarre et calmer le jeu. En vain.

Lorsque les policiers veulent contrôler le supporter français, ils subissent des insultes. Le voleur tente de fuir. Il est finalement plaqué au sol et menotté place du Chai, devant un restaurant, dans une ambiance hostile de fin de soirée, avec beaucoup de personnes alcoolisées. Il tente de porter des coups aux forces de l’ordre. L’homme ivre est conduit au commissariat, où il est placé en cellule de dégrisement.

Il a été déféré hier, puis jugé dans la foulée, selon la procédure de reconnaissance préalable de culpabilité, pour outrage et rébellion. Il a été écroué pour quatre jours et condamné à une peine de six mois qu’il effectuera sous bracelet électronique.

Ouest France


Le DJ et producteur français Merzo a provoqué l’indignation de la communauté portugaise dimanche soir sur Facebook, après la victoire de Cristiano Ronaldo et de toute son équipe.

Allez-vous faire foutre le Portugal. Utilisez vos mains pour construire des maisons, pas au football.

Allez-vous faire foutre le Portugal. Utilisez vos mains pour construire des maisons, pas au football Merzo DJ

Le post, qui a rapidement été effacé, fait une analogie aux milliers de Portugais qui ont émigré en France pour effectuer des tâches peu gratifiantes telles que la construction civile. Merzo montre ainsi un énorme manque de respect et de mépris envers le peuple portugais et en particulier envers les immigrants.

Minute News


Canada : un entraîneur du club de l’Impact de Montréal congédié après des propos racistes

L’Impact de Montréal a mis un terme au contrat de Mathieu Rufié, qui était l’entraîneur de l’équipe U14 au sein de l’Académie de l’équipe, en raison des propos racistes qu’il a tenus sur Facebook à la suite de la défaite de la France face au Portugal en finale de l’Euro, dimanche.

Rufié avait décrit les Portugais comme des «fils de carreleur», affirmant que «sans leurs danseuses, ils ressemblent à rien ces maçons».

Dans un communiqué, l’Impact s’est dissocié entièrement «de ce genre de propos qui vont à l’encontre des valeurs fondamentales du club et de l’Académie». L’organisation a aussi qualifié les déclarations de «totalement inacceptables».

La Presse

Le FN dénonce « l’indécente démonstration de joie sur les Champs » des portugais

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VOUS ÊTES PAS CHEZ VOUS – Ils étaient bien peu nombreux, au Front national, à prendre le temps d’envoyer un message après la défaite de l’équipe de France en finale de l’Euro face au Portugal, dimanche 10 juillet. Marine Le Pen avait pourtant félicité les Bleus après leur victoire en demi-finale contre l’Allemagne…

Rien de tel du côté du parti d’extrême droite cette fois, à l’exception du sénateur-maire de Fréjus David Rachline et de l’eurodéputé Louis Aliot, tôt ce lundi.

En revanche, certains membres du FN ont trouvé quelques sujets d’indignation après la finale. La célébration dans les rues de Paris des supporters portugais, par exemple. Joffrey Bollée, conseiller régional d’Île-de-France et directeur de cabinet du numéro 2 du parti, Florian Philippot, était par exemple très choqué que les vainqueurs du soir se *permettent* de fêter ce succès historique dans les rues de la capitale française, particulièrement son avenue la plus célèbre :

 Le secrétaire général du Collectif Culture du FN, Gabriel Robin, est lui aussi allé sur ce terrain, quoique moins brutalement :

Ciblant pour sa part sans ambiguïté « l’immodestie démonstrative » des supporters portugais, ainsi que « les racailles » (en se basant sur des images des incidents survenus aux abords de la fan-zone du Champs-de-Mars) :

Europe 1

#FRAPOR: L’extrême droite entre haine de la France métissée et haine des franco-portugais

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https://twitter.com/CapuPatriote/status/752274930344071169

https://twitter.com/Lesquen2017/status/752215417465233408

https://twitter.com/GuillaumeLrz/status/752275185609367552

https://twitter.com/DavyRodriiguez/status/752267185565884416

https://twitter.com/duc_dracquo/status/752276826706284544

https://twitter.com/PatrioteLibre92/status/752309990187233280

 

Jugé pour incitation à la haine, un militant d’extrême droite envoie un courrier d’injures au tribunal

Majorque : «Touristes, dehors!», l’affluence touristique fatigue les résidants

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« Tourists go home ! » (Touristes, rentrez chez vous) : à Majorque, dans l’archipel espagnol des Baléares, l’affluence toujours plus grande de visiteurs attirés par le climat et la sécurité commence à faire grincer des dents. L’île et son million d’habitants prévoient d’accueillir cette année plus de 10 millions de personnes, un nouveau record.

La foule était déjà telle en juin qu’un couple de Français en vacances à Majorque et Minorque a trouvé l’accès d’une crique barré par la police. « On ne s’attendait pas à ça ! » témoigne Mathilde Boudet, 32 ans.

Des graffitis peu accueillants ont fleuri au printemps dans les rues de Palma, la capitale : « Touristes dehors, bienvenue aux réfugiés », « Le tourisme tue la ville ». La mairie a vite effacé ces messages, alors que 80 % de l’économie de l’île dépend de cette activité. Majorque reçoit depuis longtemps une foule d’Allemands et d’Anglais venus profiter de la douceur de vivre méditerranéenne et de ses plages, via des formules tout compris et des vols à bas prix.

Lire la suite sur Le Devoir

27% des sympathisants FN approuvent les agressions racistes et les attaques de mosquées post-attentats

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La situation de tension est donc assez présente, même si dans notre pays nous n’avons pas eu à déplorer pour l’instant des événements de ce type de manière totalement organisée. Nous avons certes à chaque fois, plus après janvier que novembre, un pic dans les actes anti-musulmans (agressions, tags, dégradations, incendies, etc.). On voit aujourd’hui que la France est très fortement sous tension.

Nous voyons donc avec ces résultats que « seulement » 1 Français sur 2 condamnerait de tels actes. Une très forte minorité (39%) comprendrait sans approuver. Une plus faible minorité (10%) approuverait. 10%, même si approuver ne signifie pas participer, cela donne une idée du potentiel de radicalisation réactive face à des attentats. Ce vivier des 10% peut fournir très facilement un nombre conséquent d’individus prêts à se joindre à ce type d’actions. Au regard de ces chiffres, les propos du patron de la DGSI prennent une autre résonance.

Les sympathisants du Front national, qui semblent être plus sensibles à cette haine que les autres, sont 27% à approuver ce genre d’exactions.

Atlantico

 

58% des Français ne veulent pas d’une candidature de Marine Le Pen a la présidentielle 2017

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François Hollande, Nicolas Sarkozy, Marine Le Pen, Jean-Luc Mélenchon voire François Bayrou… Telle qu’elle est partie, l’élection présidentielle de 2017 promet de ressembler furieusement à celle de 2012. A rebours de l’aspiration des Français au renouvellement politique, confirmée par une enquête Harris Interactive à retrouver dans Marianne en kiosques ce vendredi 8 juillet. Selon notre sondage, un quart de nos concitoyens souhaitent qu’aucun des candidats au premier tour de la dernière présidentielle ne se représente en 2017.

Un premier enseignement est très clair : une grande majorité de Français (84%) ne veut pas . Et dans le détail, 82% rejettent de toute façon une candidature du président sortant, et 71% celle de son prédécesseur.

Les autres prétendants de 2012 ne sont guère plus appréciés des électeurs : 58% des Français ne veulent pas d’une candidature de Marine Le Pen, un chiffre qui monte à 64% pour François Bayrou et 65% pour Jean-Luc Mélenchon.

Marianne