Cet après-midi-là, le 3 mars, l’une et l’autre avaient vécu la même scène d’horreur. Jonathan Sarrazin les avait successivement abordées en pleine rue – la plus jeune, puis la trentenaire quelques instants plus tard – sous le prétexte de leur demander une cigarette. L’une et l’autre s’étaient alors quasiment « excusées » de ne pouvoir le dépanner. Mais, dans la foulée, le jeune homme leur a fait des propositions écœurantes à caractère sexuel et s’est mis à les courser durant plusieurs minutes.
Face au tribunal, les deux victimes ont – courageusement – raconté leur calvaire et expliqué que, depuis cette agression, leur vie avait changé. La plus jeune, qui passait des examens le lendemain des faits, n’a pas eu les notes espérées et n’a pas pu intégrer l’école de son choix. La seconde, qui travaille « dans le social », a fait part de ses craintes et de ses appréhensions lorsqu’elle doit désormais faire face à des cas « lourds ».
Le tribunal a finalement suivi les réquisitions du parquet, en condamnant le jeune homme à deux ans de prison ferme et en révoquant un sursis antérieur de six mois.
La Voix Du Nord