Coran brûlé à Calais par des identitaires, le procureur a ouvert une enquête

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Hier, Jean-Pierre Valensi, procureur de la République, a confirmé avoir ouvert « une enquête préliminaire (jeudi 12 novembre, NDLR) » pour tenter d’identifier le manifestant ayant mis le feu à un Coran, boulevard Jacquard à Calais, lors d’une manifestation le 8 novembre dernier.

« J’ai ordonné une enquête, c’est en cours. Les enquêteurs ne m’ont pas encore rendu compte », a précisé le procureur de Boulogne-sur-Mer hier. « Avec le contexte actuel, les effectifs sont pris par d’autres choses. Ça va mettre un certain temps. »

Deux jours avant l’ouverture de cette enquête, des citoyens ont dénoncé le fait que cet acte a été commis « sous les yeux des forces de l’ordre et sans réaction de leur part », et ont ainsi lancé une pétition en ligne « pour inciter le procureur à ouvrir une enquête ». Hier, elle cumulait 1694 signatures.

Ce 8 novembre, le Coran avait été brûlé dans le cortège d’une manifestation menée par Pegida France et Sauvons Calais et encadrée par de nombreux effectifs policiers. Ce jour-là, seul un contre-manifestant avait été interpellé après avoir pris un drapeau de la Dissidence nationale des mains d’un manifestant.

Sauvons Calais a déjà été visé par des plaintes pour incitation à la haine raciale en septembre 2014 après une manifestation à Calais. A l’époque une enquête avait été ouverte, sans suite à l’heure actuelle.

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