Entre Ligue du sud et FN, c’est la guerre totale
Il n’est de pire ennemi qu’un ancien ami. Les deux partis d’extrême-droite sont en train d’en faire la démonstration dans le département, et plus particulièrement dans le Haut-Vaucluse. Le combat y est impitoyable, fait d’appétit de pouvoir, de luttes d’influence, déclarations assassines, transfuges divers et autres coups bas. Comme quoi, on peut dénoncer ce qu’on perçoit comme les pires travers de la vie politique chez les autres et les pratiquer soi-même.
La guerre est donc totale. Et la récente candidature de Jacques Bompard face à Marion Maréchal-Le Pen aux régionales puis l’annulation du scrutin départemental sur le canton d’Orange n’ont fait que la raviver. Dans la foulée de la décision du tribunal administratif de Nîmes, le FN, qui était à l’origine du recours, avait accusé la Ligue du sud d’avoir « volé »les élections. D’où la réaction courroucée du duo invalidé, Yann Bompard et Marie-Thérèse Galmard, lesquels avaient exigé des « excuses publiques », sous peine de procédure en diffamation.
Les excuses ne sont pas venues et la Ligue du sud a remis une pièce dans la machine en publiant ces derniers jours un communiqué cinglant intitulé « Puisque, malgré son jeune âge, il faut lui rafraîchir la mémoire… ». Adressé à Marion Maréchal-Le Pen, le texte pointe « les mensonges » de la députée de la 3e circonscription et juge « abjecte la comparaison vulgaire des méthodes de Jacques Bompard à un communisme attardé. Abjecte quand on connaît le fonctionnement du FN qui, comme tous les gros partis parisiens, place l’intérêt du parti avant l’intérêt des Français. »