Il avait 36 ans, elle en avait 14. Il avait l’aura du professeur de tennis, le charme du sportif bronzé. Elle était une championne en devenir, jolie jeune fille, espoir de la Fédération.

Mal dans sa peau, souffrant de la mésentente de ses parents, elle tombe amoureuse. «Elle est plutôt tombée dans les filets d’un professeur mal intentionné», souligne Me Marie Seguin, conseil de la partie civile. «Aujourd’hui, étudiante, elle ne joue plus au tennis, ne peut même plus toucher une raquette alors que ce sport était toute sa vie.»
Marié, père de famille, Marc (1) a profité de la situation. «L’erreur de ma vie», répète-t-il, désormais divorcé.
La loi interdit toute relation sexuelle entre un adulte et un mineur de moins de 15 ans. C’est le procureur Brigitte Labeille qui le répète, dans son réquisitoire: «Doté d’une excellente réputation et d’une autorité importante, des parents lui ont confié leur fille en toute confiance.
La justice avait poursuivi l’enseignant pour agression sexuelle. Finalement, Laurie Duca, la présidente du tribunal a requalifié les faits en atteintes sexuelles et condamne le professeur à un an de prison avec sursis.
