
Tout était parti de lui. Au printemps dernier, Arthur Ribeiro avait le premier éveillé les soupçons des enquêteurs de la sûreté départementale. Cette figure déjà bien connue des policiers – vingt condamnations, dont plusieurs pour des affaires de stupéfiants – était cette fois suspectée de revendre de la cocaïne dans le quartier clermontois du Mazet.
Fructueux filon : les surveillances et les écoutes mises en place autour de lui ont finalement débouché sur dix-sept interpellations dans la capitale auvergnate.
L’étau se resserre très vite autour du prévenu. « Votre participation au trafic a été confirmée par plusieurs clients, relève la présidente. Votre fournisseur a reconnu qu’il vous revendait entre 5 et 10 grammes de cocaïne tous les deux jours. Votre maîtresse a aussi expliqué que vous revendiez la drogue coupée au lactose à 80 euros le gramme, soit deux fois le prix d’achat. »
La position de la défense agace passablement le procureur : « Arrêtez avec ces stratégies éculées ! », s’emporte Hervé Lhomme. « La vérité, c’est que vous êtes un trafiquant et que vous avez gagné des dizaines de milliers d’euros. »
Le tribunal choisit d’aller au-delà des réquisitions du parquet. Arthur Ribeiro est condamné à dix-huit mois de prison, avec maintien en détention.