Cisjordanie : chrétiens et musulmans font revivre l’église de Burquin

1/3 VILLAGES DE TERRE SAINTE À l’occasion de la Semaine sainte, la Croix s’est rendue à Burqin, en Cisjordanie, où le Christ aurait guéri dix lépreux et qui abrite l’une des plus anciennes églises du monde. Qu’ils soient chrétiens ou musulmans, ses habitants s’emploient à le sortir de l’oubli.

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La Croix

Mode : l’enseigne japonaise Uniqlo se lance dans la vente de hijabs à Londres

L’enseigne japonaise Uniqlo vendra, dès ce vendredi 18 mars, dans son magasin londonien, des hijabs (voiles et foulards), des kebayas (blouses) et des jubbahs (longue robe à porter par-dessus une tenue), vêtements traditionnels de la mode musulmane.

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Le marché de la mode musulmane, qui devrait peser près de 500 milliards de dollars en 2019, séduit de plus en plus de marques.

Foulards, pantalons amples, tuniques légères et robes longues colorés composent cette ligne créée avec Hana Tajima, une styliste anglaise, de mère anglaise et de père japonais, et convertie à la religion musulmane. Des vêtements de style musulman signés Uniqlo ont ainsi déjà remporté un franc succès, l’été dernier, en Asie, puis en février, aux États-Unis.

Midi Libre

 

Les femmes sous représentées à la télé et à la radio selon le CSA

Paris – Les femmes sont largement sous-représentées à la télé et à la radio, notamment parmi les experts invités, selon le premier rapport annuel du Conseil supérieur de l’audiovisuel sur la question, présenté mardi à l’occasion de la journée des droits des femmes.

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« Globalement, les femmes sont moins représentées à l’antenne que les hommes« , note le CSA, qui a analysé les données fournies par 40 des principales chaînes de télévision et stations de radio en 2015.

Le CSA constate surtout une sous-représentation des femmes en tant qu' »experts« , « intervenants » et « invités politiques« .

Concernant les chaînes d’info, la proportion des femmes dans les catégories « experts« , « autres intervenants » ou « invités politiques » ne dépasse pas 30% en moyenne.

Les radios, de leur côté, « semblent éprouver plus de difficultés à mettre des femmes à l’antenne (notamment RMC avec 17% de présentatrices et animatrices)« , relève le CSA, un constat déjà effectué en 2014.

France Inter n’a par exemple invité que 20% d’expertes dans sa matinale.

La présence des femmes à l’antenne est « très importante pour l’image que les femmes et les hommes ont de la norme« , a déclaré à l’AFP Sylvie Pierre-Brossolette, membre du CSA en charge du rapport.

L’Express

 

Polémique autour de l’affiche des «Visiteurs 3» : le nom d’un acteur noir oublié

Gaumont a dû se justifier après avoir dévoilé l’affiche des Visiteurs 3. Neuf acteurs sont présents, seulement huit d’entre eux sont nommés. Le nom manquant, celui de Pascal Nzonzi, un acteur franco-congolais, n’est pas passé inaperçu sur les réseaux sociaux.

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L’affiche des Visiteurs 3, qui a été dévoilée la semaine dernière sur les réseaux sociaux par Gaumont, a suscité de nombreuses remarques négatives. En effet, sur le visuel, neufs personnages sont présents, mais seulement huit noms sont écrits. Sur Twitter, les internautes se sont empressés de remarquer que l’acteur dont le nom avait été oublié était celui de Pascal Nzonzi, le seul acteur noir de l’affiche.

Alors que la polémique sur les « Oscars trop blancs » ne retombe pas, la maladresse a vivement fait réagir les internautes. Ils ont même qualifié cet acte de #RacismeOrdinaire.

La Depeche

 

La cérémonie des Oscars offre un voyage en Israël aux nominés

Parmi les nombreux cadeaux offerts aux acteurs et réalisateurs nominés à la 88e cérémonie des Oscars, le 28 février prochain, figure un voyage de dix jours en Israël, à raison de 55 000 dollars par tête. Un coup de com’ qui fait déjà des vagues côté palestinien..

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C’est une info pour le moins surprenante, qui n’a pas échappé à tout le monde. En début de semaine, la presse américaine révélait le contenu du « gift bag », le panier garni remis comme chaque année aux acteurs, actrices et réalisateurs nominés à la 88e cérémonie des Oscars, qui se déroulera à Los Angeles le 28 février. De la nourriture bio pour animaux, un sex toy, des soins en clinique de chirurgie esthétique… mais surtout un voyage de dix jours en Israël, dans un établissement de luxe, aux frais des autorités locales.

Imaginez donc un peu la scène : 26 stars, parmi lesquelles Leonardo DiCaprio, Matt Damon, Sylvester Stallone, Jennifer Lawrence, Kate Winslet ou encore Steven Spielberg, débarquant tous ensemble à l’aéroport de Tel Aviv pour un séjour aux frais du contribuable local, dans le contexte géopolitique qu’on connaît… « Leur visite aura aura une énorme résonance auprès de leurs millions de fans », admet Yariv Levin, le ministre israélien du tourisme qui débourserait la bagatelle de 55 000 dollars par tête pour assurer le confort – et la sécurité – de ces VRP de grand luxe.

Une invitation, un brin surréaliste, jugée purement insupportable par Omar Barghouti militant palestinien des droits de l’homme et co-fondateur du mouvement Boycott, désinvestissement et sanctions (BDS). En invitant ces stars, Israël « essaie de combattre son isolement international croissant avec des pots de vins », juge-t-il dans un entretien accordé à l’agence AP. « Il n’y a pas de Hunger Games à Gaza », ajoute-il en référence à la saga fantastique dont Jennifer Lawrence, est la vedette. « Mais la faim pour de vrai. »

Reste maintenant à savoir si les stars en question accepteront l’invitation, au risque d’être instrumentalisées par les autorités israéliennes. Ou si elles déclineront poliment. Depuis plusieurs années, le conflit israélo-palestinien est source de controverse à Hollywood. L’an dernier, les acteurs espagnols Penelope Cruz et Javier Bardem s’étaient attirés les foudres de nombreuses personnalités américaines, pro-israéliennes, lorsqu’ils avaient signé une pétition demandant aux Etats-Unis de condamner les actions militaires d’Israël dans la Bande de Gaza. 

Metro News

«Les Innocentes» : un film sur le calvaire des nonnes violées par des soldats russes

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Pour réaliser Les InnocentesAnne Fontaine s’est inspirée de faits historiques : dans la Pologne de 1945, une jeune interne française apporte son savoir et sa compassion à des nonnes violées et mises enceintes par des soldats russes. Après avoir fait face à la brutalité, elles doivent affontrer une situation qui les dépasse. Les mots « solidarité féminine » s’incarnent en la personne de la magnifique Lou de Laâge, « une actrice d’une grâce et d’une cinégénie exceptionnelles ».

20 Minutes

Mohamed Benzizine, le maçon qui rénove des églises depuis 43 ans

Mohamed Benzizine a passé toute sa carrière à rénover des édifices religieux, dans la région lyonnaise. Il est décoré du grade de chevalier dans l’ordre de la Légion d’honneur ce week-end.

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À 65 ans dont près de 43 passés à rénover le riche patrimoine religieux de Lyon et sa région, l’heure de la retraite n’a toujours pas sonné pour Mohamed Benzizine, infatigable chef de chantier.

La basilique d’Ainay du XIIe siècle, l’église Saint-Nizier niché au cœur de la presqu’île ou la primatiale Saint-Jean dans le Vieux-Lyon… Difficile pour lui de choisir un chef-d’œuvre parmi les dizaines d’édifices, églises mais aussi châteaux, où il a travaillé.

«Elles sont toutes belles… même les plus petites», estime ce sexagénaire formé à la maçonnerie sur le tas, qui jonglait encore cette semaine entre les chantiers de rénovation de la cathédrale Saint-Jean et celui d’une église plus modeste en banlieue lyonnaise. Né au début des années 1950 à Saïda, dans le nord-ouest d’une Algérie encore française, rien ne prédestinait «Ahmed» à devenir un intime des clochers hexagonaux.

Un artisan formé sur le terrain

«J’ai eu la chance à l’époque d’être bien épaulé. D’autres ne l’ont pas eue», souffle ce petit homme au physique passe-partout, «bleu» de travail sur les épaules, qui lui aussi a tendu la main à de nombreux jeunes «en les tirant par le haut». Il sera décoré samedi à la cathédrale Saint-Jean, pour l’inauguration de son chœur rénové, du grade de chevalier dans l’ordre de la Légion d’honneur. «Une fierté», confie-t-il. «C’est sûrement depuis 30 ans celui qui connaît le mieux la primatiale, relève Didier Repellin, architecte en chef des Monuments Historiques. Il a une compétence remarquable et connaît les bâtiments de l’intérieur.»

«Il a accumulé une belle expérience et il a été à bonne école en travaillant avec Maximilien Zychla (tailleur de pierre renommé, ndlr)», souligne Nicolas Reveyron, professeur d’histoire de l’art et d’archéologie du Moyen Âge à l’université Lyon-2. «Il s’est formé sur le terrain, il possède bien la réalité du métier, ce qui n’est jamais très évident. Il est aussi conseil. Chimiquement, mécaniquement, il sait si telle ou telle pierre va se détériorer. Esthétiquement, il sait si elle va accrocher la pollution ou se fondre dans la masse», ajoute l’enseignant-chercheur.

Une gargouille rénovée à son effigie

En 2010, «Ahmed» avait eu droit à son quart d’heure de célébrité lorsqu’il fut découvert qu’une gargouille rénovée de Saint-Jean portraiturait le maçon de confession musulmane.

Réalisée dans la plus pure tradition moyenâgeuse, avec l’accord des Monuments historiques et du recteur de la cathédrale, accompagnée d’un «Dieu est grand» gravé en français et en arabe, cette sculpture avait provoqué l’ire des identitaires lyonnais et offusqué les bonnes âmes. Même la presse internationale s’était déplacée pour se pencher sur celui qui était devenu un symbole de tolérance inter-religieuse.

Pas sûr que Mohamed Benzizine souhaite vraiment quitter ces échafaudages et ces vieilles pierres, lui qui retarde au maximum l’âge de sa retraite et envisage même de faire du «bénévolat», une fois sa carrière professionnelle terminée.

Le Figaro

Censure : l’association catholique Promouvoir s’attaque aux Huit Salopards de Tarantino

L’association estime que l’interdiction aux moins de 12 ans du film Les Huit salopards de Quentin Tarantino n’est pas appropriée en raison de « scènes de très grande violence ». Elle a déposé un recours contre le visa d’exploitation du film.

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L’association Promouvoir, proche des catholiques traditionalistes, continue sa croisade contre certaines oeuvres cinématographiques. Samedi, l’association a annoncé avoir déposé un recours contre le visa d’exploitation du film Les Huit salopards de Quentin Tarantino, estimant que l’interdiction aux moins de 12 ans n’était pas appropriée en raison de « scènes de très grande violence ».

« Un film gravement choquant » pour l’association

Promouvoir estime que ce long-métrage comporte « plusieurs scènes inadmissibles », notamment une « très longue séquence » racontant, « images à l’appui », une fellation imposée au fils d’un général sudiste fait prisonnier pour obtenir une couverture, après avoir été « contraint de marcher nu dans la neige et le froid des heures durant ».

L’Express

VIDEO. Enorme succès du clip de Beyoncé contre les violences policières

En quelques heures, le nouveau clip de Beyoncé «Formation (Dirty)», diffusé juste avant sa performance au Superbowl, dépasse les 5 millions de vues. 

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C’est l’une des chansons les plus engagées de la reine Beyoncé et son premier single depuis 2014. La diffusion du clip samedi soir «Formation (Dirty)», sur YouTube.

Le morceau, déjà visionné plus de Six millions de fois, est téléchargeable gratuitement sur la plateforme Tidal.

Artistiquement, le son novateur de «Formation» crée une rupture avec les précédents tubes de la chanteuse. Plus rauque et traînante, même sa voix a un peu changé. Mais cette fois-ci, l’artiste aborde directement des thématiques politiques et sociales comme les brutalités policières, l’ouragan Katrina et le pouvoir financier des afro-américains.

Dans une mise en scène fantastique post-Katrina, celle qu’on surnomme Bey fait une déclaration sur ce que signifie l’expérience d’être Noir aux Etats-Unis en 2016, en déclinant des sujets comme les standards de beauté, la culture, le pouvoir et l’Histoire.

Lorsqu’elle chante «I like my negro nose with Jackson 5 nostrils», littéralement «J’aime mon nez de Noir avec des narines de Jackson 5», l’ex-Destiny Child devenue richissime et influente, met en avant sa fierté identitaire et sa vision du «swag», (NDLR : cool  et stylé). Les médias américains saluent la stratégie et la complexité de l’artiste.

Le Parisien

BarakaCity, l’ONG islamique soupçonnée de tout et poursuivie pour rien

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« On a eu pour instruction de ne plus parler aux journalistes après l’incident qui s’est passé la semaine dernière sur Canal+. » Deux salariés de BarakaCity quittent les locaux de l’ONG islamique, à Courcouronnes (Essonne), lundi 1er février, à bord d’un grand monospace. Il est 9h30. Ils partent « en déplacement » et précisent que personne ne va ouvrir les portes de l’association à francetv info : son président, Idriss Sihamedi, n’est pas là et il ne reste « que les fundraisers », des leveurs de fonds.

Effectivement, la porte des locaux de l’ONG, créée en 2010 dans le Val-d’Oise, reste close. Ce n’est pas une surprise. Joint par téléphone, la semaine précédente, le responsable cette association, qui compte 23 membres, dont trois femmes, avait déjà prévenu qu’il ne souhaitait plus recevoir de journalistes. « A la rigueur, si je dois m’exprimer face à des médias, je ferai une conférence de presse, lors de laquelle on pourra me poser les questions les plus folles, les plus farfelues. J’y pense », imaginait-il.

Une prise de position hésitante… mais justifiable

Idriss Sihamedi a fait polémique lors de l’émission « Le Supplément », dimanche 24 janvier sur Canal+. Invité pour évoquer le cas de Moussa Ibn Yacoub, un salarié de l’ONG emprisonné au Bangladesh, le dirigeant de 31 ans s’est montré particulièrement hésitant lorsque le chroniqueur Azzeddine Ahmed-Chaouch lui a demandé s’il condamnait les exactions de l’organisation Etat islamique (à partir de 13 minutes et 20 secondes sur la vidéo).

« Je n’ai pas condamné fermement leurs violences parce que je ne voulais pas mettre en danger les équipes de BarakaCity en Syrie », explique le président de l’association à francetv info, comme il l’a fait dans une tribune sur Facebook puis une longue vidéo postée le 28 janvier.

Un argument « tout à fait compréhensible » pour une grande ONG française contactée par francetv info, qui préfère ne pas être identifiée. « Pour travailler dans une zone, il faut être en contact avec tout le monde. Si on vous laisse un espace de travail et que vous êtes trop virulent, on peut vous chasser. Il faut donc être prudent pour ne pas compromettre son assise opérationnelle », argumente-t-elle.

Trois perquisitions en 2015… pour rien

Ce n’est pas la première fois que BarakaCity fait parler d’elle. L’association est apparue dans la presse au moins trois fois en 2015, pour des perquisitions.

La première survient le 11 février. Ce jour-là, l’ONG célèbre le départ de vingt ambulances pour la Syrie en les filmant avec un drone. Mais le pilote de l’appareil est interpellé avant qu’une trentaine de policiers ne débarquent dans les locaux. Ils pensent trouver une mosquée clandestine et fouillent la « mosquée personnelle » de l’organisation, précise BarakaCity au Parisien. Mais les forces de l’ordre ne découvrent rien de suspect.

L’autre perquisition a lieu deux semaines après les attentats du 13 novembre, au domicile de Samir Oueldi, ancien développeur informatique de l’ONG. Les policiers ne trouvent rien. Contacté par francetv info, l’informaticien indique qu’il n’a pas eu de nouvelles des autorités depuis et qu’il compte saisir le tribunal administratif « pour rendre caduque la perquisition », « même si ce n’est que symbolique ».

Les forces de l’ordre reviennent frapper à la porte de BarakaCity le 26 novembre. « Il existe des raisons sérieuses de penser que [dans ses locaux parisiens] se trouvent des personnes, armes ou objets liés à des activités à caractère terroriste »indique le préfet« Ils cherchent de la drogue et des armes dans un bâtiment de 1 700 m2 mais viennent sans chien ni équipe scientifique ! » commente alors auprès du Parisien le président de l’ONG. Encore une fois, les policiers font chou blanc.

Des versements suspects… mais en règle

En plus d’être dans le viseur des forces de l’ordre, BarakaCity est également dans celui des banques. En 2014, 700 000 euros de versements vers l’étranger, dont un de 200 000 euros vers la Palestine, sont signalés. 

L’organisme Tracfin, qui dépend de Bercy, se saisit de l’affaire. Finalement, les transactions sont en règle, selon le parquet d’Evry, précise Le Parisien. Mais le mal est fait : la Société générale et le CIC ferment les comptes de BarakaCity en avril de cette année-là, sans justification, comme la loi les y autorise. L’ONG brasse pourtant beaucoup d’argent. Elle affirme avoir levé 16 millions d’euros en six ans d’existence, dont un million en seulement une semaine en 2013. Des sommes venues presque exclusivement de donateurs privés, dont de célèbres footballeurs, se vante l’organisation. « Nos comptes sont contrôlés et validés par un commissaire aux comptes. Tout est clair », se défend Idriss Sihamedi.

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Après « La Vie d’Adèle » un collectif catholique obtient la censure du film « Antichrist »

Le film « Antichrist » de Lars von Trier, sorti en 2009, vient de voir son visa d’exploitation annulé par la justice. Derrière cette décision il y a le collectif catholique Promouvoir, qui n’en est pas à son coup d’essai.

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Après Love de Gaspar Noé, c’est Antichrist de Lars von Trier qui voit son visa d’exploitation annulé par la cour administrative d’appel de Paris. La raison : « des scènes de très grande violence » et « de sexe non simulées« . Dans les faits cela se traduit par un changement de classification.

À l’origine de cette décision, il y a le collectif Promouvoir, association proche des milieux catholiques traditionalistes. À sa tête un ancien mégrétiste et fervent catholique, André Bonnet, également avocat de l’association.

Depuis sa création en 1996, elle se bat pour changer la classification des films qu’elle estime non conforme aux « valeurs judéo-chrétiennes« , confiait André Bonnet lors d’un entretien aux .

La première victime de leur croisade contre les images choquantes au cinéma est le long-métrage de Virginie Despentes et Coralie Trinh Thi Baise-moi sorti en 2000. Initialement interdit aux moins de 16 ans, le collectif a obtenu auprès du Conseil d’État l’annulation du visa d’exploitation du film. Classé X, il a été retiré des salles. L’association déplorait les scènes de sexe non simulées et extrêmement violentes.

Depuis, Promouvoir s’est attaqué à de nombreux films avec souvent un succès à la clé. Une situation qui interpelle et remet en cause le jugement du CNC, l’organisme en charge de la classification des œuvres cinématographiques. Qui décide vraiment, quand on observe que plusieurs films voient leur classification changée – même plusieurs années après leur sortie – suite aux poursuites en justice de l’association ? La question se pose légitimement.

Marianne