Arkansas : une loi autorisera les violeurs à poursuivre les victimes qui veulent avorter

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En vertu d’une nouvelle loi introduite dans l’Etat américain de l’Arkansas, le mari d’une femme enceinte aura le pouvoir de l’empêcher d’avoir recours à une IVG, même en cas de viol conjugal. Les avortements tardifs seront également interdits.

L’Etat de l’Arkansas, dans le sud-est des Etats-Unis, va adopter une nouvelle loi sur l’avortement qui pourrait autoriser un mari à poursuivre sa femme en justice, ainsi que ses médecins, dans le cas où cette dernière souhaiterait avoir recours à une interruption volontaire de grossesse (IVG) sans son consentement. Et il pourra le faire même dans le cas où la grossesse est le produit… d’un viol conjugal.

Une clause de la loi prévoit en effet que le mari d’une femme qui demande un avortement, s’il est présumé être le père de l’enfant, peut intenter une action civile contre le médecin pour obtenir des dommages-intérêts ou une «injonction» obligeant le médecin à annuler la procédure d’avortement.

Même si un mari qui a eu une conduite criminelle (qui a commis un viol conjugal notamment) ne pourra se voir verser de compensation financière dans le cas d’un avortement qu’il refuse, il pourra quand même aller en justice pour empêcher sa femme d’avorter.

La plupart des avortements au deuxième trimestre seront également interdits par la loi 45 qui permettra aux maris de poursuivre pour «dommages civils» les médecins qui procéderont à des IVG et obtenir une injonction pour bloquer la procédure d’avortement.

La loi dite «pro-vie», qui a été poussée en seulement deux mois par le gouvernement républicain de l’état de l’Arkansas, interdit toutes les procédures de dilatation et d’évacuation (D & E), lors desquelles le médecin enlève le fœtus de l’utérus avec des outils chirurgicaux.

Les procédures de D & E sont la manière la plus sûre de mettre fin à une grossesse après 14 semaines, selon l’association médicale américaine.

Mais la procédure médicale deviendra désormais un crime en Arkansas. Crime qui sera puni par une amende de 10 000 dollars (9200 euros) ou de six ans de prison.

Les parents de la femme enceinte ou ses tuteurs légaux pourront également poursuivre les autorités médicales si elle est mineure au moment de l’IVG.

RT

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