Un ex délinquant d’extrême droite devant la justice pour incitation à la haine raciale

Les deux dossiers polémiques publiés par Le Petit Journal Catalan en août 2015 mettant en cause les communautés maghrébine et gitane auront une suite judiciaire après les plaintes de plusieurs associations.
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C’est une figure de l’extrême droite française bien connue de la justice et des services de renseignements qui comparaîtra le 5 juillet prochain devant le tribunal de grande instance de Perpignan. Rodolphe Crevelle est poursuivi pour « délit de provocation à la discrimination, à la haine ou à la violence à l’égard d’un groupe de personnes, en l’occurrence les gitans de Perpignan et la population maghrébine de Perpignan, en raison de leur appartenance à une ethnie, une nation, ou une race. »

Dans le numéro suivant, c’est la population maghrébine de la place Cassanyes qui essuie les saillies islamophobes, coupable à ses yeux de vouloir mettre la main sur un des cafés de la place. Reprenant les codes de l’extrême droite, les Maghrébins sont qualifiés de « Martiens » par Crevelle. « Sale oiseau de malheur », « Martiens, en robe spatiale et mal rasés ».

Quand Hollande ordonne la surveillance de Crevelle

Rodolphe Crevelle navigue dans la nébuleuse de l’extrême droite depuis maintenant quarante ans.  On apprend ainsi que l’homme de 61 ans est un habitué des palais de justice. Après avoir fait ses armes dans sa jeunesse au sein du groupe Action jeunesse, scission du GUD, l’organisation étudiante nationaliste, il atterrit à Restauration Nationale, principal mouvement royaliste héritier de Charles Maurras, figure intellectuelle de l’extrême droite française.A l’origine de la création de la Garde Blanche en 1984, il rejoint le Mouvement Nationaliste Révolutionnaire (MNR) et se lie avec le sulfureux Serge Ayoub.
En 1985, il est exclu du MNR et bascule dans la criminalité avec une incarcération à la prison de Fresnes pour des braquages de bureaux de poste et de supermarché.

L’Independant

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