Le FN veut rétablir la peine de mort
Le député européen s’appuie sur les déclarations de Manuel Valls assurant que la «France est en guerre contre le terrorisme» pour justifier le rétablissement de la peine capitale.

Le débat sur le retour de la peine de mort fait un nombre croissant d’adeptes dans le contexte de menace terroriste. L’un des derniers en cadre en date à réclamer son retour n’est autre que le vice-président du Front national, Louis Aliot.
Dans un message adressé sur Facebook en fin de semaine dernière et repéré par l’Opinion, le compagnon de Marine Le Pen cite Robert Badinter, le ministre de la Justice à l’origine de l’abolition de la peine capitale en 1981, pour justifier le retour d’une telle condamnation. «Valls et Hollande nous disent que le pays est en guerre, donc le débat sur le rétablissement, partiel, de la peine de mort, dans l’épreuve, est parfaitement légitime. Nous sommes effectivement plusieurs à le penser…», fait valoir Louis Aliot.
À l’inverse, le 13 mars 2015, Marine Le Pen expliquait son adhésion à la peine de mort. «Moi, à titre personnel, comme avocate (…), je pense qu’un système pénal ne peut pas tenir sans la peine capitale», avait-elle déclaré sur Europe 1.
«Je pense que la disparition de la peine de mort a eu comme effet, en réalité, d’effondrer l’ensemble de l’échelle des peines et qu’aujourd’hui on se retrouve avec des délits ou même des crimes que je considère comme très graves et qui sont condamnés à des peines indignes au regard de la souffrance qu’ils ont pu créer chez la victime», avait encore jugé la candidate à la présidentielle. Le 20 novembre dernier, Jean-Marie Le Pen, président d’honneur du FN écarté de son parti, avait prôné la mort par décapitation pour les auteurs d’actes terroristes.
Le secrétaire général du Front national était l’invité de Territoires d’Infos, la matinale de Public Sénat et Sud Radio, présentée par Cyril Viguier, avec la presse quotidienne régionale. Il a dénoncé « une justice totalement saturée qui n’arrive plus à assumer sa mission ».

« Un laxisme généralisé. » Sur le plateau de Territoires d’Infos, la matinale de Public Sénat et Sud Radio, présentée par Cyril Viguier, avec la presse quotidienne régionale, Nicolas Bay a critiqué « un système judiciaire totalement défaillant ».
En cause, d’après le secrétaire général du Front national, le fait que la justice soit « totalement saturée » et « n’arrive plus à assumer sa mission »: « De fait, ce n’est plus un simple sentiment d’impunité, c’est une impunité réelle dont bénéficient les délinquants et les criminels, ce qui les amène à recommencer ».
Selon Nicolas Bay, l’abolition de la peine de mort en 1981 a provoqué « l’effondrement de l’ensemble de l’échelle des peines, ce qui fait qu’aujourd’hui, il n’y a plus de perpétuité réelle ».
Une peine capitale qu’il considère comme étant « la clé de voûte du système judiciaire ».
Pour le député européen Front national, « ça pose le problème des zones de non-droit, les très nombreux quartiers qui ont toutes les similitudes avec Molenbeek, où les barbus font la loi ».
« Il y a urgence à mettre hors d’état de nuire de façon effective les délinquants et criminels, a ajouté Nicolas Bay. S’agissant des terroristes, il faut soit les mettre en prison, soit les mettre dans des charters ».