La suspension de Samuel Mayol, auteur d’une manipulation islamophobe prolongée

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C’est un nouvel épisode dans la crise qui secoue depuis plus de deux ans l’institut universitaire de technologie (IUT) de Saint-Denis. Jean-Loup Salzmann, le président de l’université Paris-XIII-Villetaneuse, a reconduit la suspension de Samuel Mayol, qui dirige l’établissement depuis 2012 : il est interdit d’accès au campus jusqu’au 12 novembre « ou jusqu’à la fin des poursuites disciplinaires » engagées contre lui.

La direction de l’université l’accuse notamment d’avoir introduit des tapis de prière dans le local d’une association musulmane pour démontrer l’existence de dérives communautaires.

Jean-Loup Salzmann fait valoir que « l’éloignement et la suspension » de M. Mayol sont de nature « à favoriser la manifestation de la vérité ainsi que le bon déroulement d’investigations et de procédures en cours et à venir ». Dans un prérapport sur la crise qui secoue l’IUT, dont la version définitive est attendue mi-avril, les inspecteurs de l’éducation nationale épinglent la gouvernance de M. Mayol, sans exonérer la présidence de ses responsabilités. Les inspecteurs constatent aussi que, depuis sa suspension, la situation s’est nettement apaisée, au grand « soulagement » de personnels dont certains s’estimaient pris en otages dans un conflit qui les dépassait.

Cette décision survient alors que M. Mayol, dont l’action en faveur de la laïcité avait été saluée en novembre par le premier ministre, Manuel Valls, est invité dimanche 27 mars à s’exprimer aux côtés d’autres promoteurs d’une laïcité offensive, réunis dans l’appel du Printemps républicain. Il doit intervenir sur le thème : « Le travail aux prises avec le fait religieux ». M. Salzmann, dont le second mandat s’achevait le 14 novembre, a par ailleurs été prolongé dans ses fonctions jusqu’à l’élection de son successeur.

Le Monde

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