Articles par FDEBRANCHE

1957: Fernand Iveton, guillotiné pour avoir soutenu la cause de l’indépendance algérienne

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Auteur d’un roman, De nos frères blessés, sur le destin du communiste Fernand Iveton, guillotiné en 1957 pour son soutien jugé terroriste à la cause indépendantiste algérienne, Joseph Andras revient sur l’indécrottable d’hier et d’aujourd’hui. Histoire de donner à saisir un certain angle mort français : l’esprit colonial, la gauche entachée, le pouvoir suborneur, la raison d’État…

Mediapart

La détresse des Africains, devenus indésirables en Russie

Ils vivent dans une société qui les rejette et qui ne leur accorde aucun droit. La plupart sont des étudiants africains venus en Russie pour y suivre leurs études. Diplômés ou pas, ils sont exclus de toute activité professionnelle légale et sont la cible permanente des ultranationalistes russes. Alors, ils se barricadent, la peur au ventre, dans l’indifférence générale.

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Avant l’effondrement de l’URSS, les jeunes Africains affluaient à Moscou sur le campus de la célèbre Université Patrice Lumumba. Du nom du nationaliste congolais assassiné au début des années 60. Elle a été rebaptisée Université de l’amitié des peuples.

Des milliers d’étudiants étaient reçus à bras ouverts en Union soviétique. Médecins, ingénieurs, économistes, juristes… et révolutionnaires africains. Ils pouvaient poursuivre leurs études pendant des années, tous frais payés par le Kremlin, soucieux de freiner l’influence occidentale en Afrique à l’époque de la Guerre froide.

A la chute du mur de Berlin en novembre 1989, ils étaient près de 30.000 étudiants africains à fréquenter les universités soviétiques.

Avec la disparition de l’URSS, cette page a été définitivement tournée. C’est aux pays de provenance ou aux parents qu’il revient désormais de financer les études de ceux qui décrochent un visa pour la Russie.

En 2013, des étudiants venus de 42 pays africains poursuivaient leurs études dans l’ex-Union soviétique. Ils vivent dans la précarité et l’insécurité, dans une société gangrenée par le racisme anti-noir.

«Ici c’est la Russie, on ne vous connaît pas»

Qu’ils soient détenteurs de papiers de séjour légaux ou pas, ils vivent tous dans la précarité.

«J’ai des larmes aux yeux quand je dis ça. Ce n’est pas facile de vivre ici. Nous sommes au 21e siècle, mais jusqu’à maintenant, on nous injurie… j’ai même honte de prononcer ça: « Macaque, nègre, va-t-en en Afrique, ici c’est la Russie, on ne vous connaît pas« », explique-t-il à RFI.

«Je me souviens, témoigne un Malien qui vit à Moscou depuis 5 ans, c’était en 2013. On a travaillé dur sur un chantier pendant l’hiver. A moins 20 degrés. On a fait un mois là-bas. On nous a promis un salaire de 1000 euros. Après un mois, on a réclamé notre argent. Pas d’argent. On a fait du bruit. Ils ont appelé les policiers qui nous ont menacés de nous renvoyer dans nos pays.»

Leurs enfants en souffrent aussi. Ils ne peuvent pas être accueillis dans les écoles maternelles publiques. Pas de vaccination non plus pour leurs bébés qui naissent dans les hôpitaux russes. Ils n’y ont pas de droit, témoigne une Congolaise.

Ciblés par les ultranationalistes russes

Ils sont francophones, originaires d’Afrique de l’Ouest et du Centre, mais aussi anglophones venus du Zimbabwe ou du Kenya.  A leurs conditions de vie misérables en Russie s’ajoute la violence quotidienne. Ils vivent tous la peur au ventre.

«Vivre en Russie en tant que noir est extrêmement difficile. Tu vas sortir dans la rue et les gens vont te traiter de singe. Tu vas rencontrer des gens bourrés qui vont t’attaquer et te massacrer. Il y a plein d’étudiants qui se sont fait tuer à cause de leur couleur de la peau seulement… Il ne faut jamais marcher seul dans la rue. Il faut être avec d’autres étudiants.» 

Pour rien au monde, H. Balde ne retournerait dans l’ex-Union soviétique. Il conseille aux jeunes Africains d’éviter cette destination.

Nombreux sont ceux qui désirent rentrer dans leur pays parmi les Camerounais qui forment l’une des plus importantes communautés africaines de Russie. Mais les volontaires au départ sont démunis. Incapables de financer le billet-retour au pays natal.

France Tv

Tony, un voleur récidiviste s’étonne de ne pas retourner en prison

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« Je peux ressortir ? » s’étonne Tony après avoir entendu le délibéré du tribunal. « Wouah ! » lâchent des proches dans le public. La décision de ne pas réincarcérer le Havrais de 24 ans le surprend lui-même, tant son casier est épais et sa dernière sortie de prison récente. « Vous avez ma parole : je vais saisir la chance que vous me donnez », s’enivre Tony, sourire béat.

Le multirécidiviste croise samedi 21 mai vers 5 h son copain Jordan, second prévenu âgé de 19 ans. « Et par ennui, par bêtise, ils vont aller taper la supérette du quartier », se navre la procureure.

Deux ans de prison sont requis par le parquet. Le prévenu en reste bouche bée. Il ne sera condamné qu’à dix-huit mois, dont un an ferme dépourvu de mandat de dépôt. Quant à Jordan, plus discret, il écope de six mois avec sursis. Ensemble, les amis devront verser 3 306 € au commerçant partie civile.

Paris Normandie

La commission d’enquête sur les attentats de Paris en déplacement en Israël

Le programme de la visite comprenait notamment des échanges avec des responsables des services de lutte anti-terroriste.

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Grèce début mai, une délégation parlementaire est actuellement en Israël, dans le cadre des travaux de la Commission d’enquête relative aux moyens mis en œuvre par l’État pour lutter contre le terrorisme depuis le 7 janvier 2015, présidée par le député du Rhône, Georges Fenech.
Vice-président de cette commission, le député Meyer Habib avait suggéré, avec Pierre Lellouche, d’effectuer ce déplacement en Israël, dont l’expertise unique est mondialement reconnue dans la lutte contre le terrorisme et les services de renseignement, rapporte un communiqué.

Le député Habib a déclaré avoir personnellement obtenu du Premier ministre Benjamin Netanyahu la pleine coopération des services israéliens avec la commission.

« Des instructions claires ont été données pour que l’ensemble des plus grands experts de la lutte anti-terroriste se rendent disponibles pour partager leur expérience et savoir-faire, » a affirmé le député.

« Israël étant depuis sa création en première ligne contre le terrorisme, il était important que la France, qui est hélas aujourd’hui en guerre, s’inspire des méthodes israéliennes, qu’il s’agisse des modes d’intervention opérationnelle, des dispositifs de sécurisation de sites sensibles, de la prise en charge urgente des victimes ou des techniques de renseignement et qu’elle les transpose rapidement pour répondre à la menace djihadiste, » a ajouté Meyer Habib.

Selon ce dernier, le programme des entretiens et auditions était particulièrement dense et de très haut niveau.

Il a précisé que malgré un emploi du temps très chargé, le jour même de la formation de son nouveau gouvernement, le Premier ministre israélien a tenu à recevoir la délégation et a présenté sa vision de la lutte contre le terrorisme.

Le programme de la visite comprenait notamment des échanges avec des responsables des services de lutte anti-terroriste, en particulier Avi Dichter, président de la commission affaires étrangères et sécurité de la Knesset et ancien patron du Shabak (service de sécurité intérieure israélien), un entretien avec la ministre de la justice Ayelet Shaked et un juge anti-terroriste, une présentation du dispositif de sécurité de l’aéroport Ben Gurion ou encore des simulations d’intervention de la police israélienne.

Time Of Israel

Meurtre d’une Anglaise dans l’Aveyron : Jean-Louis Cayrou condamné à 30 ans de réclusion criminelle

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Jean-Louis Cayrou, le jardinier et ex-amant de Patricia Wilson, a été condamné lundi à 30 ans de réclusion pour assassinat par la cour d’assises de l’Aveyron pour avoir tué la quinquagénaire anglaise, disparue en 2012 dans l’Aveyron. Cette peine, qui suit le réquisitoire du ministère public, a été assortie d’une période de 20 ans de sûreté.

BFM

L’Italie sous le choc: une étudiante brûlée vive en pleine rue par Vincenzo son conjoint

Sara Di Pietrantonio, une étudiante de l’Université de Rome, a été brûlée vive par son ex-conjoint parce qu’elle avait mis fin à leur relation, ont annoncé les autorités italiennes, lundi.

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Selon les enquêteurs, Vincenzo Paduano a aspergé le visage de Sara Di Pietrantonio d’alcool et y a mis le feu avec un briquet

Ce fait divers fait la une des médias italiens. Sara Di Pietrantonio (22 ans) est morte avant l’aube, dimanche, après que Vincenzo Paduano (27 ans) a mis le feu à sa voiture. C’est ce qu’a révélé la procureure Maria Monteleone.

Ensuite, Vincenzo Paduano a poursuivi sa victime sur une distance de 500 mètres. Selon les enquêteurs, il a aspergé le visage de Sara Di Pietrantonio d’alcool et y a mis le feu avec un briquet.

« Jamais vu un crime aussi atroce en 25 ans »

« Je n’ai jamais vu un crime aussi atroce en 25 ans de carrière », a avoué l’enquêteur principal Luigi Silipo.

Vincenzo Paduano a été placé en détention dans le cadre d’une enquête pour meurtre prémédité, a précisé la procureure Maria Monteleone.

7sur7

Du sursis à 12 mois ferme, 4 membres de la LDJ condamnés pour violences en réunion

Le procès de quatre membres de la Ligue de défense juive (LDJ) poursuivis pour violences en réunion avec circonstances aggravantes et arme par destination s’est tenu ce mardi 31 mai devant la 14ème chambre correctionnelle de Paris. Les juges ont condamné les prévenus à des peines allant de 6 mois avec sursis à 12 mois ferme assorties de condamnations pécuniaires solidaires.

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En 2012, la LDJ, cette milice interdite aux Etats-Unis mais tolérée en France, s’était fait une spécialité d’asperger de peinture rouge ceux qu’elle considérait alors comme ses ennemis. De Juin à octobre 2012,  trois agressions vont être commises à l’encontre d’Olivia Zémor, présidente d’EuroPalestine, d’Houria Bouteldja, la porte-parole du Parti des indigènes de la République (PIR) et de Jacob Cohen, « un juif anti-sioniste », comme il aime se définir.

Présents ce mardi à la barre trois des inculpés, Steve Bismuth, Daniel Benassaya et Laurent Cashauda. Joseph Ayache, le cerveau de la bande, a pris la fuite en Israël au lendemain des faits, « parce qu’il craignait pour sa vie », il n’a donc pas répondu présent à la convocation. Il était tout de même représenté par un avocat.

Olivia Zémor est la première à s’avancer à la barre. Le 28 juin 2012, elle prend un verre du côté de Bastille avec un individu qui se présente sous le nom d’Amine Saraoui. « Il m’avait appelé en me disant qu’il était intéressé par nos actions et qu’il avait pour projet de se rendre en Palestine », déclare à la barre la militante.

A peine installés, Mme Zémor reçoit sur la tête une énorme quantité de peinture rouge. « C’était de la peinture à l’huile, celle qu’on utilise pour peindre les murs, une substance très toxique. Je ne voyais plus rien, heureusement que des touristes américains sont venus à mon secours ». Elle file alors au commissariat du 4ème qui l’emmène très vite à l’hôtel Dieu. Pendant une heure, elle essaie avec les infirmières d’enlever la peinture. En vain. Résultat : 5 jours d’ITT.

Le cas de Jacob Cohen est très vite évacué, compte tenu de son absence au tribunal et du fait qu’il n’ait pas pris la peine d’aller chez le médecin après l’agression. Le 5 juillet 2012, une semaine après celle commise contre Olivia Zémor, Jacob Cohen était lui aussi aspergé de peinture rouge et de farine dans le quartier du Marais à Paris.

Houria Bouteldja est la dernière des victimes à être interrogée. « J’ai été contactée via Facebook par quelqu’un qui se présentait sous un patronyme maghrébin. Il disait qu’il était journaliste pour Saphir News. Je ne me suis donc pas méfiée. C’est un site internet que je connais très bien », détaille à la barre la figure du PIR.

Rendez-vous est donné ce 24 octobre 2012 dans le 5 ème arrondissement de Paris. « J’entends quelqu’un crier mon nom et j’ai à peine le temps de me retourner qu’on m’asperge de peinture ». Elle file à l’hôtel-Dieu pour des soins. 6 jours d’ITT.

C’est au tour des prévenus de répondre. Les trois s’avancent ensemble. Le juge demande à Daniel Benassaya d’enlever la kippa qu’il porte sur sa tête, « pas de signe religieux ici », précise le juge. Le tribunal veut d’abord savoir quel rôle jouait Joseph Ayache au sein de la LDJ. Tous le décrivent comme le chef de la LDJ.

Une vidéo de l’agression d’Houria Bouteldja est mise en ligne chez Steve Bismuth où Joseph Ayache est venu dîner.

Daniel Benassaya, le web master de la LDJ, reconnaît avoir posté sur You tube les vidéos des agressions d’Olivia Zemor et de Jacob Cohen, mais jure qu’il n’était pas présent sur les lieux.

 

Joseph Ayache est reconnu coupable des infractions comme co-auteur et écope, sans surprise, de la plus lourde peine : 1 an ferme. S’il reste en Israël, il ne devrait pas être inquiété par la justice française.

 

Le Courrier De L’Atlas

 

2 détenus Albanais et Grec s’évadent de la maison d’arrêt d’Amiens en sciant leurs barreaux

Comme au mois de novembre, des détenus ont scié leurs barreaux pour s’évader de la maison d’arrêt d’Amiens, dans la nuit de lundi à mardi.

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Deux détenus se sont évadés dans la nuit de lundi à mardi de la prison située avenue de la Défense Passive, au nord d’Amiens. Vers minuit, un Albanais et un Grec ont scié leurs barreaux pour s’échapper.

Selon nos informations, un complice les attendait à l’extérieur du mur d’enceinte. Un mode opératoire déjà utilisé en novembre dernier :  trois détenus s’étaient évadés de la même manière en sciant leurs barreaux. Ils avaient été repris en France et en Norvège. Depuis, les mesures de sécurité ont été renforcées à la maison d’arrêt.

 

France Bleu

 

Le maire FN d’Hayange : « J’ai beaucoup d’amis juifs, vous ne pouvez pas nous traiter d’antisémites »

Le Front national qui a multiplié les interventions polémiques dans l’hémicycle de la région grand-Est à Metz (Moselle) lundi a proposé à la région de mener une enquête afin de déterminer le nombre de personnes fichées S radicalisées parmi les membres du personnel des lycées. Une proposition qui a mis le feu aux poudres.

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L’élu Frontiste veut «une enquête menée dans tous les lycées de la région pour avoir un état des lieux précis du nombre de fichés S présents parmi le personnel. C’est criminel de laisser peser cette menace sur tous els élèves» conclut le conseiller frontiste alsacien. La réponse de la majorité LR-UDI-Modem n’a pas tardé.

La conseillère régionale LR de Moselle Marie-Louise Kuntz prend la parole et dénonce les amalgames du FN. «A une certaine période, on mettait des étoiles jaunes sur des personnes ! Vous en êtes pas loin avec vos fiches S !» lance-t-elle sous les huées des élus du FN. «On était là pour parler emploi et formation et vous dérivez !» s’agace-t-elle.

« J’ai beaucoup d’amis juifs » lance le maire FN d’Hayange » 

Agacement des élus FN qui quittent les bancs de l’assemblée régionale pendant 20 minutes. Seul à rester sur les bancs du groupe d’extrême-droite : le maire FN d’Hayange qui également élu régional. Fabien Engelmann  assure «qu’il a beaucoup d’amis juifs» provoquant de nouveau l’indignation des élus de droite et de gauche. «Vous ne pouvez pas nous traiter d’antisémites ! Vos propos sont intolérables» s’indigne l’élu habitué des polémiques dans sa ville, conquise en 2014.

Loractu

Antisémitisme : Le candidat d’extrême droite Henry de Lesquen bloqué par Twitter

Le compte Twitter du candidat «national-libéral» à la présidence de la République a été suspendu après une nouvelle sortie antisémite.

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Le tweet de trop: les saillies racistes, homophobes ou antisémites du candidat à l’élection présidentielle Henry de Lesquen ne sont plus consultables en France sur le réseau social. Cette censure résulte d’une demande de la Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme (Licra) après un énième dérapage du président de Radio Courtoisie sur le réseau social: «Le génocide des 30 millions de Slaves exterminés par les chefs bolcheviks, en majorité juifs, est prouvé», avait twitté le candidat.

Comme l’explique Buzzfeed, la méthode du «country withheld content» («contenu retenu dans un pays spécifique»), appliquée par Twitter, a des limites: il suffit que l’utilisateur indique que son compte n’est pas français pour consulter celui du candidat, dont le slogan est «Pour que la France redevienne la France». Si Twitter a suspendu le compte d’Henri de Lesquen, ce n’est pas parce que la société condamne ses propos, mais parce qu’elle tomberait, en les diffusant, sous le coup de la loi française.

Henry de Lesquen, qui considère le FN comme un «lupanar pédérastique», est un haut fonctionnaire président du Parti National-Libéral. Il s’est notamment distingué en «s’émerveill[ant] de la longévité des ‘rescapés de la Shoah’», souhaite que «des millions d’immigrés-envahisseurs [soient] déportés légitimement dans des conditions humaines et pacifiques», veut bannir la «musique nègre» des ondes publiques et proposer de raser la Tour Eiffel, cette «œuvre d’art dégénérée».

Le Figaro

Des tribus amérindiennes se battent contre la mise aux enchères de leurs objets sacrés à Paris

C’est une mise aux enchères qui suscite la colère et l’incompréhension de plusieurs tribus amérindiennes. Celles-ci sont vent debout contre la vente de près de 500 objets sacrés issus de tribus indiennes américaines – Acoma, Hopi et Zumi – organisée par la maison d’enchères EVE, lundi 30 mai à Paris.

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La tribu d’Acoma Pueblo, dans l’État du Nouveau-Mexique, et la tribu de la Hoopa Valley, en Californie, réclament l’annulation de cette vente et la restitution de ces objets. « Ce ne sont pas des œuvres d’art », a martelé mardi 24 mai le gouverneur de la tribu Acoma, Kurt Riley, au cours d’une conférence de presse à Washington. « Ce sont des pièces religieuses qui nous sont chères. Et quand elles partent, c’est comme si on nous enlevait une partie de nous-mêmes. »

La vente comprend notamment des objets utilisés dans les rituels religieux de la tribu Hopi. Ceux-ci ont un caractère sacré, à tel point que les Hopi refusent de voir certains d’entre eux photograpiés ou même décrits.

Pour le gouverneur de la tribu Acoma, cette vente est inadmissible, car elle va à l’encontre des traditions et des lois de son peuple. « Comment ces objets ont quitté notre peuple, nous l’ignorons. Mais leur existence, hors de nos terres, prouve qu’un événement s’est produit, un événement qui viole toutes les lois du peuple Acoma« , affirme-t-il.

« En l’absence d’un dossier clair et du consentement des tribus elles-mêmes, ces objets ne devraient pas être vendus », a renchéri Mark Taplin, du bureau des Affaires culturelles au département d’État lors de la conférence de presse qui s’est tenue mardi 24 mai à Washington.

L’ambassade américaine s’est même fendue d’un tweet pour réclamer officiellement l’annulation de cette vente.

Mais les autorités américaines n’ont pu faire entendre leur voix devant les tribunaux français. La bataille est à la fois culturelle et juridique : si la vente d’objets sacrés de tribus indiennes aux États-Unis est très restreinte voire illégale, selon les objets concernés et l’endroit où ils ont été trouvés, ça n’est pas le cas en France.

Le trafic est devenu plus facile grâce à Internet, mais « nous avons réussi aux États-Unis à récupérer certains objets. C’est en France qu’ils ne sont pas sensibles à nos arguments« , selon Kurt Riley, le responsable de la tribu Acoma.

« Nous sommes atterrés »

Plusieurs ventes aux enchères d’objets amérindiens ont été organisées à Paris depuis 2013. En juin 2014, neuf masques de la tribu Hopi se sont vendus pour 137 313 euros. La justice française a estimé que ces ventes étaient légales et a refusé de les annuler quand les tribus ont saisi les tribunaux.

 

France 24

Eva Lion, la youtubeuse nazie qui fait des cupcakes pour Hitler

Tout en adoptant les codes des autres talents du web, la jeune Canadienne joue-t-elle la carte du trolling pour cacher un discours raciste et antisémite?

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«Eva Lion», ou «Evalion», ses pseudos sur internet, pourrait ressembler à n’importe quelle autre youtubeuse de 18 ans: elle prend des vidéos depuis sa chambre ou dans un parc près de chez elle, au Canada, parle de son nouveau vernis à ongles, entretient une relation privilégiée avec ses fans… À un détail près: dans chacune de ses vidéos, elle véhicule un message antisémite, nazi, raciste, homophobe et/ou misogyne. Dans la fameuse vidéo de questions-réponses par exemple, à la question «Comment résoudre le problème juif?», elle répond, très calmement, en faisant référence à la saga Matrix:

«Notre plus grand avantage contre les juifs est qu’on les surpasse en nombre, ils sont en minorité même s’ils ont beaucoup de pouvoir. Nous devons réveiller les gens, leur donner la pilule rouge, leur faire réaliser qui est leur vrai ennemi pour qu’ils puissent les attaquer et que nous puissions gagner.»

Des cupcakes pour son idole nazie

Depuis début avril, la jeune femme inonde internet de vidéos et de messages surréalistes, principalement pour vanter l’idéologie nazie.  Sur Twitter, son compte @EvaLion88 (le 8 représentant la huitième lettre de l’alphabet, H, et 88 signifiant donc HH pour «Heil Hitler») est toujours très actif et elle compte plus de 17.000 abonnés à l’heure où nous écrivons ces lignes.

Slate

Quand l’Europe aimait l’Islam

De l’extérieur, avec ses minarets élevés et son dôme, la mosquée de Wilmersdorf, sur Brienner Straße, dans le sud-ouest de Berlin, ressemble encore beaucoup à ce qui était son apparence durant les années 1920. Mais cette institution, comme la ville qui l’entoure, a bien changé.

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Aujourd’hui, la mosquée est un lieu bien tranquille. Elle sert, pour l’essentiel, de centre d’information: des écoliers y effectuent parfois des visites scolaires et elle accueille des déjeuners interconfessionnels. Une petite communauté de musulmans s’y rend régulièrement pour la prière du vendredi. Nous sommes bien loin de l’époque où, sous la République de Weimar, la mosquée de Wilmersdorf était le centre vivace d’un mouvement spirituel de la contre-culture.

Les missionnaires ahmadistes, issus de la région indienne du Penjab, alors britannique, qui ont bâti cette mosquée, y ont attiré des gens variés dans le Berlin des années 1920, et accueilli des conférences qui traitaient des grandes questions philosophiques du temps. On y évoquait, par exemple, l’écart entre la vie et la doctrine, le futur de l’Europe ou le futur de l’Humanité dans son ensemble. Les Allemands de tous âges, en proie à une profonde désillusion à l’égard de la civilisation chrétienne à l’issue de la Grande guerre, lui cherchaient des alternatives religieuses à la fois modernes et rationnelles, mais aussi spirituelles et se rendaient donc à ces conférences et nombre d’entre eux se convertirent à l’Islam.

Une contre-culture spirituelle

Il est aujourd’hui bizarre d’imaginer pareille chose en Allemagne, où le parti de droite Alternative pour l’Allemagne (AfD) récemment demandé l’interdiction des burqas et des minarets et où plus de la moitié des Allemands déclarent considérer l’Islam comme une menace. Mais durant la période de l’entre-deux guerres, Berlin accueillait une intelligentsia musulmane prospère, constituée non seulement d’immigrants et d’étudiants issus du Proche-Orient et du Sud-Asiatique, mais aussi de convertis allemands issus de toutes les couches de la population. L’Islam, à cette époque, représentait une forme de contre-culture spirituelle.

Les Allemands n’étaient d’ailleurs pas les seuls à faire preuve d’une telle ouverture et même de fascination à l’égard de l’Islam. Au début du XXe siècle ont émergé les premières communautés et institutions musulmanes en Europe de l’Ouest et, avec elles, sont apparus les premiers convertis en Grande-Bretagne ou aux Pays-Bas. C’est une période un peu oubliée de l’histoire –mais dont il est tout particulièrement pertinent de se souvenir aujourd’hui, à un moment où la relation entre l’Islam et l’Europe est de plus en plus marquée par l’inquiétude voire par la plus franche hostilité.

Exotisme

Même les discussions les plus nuancées sur l’Islam et l’Europe –celles qui prennent en compte les facteurs structurels qui ont contribué à marginaliser les populations musulmanes du continent– continuent de traiter la présence de la religion comme un phénomène nouveau et épineux, étranger à la vie culturelle et politique européenne. Mais si l’on regarde le début du XXsiècle –et pour l’essentiel la période qui suit la première vague d’immigration musulmane en Europe à l’issue de la fin de la Première guerre mondiale– montre qu’il n’y a pas si longtemps, l’Europe de l’Ouest et l’Islam entretenaient une rélation bien différente, caractérisée par une certaine curiosité de la part des citoyens et une forme de favoritisme de la part des gouvernements.

Au moment même où des citoyens européens étaient confrontés à cette religion exotique venue d’Orient, les gouvernements européens proposaient des traitements de faveurs aux citoyens musulmans et d’une manière qui, au premier coup d’œil, pourrait apparaître surprenante: le très laïc gouvernement français a ainsi dépensé quantité d’argent pour construire des mosquées très ostentatoires, tandis que l’Allemagne cherchait à démontrer qu’elle traitait mieux les Musulmans que la France et la Grande-Bretagne. Étudier cette période nous permet de constater que la rencontre entre l’Europe et l’Islam n’a rien de neuf, et qu’elle n’a pas toujours eu le caractère que nous lui connaissons, et qu’elle pourrait donc fort bien ne pas être identique dans le futur.

L’émergence de l’homme nouveau

Des convertis comme Hugo Marcus, philosophe juif homosexuel, nous montrent que l’Islam n’est pas seulement présent dans l’Europe de l’après Première Guerre mondiale, mais que pour certains, il joue un rôle vital dans les discussions sur ce que pourrait être le futur du continent. Marcus, qui participait à la vie de la mosquée de Wilmersdorf, était né en 1880 et avait gagné Berlin pour y étudier la philosophie. Il se convertit en 1925, après avoir encadré de jeunes immigrants musulmans issus du sud de l’Asie.

Ayant adopté le prénom musulmans d’Hamid, Marcus écrit alors des articles pour la revue de la mosquée, la Moslemische Revue, dans laquelle il dispute les points de vue des philosophes les plus populaires du temps –Goethe, Nietzsche, Spinoza et Kant– pour affirmer que l’Islam est une composant nécessaire de l’établissement de «l’homme nouveau». Pour Marcus, l’Islam, successeur monothéiste du Judaïsme et du Christianisme, est l’élément qui manque au cœur de cet «homme du futur».

Conversions

La mission ahmadiste gère une autre mosquée en Europe de l’Ouest –la Mosquée Shah Jahan de Woking, en Angleterre. Sa construction a été commandée en 1889 par Gottlieb Wilhelm Leitner, orientaliste polyglotte anglo-hongrois qui ne s’est pas converti, mais a servi d’interprète durant la guerre de Crimée et a voyagé à travers tout le monde musulman. Personne n’étant là pour assurer son fonctionnement à l’issue de la mort de son fondateur excentrique dix ans plus tard, le bâtiment est rapidement abandonné.

Peu avant la Première Guerre mondiale, Khwaja Kamaluddin, avocat d’origine indienne, par ailleurs missionnaire ahmadiste, rachète la propriété, relance ses activités et en fait la mission de Woking. La mosquée, située à 50 km au sud de Londres, attire les convertis des classes moyennes et favorisées de l’Angleterre de Downtown Abbey et d’ailleurs qui partagent un mécontentement commun à l’égard du christianisme et de la société occidentale moderne. Un des convertis les plus légendaires de l’époque est Lord Headley, un pair irlandais.

Né Rowland George Allanson Allanson-Winn, le 5e Baron Headley se convertit à l’Islam en 1913 et adopte le nom musulman de Shaikh Rahmatullah al-Farooq. Lord Headley devient une sorte d’enfant modèle pour les convertis britanniques à l’Islam; durant les années 1920, il effectue un pèlerinage très médiatisé à la Mecque et, au cours de son existence, écrit de nombreux livres et articles sur l’Islam dont, il en est certain, le futur s’annonce radieux en Grande-Bretagne.

L’impératif de la Guerre

Il semble clair que sur le plan individuel, l’Islam séduit des Européens qui cherchent à rompre avec la tradition dans le monde moderne. Pieter Henricus van der Hoog, dermatologue fondateur d’une compagnie qui fournit aujourd’hui encore des crèmes de jours et des masques raffermissants aux femmes hollandaises, se convertit à la même période et part en pèlerinage à la Mecque.

Harry St. John Philby, officier du renseignement britannique et père de Kim Philby, le célèbre agent double soviétique, se convertit lors de son séjour en Arabie saoudite durant les années 1930 et se fait appeler Abdullah. Un autre converti de la période, l’écrivain juif Leopold Weiss, adopte le nom de Muhammad Asad; son fils, Talal Asad, compte parmi les anthropologues les plus influents du monde actuel.

Mais les gouvernements d’Europe de l’Ouest font également montre d’une tolérance voire d’une partialité en faveur de l’Islam qui pourrait surprendre les lecteurs contemporains –même si leurs motivations sont souvent bien plus cyniques que celles de leurs citoyens.

Durant la Première Guerre mondiale, la France et la Grande Bretagne s’appuient sur les sujets de leur colonies –dont un grand nombre sont musulmans– et les emploient sur les champs de bataille européens, et ont donc des égards pour ces troupes et leurs besoins. Des Imams sont attachés aux régiments et les musulmans de l’armée perçoivent des rations halals: au lieu de porc et de vin, elles reçoivent du couscous, du café et du thé à la menthe. (Les soldats Juifs ne bénéficient pas d’un tel traitement.)

Côté allemand, la première mosquée du pays est construite dans un camp de prisonniers de guerre à Wünsdorf, pour s’attirer les bonnes grâces des prisonniers musulmans et leur montrer que les Allemands les traitent mieux que les Britanniques ou les Français. Ils espèrent ainsi provoquer des troubles au sein des colonies musulmanes de leurs deux puissances rivales.

L’inquiétude anticolonialiste

Durant l’entre deux guerres, les mouvements anticolonialistes s’appuient de plus en plus sur l’identité islamique, ce qui n’est pas sans rendre ces mêmes gouvernements européens inquiets. Les services secrets sont alors dépêchés dans les cafés de tout le continent, où les intellectuels musulmans –dont, à Genève, Shakib Arslan, un des panislamistes les plus importants de la période et grand-père de Walid Jumblatt, homme politique libanais contemporain– ont commencé à préparer un message panislamiste de résistance.

Mais les gouvernements européens tentent également de s’attirer les bonnes grâces des Musulmans par le moyen plus subtil de la propagande. En 1926, près de deux décennies après avoir affirmé son attachement à la laïcité, l’État français utilise de nombreux vides juridiques pour financer la grande mosquée de Paris –un acte qui va indigner de nombreux catholiques français, indignés par le traitement préférentiel accordé aux musulmans. La mosquée a pour but affirmé de rendre hommage aux soldats musulmans ayant combattu pour la France durant la guerre.

Lorsque la première pierre est posée en 1922, Paul Fleurot, représentant de la municipalité parisienne déclare non sans fierté que lorsque la France s’est trouvée en danger en 1914, les musulmans d’Afrique n’ont pas hésité à voler à son secours«Les musulmans de nos départements africains ne furent pas les derniers qui répondirent à l’appel de la patrie en danger… Nombreux sont ceux qui ont donné leur vie pour la défense de la civilisation.» Il ajoute que la mosquée est une expression de la gratitude de la France, un monument commémoratif pour les soldats musulmans tombés pour la France.

Une volonté de contrôle?

Les historiens voient aujourd’hui cette mosquée comme un exemple de propagande colonialiste, visant à donner aux riches visiteurs un goût de la puissance impériale française dans le monde musulman. Les travailleurs nord-africains de Paris vivent, en effet, bien loin de la Mosquée et ses horaires de prières ne sont guère adaptés à leurs horaires à l’usine; le tarif élevé du hammam et du restaurant en font des lieux accessibles à une petite élite français et marocaine. Cette mosquée, construite dans le Ve arrondissement de Paris, non loin du jardin des Plantes, est toujours là; les touristes du monde entier viennent y boire une tasse de thé à la menthe et manger des baklavas dans le café ou bien acheter un tapis marocain dans la boutique, et respirer un petit air d’orient au cœur de Paris.

En 1935, l’État français laïc cible à nouveau ses sujets musulmans en bâtissant un hôpital à Bobigny, au nord-est de Paris, exclusivement à destination des Musulmans. Cet hôpital a pour but affiché de représenter la valeur républicaine de l’égalité en proposant des soins particuliers aux Musulmans: les patients y reçoivent ainsi une alimentation halal et le bâtiment lui-même, conçu par des architectes français dans ce qu’ils tenaient pour un «style nord-africain», est pourvu d’une salle de prière et d’un cimetière musulman.

Il permet également aux musulmans de ne pas fréquenter les autres hôpitaux parisiens, à une époque où de nombreux citoyens français s’inquiète de la présence des Nord-Africains, qu’ils tiennent pour porteurs de maladies vénériennes dangereuses –un signe qui montre que malgré une curiosité inattendue à l’égard de l’Islam, les Européens sont aussi bien souvent racistes. Cet hôpital est un bon exemple de stratégie d’un gouvernement colonial de l’époque: proposer des services aux résidents musulmans afin de s’attirer leurs faveurs et de mieux les contrôler.

Lustre perdu

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La mosquée de Wilmersdorf, sur Brienner Straße, dans le sud-ouest de Berlin

Les cicatrices de la bataille de Berlin et l’érosion du temps ont laissé leurs marques sur la mosquée de Wilmersdorf. Au cours des derniers instants de la Seconde Guerre mondiale, elle est le théâtre d’affrontements entre soldats soviétiques et allemands. Ces derniers creusent des tranchées dans ses jardins et tirent sur les Soviétiques depuis ses minarets.  Au cours des combats, tous ses minarets sont détruits sauf un et la mosquée est sérieusement endommagée. Si elle a été reconstruite depuis, elle n’a jamais vraiment retrouvé son lustre d’antan. Aujourd’hui, sa fréquentation, certes constante, demeure réduite et son histoire est pour l’essentiel méconnue.

 

 

Au cours des décennies mouvementées qui ont suivi la guerre, cette courte période –qui vit des Européens embrasser l’Islam– s’est effacée des mémoires. La raison n’en est pas très claire: peut-être parce que le flux récent et bien plus important de travailleurs musulmans des années 1960 et 1970 a fait des Musulmans une minorité de plus en plus visible dans ces pays plutôt qu’une petite fraction de la population, ce qui a accentué les tensions. Peut-être aussi que depuis le 11-Septembre, les événements qui ont marqué la relation entre la société occidentale et le Proche-orient ont souvent masqué cette histoire.

Une autre relation est possible

Néanmoins, regarder en arrière est toujours utile pour prendre la mesure du bon et du moins bon dans l’histoire riche et complexe de l’Islam en Europe occidentale. Si les gouvernements, tout à leur désir de de s’attirer les bonnes grâces des populations musulmanes, les ont également singularisées d’une manière qui a peut-être posé les fondations de ce sentiment «d’altérité» qu’entretient désormais l’Europe à l’égard de l’Islam, la mosquée de Wilmersdorf représente une vision alternative, un moment du passé où l’Islam n’était pas associé à la répression, à l’anti-intellectualisme et à une menace. Imaginer les conférences qui se tenaient à Woking ou à Wilmersdorf et le public qui s’y rendait –selon certains, Thomas Mann aurait assisté à l’une d’elles– nous permet soudain de visualiser une relation Europe-Islam placée sous le sceau du dialogue et de la fluidité.

L’histoire des Musulmans et de l’Islam en Europe occidentale est donc à la fois plus ancienne et plus imbriquée que la plupart des gens le pensent, et en prendre conscience nous permet d’envisager un futur dans lequel les musulmans pourraient être perçus comme faisant partie intégrante de la vie publique européenne plutôt que comme des étrangers menaçants et venus d’un autre âge.

Slate

Syrie: au moins 23 civils tués dans des raids russes à Idleb

Au moins 23 civils ont été tués et des dizaines blessés lundi soir dans d’intenses raids russes contre la ville syrienne d’Idleb (nord-ouest) contrôlée par une coalition de jihadistes et de rebelles, a indiqué une ONG syrienne.

Selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH), plusieurs quartiers de la ville ont été visés par les multiples raids de l’aviation de la Russie, pays allié du régime de Bachar al-Assad qu’elle aide dans sa guerre contre les rebelles et les jihadistes.

L’OSDH s’appuie sur un vaste réseau de sources -militants antirégime, rebelles, médicales- à travers le pays ravagé par la guerre depuis plus de cinq ans. Et il n’est pas toujours possible de pouvoir vérifier ces informations.

Les frappes russes sont les plus intenses contre la ville depuis une trêve entre rebelles et régime entrée en vigueur le 27 février mais qui a volé depuis en éclats en raison des innombrables violations, a ajouté l’ONG.

« Au moins 23 civils ont été tués et des dizaines blessés dans les frappes intenses menées par l’aviation russe sur plusieurs quartiers de la ville« , a déclaré à l’AFP Rami Abdel Rahmane, le directeur de l’OSDH. Un premier bilan donné lundi soir faisait état de 10 civils tués.

Le Point