Report de la Conférence de Paix : l’Elysée recule-t-il face à Israël ?

877220-000_ap16x.jpg

Les Français vont-ils parvenir à lancer leur initiative de paix israélo-palestinienne ou le projet est-il déjà mort-né ? Même si les choses restent confuses, le Quai d’Orsay semble y croire encore. Mais la séquence des derniers jours est désastreuse.

Jean-Marc Ayrault décide de monter l’opération en deux temps : une conférence, le 30 mai, à laquelle participeraient les membres du Quartette (Russie, Etats-Unis, UE, ONU) et ceux de la Ligue arabe, à l’exception des Israéliens et Palestinien.

L’Etat hébreu réagit très vite, clamant son hostilité à ce qu’il considère comme une ingérence, l’idée de la communauté internationale étant de le contraindre à renoncer à son plan de colonisation des Territoires palestiniens, jugé illégal par l’ONU.

Résultat, quand Jean-Marc Ayrault débarque en Israël ce week-end, il se prend une volée de bois vert par le Premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, qui accuse Paris de «partialité» à la suite du vote récent, par le conseil exécutif de l’Unesco (où figure la France) d’une résolution sur la «Palestine occupée» visant à «sauvegarder le patrimoine culturel palestinien et le caractère distinctif de Jérusalem-Est». 

Mardi matin, Hollande annonce sur Europe 1 que la conférence est reportée à l’été, ce qui sent l’enterrement de première classe. Aux dernières nouvelles, Ayrault essaierait juste de trouver un créneau pour que son homologue américain soit présent. Mais il faut que ce soit avant le début du ramadan, donc avant le 6 juin. Pas gagné.

Libe

Tout commentaire à caractère raciste, diffamatoire ou incitant à la haine envers quelconque communauté sera supprimé et pourra donner lieu à des poursuites judiciaires, conformément à la législation en vigueur.