Procès : une ancienne figure du FN poursuivie pour trafic d’armes
Un ex-militant d’extrême droite, Thierry Maillard, est jugé ce mardi au tribunal correctionnel de Reims. Il avait été arrêté en juin 2015 pour trafic d’armes et avait passé neuf mois en détention provisoire avant d’être libéré en mars, dans l’attente de son procès.

Simple collectionneur ou vrai trafiquant d’arme ? Voilà la question que la justice va devoir trancher ce mardi. Thierry Maillard, ancien membre du Front national, fondateur du mouvement « Reims fait front » est jugé par le tribunal correctionnel de Reims ce mardi après-midi.
Et c’est bien comme un passionné d’armes de guerre, comme collectionneur compulsif que se présente Thierry Maillard. Il va devoir expliquer ce mardi pourquoi il possédait chez lui des armes de guerre en état de marche. C’est sa principale ligne de défense pour expliquer les 1 600 munitions retrouvées chez lui et surtout, les 18 armes, des kalachnikovs, des fusils d’assaut notamment, en état de marche, retrouvés dans sa librairie, cachés parfois entre des livres.
Un fusil à pompes pour 3 000 euros
Mais pour le parquet, de telles armes de guerre sont tout sauf des armes de collection. Une ligne de défense d’autant moins convaincante que l’enquête, elle, accrédite la thèse du trafic. Thierry Maillard et deux complices présumés avaient été placés sur écoute.
Et dans ces enregistrements, on entend notamment l’ancien militant du Front national finaliser la vente d’un fusil à pompes pour 3 000 euros. C’est d’ailleurs notamment pour ça qu’il avait été placé en détention provisoire. Avant d’être remis en liberté en mars dernier, contre l’avis du parquet.