Pleyben : La cérémonie du 19 mars perturbée par l’extrême droite
La polémique nationale autour de la commémoration des accords d’Évian n’a pas épargné Pleyben. La cérémonie annuelle au mémorial des Finistériens morts pour la patrie en Afrique du Nord a été perturbée par un homme et une femme, connus pour leurs amitiés frontistes.

Dès l’arrivée du préfet, Jean-Luc Videlaine, les extrémistes ont commencé à invectiver le représentant de l’État. Et lors de la lecture, par la Fnaca, de l’historique ordre du jour nº 11 que le général Ailleret rédigea le 19¬mars 1962 pour ordonner le cessez-le-feu en Algérie, cris et sifflets ont redoublé.
« Mensonges ! Mensonges ! », a-t-on entendu à plusieurs reprises, avant que n’intervienne la gendarmerie. Les deux « manifestants » ont été embarqués manu militari. Sans doute pour marquer son désaccord avec les fauteurs de troubles, la foule massée autour du mémorial a chaudement applaudi le représentant de la Fnaca.
Quant au préfet, lisant le message du Secrétaire d’État chargé des anciens combattants, il a mis en garde contre « la tentation mortifère de la concurrence des mémoires ». Rappelons que la date du 19-mars est, par certains, contestée car elle est le symbole du « lâchage » de l’Algérie par le général de Gaulle et, qu’après les accords d’Évian, le sang a continué à couler.