Agressions plus lourdes et tentatives de viols : les auteurs essentiellement caucasiens
«Libération» a accompagné les policiers qui luttent contre le harcèlement sexuel des «frotteurs» dans les réseaux franciliens. Un phénomène pris en compte depuis peu par les autorités.

Les frotteurs ont leur dress code : vestes trois quarts aux poches trouées pour se caresser, pantalons en toile légère pour améliorer le contact. Parfois un jean, mais déboutonné sous la veste. Ils viennent de tous les milieux : professeur, employé d’ambassade, peintre en bâtiment, dessinateur, intérimaire. De tous les âges – le plus jeune avait 13 ans.
Les policiers que nous avons rencontrés font état d’une surreprésentation de personnes d’origine maghrébine, moyen-orientale ou pakistanaise.Rien à voir avec une quelconque déviance, nuance la commissaire Matricon-Charlot : «Il n’y a pas d’étude réalisée sur ce sujet. Mais c’est vrai que dans certains pays, la notion d’agression sexuelle n’est pas la même qu’en France, leur législation est en retard.» Pour les agressions plus lourdes, les tentatives de viols, «les auteurs, c’est du caucasien [personne de couleur blanche, ndlr]»,affirme une enquêtrice de l’URI D.