Alexis traîne son ex-amie par les jambes pour la sortir d’un bar à chicha

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« Qu’il ait eu le verbe haut, c’est certainement évident. Qu’il ait attrapé son ancienne petite amie par le bras, c’est éventuellement possible », clame l’avocat du Havrais à la barre de la correctionnelle. Mais le prévenu conteste tout acte de violence. Ou alors « je n’ai pas voulu les conséquences », nuance Alexis en état de récidive légale. Les deux victimes au dossier ont souffert de dix et trente-trois jours d’incapacité.

Un sac et une montre volés

Dans la nuit du 27 au 28 mai 2013, Alexis se rend dans un bar à chicha, rue de Fleurus, au Havre. Il y croise son ex-copine et la sœur de celle-ci. Il va vers elles « pour parler », promet-il au juge. Seulement, il aperçoit au bras de la première jeune femme un sac et une montre qui ressemblent à ceux dérobés à sa mère au cours d’un cambriolage à leur domicile. Alexis voit rouge par la même occasion. Il saisit par le bras son ancienne petite amie pour l’entraîner jusqu’à l’extérieur de l’établissement.

Parce qu’elle ne veut pas le suivre, il la traîne par les jambes. Un témoin tente de s’interposer. Puis, la sœur de la malmenée s’en mêle. Le Havrais avoue pratiquer sur elle un « croche-patte ». La plaignante évoque plutôt une « balayette » qui la fait chuter. Elle souffre alors d’une entorse au poignet. Les deux victimes sont conduites aux urgences. Après les soins, elles retrouvent un ami qui les raccompagne chez elles.

Devant l’hôpital, Alexis est également présent. « Parce que je m’inquiétais pour elles. » Les jeunes femmes et leur conducteur relatent qu’ils sont suivis en voiture par le prévenu. Il finit par dépasser leur véhicule. Il se porte à sa hauteur afin de les menacer de représailles si une plainte est déposée concernant les violences au bar à chicha. Alexis maintient qu’il n’a saisi son ex-copine que par le col. Difficulté, parmi les cinq condamnations à son casier judiciaire, deux sont relatives à de précédentes violences. En réponse, le Havrais écope de quatre mois de prison avec sursis et mise à l’épreuve.

Paris Normandie

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