Mickael le poignarde, mais il accuse des « maghrébins »

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Mickael, 24 ans, comparaissait pour violences volontaires avec usage d’une arme et sous l’emprise de l’alcool. L’invité est un proche de la belle famille de l’hôte. Pour une raison, là encore difficile à connaître, le jeune homme a mis un coup de poing à son aîné. Ce dernier a rétorqué en lui donnant un coup de tête puis il est sorti de la caravane. Il a, alors, reçu deux coups de couteau dans le dos, avant de s’écrouler face contre terre, tandis que son agresseur continuait de le frapper avec sa lame. On compte sept coups de couteau provoquant une plaie profonde au niveau du thorax et une autre qui a frôlé l’artère pulmonaire. « À un centimètre près, la victime y restait», a rappelé la présidente du tribunal.

« Ce n’est pas lui »

Premier rebondissement de cette audience : le prévenu a nié les faits… qu’il avait, pourtant, reconnus lors de sa garde à vue au commissariat et devant les juges lors de sa première convocation le 24 novembre (la comparution immédiate avait été renvoyée).

Le deuxième coup de théâtre est venu de la victime : « Je ne suis pas sûr que ce soit lui », a affirmé le quinquagénaire en désignant le prévenu. Et d’ajouter : « On s’est battu, oui mais les coups de couteau ce n’est pas lui, c’était quelqu’un de plus foncé», évoquant une seconde bagarre, qui sortait de nulle part, avec « des Maghrébins ». Des déclarations inédites qui ont créé la stupéfaction dans la salle… Enfin surtout chez les avocats et magistrats. 

« Monsieur a été victime de pressions venant de la famille du prévenu, c’est évident », a souligné la procureure.

Mickaël a été reconnu coupable et restera en détention. Il a été condamné à quatre ans d’emprisonnement dont deux avec sursis assortis d’une mise à l’épreuve de trois ans.

Paris Normandie

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