Michel massacre son chien avec un manche de pioche, deux ans de prison ferme

C’était un cocker de quatre ans «qui aboyait trop», ce que Michel Hettmann savait lorsqu’il l’a adopté il y a juste un mois, «pour avoir un compagnon». Mais, lundi, il a frappé l’animal et l’a laissé agoniser une heure.
Des voisins ont appelé la police que le quinquagénaire a accueillie en grande colère, insultant, injuriant et menaçant les fonctionnaires dans une proportion rarement atteinte. Ce jeudi, l’attitude de l’homme a vivement agacé le tribunal de Valenciennes qui l’a condamné sévèrement.
Le vétérinaire qui a examiné le cocker avant d’abréger ses souffrances a relevé de nombreuses fractures occasionnées par des coups, un pneumothorax fatal. Les policiers, appelés par des voisins qui entendaient l’animal hurler de douleur, ont découvert celui-ci baignant dans son sang. « Non, il était sur un coussin ! » s’est obstiné à rectifier le quinquagénaire douchynois aux bras croisés sur la poitrine, bien décidé à ne pas se laisser faire. Comme lundi, face aux forces de l’ordre, insultés et menacés avec une violence inouïe.
Parties civiles, la SPA et la Fondation Brigitte-Bardo recevront des dommages et intérêts à hauteur de 300 €. Quant aux cinq policiers, également parties civiles, leur préjudice a été entendu et évalué à 300 € pour quatre d’entre eux, 500 € pour le cinquième, plus touché. Le tribunal a également prononcé à l’encontre de Michel Hettmann l’interdiction définitive de détenir un animal, quel qu’il soit.