Ces parlementaires du coin qui financent des églises avec les deniers publics

On a appris cette semaine que le sénateur-maire FN de Fréjus David Rachline avait utilisé une partie de sa réserve parlementaire pour financer des travaux de rénovations dans une église… girondine.

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 David Rachline verse 10.000 euros pour les vitraux d’une église… en Gironde 

Si la localisation du bâtiment peut surprendre, le plus jeune sénateur de France n’est certainement pas le premier parlementaire du coin à utiliser tout ou partie de sa réserve parlementaire pour financer des travaux dans une église.

En 2014, deux sénateurs varois en avaient fait de même: Christiane Hummel avait donné 10.000 euros pour la rénovation du clocher de l’église Notre-Dame-de-L’Assomption de Callian, et Pierre-Yves Collombat 16.000 euros à la réalisation de travaux d’urgence sur la chapelle des Pénitents de Ginasservis.

La pratique est également courante dans les Alpes-Maritimes. En 2014 toujours, trois parlementaires azuréens avaient financé la réfection d’églises avec leur réserve parlementaire.

Le député-maire d’Antibes Jean Leonetti avait consacré les 150.000 qui lui étaient alloués à des travaux de restauration de la cathédrale Notre-Dame et de la chapelle Saint-Esprit, situées dans sa commune.

Quant au député-maire de Péone Charles-Ange Ginésy, il avait donné 60.048 euros exactement au Syndicat intercommunal de Valberg pour financer les travaux d’isolation et d’embellissement de l’église Notre-Dame-des-Neiges.

Le sénateur-maire de Valbonne Marc Daunis, seul parlementaire de gauche dans les A.-M., avait consacré 9.125 euros à la réfection de la toiture de l’église Saint-Michel de Séranon, et quelque 334 euros pour le remplacement du moteur de tintement de la cloche n°1 de l’église d’Aiglun.

 

Nice Matin