Six mois de prison pour un islamophobe qui a caché un arsenal de guerre chez lui

En janvier, les gendarmes découvraient des armes chez Christophe Lavigne, déjà condamné en 2014 pour un jet de cocktail Molotov contre la mosquée.

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Le tribunal de Libourne n’a pas été convaincu par la prétendue bonne foi de Christophe Lavigne. Présidé par la juge Sandra Lux-Barel, il a condamné le Libournais de 26 ans à six mois de prison – une peine aménageable -, l’interdiction de détenir une arme soumise à déclaration pendant trois ans et la confiscation des scellés. Soit trois carabines, dont une avec lunette de tir et chargeur, et 521 cartouches, héritées de son père, ainsi qu’une autre carabine achetée auprès d’un armurier via Internet.

Un arsenal découvert mardi 19 janvier chez lui à la résidence des Allées de Romane, dans le quartier des Dagueys à Libourne, lors d’une perquisition menée dans le cadre de l’état d’urgence. D’autres armes ont également été trouvées à Belin-Béliet au domicile de son père, tout aussi passionné par les armes et actuellement incarcéré à la maison d’arrêt de Gradignan depuis lundi. 

Sud Ouest

Trafic d’armes de guerre et tentative d’extorsion : Guillaume, Florent et Joris mis en examen

Trois jeunes, dont l’un était armé, ont menacé un couple de commerçants pour lui soutirer de l’argent.

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Les faits remontent à la mi-mars 2015. Cette nuit-là, le 15 du mois, trois hommes encagoulés se glissent dans une propriété à Alès. Ils découpent le grillage et se présentent à l’entrée du domicile. L’un d’eux, armé, ouvre le feu sur la porte d’entrée. À l’intérieur de la maison, le couple, surpris, est sous le choc. Lui, est patron de bar, elle est commerçante. Les individus semblent bien renseignés sur les victimes. Ils leur réclament une forte somme d’argent. Il y aurait un coffre-fort caché quelque part dans la maison contenant environ entre 100 000 € et 150 000 €.

Deux des mis en cause de cette affaire impliqués dans un vaste trafic d’armes international

C’est la police judiciaire qui est saisie de cette enquête. Au terme de longues investigations, mardi 9 février, les policiers venus d’Avignon, sont passés à l’action. Deux individus sont interpellés tôt le matin, et un troisième extrait de sa cellule. Les suspects sont placés en garde à vue. Si Florent, considéré comme le meneur, est bien connu des services de police et de gendarmerie, les deux autres, Joris, 20 ans et Guillaume, 19 ans, n’ont pas d’antécédents judiciaires.

Présentés jeudi dernier devant le juge d’instruction à Alès, Joris et Guillaume reconnaissent leur participation à cette tentative d’extorsion. Florent nie en bloc. Tous trois sont mis en examen dans cette affaire.

Un trafic d’armes de guerre importées des pays de l’Est

Pour Florent, déjà détenu dans le cadre d’un trafic d’armes international, c’est le retour en cellule. Joris, interrogé par le tribunal, tente d’expliquer son geste.

Ce dossier concernerait un trafic d’armes de guerre importées des pays de l’Est à l’aide d’internet.

Midi Libre