Articles par FDEBRANCHE

Tourcoing : une croix gammée et «white power» tagués sur le volet de la mosquée

Très mauvaise surprise dimanche pour les fidèles de la mosquée Er-Rhama, installée dans une maison, rue Gambetta. En effet, dans la nuit de samedi à dimanche, ont été taguées sur les volets une croix gammée et une croix celtique représentant le « white power ».

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Selon les représentants de la mosquée, qui ont porté plainte ce lundi matin, du jambon a également été retrouvé sur la porte.

La police scientifique est venue faire les relevés d’usage en fin de matinée, avant que ne soient effacés ces tags nauséabonds.

Les anciens ont été particulièrement choqués après la découverte des tags, dans un contexte difficile pour les musulmans. «  On n’a jamais eu de problèmes jusque-là  », explique un représentant de la mosquée, évoquant peut-être une plaisanterie de très mauvais goût de quelques jeunes manquant (sérieusement) de connaissances et de culture.

La Voix Du Nord

 

L’islamophobie est une «imposture» : L’Observatoire contre l’islamophobie du CFCM cesse le contact avec la Licra

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La Ligue contre le racisme et l’antisémitisme (Licra), au travers de son président Alain Jakubowicz, veut « reprendre le combat contre cette imposture qu’est le concept d’islamophobie »

A ses yeux, « le concept d’islamophobie est un détournement de la lutte contre le racisme antimusulman qui n’a rien à voir avec l’antiracisme ». Ces mots, extraits de tweets publiés samedi 5 novembre, ont été relayés lors du colloque « Faux amis de la laïcité et idiots utiles » organisé dans l’enceinte de l’Assemblée nationale par le Comité Laïcité et République et la Licra.

Depuis, les critiques pleuvent contre l’organisation antiraciste. L’Observatoire national contre l’islamophobie, rattaché au Conseil français du culte musulman (CFCM) a réagi, mardi 8 novembre, pour dénoncer une « phrase-bombe » de la Licra « qui risque d’ouvrir un fossé entre les différentes composantes de notre pays et de construire un mur, principalement entre les citoyens français de confession ou de culture musulmane d’une part et les citoyens français de confession ou de culture juive d’autre part ». L’instance annonce « cesser, à partir de ce jour, tout échange ou contact avec la LICRA tant qu’elle ne revient pas sur sa position qui a soulevé au sein des associations musulmanes et autres, un tollé général ».

« Il se permet de nier le phénomène réel »

Selon le président Abdallah Zekri, Alain Jakubowicz « n’est plus désormais crédible pour parler du racisme, car il fait une distinction entre les formes de discrimination. Il se permet de nier le phénomène réel et combien (il est) inquiétant. Le président de la LICRA a-t-il oublié que son rôle est de réunir le plus grand nombre de citoyens contre tous les racismes et non de cliver l’opinion et de diviser les différentes communautés culturelles ? ».

 


L’islamophobie est une «imposture» : le président de la Licra fait polémique

Dans une série de tweets postés ce week-end, le président de la Ligue contre le racisme et l’antisémitisme condamne le concept d’islamophobie…

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L’islamophobie : réalité ou vue de l’esprit ? Ce week-end, un tweet publié par le président de la Ligue contre le racisme et l’antisémitisme (Licra) a mis le feu aux poudres. Sur le réseau social, Alain Jakubowicz appelle à « reprendre le combat contre cette imposture qu’est le concept d’islamophobie ». Des propos qui n’ont pas manqué de susciter la controverse.

Un débat sémantique qui fait débat

Pour le président de la Licra, il faudrait, pour être juste sur le plan sémantique, parler de « racisme anti-musulmans », l’islamophobie n’étant à son sens pas une notion évidente, mais plutôt « un détournement de la lutte contre le racisme anti-musulmans qui n’a rien à voir avec l’antiracisme ».

Si le président de la Licra rejette en bloc la notion d’islamophobie, pour la Ligue des droits de l’homme (LDH), le terme, « bien qu’il provoque un certain nombre de polémiques, est assez largement utilisé et compris dans le débat public, souligne Françoise Dumont, la présidente de l’association. Ce terme est même utilisé par la Commission nationale consultative des droits de l’homme (CNCDH), qui n’est pas réputée pour sa complaisance ou son impartialité. » D’ailleurs, l’association indique utiliser ce terme : « si cela permet de mieux décrire un certain nombre d’actes violents, discriminants ou stigmatisants à l’égard des Français de confession musulmane, je ne vois pas où est le problème », poursuit Françoise Dumont.

Du côté de l’Observatoire de la laïcité, l’instance placée sous l’autorité de Matignon, on se refuse à « entrer dans un débat sémantique sur l’islamophobie – typiquement français – qui éloigne des véritables problèmes, estime son rapporteur général, Nicolas Cadène. En revanche, il n’est pas question de transiger sur le fait que l’on doit condamner toutes les violences à l’égard des Français au motif qu’ils sont musulmans ».

« C’est jeter de l’huile sur le feu »

Dans le milieu des associations antiracistes, le positionnement d’Alain Jakubowicz passe mal et laisse perplexe. « Dans le contexte actuel, c’est jeter de l’huile sur le feu », regrette Françoise Dumont. D’autant que, pour la présidente de la LDH, « lancer de telles polémiques sur Twitter, où les messages courts sont forcément lapidaires, est totalement inapproprié en général, et en particulier de la part du président de la Licra. Qu’il refuse d’utiliser ce terme est une chose, qu’il se lance dans une polémique sur ce réseau social en est une autre. »

Dans un contexte « extrêmement tendu par rapport à ces questions-là, il faut être conscient qu’il ne faut pas tenir de propos risquant d’attiser davantage les tensions, recommande Françoise Dumont. Depuis l’entrée en vigueur de l’état d’urgence, la communauté musulmane a été très visée. Quand on est animé par le vivre ensemble, il ne faut pas jouer avec ça ».

Outré par le positionnement d’Alain Jakubowicz, le journaliste Claude Askolovitch lui a fait savoir sa façon de penser sur Twitter.

Pour les défenseurs de la laïcité ou des droits de l’homme, ce débat sémantique ne doit pas nier la réalité des actes antimusulmans ni la souffrance des musulmans de France. Que l’on parle d’islamophobie ou de racisme antimusulman, « la stigmatisation de la communauté musulmane, en particulier des femmes voilées, n’est pas une simple vue de l’esprit, elle est réelle », insiste Françoise Dumont. « De fait, les actes antimusulmans sont en hausse, rappelle Nicolas Cadène. Il faut lutter contre au même titre qu’il faut lutter contre les actes racistes et antisémites ».

20 Minutes

La nouvelle petite amie du prince Harry victime de racisme car elle est métisse

Le palais de Kensington, qui gère la communication du prince, a confirmé, ce mardi, la romance entre le prince Harry, 32 ans, et l’actrice américaine Meghan Markle qui joue dans la série « Suits: avocats sur mesure ».

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« Que la presse réfléchisse avant de faire d’autres dégâts »

L’actrice métisse de 35 ans se présente sur son compte Twitter officiel comme une « actrice, activiste, lady, gourmet, voyageuse de ce monde magnifique et créatrice de TheTig.com », un site internet réunissant des articles sur l’art de vivre, la mode et les voyages.

Normalement, le palais ne fait pas de commentaires sur la vie privée de la famille royale. Mais le prince Harry « a demandé à ce que ce communiqué soit publié dans l’espoir que la presse fasse une pause et réfléchisse avant de faire d’autres dégâts », explique Jason Knauf, chargé de communication.

« Le sexisme et le racisme des médias sociaux »

Ainsi, le palais de Kensington a fait savoir que le fils cadet de Diana était « inquiet pour la sécurité de Mlle Markle et est profondément déçu de ne pas avoir été en mesure de la protéger. Il n’est pas normal que Mlle Markle soit sujette à une telle tempête après quelques mois de relation », est-il également écrit dans ce communiqué que Jason Knauf a lui-même qualifié « d’inhabituel ».

Le prince Harry a ainsi décidé de dénoncer notamment « le dénigrement en une d’un quotidien national »« le sexisme et le racisme des médias sociaux » et les tentatives d’intrusions illégales de journalistes ou photographes au domicile de l’actrice.

 

« Ce n’est pas un jeu, c’est sa vie à elle »

Harry, cinquième dans l’ordre de succession au trône britannique derrière son père Charles, son frère William et les deux enfants de celui-ci, « sait que les commentateurs vont dire que c’est « le prix qu’elle doit payer » ou que « ça fait partie du jeu ». Ce n’est pas un jeu, c’est sa vie à elle » et celle du prince, note encore le communiqué.

Meghan Markle vit au Canada. Elle est la fille de Thomas W. Markle, directeur de la photographie de séries télévisées et de Dorias Markle, professeure de yoga noire américaine. La jeune femme a divorcé en 2013 du producteur américain Trevor Engelson après deux ans de mariage.

Ouest France

 

La motion FN contre les migrants rejetée au conseil municipal d’Abbeville

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Si le conseil municipal de lundi soir a été nettement moins mouvementé que le précédent, le sujet de polémique a été une nouvelle fois l’accueil de migrants à Abbeville. Ces derniers sont 27, orientés ici par la préfecture suite au démantèlement de la jungle de Calais ; ils sont hébergés dans des logements privés et accompagnés par des associations. Le groupe Abbeville Bleu Marine (Front national) a encore présenté une motion sur le sujet, cette fois pour demander que la population soit consultée en cas de nouvelles arrivées. Patricia Chagnon a notamment parlé de «  tsunami migratoire  », et accusé le maire socialiste Nicolas Dumont d’éviter le débat.

« La compétence de l’État »

Celui-ci a rappelé que ces personnes étaient des demandeurs d’asile, dont la prise en charge relève de «  la compétence de l’État  », suivant les engagements internationaux de la France. «  En aucun cas l’État demande l’avis d’un maire  », a-t-il insisté, précisant qu’il soutenait cette décision. Il a également accusé son opposante d’alimenter les rumeurs. Et noté que cette motion était présentée par les élus FN partout en France. Valérie Muller, du groupe Communistes et apparentés, a elle aussi dénoncé le discours du FN, adressant au contraire «  un message d’accueil  » aux réfugiés, suivant les valeurs «  d’hospitalité, de solidarité et de liberté  » de la République.

Stéphane Decayeux (Les Républicains), chef du groupe « Oui c’est possible », a également réagi. Critiquant l’amalgame entre migrants économiques et réfugiés, il a souligné : «  LaFrance est une terre d’asile. Elle s’honore d’accueillir ces populations en déshérence.  » Il a toutefois prôné «  une certaine modération  » pour pouvoir offrir «  des perspectives d’intégration  » à ces personnes.

Devant un public fourni, notamment composé de membres de la Ligue des Droits de l’Homme, la motion a été rejetée à une très large majorité, seules les deux élues du groupe FN votant pour.

Courrier Picard

Trafic d’armes : un ex-candidat FN condamné à 2 ans de prison

Il menait un trafic d’armes dans sa boutique d’antiquités: le tribunal correctionnel de Reims a condamné ce mardi une ex-figure locale du FN à 2 ans de prison et une interdiction de détenir une arme pendant dix ans.

Cette sentence est plus clémente que les réquisitions du procureur qui demandait une peine de 2 ans et demi à l’encontre de Thierry Maillard, ex-candidat FN aux élections cantonales en 2011 qui a quitté le parti depuis.

 

Les deux autres prévenus, un cafetier de Reims et un autre ex-candidat FN aux cantonales de 2011 dans la Marne, ont été condamnés respectivement à 10 et 12 mois avec sursis et l’interdiction de détenir une arme pendant 10 ans.

La condamnation étant assortie d’un mandat de dépôt, Thierry Maillard est sorti menotté en criant « Vive la France, à bas la République ! »

Le Figaro


Deuxième procès pour un ex-militant FN de Reims jugé pour trafic d’armes

L’ancien militant d’extrême-droite Thierry Maillard est jugé ce mardi pour trafic d’armes devant le tribunal correctionnel de Reims. Lors d’une première audience, en mai, le procureur avait requis cinq ans de prison ferme contre lui. 

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Au total, 39 armes ont été saisies chez Thierry Maillard et ses complices présumés, dont un fusil d’assaut automatique et un pistolet mitrailleur, mais également plus de 4.000 cartouches de différents calibres et 41 chargeurs. Lors d’une première audience au tribunal correctionnel de Reims en mai dernier, le procureur de la République avait requis cinq ans de prison ferme contre l’ex-figure du FN rémois.

Expertise balistique

Pour le procureur, « le commerce illégal d’armes ne fait aucun doute« . Le procureur insistait notamment en mai dernier sur l’organisation des acteurs du trafic qui utilisaient un langage codé pour nommer les armes. Des accusations réfutées par Thierry Maillard qui se présente comme un collectionneur, « un accumulateur compulsif« . Le prévenu évoque « le plaisir d’avoir des armes et les toucher« . Une nouvelle audience se tient ce mardi 8 novembre car le tribunal a demandé une expertise balistique des armes saisies, ce que l’avocate de Thierry Maillard réclamait.

Évacué de la salle d’audience

A son arrivée à l’audience ce mardi en début d’après-midi, Thierry Maillard semblait décidé à afficher sa sérénité face aux poursuites à son encontre. Cependant, quelques minutes plus tard, le ton est monté et le prévenu a été évacué de la salle d’audience.

France Bleu

Les intox du FN sur les « privilèges » des migrants face aux Français

Le parti d’extrême droite diffuse une série de tracts qui oppose la situation des migrants aux étudiants, agriculteurs ou mal-logés français. Avec des arguments trompeurs et erronés.

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Des cadres du Front national, Marine Le Pen et Marion Maréchal-Le Pen en tête, partagent depuis jeudi 3 novembre des messages signés « Jeunes avec Marine » qui opposent la situation des migrants avec différents groupes de citoyens français. Chacune de ses publications a été partagée des centaines de fois sur Facebook et Twitter, comme on peut le voir sur la seule page du sénateur FN David Rachline.

Sauf que cette campagne de communication se base sur des exemples déformés, voire complètement malhonnêtes.

1. L’agriculteur qui « vit avec 284 euros par mois »

CE QUE DIT LE FN

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POURQUOI C’EST FAUX

Aucun détail n’est donné sur « Pierre », l’agriculteur en retraite, mais cette présentation est pour le moins étonnante. Toute personne de nationalité française de plus de 65 ans qui réside dans le pays peut en effet bénéficier au minimum de l’Allocation de solidarité aux personnes âges, qui représente 801 euros par mois pour une personne seule sans revenus.

Plus largement, les exploitants et salariés agricoles n’ont pas un régime de retraite des plus favorables. Certains agriculteurs percoivent certes des pensions inférieures à 800 euros par mois. Mais dans ce cas, ils peuvent demander un complément de l’Aspa calculé en fonction de leur rente mensuelle, si les revenus du foyer ne dépassent pas le plafond de prévu. Ce qui est faux dans tous les cas, c’est d’affirmer qu’un agriculteur seul n’a pas le droit à des aides s’il touche une faible retraite.

Du côté des demandeurs d’asile, le chiffre de 330 euros mensuels correspond à l’Allocation pour demandeur d’asile versée à une personne seule sans place d’hébergement (le montant est de 204 euros avec hébergement). Cette aide ne concerne que le cas de l’asile, pas les autres migrants.

Il est donc erroné d’affirmer qu’un agriculteur retraité serait moins bien loti qu’un migrant qui touche 330 euros par mois.

2. Les migrants logés au détriment des étudiants

CE QUE DIT LE FN

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POURQUOI C’EST TROMPEUR

Là aussi, aucune précision n’est donnée sur le cas de cette prétendue « Julie ». On sait en revanche sur quels critères le Centre régional des œuvres universitaires (Crous) de Lille gère son parc de logements étudiants, comme il l’explique sur son site Internet :

« Les logements sont attribués en priorité aux étudiants déjà logés qui demandent leur maintien dans la même résidence, aux étudiants boursiers gérés par Campus France, aux étudiants de niveau BAC + 5 et plus, puis aux étudiants dont le niveau d’études est le plus élevé. »

A titre d’exemple, un étudiant enfant unique dont la famille gagne 25 000 euros annuels est boursier, selon le calculateur du Crous. C’est également le cas pour un foyer avec trois étudiants dans l’enseignement supérieur qui déclare 60 000 euros par an de revenus.

L’académie de Lille accueille environ 160 000 étudiants chaque année, selon les chiffres ministériels, pour seulement 10 175 places de logements au Crous de Lille. L’académie fait à ce titre partie des plus mauvais élèves en France, selon un rapport de la Cour des comptes publié en 2015.

Tous les publics ne sont pas affectés de la même manière par cette situation. « Pour les étudiants boursiers, ça va, mais c’est très compliqué d’avoir accès aux logements étudiants pour les autres, surtout les étudiants étrangers », note Anouar Benichou, président du syndicat étudiant UNEF à Lille.

Quant aux migrants accueillis à Lille après le démantèlement du camp de Calais, il s’agit de « 80 bénéficiaires de l’asile, inscrits par ailleurs à l’université Lille-III », indique-t-on au Centre national des œuvres universitaires (Cnous). Par ailleurs, la résidence Galois sur le campus de Villeneuve-d’Ascq, qui accueille ces demandeurs d’asile, est vouée à la destruction et ne devait accueillir personne au cours de l’année universitaire 2016-2017. La nature du bâtiment utilisé ainsi que le faible nombre de cas concernés fait qu’il est pour le moins disproportionné d’imputer le manque de logements étudiants à Lille à ces demandeurs d’asile.

3. Les logements sociaux « saturés par l’immigration »

CE QUE DIT LE FN

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POURQUOI C’EST TROMPEUR

Le FN prend là aussi des libertés avec la réalité, pour plusieurs raisons :

1. Les Français ne sont pas privés d’aides. D’abord, le parti d’extrême droite occulte les différents dispositifs d’hébergement d’urgence, de transition, puis de réinsertion dont les Français peuvent bénéficier. Sans nier l’ampleur du mal-logement, qui touche selon la Fondation Abbé-Pierre 3,8 millions de Français, dont 141 500 sans domicile et 85 000 dans des habitations de fortune, il est trompeur de laisser penser qu’une femme avec un enfant serait privée de toute aide de l’Etat.

2. Les migrants n’ont pas tous accès au logement social. Les migrants en situation irrégulière ou en cours de régularisation n’ont pas accès aux logements sociaux. Les réfugiés, quant à eux, ne peuvent y avoir accès qu’à la marge, dans des zones qui disposent de logements vacants, comme l’explique le ministère de l’intérieur sur son site.

Quant aux nouveaux arrivants en France en situation régulière, ils étaient 26 % à occuper un logement social en 2010, selon des statistiques ministérielles. Sachant qu’ils paient dans ce cas un loyer, comme tout autre occupant.

Il faut également rappeler qu’un peu plus d’une personne sans domicile sur deux (53 %) est de nationalité étrangère, selon les chiffres de l’Insee pour l’année 2012. Alors que les étrangers représentent 6,4 % de la population.

3. Les logements sociaux ne sont pas « saturés » uniquement à cause de l’immigration. Les ménages immigrés (naturalisés français compris) représentaient environ un résident en HLM sur six (16,5 %) en 2006, selon les chiffres du ministère de l’intérieur.

Le Monde

 

« Sale pédé », un jeune militant communiste dit avoir été agressé par des militants d’extrême droite

Le responsable des Jeunes Communistes du Cher a déposé une plainte après une agression subie après les rassemblements pro et anti-migrants, samedi à Bourges. Il dit avoir été frappé par des militants d’extrême droit

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D’abord « sale coco », « sale pédé ». Puis les coups. Abderrahman Aqlibous, responsable des Jeunes Communistes du Cher, dit avoir été agressé par un groupe d’hommes d’extrême droite, en marge de rassemblements pro et anti migrants, samedi à Bourges.

Âgé de vingt ans, l’étudiant berruyer a porté plainte, pour violences en réunion, ce lundi matin au commissariat de police de Bourges. Un médecin lui a prescrit trois jours d’incapacité totale de travail.

Après ce rassemblement à l’appel de militants de gauche (pro migrants) et de la fédération du Cher du Front national (anti), Abderrahman et deux amis, dont une jeune femme, rentraient chez l’un d’entre eux, samedi en début d’après-midi. Ils passaient place Séraucourt et marchaient rue du Coin-Haslay. « On a entendu des sifflements, puis des insultes, explique Kenza Bailly, présente avec Abderrahman. On n’a pas voulu se retourner, mais ils nous ont rattrapés. »

« L’un d’eux m’a attrapé par mon sac à dos et m’a tiré en arrière, poursuit Abderrahman Aqlibous. Il m’a dit : “Je te parle !” Puis j’ai pris des coups dans le dos, au thorax, sur le crâne et au visage. Trois me tapaient et quatre étaient en retrait. » Pour Abderrahman, ce groupe de « militants d’extrême droite » avait repéré des mâts en plastique qu’il avait à la main. Destinés à des drapeaux (les toiles étaient pliées dans son sac), ils portaient des autocollants communistes. Il a d’ailleurs reçus des coups avec un de ses mâts.

« Ce n’était pas une attaque envers moi personnellement, mais envers un mouvement », assure le jeune homme. Qui dit avoir fourni aux policiers des éléments précis sur deux de ses agresseurs.

La section de Bourges du Parti communiste français (PCF) et les Jeunes Communistes du Cher appellent à un rassemblement de solidarité envers Abderrahman Aqlibous demain, mardi 8 novembre, à 18 heures, devant les grilles de la préfecture du Cher, à Bourges.

Le Berry

 

Saxon : 80 policiers intervenus pour empêcher une réunion d’extrême droite

Près de 80 policiers valaisans sont intervenus samedi pour empêcher une réunion d’extrême droite, à Saxon. La manifestation n’était pas autorisée.

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La Police cantonale est intervenue ce samedi en force ce samedi après-midi à Saxon pour disperser une soixantaine de personnes qui voulaient prendre part à une rencontre d’extrême droite. « Près de 80 agents ont été engagés dans cette opération qui a permis d’identifier les participants à cette manifestation non-autorisée », confirme Jean-Marie Bornet, le responsable de l’information à la Police cantonale. « Une interdiction de se rassembler sur l’ensemble du territoire valaisan leur a été notifiée. »

Dans un premier temps, ce sont les autorités vaudoises qui ont interdit une manifestation de sympathisants d’extrême-droite. Et il était dès lors prévisible que les organisateurs chercheraient à se rassembler dans un autre canton. « Dès lors, différentes mesures ont été prises afin d’interdire cette rencontre sur le territoire valaisan », explique Jean-Marie Bornet.

Grâce aux informations partagées entre les différentes polices cantonales et la Confédération, la police valaisanne a pu rapidement déterminer que les organisateurs avaient jeté leur dévolu sur Saxon. « Vers 16 h alors que les premiers participants arrivaient sur le lieu de la rencontre, situé à la cantine de l’ancien stade de football de Saxon, la Police cantonale a déployé un important dispositif composé de 80 agents. Ces moyens ont permis de cerner les lieux, d’identifier tous les participants, dont les organisateurs et d’interdire la manifestation », explique Jean-Marie Bornet.

Après avoir pris toutes les mesures nécessaires, notamment en prévision de dénonciations, les participants se sont vu notifier une interdiction communale et cantonale à se rassembler et ont reçu des instructions afin de quitter les lieux.

L’intervention s’est ainsi terminée vers 17h30. Parmi la soixantaine de participants à cette manifestation d’extrême droite figuraient des Romands, dont quelques personnes du Valais romand et des Français.

Le Nouvelliste

Une chrétienne radicale condamnée pour avoir agressé une femme voilée en brandissant une croix

Jayda Fransen, 30 ans, figure de l’extrême droite britannique « Britain First », a été condamnée à 2 500 euros d’amende pour avoir invectivé une femme musulmane, lors d’une « patrouille chrétienne », le 31 janvier 2016.

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Elle avait pris la tête de la manifestation, marchant à grands pas dans les rues de cette localité du Berfordshire, tout en scandant des slogans anti-islam, injurieux et anxiogènes, jusqu’au moment où elle vit une mère de famille voilée refuser la brochure que lui tendait, par provocation, un de ses militants galvanisés.

Traversant l’avenue avec précipitation pour en découdre, Jayda Fransen s’en prend à la femme voilée accompagnée de ses enfant en  hurlant : « Pourquoi êtes-vous couverte comme ça ? Vous représentez tout ce que j’exècre ! Ce sont les hommes musulmans qui vous forcent à vous voiler car ils ne peuvent pas contrôler leurs pulsions sexuelles ».

Les caméras de surveillance ont immortalisé la violence, notamment l’instant choc où la furie de « Britain First » a brandi rageusement une croix blanche devant sa malheureuse victime qui en a lâché ses emplettes.

Oumma

Le Parlement hongrois rejette la révision constitutionnelle anti réfugiés du gouvernement d’extrême droite

Le Parlement hongrois a rejeté mardi de justesse un projet d’amendement constitutionnel présenté par le gouvernement de Viktor Orban pour interdire le plan européen de répartition des migrants.

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C’est un échec pour cet homme devenu le symbole de la politique anti-migrants en Europe. Viktor Orban, le Premier ministre hongrois qui voulait inscrire dans la Constitution l’interdiction d’accueil des demandeurs d’asile en fonction des requêtes de l’Union européenne, s’est vu opposer un refus catégorique par les députés ce mardi 8 novembre.

Un « non » attendu chez les députés de gauche qui depuis deux ans dénonce la campagne aux accents xénophobes de Victor Orban, mais un « non » aussi et surtout dans les rangs de l’extrême droite, le Jobik qui trouve que cette politique hostile aux demandeurs d’asile ne va pas encore assez loin !

Au final, ce sont donc deux voix qui manquent pour parvenir à la majorité des deux tiers, et faire passer cet amendement qui rendrait illégale la relocalisation par l’Union européenne de réfugiés en Hongrie. Deux petites voix seulement qui consitue au bout du compte un grave camouflet pour le Premier ministre et sa majorité. C’est même l’un des plus terrible revers pour Orban en six ans de gouvernement.

L’extrême droite en Hongrie ne veut pas voir un seul étranger sur le territoire hongrois. Or la révision constitutionnelle proposée par le gouvernement fait une exception pour les gros investisseurs extra européens. Chinois, Russes, Qataris et autres super riches désirant investir dans le pays se voient accorder un permis de résidence et le droit de voyager au sein de l’espace Schengen. Pour le Jobik ce serait ici une brêche en faveur de l’immigration et un danger pour la sécurité de l’Etat, avec le risque de laisser entrer de « riches terroristes contre de l’argent ».

RFI

Bruno Le Maire : «défendre israël c’est nous défendre nous-mêmes contre l’obscurantisme de l’Islam»

À moins de deux semaines du premier tour des primaires de la droite, le député de la 1re circonscription de l’Eure, Bruno Le Maire, a accordé un entretien exclusif au Monde Juif .info.

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Nier les liens historiques entre Jérusalem et le peuple juif est un contre-sens total. Avoir soutenu au printemps dernier une résolution de l’UNESCO laissant entendre que le mur des lamentations ne faisait pas partie de l’héritage du peuple juif était une faute morale et politique de François Hollande et de Manuel Valls. Je ne transigerai jamais sur la défense de l’Etat d’Israël et la lutte contre l’antisionisme et l’antisémitisme.

La sécurité d’Israël est une priorité absolue et doit être la boussole de l’action du Gouvernement français en faveur de la paix dans la région et de la solution à deux Etats. Je crains que l’action de la France dans la région depuis des décennies ait perdu de vue cet objectif stratégique.

Israël incarne nos valeurs et nous partageons un même héritage culturel. Défendre l’Etat d’Israël c’est nous défendre nous-mêmes contre l’obscurantisme et en particulier l’Islam politique, ennemis que, malheureusement, nous avons également en partage. Mais Israël est le seul pôle de stabilité dans une région prête à sombrer dans le chaos. Enfin, j’ai été absolument impressionné par le dynamisme, l’ouverture et la foi en l’avenir d’une société qui s’est développée en milieu hostile. Belle leçon pour la France et pour l’Europe !

Notre relation politique n’est pas au niveau de ce qu’elle devrait être. Je souhaite que nous franchissions une nouvelle étape et qu’Israël devienne le véritable partenaire stratégique de la France au Moyen-Orient. Cela passe bien sûr par un rapprochement avec la Francophonie.

Il est temps de passer des mots aux actes : je souhaite une mobilisation nationale contre l’antisémitisme en France. Je propose de renforcer l’arsenal pénal sur l’antisémitisme et l’antisionisme propagés par des milieux islamo-gauchistes qui n’ont pas leur place dans notre République.

Je serai le Président des Français de confession juive, confiants dans leur avenir et celui de leurs enfants en France et sans interrogation sur la protection que la République doit leur accorder. Je serai le Président du renouveau de la relation franco-israélienne.

Le Monde Juif

Il bat à mort sa grand-mère parce qu’elle avait caché sa bière

Les faits se sont déroulés à la fin du mois d’octobre à Jacksonville, en Floride (Etats-Unis). Une grand-mère a profité que son petit-fils, âgé de 18 ans, prenne sa douche pour lui cacher sa bière. 

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Après sa douche, le jeune homme a cherché sa bouteille partout dans le domicile avant d’apprendre que c’était sa grand-mère qui l’avait cachée.

Fou furieux, il s’est mis à taper dans les murs, avant de faire tomber sa mamie. Il l’a ensuite roué de coups de poings et de pieds alors qu’elle était à même le sol.

Leur colocataire, alerté par les appels au secours de la retraitée, a découvert le corps de la victime. Cette dernière avait le visage tuméfié et gisait dans une mare de sang.

La victime a été transportée à l’hôpital où elle a succombé à ses blessures huit jours plus tard. Dylan Broughman, inconnu des services de police, a été incarcéré pour meurtre.

La mère de Dylan a expliqué que son fils avait des problèmes de gestion de la colère, mais que ça ne lui ressemblait pas. « Un enfant doux, il parlait doucement, même maintenant », a expliqué Tracey Broughman.

Fait Divers

Pédophilie dans l’Eglise: «A tour de rôle, les prêtres passaient dans ma chambre»

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Allemagne: un mur plus élevé que celui de Berlin séparera les migrants des habitants

A Munich, en réponse aux protestations des riverains, un mur de 4 mètres séparera un futur centre d’accueil pour migrants des zones résidentielles. Plus élevé que celui de Berlin, il symbolise l’aggravation de la crise politique.

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La commune de Neuperlach Sud, rattachée à la ville de Munich, a voté la construction d’un mur de 4 mètres afin d’isoler le camp de migrants local du reste des habitations. Plus haute que le mur de Berlin, qui s’élevait à environ 3,5 mètres, la cloison est devenue le symbole d’un débat plus que jamais tendu au sein de la société allemande.

 

Le fait que la hauteur de la structure dépasse celle du mur de Berlin, hautement symbolique, a suscité de nombreuses indignations au sein de la classe politique. Interrogé par le journal Merkur, l’un des représentants locaux, Guido Bucholtz, a qualifié cette construction de «folie totale». L’édifice, qui devrait être terminé au printemps 2017, est par ailleurs «bien trop haut», selon lui. «J’ai une autre vision de la notion d’intégration», ajoute-t-il.

RT

Dylann Roof, le terroriste raciste de Charleston, risque la peine de mort

Le procès fédéral de Dylann Roof, accusé d’avoir assassiné neuf fidèles Noirs dans une église de Caroline du Sud le 17 avril 2015, commence ce 7 novembre. 

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C’est le procès de la pire tuerie raciste de l’histoire récente des Etats-Unis. Lundi 7 novembre commence, avec la sélection des jurés, le procès de Dylann Roof. Le suprémaciste blanc de 22 ans est poursuivi pour avoir abattu, le 17 avril 2015, neuf personnes dans la plus vieille église afro-américaine de Charleston, en Caroline du Sud. Le pasteur de la paroisse méthodiste avait été tué, ainsi que deux autres hommes et six femmes. Ils étaient âgés de 26 à 87 ans.

Dylann Roof, après avoir sagement assisté à une heure d’étude biblique, s’était levé l’arme au poing. Selon une survivante, il avait alors déclaré : « Vous avez violé nos femmes et vous prenez le contrôle du pays. Je dois faire ce que j’ai à faire ».

Lors de son interpellation, le jeune homme avait ensuite indiqué aux policiers qu’il voulait « déclarer une guerre raciale ». Sur le blog du suspect avaient été découvertes des dizaines de photos de lui armé, brûlant le drapeau fédéral américain pour lui préférer celui des Confédérés (qui rappelle l’époque où l’esclavage n’était pas encore aboli. Le tueur présumé y justifiait son crime par sa « haine des Noirs ».

Un terroriste décrit comme un « forcené » car « blanc »

A l’époque des faits, Dylann Roof avait été qualifié par les forces de l’ordre et les médias de « forcené » et non de « terroriste ». De nombreuses voix s’étaient élevées contre une appellation édulcorée attribuée à la couleur de peau (blanche) du suspect.

« Je suis toujours frappée de voir les réticences à nommer le terrorisme blanc », s’était notamment indignée l’écrivaine américaine Brit Bennett. La justice fédérale avait fini par suivre la piste d’un acte de « terrorisme intérieur ». Roof a finalement été inculpé pour crimes racistes. La peine capitale sera requise au cour du procès, a annoncé le procureur.

LCI

LR : «L’abstention de la France à l’UNESCO sur Jérusalem est une insulte à Israël»

Pour le parti LR, cette abstention est « une faute et une honte, une insulte à Israël et aux Juifs de France ».
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Le parti Les Républicains a qualifié lundi de « faute » et de « honte » la décision de la France de s’abstenir lors du vote à l’Unesco d’une résolution reconnaissant les sites islamiques de Jérusalem.

« Nous avons lu avec stupeur la résolution de l’Unesco (du 18 octobre) qui, au fond, nie le lien historique, patrimonial, culturel, identitaire, entre le peuple juif et sa capitale Jérusalem », a affirmé Guillaume Larrivé, porte-parole du parti, lors de son point de presse hebdomadaire.

Selon M. Larrivé, « l’abstention de la République française lorsque cette résolution a été débattue à l’Unesco est une faute et une honte, une insulte à Israël et aux Juifs de France. Nous déplorons que le gouvernement français ait commis cette faute ».

I24