Articles par FDEBRANCHE

Jacques agresse un gardien de prison et menace son ex

Rebellion outrage prison violence police

Le 8 février 2015, une cellule de la prison Bonne-Nouvelle est fouillée. Il s’agit de celle de Jaque P., 27 ans. Son ancienne compagne vient de signaler une seconde fois aux services de police avoir reçu des menaces de sa part sur son téléphone portable. Jaque P. refuse la fouille, il brandit même une chaise, afin de menacer l’un des gardiens. Il est maîtrisé par quatre surveillants. 34,5 g de cannabis, 10 € et une carte sim sont retrouvés sur lui.

Le prévenu reconnaît les menaces, mais précise qu’il n’avait pas l’intention de passer à l’acte : « Les mots et les gestes sont des choses différentes. »

Quand le tribunal l’interroge sur les violences envers le gardien : « C’était une crise de folie, je ne pouvais plus encaisser. Je ne suis pas violent avec des inconnus. J’ai été condamné pour trois faits de violence. Mais deux se sont déroulés au collège et l’autre c’était sur ma sœur, pour une histoire de famille compliquée », tente de se justifier le prévenu.

Le procureur rappelle que, d’après la victime, les menaces seraient toujours actuelles : « Il faut protéger madame, une mesure d’éloignement serait opportune ».

Le tribunal condamne Jaque P. à une peine de 12 mois de détention, dont 6 avec sursis, assortis d’une mise à l’épreuve de 2 ans.

Paris Normandie

Jacques, ex-pilote d’hélicoptère de la Rega reconverti en narco-trafiquant

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Ce Français était un ancien pilote de la Rega, l’équivalent suisse de la sécurité civile. L’homme a été intercepté en Espagne avec 600 kilos de résine de cannabis.

Dans le genre stupéfiant, la trajectoire de vie de ce mystérieux « Jacques L. » a de quoi surprendre… Le Français âgé de 68 ans a été capturé à Malaga, en Espagne, avec 600 kilos de résine de cannabis à bord de son hélicoptère.

Fait insolite : l’homme est un ancien pilote de la Rega – l’équivalent de la sécurité civile en France – et de la compagnie de location Air Zermatt. Une carrière riche en états de service, qu’il a prolongée d‘une manière bien cavalière.

Pire, selon la police espagnole, le mystérieux Jacques serait formateur des narco-pilotes, chargés de transporter la drogue du Maroc en Europe. Un exercice périlleux, puisqu’il s’agit de voler à très basse altitude au-dessus de la mer, pour éviter les radars. Le Français, qui résidait près de Bâle, a été interpellé en compagnie de son copilote de nationalité suisse.

Est Républicain

Rémi jugé pour consommation d’héroïne

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« Je pense que je suis plutôt une victime de la drogue », s’autoanalyse Rémi Coulle. Mais c’est bien dans la peau d’un prévenu et avec des menottes aux poignets que cet homme d’une trentaine d’années s’est retrouvé ce lundi devant le tribunal de Nancy.

Domicilié à Saint-Dizier (Haute-Marne), il a voulu « faire un tour » à Nancy il y a quelques jours et il s’est fait prendre en excès de vitesse à hauteur de Foug : 146 km/h au lieu de 110 km/h.

A cela s’ajoute de l’alcool dans le sang (un peu plus d’un gramme). Mais aussi et surtout de l’héroïne. Le trentenaire en prend depuis qu’il a 17 ans et n’arrive pas à décrocher. Il écope de 6 mois de prison ferme et mandat de dépôt.

Est Républicain

Jugé pour éscroquerie, Éric s’en prend aux gendarmes et victimes au tribunal

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Le prévenu avait reconnu les faits reprochés. Mais à l’audience, il a moqué les gendarmes de Fismes avant de pester contre ses victimes et la justice.

Ce mardi, à la barre du tribunal. Éric Liéveaux, 35 ans, est poursuivi pour une demi-douzaine d’escroqueries et, plus original, une « dénonciation mensongère à une autorité judiciaire ayant entraîné des recherches inutiles ».

C’était à l’été 2014. Éric venait de sortir depuis peu de prison. Il aurait émis six des chèques – pour des montants allant de 95 euros à 389 euros – avant d’aller déclarer son chéquier volé, ainsi que sa carte d’identité.

Les gendarmes ont enquêté. Se sont aperçus que c’était bien la signature d’Éric qui paraphait les chèques suspects. Auditionné une première fois, le mis en cause reconnaissait une fausse déclaration de vol.

Puis reconnaissait être le responsable des chèques sur lesquels les militaires avaient enquêté. Avant de faire marche arrière et de se déclarer coupable de rien.

L’union Ardennais

Andrei, le faux magistrat, arrêté par de vrais policiers

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Faux magistrat, faux contrôleur de l’hygiène, etc. Un jeune homme a été interpellé, lundi après-midi, à la cité judiciaire de Rennes où il s’était présenté comme juge de proximité.

Andrei L. ne savait plus où donner de la tête. Conseiller contre les abus des tutelles, magistrat, contrôleur mandaté par la préfecture pour vérifier l’hygiène dans les restaurants, ce jeune homme de 21 ans avait du pain sur la planche. Lundi après-midi, il s’est rendu à la cité judiciaire de Rennes où il venait chercher, en tant que juge de proximité, des informations concernant un dossier en cours…

Le parquet, alerté, a vite senti l’imposteur qui est ressorti du palais de justice entre deux policiers. Direction le commissariat où il a été placé en garde à vue. Le procureur a sur son bureau plusieurs plaintes dénonçant les agissements de ce faux juge.

Ouest France

Diogo et Donovan condamnés pour agression et vol sur des touristes

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Donovan et Diogo, tout juste dix-huit ans, ont appris qu’ils ne retourneront pas en prison, où ils ont été placés après avoir agressé et volé deux touristes près de la Cité de Carcassonne.

Fortement alcoolisés, en cette après-midi du dimanche 11 octobre, les deux jeunes originaires d’un village du Minervois avaient décidé de « faire des sacs ». Deux dames en ont fait les frais, bousculées et jetées à terre. Une des deux a résisté à l’agression. L’autre est présente devant le tribunal et demande des dommages et intérêts pour le préjudice moral résultant de ce vol qui lui provoque « des cauchemars toutes les nuits ».

Diogo et Donovan ont reconnu les faits et les expliquent par l’alcool qu’ils avaient consommé en masse. Mais Donovan a, de son côté, autre chose à se reprocher : un cambriolage nocturne commis début octobre à Rieux-Minervois, et au cours duquel il a emporté une voiture chargée de divers objets qu’il a ensuite tenté de revendre en usant d’une fausse carte d’identité.

Finalement, ce sera 1 an dont six mois avec sursis pour Donovan, et 8 mois dont 4 avec sursis pour Diogo, et mise à l’épreuve pendant deux ans.

L’indépendant

Jean-François et Nathalie jugés pour séquestration et trafic de cannabis

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Vingt-sept pieds de cannabis, 600 grammes de têtes de cannabis et… deux hommes cachés dans un plafond, telles ont été les prises des policiers narbonnais dans une habitation sur les Hauts de Narbonne, le 6 octobre dernier.

Dans cette affaire, un couple de Narbonnais d’une cinquantaine d’années, avait été interpellé puis placé sous contrôle judiciaire. Ils devaient répondre, lundi, devant le tribunal de « détention de stupéfiants« , pour l’épouse et de « détention, offre et cession » pour le mari.

La procédure démarre d’une manière rocambolesque, ce 6 octobre au petit matin, lorsque la police reçoit un appel d’une jeune femme signalant la « séquestration » de son amie. Finalement, les policiers vont intervenir pour une tout autre cause.

Arrivés à la maison indiquée, ils voient deux hommes s’enfuir. Les hommes de la BSU indiquent à l’occupante des lieux qu’ils sont à la recherche d’une femme qui serait retenue contre son gré. Mais là, dans l’habitation, ils dénichent de façon inattendue du cannabis, des carnets avec des colonnes et des chiffres. Parmi les deux hommes cachés, se trouvaient le prévenu, Jean-François et un collègue qui a été écarté de la procédure, indiquant qu’il ignorait tout de la culture du cannabis.

Lors de sa garde à vue, le prévenu a déclaré avoir cédé des stupéfiants pour 1 200 euros« Ça rapportait », a indiqué le procureur de la République. « C’est le hasard si tout a été interrompu ». S’adressant aux parents poursuivis : « Ça ne vous gênait pas de voir votre fils de 14 ans toujours dans sa chambre à cause de l’odeur du cannabis ? ».

Le tribunal a condamné Nathalie à six mois assortis du sursis simple. Tandis que Jean-François a écopé d’une peine de 6 mois ferme aménageable.

L’indépendant

Màj Air cocaïne : Aymeric Chauprade, l’eurodéputé FN « au plus près » de l’opération d’exfiltration ?

7780276952_aymeric-chauprade-eurodepute-front-nationalCet eurodéputé Front national aurait été « au plus près » de l’opération d’exfiltration des deux pilotes français condamnés à 20 ans de prison en République dominicaine.

Selon les informations de BFMTV, « un homme politique français était « au plus près » de cette opération d’exfiltration. Le nom d’un homme se détache dans cette affaire : Aymeric Chauprade. « Cet élu a travaillé durant quatre ans en République dominicaine en tant que conseiller spécial du président de la République, entre 2009 et 2012« , ajoute le site.

L’eurodéputé Front national les soutient « depuis le début », comme il le clame. Il est « convaincu de leur innocence ». Et si tous les regards se tournent vers Aymeric Chauprade, c’est parce que l’eurodéputé a posté une photo, le 21 octobre dernier, avec Pascal Fauret et Bruno OdosIl déclare aussi avoir dîné avec les deux hommes, le samedi 17 octobre, dans un hôtel de la République dominicaine. « Ils avaient retrouvé une forte combativité et j’ai compris alors qu’ils étaient déterminés à rejoindre la France pour pouvoir se défendre. Ils étaient très motivés par la perspective de partir », raconte-t-il à l’AFP. Mais l’un des pilotes a déclaré à son sujet : « Il est dans le comité de soutien à titre personnel. Je ne le connais pas plus que ça ».

RTL


« Air cocaïne » : Pascal Fauret et Bruno Odos condamnés à 20 ans de prison, se sont évadés

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Condamnés en août dernier à 20 ans de prison pour trafic de drogue, les deux pilotes français Pascal Fauret et Bruno Odos ont fui la République dominicaine pour rentrer en France. Laissés en liberté dans l’attente de l’examen de leur appel, ils avaient toutefois interdiction de quitter le pays.

Ils auraient été exfiltrés par une équipe composée de copains marins. Les deux pilotes auraient ainsi bénéficié du soutien de leurs amis militaires et marins qui leur auraient trouvé des passeports. Récupérés puis emmenés sur un bateau, ils auraient ensuite rejoint l’île de Saint-Martin avant de prendre un vol pour la France.

Arrivés samedi 24 en fin d’après-midi à Paris, ils auraient regagné la région de Lyon. Le pilote et son co-pilote auraient été aperçus à l’hôtel Embajador, à Saint-Domingue, avec un proche de Marine Le Pen, Aymeric Chauprade. L’eurodéputé aurait d’ailleurs confirmé qu’ils étaient ensemble avant leur fuite.

Pour rappel, ils avaient été arrêtés dans la nuit du 19 au 20 mars 2013, avec deux autres personnes, alors qu’ils s’apprêtaient à décoller de Punta Cana (République dominicaine) à bord d’un Falcon 50 contenant 680 kilos de cocaïne.

France Soir

Charles aurait tué sa mère et conservé son corps pendant deux mois

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Charles R. Cole est accusé d’avoir tué sa mère et d’avoir conservé son corps pendant deux mois avant de s’en débarasser, selon le Poughkeepsie journal.

Il a été arrêté vendredi pour le meurtre de Betty Cole, qui était âgée de 76 ans. Aux enquêteurs, l’homme, âgé de 48 ans, a expliqué qu’il vivait avec sa femme et sa mère dans le Pleasant Valley, un motel non loin de New York city, sur la route 44.

Le 16 août, au cours d’une dispute, il aurait étranglé sa mère puis aurait placé le corps dans un sac poubelle avant de le cacher dans la chambre. Au bout de sept semaines, il a mis le sac dans son 4×4 et s’en est débarrassé dans une zone inhabitée, en Caroline du Sud. Le cadavre a été découvert par hasard le 17 octobre.

Charles R. Cole a été placé en détention. Sa femme, Ronalda, âgée de 40 ans, a été inculpée pour dissimulation des preuves et du corps de sa belle-mère et a été écrouée.

Le Bien Public

Jean-Christophe écroué après avoir poignardé sa mère pendant son sommeil

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Dans la soirée du vendredi 23 octobre, les pompiers ont été appelés par un homme de 39 ans, Jean-Christophe Tévené, qui indiquait avoir tenté de tuer sa mère âgée de 59 ans en lui portant au moins deux coups de couteau : l’un au cou et l’autre dans le thorax, alors qu’elle était endormie dans leur appartement de Vallouise.

Il s’agit d’une résidence secondaire où ils étaient venus passés le week-end. Habituellement, le fils et ses parents habitent ensemble à Marseille. La victime a rapidement été évacuée par les pompiers vers le centre hospitalier de Briançon où elle a subi une intervention chirurgicale en urgence. Entre la vie et la mort, son pronostic vital est engagé.

Une information judiciaire devrait être ouverte du chef de tentative d’homicide volontaire sur un ascendant. « Il risque la réclusion criminelle à perpétuité » précise le procureur de la République Raphaël Balland.

Le Dauphiné

Un ressortissant allemand escroquait ses victimes via des sites de rencontres pour hommes

20151025_1_5_1_1_0_obj10165617_1Il a été interpellé l’autre matin vers 10 h 30, à la gare. Improbable destin. Ce ressortissant allemand de 48 ans escroquait ses victimes via des sites de rencontres pour hommes.

Alors qu’il est recherché en Allemagne et qu’il fait l’objet d’un mandat d’arrêt européen pour escroquerie, son périple s’est arrêté à La Ciotat.

Lors d’une permission, en sortant de prison, il rejoint la France. Et réitère ce scénario grâce auquel il a déjà sévi. Au moyen de sites de rencontres masculins, après un jeu de séduction finement mené, il choisit ses victimes.

D’une intelligence remarquable, il profite de l’hospitalité de ses victimes. Avec l’une d’entre elles, il jouera même aux intermédiaires dans la vente de véhicule de luxe, se fera remettre l’argent et s’évadera avec la coquette somme de 9 500 euros.

L’homme a été présenté au Parquet général de la Cour d’Appel d’Aix-en-Provence en vertu du mandat d’arrêt européen dont il faisait l’objet en Allemagne. Cet individu avait déjà écopé de deux ans de prison. Convoqué devant le Parquet, il a été écroué en attendant son extradition vers son pays d’origine.

Mais l’homme devra ensuite répondre de ses méfaits sur le territoire français (à Marseille et à La Ciotat notamment). Il devrait être convoqué et jugé début novembre.

Démantèlement d’un trafic international de cocaïne la «Papy connection»

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Jacky Slovinsky, 60 ans, la « mule » interpellée le 26 novembre 2012 à l’aéroport de Roissy, avec la valise contenant les 24 kg de cocaïne

C’est un casting incroyable, Laurent Fiocconi et Jo Signoli, deux anciens de la French Connection, la vraie, au temps où Marseille était épicentre du trafic de drogue, mais aussi Raymond Mihière et Ange Buresi, deux voyous chevronnés, sont jugés à partir de demain à Marseille pour l’organisation d’un réseau international de cocaïne entre l’Amérique Latine et la France.

L’un a reconnu les faits au moins partiellement, les trois autres nient avec force. Ils admettent bien avoir employé quelques codes téléphoniques, parce que, disent-ils, ils ne sont pas tout à fait « des enfants de choeur ».


Laurent Fiocconi, 74 ans : « le Magicien » accusé d’avoir replongé

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Laurent Fiocconi est une légende vivante. Trafiquant de drogue impliqué dans la French Connection, il était de l’expédition du navire « Caprice des Temps » dans les années 1970.


Raymond Mihière, 64 ans : le « Chinois » nie être le cerveau

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C’est lui qui serait, selon l’accusation, le grand manitou, « le chef de réseau » de cette opération d’importation illicite, le 26 novembre 2012, de 24 kilos de cocaïne dans une valise sur un vol Lima (Pérou)- Paris.


Jo Signioli, 78 ans : un innocent avec des « pieds nickelés »

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Il porte une antédiluvienne condamnation au casier : 16 ans de prison en 1974 pour exportation de stups. Il a aussi été condamné en 1994 pour tenue en un lieu public de jeux de hasard. Le 4 juillet 2008, il écope à Marseille, dans l’affaire de la brasserie de l’hippodrome de Borély, de 2 ans de prison.


Ange Buresi, 49 ans : le « petit jeune » de l’équipe

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Il est frappé d’une condamnation à 15 ans pour meurtre en 1998 et de 9 ans en 2002 pour une spectaculaire évasion par hélicoptère de la prison des Baumettes en juin 1999, au cours de laquelle un de ses comparses est tué. Une évasion qui restera dans les mémoires de la pénitentiaire. Il ne sera repris que quelques mois plus tard. Depuis, on a installé des filins au-dessus des prisons.

La Provence

Endetté, Michaël braque le bar de ses parents et blesse sa mère

braquage_14Mais vous vous en rendiez bien compte, tout de même, que ce n’était pas n’importe qui, que vous alliez braquer ? », interroge la juge Stellina Boresi. Ce 31 août 2015, à Istres, Michaël Marquier entre dans le bar PMU, encagoulé, et se dirige vers la caisse, un couteau à la main. La gérante s’interpose et sera blessée de deux estafilades aux mains. À la barre du tribunal correctionnel, elle justifiera d’ailleurs : « C’est mon bar, madame, alors j’ai voulu attraper le couteau ».

Dans le box, le prévenu baisse la tête. Il confirme que la gérante a tenté de saisir le couteau, pour le maîtriser. « Cela ne vous a pas arrêté ? », demande le tribunal. « Non… »Quand il sort du bar, et qu’il réalise qu’un témoin vient de prendre en photo sa plaque d’immatriculation, le braqueur s’approche de la voiture dans laquelle a grimpé le témoin, saute sur le capot et le menace avec son couteau« Cet homme s’est vu mourir, vous avez cogné à sa vitre ! », dira plus tard le procureur.

Pourquoi pas un cambriolage sans blesser personne, car il avait les clés du commerce, suggère le parquet ? « Le cambriolage, cela aurait paru louche. Mon père se serait douté que c’était moi… » Son père, qui lui avait d’ailleurs proposé de gérer un autre PMU, à Fos-sur-Mer. « Ce qui n’a aidé en rien à lutter contre votre addiction… » Avant ces faits, le prévenu et sa mère confirment que celui-ci ne s’était jamais montré violent envers sa maman, ni sa famille.

« Il ne faut pas banaliser ce qui s’est passé », commence Olivier Sabin, pour l’accusation. « Vous avez sorti le couteau alors que vous saviez que c’était votre mère, qui était là », rappelant « toutes les fois où vos parents étaient intervenus pour régler vos dettes ! » 

Concernant ce jeune homme qui n’avait jamais connu les geôles de la République, le procureur rappelle que « la détention ne sera pas positive ». Son casier judiciaire, avant ces faits, était vierge. Il requiert alors deux ans de prison dont 18 mois avec sursis et mise à l’épreuve pendant 3 ans, comportant une obligation de soins pour en finir avec son addiction aux jeux.

Le tribunal va le reconnaître coupable de violences volontaires avec ITT de 8 jours et de vol avec violences, et le condamner à la peine de 3 ans avec sursis et mise à l’épreuve : durant deux ans, il devra suivre des soins et travailler. La justice lui interdit aussi de fréquenter tout lieu de jeux. À l’issue du procès, il n’a pas été maintenu en détention.

La Provence

Fabien condamné pour recel de vol et détention de stupéfiants

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Un jeune français a été condamné par défaut à deux mois d’emprisonnement avec sursis pour avoir volé les portes-cartes de la cliente qu’il livrait. 

Attention! Un livreur de restauration rapide peut s’improviser en voleur! Pareil exemple a été évoqué au tribunal correctionnel où devait comparaître Fabien pour recel de vol et détention de stupéfiants. Absent à l’audience, ce jeune Français de vingt-deux ans a été condamné par défaut à deux mois de prison avec sursis.

Tout a commencé simplement. Une employée du Jardin Exotique veut déjeuner rapidement. Comme la livraison à domicile de repas a pris un essor considérable, cette femme passe sa commande par téléphone. Puis elle va attendre le coursier à l’entrée du parc botanique. Ne le voyant pas arriver elle l’appelle sur son portable… Le livreur est en fait à l’intérieur du bâtiment, plus précisément dans les locaux de l’administration.

« Son nom a résonné plusieurs fois »

Étonnée de n’avoir pas vu le jeune homme passer, elle lui demande de venir à sa rencontre, dehors, où elle réceptionne la nourriture choisie et sort quelque argent de sa poche pour payer la note.

Au retour au bureau, l’employée se rend compte de la disparition de ses porte-cartes et portefeuille… Elle alerte la police en faisant part de ses doutes, car le livreur était la seule personne présente dans ces lieux pendant ses quelques minutes d’absence.

« La perquisition au domicile du prévenu, précise le président Florestan Bellinzona, n’a pas permis de retrouver les objets volés à la direction du Jardin Exotique. Mais les enquêteurs ont découvert une autre carte de paiement avec un nom différent et 5 g de cannabis. »

Dans son réquisitoire, le procureur Michaël Bonnet a précisé que « le prévenu a refusé de donner l’identité de la personne qui lui a remis cette carte bancaire. Vous le condamnerez à une peine de deux mois d’emprisonnement assortis du sursis… »

Le tribunal a suivi les réquisitions du ministère public.

Nice matin

Raymond tue sa kiné, 30 ans après avoir tué sa femme

20151022_1_1_4_1_0_obj10145384_1Saint-Martin-de-la-Brasque et ses 836 âmes ont revécu hier des heures douloureuses. Les anciens de cette petite commune entre Durance et Luberon ont eu peine à croire que Raymond Roman, 69 ans, venait une nouvelle fois de tuer une femme.

Il y a un peu plus de trente ans, cet enfant du pays avait assassiné son épouse. Crime passionnel avait-on dit à la fin des années soixante-dix. Cet agriculteur retraité, veuf depuis quelques semaines, s’est fait rattraper par ses vieux démons et a abattu Muriel Bakkouch, sa kinésithérapeute, avant de se suicider, endeuillant deux familles du village.

De leurs premières constatations, il apparaît que le corps de la victime, Muriel Bakkouch, présente six plaies par balle au niveau de la carotide. Elle aurait été atteinte par des cartouches de petits plombs, tirés à bout touchant.

Raymond Roman, lui, a été retrouvé à proximité de sa voiture où une arme de poing chargée a été mise au jour. Lui gît à côté d’un fusil de chasse de calibre 12.

La Provence

Trafic international de cocaïne: Raymond, une figure du banditisme marseillais écrouée

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Laurent Fiocconi et Ange buresi. Deux figures du banditisme marseillais

Raymond Mihière, dit «Le Chinois» présenté comme une figure du grand banditisme marseillais et qui se disait reconverti dans le commerce de savons en Espagne, a été mis en examen et écroué dans la nuit de vendredi à samedi dans le cadre de l’enquête sur un trafic international de cocaïne entre la France et l’Amérique du Sud, a-t-on appris dimanche de source proche de l’enquête.

Âgé de 61 ans, «le Chinois» avait été interpellé le 26 novembre en Sologne au domicile d’une autre figure du milieu marseillais. Il avait déjà été condamné en 2004 à 9 ans de prison pour trafic de stupéfiants par la cour d’appel d’Aix-en-Provence.Six complices présumés, dont une majorité de vieux Marseillais, tous déjà condamnés par la justice à des peines allant de six à 16 ans de prison, ont comme lui été mis en examen pour «importation de drogue en bande organisée et association de malfaiteurs» et écroués. Joseph Signoli, 75 ans, un «ancien» de la French Connection, a également été incarcéré.

Le procureur de la République de Marseille Jacques Dallest avait expliqué vendredi qu’il s’agissait là d‘ «une équipe de haut niveau, voire de très haut niveau». «On soupçonne Raymond Mihière d’être à l’origine de livraisons déjà importantes», avait-il ajouté. Plusieurs voyages entre le Pérou, le Chili ou la Bolivie et la France auraient été mis au jour par les enquêteurs de la police judiciaire de Marseille.

L’un des passeurs avait été arrêté en possession de 26 kilos de cocaïne à l’aéroport de Roissy, alors qu’il revenait du Pérou. La valeur de la marchandise sur le marché parallèle est estimée à près d’un million d’euros, la cocaïne étant réputée d’excellente qualité.

Parmi les autres mis en examen figurent Robert Di Tosto, un proche de Raymond Mihière, ou encore Ange Buresi, un Corse déjà condamné pour s’être évadé en juin 1999 de la prison des Baumettes.

Les trafiquants présumés disposaient de bases de transit en Espagne, notamment à Barcelone. Les polices française et espagnole ont travaillé main dans la main pendant plusieurs mois avant d’interpeller les suspects.

20 Minutes