Pour Marion Le Pen, les Français sont plus préoccupés par la burqa que par la sortie de l’€

Au cas où le message n’aurait été pas totalement perçu avec le recrutement de plusieurs figures du Bloc Identitaire, Marion Maréchal-Le Pen a décidé d’appeler désormais un chat un chat. La députée FN du Vaucluse se décrit ainsi aujourd’hui elle-même comme une « identitaire » alors qu’il fut un temps où les identitaires étaient chassés du parti. Aujourd’hui, les choses sont différentes.

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Marion Le Pen à l’Université des catholiques de la Sainte Baume

Si l’élue frontiste assume aujourd’hui ce côté « identitaire », c’est parce qu’elle pense que cela correspond aux attentes des Français. Ces dernières sont d’ailleurs très claires : la France a peur d’être grand remplacée, du moins selon les dires d’une certaine frange de l’extrême droite, étiquette que la députée FN, en revanche, refuse.

Citée par Le Monde ce vendredi 10 juin, l’élue frontiste estime :

Le chômage arrive en troisième position des préoccupations des Français, derrière la sécurité et l’identité, estime-t-elle. Le père de famille a peur que sa fille porte une burqa, il ne se pose pas la question de savoir si elle l’achètera en francs ou en euros.

Au-delà de la provocation, cette déclaration a deux objectifs : porter un discours extrêmement identitaire tout en se démarquant de manière flagrante de la ligne Florian Philippot. Le numéro 2 du FN a fait de la sortie de l’euro l’Alpha et l’Omega du programme du Front national.

Cette déclaration illustre donc une nouvelle fois comment s’opère l’opposition entre Marion Maréchal-Le Pen et Florian Philippot.

Le Lab

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