Une image de la commémoration de l’esclavage fait polémique
La mairie et l’association organisatrice de la journée de commémoration des victimes de l’esclavage colonial réfutent toute interprétation raciste d’un cliché qui circule sur les réseaux sociaux.

Les internautes, indignés, dénoncent « une incroyable photo ». A la mairie de Pierrefitte-sur-Seine, le cliché et, surtout, la polémique qui l’accompagne suscitent plutôt l’exaspération. Lundi 23 mai, une photo mettant en scène le maire de cette ville de Seine-Saint-Denis, Michel Fourcade (PS), et un jeune garçon de la commune a fait scandale : prise la veille, à l’occasion de la journée commémorative des victimes de l’esclavage colonial, organisée par une association locale, elle montre l’enfant – noir – tendant un parapluie pour protéger l’édile – blanc – de l’averse.
Massivement relayée sur les réseaux sociaux, la scène a aussitôt été taxée de racisme. Un comble pour les organisateurs de l’évènement, l’association Mémoire Ultra-marine, qui milite depuis plusieurs années à Pierrefitte-sur-Seine pour la reconnaissance des victimes de l’esclavage, et pour la mairie, qui a annoncé vouloir déposer plainte.
« Le gosse venait de lire un poème, et a tendu son parapluie »
« Je vais vous dire ce qu’il s’est passé », s’agace un responsable de l’association, contacté par francetv info : « Le gosse a lu [à la tribune] un poème d’Aimé Césaire, comme il le fait depuis trois-quatre ans à l’occasion de cette journée de commémoration. Il s’est mis à pleuvoir. Le garçon avait un parapluie, il l’a tendu. Voilà. »
Face à l’utilisation de cette photo hors contexte, le militant associatif rappelle que la structure organise des commémorations annuelles, des conférences ainsi que des projections sur le thème de l’esclavage colonial : « On ne vous voit jamais [les médias] quand les choses se passent bien. Cela fait huit ans que la journée commémorative a lieu. Et il suffit d’une polémique… »
A la mairie, Alexandra Rosinski, cheffe de cabinet de Michel Fourcade, regrette également « que cette histoire ait pris de telles proportions sur les réseaux sociaux ». « Il se trouve qu’il pleuvait et que le jeune garçon qui venait de lire le texte d’Aimé Césaire à la tribune avait un parapluie et qu’il a abrité le maire, comme cela arrive quand des personnes se succèdent lors de cérémonies protocolaires« , résume-t-elle à son tour à francetv info.
Michel Fourcade n’a pas de conseiller en communication 😉
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Comme quoi les noirs se comportent comme tout le monde contrairement à ce que disent certains.
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Je suis très en colère contre cette personne qui se sert de la photo d’un enfant de 10 ans lors d’une cérémonie de commémoration à ses ancêtres pour régler ses comptes avec le maire de Pierrefitte. Cet enfant à fait un geste de bienveillance à la demande d’une élue qui lui a demandé d’abriter le maire avec son parapluie.
Pourquoi cette polémique parce qu’il est noire, Je signale à tous ceux qui manigance autour de ce sujet que ce petit garçon est issu d’une mère noire et d’un père blanc. A t-il le droit de protéger son grand père qui est blanc de la pluie, est ce une servitude ?
Sa famille déposera aussi déposera une plainte devant le Procureur de la République parce qu’il est mineure et on n’a pas le droit de diffuser sa photo sans le consentement de ses parents.
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